Aujourd’hui, j’écris un billet un peu intime, à saveur sentimentale, retour en arrière…  Voyez-vous, cet été, je célèbre mes 10 ans de vie au Québec, mes 10 ans d'immigration. Je fais quelques essais, à l’occasion, pour revenir m’installer en France… Mais je ne semble pas y être attendue et le Québec continue de me dérouler le tapis rouge, alors…Chaque immigrant a son histoire, voici quelques bribes de la mienne. J’avais 20 ans. Je devais rester 8 mois pour un échange universitaire. Bon. Et ça fait 10 ans, finalement, que je suis là. Il y a 10 ans, j'étais seule avec ma valise. Aujourd'hui, j'ai une famille et beaucoup trop de bagages pour ne remplir qu'une valise.

Ce qui m’a fait rester, ce ne sont pas les hivers trop longs et les étés trop chauds. Ce n’est pas la poutine, avec ses frites graisseuses et son délicieux fromage en grains. Ce n’est pas l’accent québécois et ses expressions que même le plus réfractaire des Français finit par adopter.

Ce qui m’a fait rester, ce sont les gens. C’est cette poignée de personnes qui ont croisé ma route durant ces 10 ans et qui sont toujours là, de près ou de loin, que je revois précieusement. Une de ces personnes, Véronique, a une place toute particulière. Dans mes premières années ici, j’ai connu beaucoup de bas – ce qui est normal, quand on fait les choix que j’ai faits à l’époque – et Véronique, chère Véronique, venait cogner presque tous les dimanches soirs à ma porte, partager mon repas et jaser. Elle ne restait pas longtemps, mais ces weekends de solitude pas toujours évidents étaient interrompus pas son superbe rire.

Depuis peu, Véronique est maman. Un petit Ernest  magnifique qui a la chance extraordinaire d’être né dans la famille où il est né. Alors pour souligner son arrivée sur terre, rien de mieux que de se lancer dans la couture « bébé garçon ».

Forcément, je suis allée directement dans la couture d’automne. Pour commencer, une salopette Petit Faune, patron no 59 (encore pioché dans la collection «antique» de ma maman), en 6/9 mois (les revers permettant d’allonger la durée d’utilisation du vêtement). Elle est en velours milleraies du Fabricville. Le lien noué sur le devant est en P’tits gris de la Droguerie.

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Elle a plein de détails craquants. Deux petits passants sur le devant (vraiment petits, croyez-en mes doigts) pour y glisser un lien que l’on noue.

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Une belle grande poche.

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J’ai finalement une nouvelle machine à coudre, ça se voit, non?

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Un dos élastiqué avec une double coulisse, des bretelles croisées dans le dos.

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Le devant est froncé sous la ceinture.

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Pas du tout pour être portée avec la salopette, car taillé en 12 mois, une Galway de C’est dimanche. Très inspirée par le défi IKKS (auquel je n’ai pas participé… oups), j’ai repris l’idée du bimatière qu’on a vue un peu partout: le haut est en jersey de coton gris (Fabricville), le bas est en P’tits gris (la Droguerie), les boutons viennent de Rix Rax.

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Si vous avez manqué mon dernier billet sur la technique de la sous-piqûre, je vous invite à aller le lire pour connaître la technique idéale pour obtenir une belle finition à l’encolure.

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Le dos est pressionné, pour faciliter la vie de la maman.

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Pour entrer en toute tranquillité dans les premières froidures d’octobre, des petites moufles/mitaines en polaire. Patron tiré du livre Little things to sew de Liesl Gibson. Un bonheur de coudre ce modèle, ça prend moins d’une heure et le résultat est adorable. Polaire lignée de mon stock perso et biais en jersey récup’ d’un t-shirt de mon chéri.

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Le petit chapeau/tuque à oreilles est tiré du même livre. C’est la deuxième fois que je couds ce modèle, et décidément, c’est toujours un plaisir. En tout, un petit 2 h aura suffi pour coudre mitaines et tuque.

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Voilà, petit Ernest est paré pour l’automne!