Deuxième billet de l’année avec de la couture femme. Je poursuis l’expérimentation des questions de bienaller, en vous montrant deux patrons que j’ai déjà cousus. Il s’agit de la jupe Chardon, de Deer & Doe et de la blouse Weekend Getaway, de Liesl + Co.

Les exigences initiales: 1) avoir une tenue mettable au boulot, 2) que la tenue en question soit minimalement composée d’une jupe, parce que ça fait depuis novembre que je n’ai pas porté de jupe (rapport à la météo, allez voir en fin de billet si ça vous chante) et 3) que la tenue requière un minimum d’achats (ici, je n’ai racheté qu’une bobine de fil et une fermeture à glissière invisible)–> j’ai des chutes et des coupons à utiliser.

Chardon, d’abord. Je l’avais faite en 40 l'été dernier, et je me suis plainte du fait qu’elle était trop serrée et qu’elle m’empêchait de respirer. Cette fois, j’ai utilisé un velours milleraie orange très foncé, tirant sur le rouge (qui ne contient pas d’élasthanne, mais qui s’étire un petit peu). Et c’est un chouia trop grand. Grrrrr.  Je peux vous assurer que je n’ai pas maigri du chouia en question, puisque j’ai toujours autant de peine à respirer dans ma Chardon estivale. Leçon apprise –> outre les mensurations prises soigneusement, ne jamais  oublier que l’élasticité du tissu joue un grand rôle dans le résultat final d’un vêtement ajusté. Et ne pas croire qu’élasticité va toujours avec élasthanne.

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La blouse Weekend Getaway, que j’avais taillée en 8 pour mon premier essai, a été taillée en 6 pour cette version-ci. Je trouve que la première flotte un peu trop autour de moi, donc en choisissant une taille en dessous, j’ai réduit un peu l’ampleur (qu’il faut tout de même conserver pour ce genre de modèle) et je trouve qu’elle me va mieux. Et j’ai revérifié mes mensurations, et je suis finalement plus proche du 6 que du 8. Je crois que je me mesure parfois un peu trop vite et/ou mal. La blouse est en voile de coton noir. Je voulais l’essayer dans un tissu fin, car je caresse l’envie de me la tailler en 100% liberty.

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Que dire à part que je suis encore une fois sous le charme de ce modèle, pour sa simplicité, sa modernité. C’est un super bon patron, sachant qu’on n’a pas tant de choix que ça en matière de hauts. Autant on regorge de patrons de robes, de vestes, de jupes, autant les patrons de hauts et de pantalons font défaut. Je trouve hyper gratifiant d’avoir sous la  main un patron comme celui-ci, qui se coud vite et bien (moins de 2 soirées de couture) et qui se conjugue facilement avec plusieurs tenues (je la porte avec un short ou avec un jean, et c’est très sympa aussi). Je trouve cette version d’une sobriété et d’un modernisme… un vrai coup de cœur.

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Je recommande chaudement à nos quatre nouvelles accros d’Oliver + S (Mme Reloux, Mme Quattre, Mme Grain de sel, Mme Lou and Jo) de plonger tête la première dans ce patron, vous ne serez pas déçues!

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En plus, elle se marie délicieusement avec l’un peu plus extravagante Chardon. Ça permet de sortir de l’association classique avec t-shirt près du corps.

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Finissons avec le bulletin météo. La neige s’est installée de façon durable sur notre beau Québec; cet hiver, plusieurs records de froid ont été battus. Avec la météo, on a deux choix: soit on se plaint, soit on vit avec. When life gives you lemons, make lemonade. Alors 90 % du mois de mars, j’en ai eu ras la casquette de l’hiver. Mais le 10 % restant… eh bien, je me suis amusée. Je vous présente notre fort des neiges, construit  un 23 mars, et gardé par le gardien du fort, qui porte une casquette gavroche faite-maison. Tadam!

Le fort et son gardien_travaillée

Making of…

Sous un soleil de plomb, on extrait des blocs de glace.

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On aménage une entrée un peu compliquée pour qu’aucun assaillant ne pénètre la forteresse.

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Et on finit notre œuvre en laissant une signature que seuls les anges peuvent comprendre.DSC_2165-ange

Rassurez-vous: les températures positives sont en train de revenir sur le Québec. Mais on l’aura mérité, notre printemps. Et pour reprendre les paroles si poétiques de Marie-France Bazzo à Radio Canada ce matin: «Le prochain flocon que je vois, je l’attaque au sèche-cheveux