C’est l’histoire d’une fille qui voulait se coudre une blouse Camas de Thread Theory. Il s’agit d’une jolie marque canadienne de patrons pour hommes. Je n’en suis pas encore cliente (pourtant, ils ont de beaux vêtements masculins et des mannequins pas mal du tout). Mais ça viendra surement. La créatrice de la marque avait dessiné ce modèle de blouse (qui n’est pas une bonne traduction, je trouve, mais je ne saurais lui donner un autre nom) lors de ses études à l’école de désign où elle a appris à concevoir des patrons. C’est le seul modèle femme de la marque. J’espère que d’autres sont à venir.

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J’ai profité du sewalong de la blouse de la fin janvier-début février pour me lancer dans la couture de ce modèle, dont je possédais le patron depuis quelques mois. C’était mon premier sewalong et je ne voyais pas très bien l’intérêt de la chose, mais j’en ai compris toute la pertinence en y participant. Outre le fait que c’est toujours bien de composer avec un échéancier, ça permet de se poser simultanément toutes les questions qui nous traversent l’esprit durant la confection ( choix du tissu, de la taille, les étapes plus compliquées à détailler) – et d’avoir la réponse sans tarder.

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Il est recommandé de coudre la blouse (au moins les manches) en jersey, car c’est un modèle ajusté. J’ai utilisé un jersey de coton/bambou très très doux, combiné à un petit reste de liberty fairford pour les épaules (qui peuvent être cousues dans n’importe quelle sorte de tissus).

Cette version se voulait une toile portable, dans la mesure où j’avais au départ bien envie de la tester dans un tissu chaine et trame plutôt que dans un tricot. Mais la créatrice prévient bien que ce choix peut être risqué, car le modèle est ajusté et on pourrait ressentir de l’inconfort aux bras notamment, dans la partie du biceps. Donc je me suis lancée dans un jersey pour ma première réalisation du modèle. Pas sure que je vais vouloir le faire en chaine et trame, finalement. Je suis attachée à mon confort.

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Pendant le sewalong, on nous expliquait comment modifier le modèle si on trouvait le décolleté trop plongeant. Je n’ai pas touché à l’encolure pour cette version et le plongeant du décolleté est conforme à ce que je m’autorise.

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J’aurais aimé avoir une meilleure vue du dos à vous montrer, mais, comme je suis mon propre photographe, c’est le mieux que j’ai pu obtenir. L’empiècement dos est aussi en liberty fairford. Le bas du dos est froncé, ce qui ajoute encore à l’aisance et à la féminité du modèle.

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Globalement, le modèle est facile à coudre si on a déjà l’habitude de coudre des mailles. Je trouve que les explications sont bien faites et claires. Mais quelqu’un qui n’a jamais cousu de maille sera peut-être déçu de ne pas trouver de recommandations pour la coudre (nulle mention de l’aiguille double pour l’ourlet, par exemple). Les finitions proposées sont propres, mais ça pourrait encore aller plus loin.

Les mensurations sont bonnes. J’ai pris exactement la taille que mes mensurations de poitrine donnaient et c’est ce qu’il fallait. J’aurais aimé avoir la mesure d’épaules, parce que c’est souvent là que les patrons me posent problème (mes épaules sont plus larges que la moyenne), mais il n’y avait pas d’indications à ce sujet dans le tableau du vêtement fini. Au bout du compte, je pense que les épaules sont plutôt bonnes pour ma carrure, mais j’ajouterais peut-être quelques millimètres pour une prochaine version.

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La patte de boutonnage est clairement la partie la plus technique du patron. Pleine de confiance, je me suis lancée à la coudre avec juste un épinglage, j’ai dû m’y reprendre en la bâtissant à la main pour éviter que le jersey ne tiraille de partout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas bâti à la main. Pour celles qui se lanceraient dans ce modèle, sachez qu’on trouve un montage alternatif de la patte sur le site de la marque (dans le sewalong), si la technique proposée dans le patron est plus difficile.

Je n’ai pas fait de boutonnières et j’ai fermé la blouse en cousant directement les boutons. La blouse s’enfile très bien, comme un t-shirt. Je craignais de rater mes boutonnières, car la patte était très épaisse (deux épaisseurs + un entoilage).

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La touche mode: je trouve que ce haut se porte très bien, rentré dans un pantalon taille haute. C’est ainsi que je l’ai porté pour aller travailler l’autre jour (pantalon noir confectionné au Canada, de la marque Tristan. Je le mentionne parce que c’est assez rare d’avoir encore de la couture locale). C’est un look un peu rétro que j’aime bien.

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Sinon, je l’aime beaucoup flottant sur un jean slim. Dans les deux cas, ça donne un haut assez féminin et délicat, sans toutefois avoir la formalité du chemisier. Formalité que j’ai plus de mal à assumer, parce que je ne travaille pas dans un milieu avec un dress code.

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Question confort, c’est parfait. Je suis vraiment bien dedans, je l’ai déjà porté trois fois. Il est très bien accueilli dans ma garde-robe, car il va avec tout. Bref, un coup de cœur que je recommande! Il y a une version cardigan et une version robe cousus dans le cadre du sewalong qui me font les yeux doux.