30 octobre 2012

Vintage Snow White

Une cousette qui ne me ressemble pas vraiment beaucoup aujourd’hui, mais après tout, se déguiser, c’est aussi ne pas se ressembler, n’est-ce pas? Même si en cherchant un peu, j’ai fini par me prendre d’affection pour le personnage: Banche Neige est la première, la plus vintage des petites princesses qui nous ont fait chavirer le cœur.

Le choix du personnage est entièrement revenu à ma fille. Elle n’est pas très princesse, réclame rarement du rose, alors Blanche Neige était toute choisie. Ça m’a obligée à travailler avec des couleurs qui ne font ordinairement pas partie de ma mercerie, que je n’enroule d’habitude pas sur mes canettes en forme de bobines de cinéma, le genre de  couleurs qui vous revigorent la pupille.

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Vous n’imaginez pas le temps que j’ai passé sur ce costume, le cal qui s’est formé au bout de mon index et tous les soirs, la pression de ma fille: «Maman, ce soir, je ne te demanderai pas un 17e bisou, un 9e câlin ou un 5e voyage aux toilettes, parce que tu dois te dépêcher de finir mon costume». Quelle brillance dans ses yeux le matin où elle a découvert que, enfin, la jupe jaune avait été montée au corsage!

Alors oui, c’est un peu bling-bling, ce costume. Mais je me revois, au même âge, rêvant d’une telle robe (et étant en fait affublée d’un costume en papier crépon…), et je me dis que le cal de mes doigts valait bien une telle joie,juste pour voir la p’tite brillance dedans ses yeux, un  feu. (si vous êtes curieux du Québec, clic clic sur ce lien, clic clic sur Fred Pellerin)

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Petit tour du côté des détails techniques (tous les tissus et la mercerie viennent duFabricville). Le patron est un Simplicity (toutes les marques génériques de patron ont leur version de Blanche Neige, mais seul celui de Simplicity me semblait tout à fait conforme à l’original). Le costume est en 3 parties. Il y a la robe comme telle, avec ses 18 km de tissus à froncer, pour que ça tourne mieux. Un passepoil jaune pour délimiter le corsage, la fameuse petite pointe du corsage et deux pinces devant, deux pinces dans le dos (les princesses ont toutes un tailleur à domicile). Les manches ont leurs appliqués rouges en forme de goutte. Le dos se ferme avec une fermeture à glissière.

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L’ourlet du bas est très très large, car j’ai choisi la taille 5 ans dans l’espoir que ce costume soit encore mettable l’an prochain.

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La seconde partie, c’est le grand col blanc amovible. J’avoue que c’est mon morceau préféré du costume. Il est en fait Velcro-isé, pour pouvoir s’attacher à l’intérieur de la robe. Un entoilage épais lui permet de tenir.

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Pour finir une cape de superhéros (ça fait vraiment cet effet quand elle n’est pas portée avec le costume!). À l’extérieur en bleu, à l’intérieur en rouge.

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Devant l’incongruité d’être une Blanche Neige blonde, elle m’a réclamé que je lui couse des cheveux noirs. J’ai dit non.

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Donc, voilà le beau costume dont je suis si contente (à cause de la brillance dans les yeux …) Maintenant, la triste nouvelle: je ne verrai pas ma fille parader dans les rues le 31 octobre en début de soirée, parce que je travaille (en même temps, je ne suis pas sûre que la parade saura durer: la fin de Sandy doit nous tomber dessus ce soir-là…). J’espère qu’elle m’aura rapporté un énorme panier rempli de bonbons pour me redonner le sourire, lorsque j’arriverai à la maison, à 22 h 15.

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Ah oui: pas de costume pour la plus jeune, vous vous demandez? Eh bien, elle récupère le costume de souris de l’an dernier. Et il lui va à ravir, moi qui ai peur des souris d’habitude, celle-ci est plutôt à croquer!

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À bientôt pour de vrais vêtements, pour jouer à être un enfant!

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14 octobre 2012

de discrets retours dans le passé

Un et un seul fil conducteur pour cette mini-minus-collection pour petite fille en 5-6 ans: utiliser de vieux, très vieux boutons, partout, partout. Les mettre en valeur. Leur donner la vie en 2012 que personne ne leur a offerte il y a des décennies. Ces boutons, ils arrivent de mon grand-père. Pas le choix, je viens d’une famille de textile; mes deux grands-pères y ont travaillé, dans le textile, à Lyon. Ils sont beaux,ces boutons, comme le beau n’existe plus. Ils sont dépareillés, leurs couleurs sont passées, leurs dessins sont effacés. Et c’est pour ça que je les aime.

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Pour commencer, une Phekda* de Grains de Couture. C’était le patron du livre qui m’attirait le plus dès le premier feuilletage. Seulement, je cherchais le tissu qui allait la mettre en valeur… vous savez ce que c’est… vous traînez dans les rayons de votre boutique de tissus,vous touchez, vous froissez, rien ne vous plaît… Sauf qu’en fait, sans le savoir, ce tissu, je l’avais depuis toujours dans mon placard. Je vous ai dit que je n’avais presque pas de stock de tissus, mais je me retrouve parfois avec des métrages excédentaires (je suis à la lettre la consigne sur l’enveloppe du patron, qui est parfois plus que généreuse). Bref, j’avais acheté ce drôle de tissu il y a 3 ans, un tissu «mémoire» – c’est le nom- dans lequel je m’étais taillé une veste L dans le livre 175 (référence des JCA). Honte à moi, je ne l’ai jamais postée sur la blogo. Je répare l’erreur immédiatement, parce qu’en fait, je la porte tout le temps, surtout quand j’enseigne, et mes étudiantes fashionistas, 10 ans plus jeunes que moi viennent souvent me demander où je l’ai achetée (vous faisiez ça, vous, demander à vos profs de fac d’où viennent leurs fringues???!!)

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Fin de la digression.

Donc ce tissu mémoire, je l’avais sur mon unique tablette de tissus, et il m’a fallu tout un déclic pour comprendre que c’était LUI, le tissu de Phekda. Il n’est jamais trop tard, le livre d’Ivanne est sorti en novembre 2011. Chez moi, la gestation des vêtements, c’est 11  mois. Minimum.

Alors pour les détails techniques, 4 minuscules personnalisations du modèle. 1/ j’ai fait un rabat de poche passepoilé arrondi; 2/ j’ai remplacé la patte par une martingale au dos, en lainage brun, pour casser l’aspect hyper moderne du tissu «mémoire»; 3/au lieu d’un ourlet rapporté en bas, j’ai fait un ourlet parementure, pour obtenir un ourlet large (je vous dois un tuto à ce sujet… quand j’aurai du temps…); 4/une sous-piqûre pour la parementure, parce que c’est bien évident qu’on ne peut pas vivre sans sous-piqûre une fois qu’on y a goûté (n’est-ce pas, Caro?)

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Pour accompagner Phekda, ma fille a honteusement copié sur moi.  Eh oui, j’avais un short, il lui en fallait un, forcément. Pour mémoire, elle n’a pas encore 5 ans. Alors quand on a besoin d’un patron de short pour enfants, on regarde chez Madame p&m, le patron Ella, bien entendu. Eh bien vous savez-quoi?Une adorable fée m’a offert ce patron, comme ça, comme une fleur, une pure surprise, je ne pensais même pas que c’était possible, autant de gentillesse. Juste à l’écrire, j’en suis encore émue. J’ai eu des semaines très pénibles au travail et recevoir ce cadeau (ainsi que d’autres merveilles) a tout bonnement eu l’effet de me ragaillardir, de retrouver l’énergie pour avancer, pour me dire que tout irait mieux une fois que le 12 octobre serait passé.

Alors ce patron Ella, j’en ai pensé quoi? Eh bien, il a tout pour satisfaire ma maniaquerie des détails. C’est dingue comme on peut passer du temps sur un si minuscule bout de vêtement, quand même! Donc le tissu, un lainage gris très souple vient du Fabricville. Et le tissu «coq de Granville» est un vieux Alexander Henry, de 2008 (pour celles qui ont la mémoire des tissus, s. Alma avait fait sa toute première Oslo en Granville, les tous premiers m0dèles C’est dimanche, ça m’avait marquée, je commençais ma dépendance longue durée à la couture, donc j’avais acheté un fat quarter de cette collec’, chez Effiloché… que je n’avais pas encore utilisé… quand je vous dis que la gestation, chez moi…ça peut être long).

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J’ai omis le passepoil du modèle, je voulais vraiment le fini aux plis nets, précis que mon fin lainage permettait. Et puis ma nouvelle machine à coudre est tellement bonne pour faire des surpiqûres impeccables, régulières, que j’ai voulu exploiter tout son talent.

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Plutôt qu’un système de fermeture avec un bouton/boutonnière, deux boutons pressions sont cachés dans le repli de la «braguette».

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Alors place aux photos portées (j’avoue d’ores et déjà que j’aurais aimé présenter aujourd’hui une blouse parfaite pour aller avec ces deux morceaux, je voyais une Colombine, une Oslo ou une Capella). Bon, mais j’ai manqué de temps. Et Halloween est proche. J’ai des costumes à coudre.

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Petite note pour celles qui se demanderaient… les bottines viennent de chez Camper (on a une superbe boutique de la marque – la première en Amérique du nord - sur la rue Ste-Catherine, pour mes lectrices québécoises). Et note supplémentaire aux gens de Camper, si vous passez sur mon blog: mais pourquoi donc ne faites-vous pas cette paire en 39??? Je veux les mêmes!!!

Et sinon, sachez que ces clichés sont les derniers de 2012 en extérieur, il fait vraiment trop froid maintenant. D’ailleurs, on a déjà vu nos premiers flocons… le 11 octobre…

Entracter

«Entracter»: v. 2012. Verbe du 1er groupe. Action de faire une entracte entre deux billets de couture.

Allez, un petit néologisme, parce que je le vaux bien, je baigne dedans (Muriel, tu vois ce que je veux dire? )

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Alors, on joue? Sans plus attendre, voilà le résultat du tirage au sort pour le patron Lisette 1879. Pour le matériel, un pack de bière compartimenté en deux, à gauche pour la pochette 1 et à droite pour la pochette 2.

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Pour la pochette 1, c’est…

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Bravo,madame Loumatha!

Pour la pochette 2, nous avons…

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Bravo, madame Les p’tits Pots!

J’attends donc vos adresses pour vous faire parvenir votre patron!

J’en profite pour vous remercier plus qu’infiniment pour vos adorables commentaires au sujet de ma tenue précédente. J’ai terriblement manqué de temps dans les dernières semaines pour répondre à mes messages, donc je crois n’avoir répondu qu’à 15% d’entre eux. Et j’en suis désolée, parce que je les lis tous et je les apprécie énormément. Alors tout simplement, merci.

Et ne partez pas: un billet de couture tout beau, tout chaud, tout neuf débarque à l’instant sur mon blog !

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26 septembre 2012

le bûcheron urbain

Après avoir passé l’été à me battre contre des ours à mains nues  - en vrai, autour de notre tente ne se sont pressés que des lapins, des putois, des ratons laveurs, des tamias et une biche – ma blouse chérie d’amour en plumetis blanc est sortie déchiquetéeen vrai, elle s’est déchirée alors que je m’étirais dans l’auto pour attacher ma grande à l’arrière, futée. Le short est toujours impec, ne vous en faites pas.

Comme j’avais de toute façon l’ambition de me faire un short d’hiver – devrais-je dire un short d’octobre, peut-être mettable la première semaine de novembre aussi, je ne suis pas maso au point de porter de petites choses quand il fait -10°C – je me suis lancée de nouveau dans ce patron Lisette 1879. Inspirée au départ d’un short bimatière vu chez Simons, j’ai simplement repris l’idée de la ceinture en suédine et des larges passants décoratifs. Tous les tissus de ce billet arrivent du Fabricville.

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Petite frustration: j’ai posé une fermeture éclair, qui ne sert à rien finalement, parce que la suédine est extensible (quelle horreur à coudre, je n’ai même pas le bon pied de biche) et le short s’enlève tout seul… sachant que j’ai galéré à la poser justement à cause de la suédine + changement de fil en plein milieu pour garder les fils assortis au brun et au gris.

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Mais, porté, mama mia, il est toujours aussi chouette!  Il faut dire que j’apprécie toujours le confort d’une taille basse. Vous voyez ici la version portée avec la blouse à carreaux (plus de détails concernant la blouse dans la suite du billet).

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Vu de l’arrière avec les pinces qui flattent (et il y a un fil qui est resté accroché sur le revers, hum hum, le verrez-vous?).

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Mais il peut aussi être plus «habillé» avec un petit pull fin noir. Quand je dis habillé, je ne dis pas université- compatible, tout de même, mais quand même assez pour sortir chez des amis.

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Porté avec mes bottines Kickers, c’est l’amour fou (et tant mieux, parce que tout vêtement qui ne s’entend pas avec elles risque d’attendre longtemps son tour).

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Et toujours chez Simons, j’ai eu la confirmation que le look bûcheron était autorisé cette année (je ne feuillette pas les magazines de mode, alors je suis toujours loiiiiiin dans les tendances. Ce n’est qu’en boutique et sur vos blogs que j’apprends avec 18 trains de retard que cette année, on porte du bordeaux, parce que le moutardeest tellement février 2012). J’imagine que c’est par association d’idées avec la mode amérindienne, on reste dans le champ lexical du trappeur, du roots, de Roch Voisine-seul-sur-le-sable.Quoi qu’il en soit, je me suis autorisé un rêve de toujours: la blouse de trappeur à carreaux, en coton doudou (après, qu’on ne vienne pas me dire que je n’ai pas réussi mon intégration dans ma société d’accueil). Et voyez-vous, quand je la porte, j’ai bien envie de rester collée sur le canapé, plutôt que de partir à la chasse à l’orignal.

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J’ai taillé les empiècements devant et dos en biais, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise de raccord de carreaux qui aurait de toute façon été impossible.

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Je suis raide dingue de cette encolure carrée.

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Raccord impec des carreaux, pas évident quand les manches sont coupées en 2 parties…

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Et avec le short, voilà!

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Pour parachever ma silhouette, je me suis (re-)mise au tricot. J’avais appris quand j’avais 6-7 ans, je crois. C’était en CE1 ou en CE2, je ne sais plus trop, mais je n’étais pas allée beaucoup plus loin que le point mousse. Donc j’ai commencé en douceur avec un trendy chale (il est encore trendy, lui? pleaaaaase dites-moi que oui!) Il est en laine écotweed de Plassard, acheté chez De Serres, coloris gris chiné.

Bon, c’était un essai: j’en suis encore à la phase de réflexion le tricot, je m’y mets sérieusement ou pas?

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Comme le patron Lisette 1879 est LE patron de short pour adulte à avoir absolument dans toute collection de patrons qui se respecte, je me propose de vous l’offrir. Et je n’offre pas un patron, mais deux patrons!  En fait, j’ai un exemplaire en 34-42 (pochette 1) et un autre en 42-50 (pochette 2). Donc si vous voulez qu’un patron gratos arrive dans votre boîte aux lettres, laissez juste un petit commentaire ici en précisant si vous concourez pour la pochette 1 ou la pochette 2. Je vous laisse ci-dessous le tableau des mensurations pour que vous choisissiez votre version (sachant que faisant un 38 français, je me taille plutôt les versions 40-42)! Je tirerai au sort le 6 octobre mes deux gagnantes.

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L’argument ultime pour que vous convaincre de participer à ce tirage, c’est d’aller zieuter du côté de la super version de la blouse de Caro de la Cabane d’Elilou!

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02 septembre 2012

ces derniers beaux jours

Après l’été époustouflant que nous avons eu ici, j’avoue ne pas être trop triste que celui-ci tire à sa fin. Je dois dire que les coloris automnaux ont toujours eu ma préférence, eux qui se teintent d’un peu de spleen. Un érable de notre quartier a même pris de l’avance en prenant déjà ses habits rouge orangé.

Je  vous reviens avec une petite robe charmante pour mon aînée (4 ans et demi depuis cet été). Le patron est la Sunki de Figgy’s. Sur cintre, elle n’a l’air de rien. Attendez de voir les photos portées.

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Elle est en velours «soyeux» aubergine, acheté chez Club Tissus. Les poches sont en batiste France Duval-Stalla (merci Karine, je ne me lasse pas de ce tissu!). Je l’ai trouvée facile à réaliser, vraiment bien expliquée. Ce patron a plusieurs détails très intéressants qui font qu’elle n’est pas une simple robe trapèze

Le tissu qui sert à faire les poches est aussi utilisé pour faire partie de la robe. C’est un principe un peu différent des poches de la cabane d’Elilou, expliqué dans ce très bon tuto.

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Les épaules ont un petit détail que je trouve charmant, qui ressemble beaucoup à une emmanchure américaine, mais en plus féminine. Et les têtes de manches ont quatre petits plis pour un petit aspect « gigot » très léger.

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Une fermeture éclair invisible dans le dos (pas tout à fait invisible en fait, mais suffisamment pour qu’elle reste discrète!)

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Cette robe est à mi-chemin avec la tunique (j’ai pris la taille 4/5 ans). Il y a encore pas mal de place pour grandir en carrure, j’aime beaucoup l’idée d’une robe évolutive. C'est d'autant plus pratique qu'il faut porter un pantalon de neige l'hiver et que ça s'enfile mieux si la robe est courte.

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Voilà, avec seulement une robe, on est loin de pouvoir affronter l’automne alors je dois filer m’y remettre. Bonne rentrée à toutes!

P.-S.  Amélie, j'ai hâte de voir ta version!

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03 août 2012

Se laisser porter

Ça faisait quelque temps que j’avais des vues sur les patrons Figgy’s, marque de patrons américaine qui a décidé de changer de créneau. Avant, c’était assez conventionnel, à la limite du mémère, du genre survêtement (à gauche). Aujourd'hui, ce sont plutôt des vêtements très modernes et très désignés (à droite.)

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Pour mon premier essai dans cette marque, je me suis lancée avec la robe scirroco. Je ne savais même pas que d’autres bloggeuses mûrissaient le même projet…

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J’ai littéralement adoré coudre cette robe. Habituellement, avant d’entamer un projet, je lis les instructions plusieurs fois pour être sûre d’avoir tout compris; je veux visualiser les étapes pour ne pas trop me casser la tête durant la confection. Eh bien cette fois-ci, je n’ai RIEN pigé ni à la 1re, ni à la 2e, ni à la 3e lecture…  Je ne comprenais pas comment on allait pouvoir fermer ce dos, ces bretelles après le retournement. Et pourtant, tout s’est bien passé, tout découlait clairement. Bref, je recommande (à condition bien sûr que vous lisiez un peu l’anglais, parce qu’il n’y a pas tant de dessins…)

Le devant a un pli sous lequel on insère la déco que l’on veut: j’ai mis une jolie dentelle moutarde offerte par Karine. Tout le haut de la robe est entièrement doublé. Mon tissu est un chambray un peu rigide de chez Club Tissus.

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Sous la robe, il y a un jupon (qui aide à faire la finition), en broderies anglaises (Fabricville).

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Dans le bas du dos, une coulisse, cachée sous le premier volant, dans laquelle on glisse un élastique.

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Et le fameux dos croisé de la robe, qui fait tout le charme du modèle.

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La robe est encore grande, j’ai fait le 4/5 ans sans modification (mon aînée étant une costaude de 4 ans et demi tout rond). Mais ça tombe bien, parce que je voulais qu’elle soit encore mettable l’an prochain. Voilà quelques photos pour vous convaincre que c’est un modèle très charmant.

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Et quelques autres photos, prises sur les berges du Saint-Laurent, en fin d’après-midi.

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Je suis jalouse de la robe de ma fille, c’est normal?

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27 juillet 2012

je me souviens

Aujourd’hui, j’écris un billet un peu intime, à saveur sentimentale, retour en arrière…  Voyez-vous, cet été, je célèbre mes 10 ans de vie au Québec, mes 10 ans d'immigration. Je fais quelques essais, à l’occasion, pour revenir m’installer en France… Mais je ne semble pas y être attendue et le Québec continue de me dérouler le tapis rouge, alors…Chaque immigrant a son histoire, voici quelques bribes de la mienne. J’avais 20 ans. Je devais rester 8 mois pour un échange universitaire. Bon. Et ça fait 10 ans, finalement, que je suis là. Il y a 10 ans, j'étais seule avec ma valise. Aujourd'hui, j'ai une famille et beaucoup trop de bagages pour ne remplir qu'une valise.

Ce qui m’a fait rester, ce ne sont pas les hivers trop longs et les étés trop chauds. Ce n’est pas la poutine, avec ses frites graisseuses et son délicieux fromage en grains. Ce n’est pas l’accent québécois et ses expressions que même le plus réfractaire des Français finit par adopter.

Ce qui m’a fait rester, ce sont les gens. C’est cette poignée de personnes qui ont croisé ma route durant ces 10 ans et qui sont toujours là, de près ou de loin, que je revois précieusement. Une de ces personnes, Véronique, a une place toute particulière. Dans mes premières années ici, j’ai connu beaucoup de bas – ce qui est normal, quand on fait les choix que j’ai faits à l’époque – et Véronique, chère Véronique, venait cogner presque tous les dimanches soirs à ma porte, partager mon repas et jaser. Elle ne restait pas longtemps, mais ces weekends de solitude pas toujours évidents étaient interrompus pas son superbe rire.

Depuis peu, Véronique est maman. Un petit Ernest  magnifique qui a la chance extraordinaire d’être né dans la famille où il est né. Alors pour souligner son arrivée sur terre, rien de mieux que de se lancer dans la couture « bébé garçon ».

Forcément, je suis allée directement dans la couture d’automne. Pour commencer, une salopette Petit Faune, patron no 59 (encore pioché dans la collection «antique» de ma maman), en 6/9 mois (les revers permettant d’allonger la durée d’utilisation du vêtement). Elle est en velours milleraies du Fabricville. Le lien noué sur le devant est en P’tits gris de la Droguerie.

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Elle a plein de détails craquants. Deux petits passants sur le devant (vraiment petits, croyez-en mes doigts) pour y glisser un lien que l’on noue.

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Une belle grande poche.

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J’ai finalement une nouvelle machine à coudre, ça se voit, non?

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Un dos élastiqué avec une double coulisse, des bretelles croisées dans le dos.

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Le devant est froncé sous la ceinture.

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Pas du tout pour être portée avec la salopette, car taillé en 12 mois, une Galway de C’est dimanche. Très inspirée par le défi IKKS (auquel je n’ai pas participé… oups), j’ai repris l’idée du bimatière qu’on a vue un peu partout: le haut est en jersey de coton gris (Fabricville), le bas est en P’tits gris (la Droguerie), les boutons viennent de Rix Rax.

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Si vous avez manqué mon dernier billet sur la technique de la sous-piqûre, je vous invite à aller le lire pour connaître la technique idéale pour obtenir une belle finition à l’encolure.

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Le dos est pressionné, pour faciliter la vie de la maman.

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Pour entrer en toute tranquillité dans les premières froidures d’octobre, des petites moufles/mitaines en polaire. Patron tiré du livre Little things to sew de Liesl Gibson. Un bonheur de coudre ce modèle, ça prend moins d’une heure et le résultat est adorable. Polaire lignée de mon stock perso et biais en jersey récup’ d’un t-shirt de mon chéri.

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Le petit chapeau/tuque à oreilles est tiré du même livre. C’est la deuxième fois que je couds ce modèle, et décidément, c’est toujours un plaisir. En tout, un petit 2 h aura suffi pour coudre mitaines et tuque.

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Voilà, petit Ernest est paré pour l’automne!

23 juillet 2012

La SOUS-PIQÛRE, ou comment faciliter le retournement

Voici le premier billet d’une petite série que je nourrirai au fur et à mesure, selon le temps dont je dispose.  Dans cette rubrique «technique», je vous présenterai quelques astuces qu’on ne trouve pas toujours dans les patrons, et que je n’ai pas trouvées ailleurs, en français, sur la Toile. Quand je couds, j’ajoute souvent des étapes aux instructions originales, ces étapes me permettant d’avoir, immédiatement ou à long terme, des finitions impeccables. J’espère que ça vous rendra service autant qu’à moi!

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Aujourd’hui, je vous présente la technique de la sous-piqûre.C’est une technique qu’on utilise lorsqu’on coud une parmenture/une ceinture/un biais. Vous la connaissez peut-être déjà si vous avez  remarqué, en observant dans vos jupes ou pantalons du commerce, une piqûre qui apparaît dans le haut de la ceinture sur l’envers, mais pas sur l’endroit.

Alors, pourquoi met-on cette piqûre? Elle présente deux avantages:

  • elle vous aide lors du retournement de votre parementure/ceinture;
  • elle maintient le tissu de la parementure/ceinture, lavage après lavage, bien à l’intérieur. 

Habituellement, quand on veut des coutures nettes, on les ouvre au fer. Vous avez sûrement déjà constaté, surtout avec une parementure arrondie, qu’il est difficile de la retourner impeccablement, justement à cause de l’arrondi. On se brûle les doigts au fer ou bien on laisse apparaître de la parementure. La photo ci-dessous présente une Oslo de C’est dimanche, faite avant que j’utilise la technique de la sous-piqûre. On voit bien que la parementure (en coton chocolat) a tendance à vouloir aller vers l’extérieur, malgré le repassage à pleine vapeur.

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Pour éviter ce désagrément, je vous recommande de faire une sous-piqûre,une toute petite étape de rien du tout qui fait toute la différence. D’abord, vous cousez normalement votre parmenture, comme demandé dans les instructions de montage de votre patron. Les photos ci-dessous illustrent une Galway de C’est dimanche.

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Une fois que votre parementure est assemblée au vêtement, vous pouvez réduire la marge de couture ou la cranter, selon ce qui est recommandé (ici, je l’ai réduite à 0,5 cm). Puis, vous ouvrez à la main (pas besoin du fer à repasser) la couture que vous venez de faire, de sorte que la marge de couture va se superposer à la parementure (ici, la marge de couture est rabattue à gauche sur la parementure). Il ne vous reste plus qu’à faire une simple couture au point droit qui prend ensemble la parementure et la marge de couture, le long de la couture d’assemblage.

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Coudre ensemble la parementure et la marge de couture a pour effet de « contrarier » la parementure et de l’attirer irrésistiblement vers l’intérieur. Sur l’endroit, on voit bien que la couture restera invisible et qu’elle n’est présente que sur l’envers. Notez que cette couture n’a pas besoin d’être parfaitement droite, à 3 mm de l’autre couture, par exemple. Ce qui est important, c’est que la parementure soit assemblée à la marge de couture.

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On reprend ensuite les explications du patron, en retournant la parementure sur l’envers au fer à repasser. Normalement, vous devriez remarquer que le repassage est 10 fois plus facile et que le bord obtenu est on ne peut plus net.

Sur l’endroit, aucune piqûre apparente…

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… sur l’envers, la sous-piqûre.

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Si le patron vous demande de fixer la parmenture par quelques points discrets, c’est le moment de le faire. Et vous voilà avec une parementure très nette, très propre, qui ne vous embêtera plus jamais, lavage après lavage, au moment du repassage.

Notez que je n’ai présenté dans ce billet que la sous-piqûre pour une parementure de col. Mais vous pourriez vouloir faire une sous-piqûre en cousant une ceinture (je l’ai fait dernièrement avec la jupe Piccadilly de p&m). Elle peut aussi vous être très utile dans le cas où vous posez un biais, par exemple en faisant un ourlet rapporté (comme dans les modèles de Grains de couture).

J’espère que cette technique vous sera utile, donnez-m’en des nouvelles!

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20 juillet 2012

fare niente

Ahhhh, les vacances… que c’est bon de ne rien faire, ou presque. À part partir en vadrouille avec ma petite tribu, faire des bagages, défaire les bagages, tout laver et repartir. Il faut dire qu’il fait (très) chaud au Québec, quel bonheur de se baigner dans des lacs à la température parfaite.

Vous ne serez donc pas étonné(e) de ne voir ici qu’une mini cousette juilletiste. Unejupe piccadilly de chez p&m, en 2 ans, pour une presque 2 ans. Patron super, bien expliqué, bien taillé, qui donne de belles finitions qui satisfont ma maniaquerie des détails. Décidément, ces patrons m’enchantent et auront rythmé mon été.

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Il fallait que la jupe soit à pois, je la voyais comme ça, à force de zieuter sur les versions des copines. J’ai achevé mon coupon de French General (La petite école) de chez Effiloché. Et la grOSse, que dis-je, l’ÉnOrme originalité de ma version – tellement énorme, j’espère que vous êtes bien assis(e) – c’est la ceinture bicolore/bi-matière. Ça va, vous êtes encore là? Un côté en crépon sable, l’autre en voile de coton corail (les deux viennent du Fabricville). Je voulais absolument « casser » le côté un peu terne du bleu gris, tout en ne jurant pas avec côté «petite fille sage» de la jupe.

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Quelques photos portées, bien sûr, mais elles sont franchement médiocres. Je me suis souvenue avec douleur à quel point c’est difficile de faire entendre raison à une enfant qui entame son terrible two.

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Message à mes  lectrices de France: si vous habitez au nord de la Loire, je vous envoie tout le soleil que je peux pour que vous aussi, vous passiez un bel été!

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05 juillet 2012

pea soup

Après avoir tapé dans des casseroles avec en famille, après avoir appris que la rentrée universitaire serait en août et pas en septembre… vous avez entendu parler de notre «printemps érable»? Question de société  pas futile du tout, qui m’a amenée malgré tout à un problème E-XI-STEN-TI-EL.

Je n’ai pas l’habitude d’enseigner l’été –> donc je n’ai pas vraiment de tenue « université compatible ». (Là, je fais un clin d’œil à notre Mu nationale et ses mini jupettes « école compatible » – ou pas toujours :-)). Vite vite, une robette (j’ai déjà des dizaines de jupes, je fais pitié au rayon robe). Un  patron Lisette 1878, par Madame Oliver +S. On ferme les yeux sur la pochette et on passe directement à ma version, plus sobre, en popeline planche à gros pois cappuccino, duFabricville.

Diplomat Dress Sewing Pattern

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J’ai choisi la version mi-longue à manches longues (surtout parce que les salles de classe sont surclimatisées…). Côté technique, la robe a des pinces dans le dos, une fermeture à glissière, une ouverture en V, un peu travaillée, des surpiqûres décoratives et des manches montées, 3/4 et à ourlet large.

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(détail des pinces dos et de la fermeture quasi-invisible)

Je déteste monter les manches d’adulte, avec la tête de manche à soutenir avec un fil de fronce qui laisse souvent des petits plis grimaçants. Néanmoins, pour une fois ça a marché comme sur des roulettes. J’ai lu que plus on en faisait, plus on y arrivait. J’espère que la technique est donc maintenant acquise.

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Un vrai bonheur de coudre cette robe et un bonheur encore plus grand quand je l’ai essayée. Quand une robe vous dessine une super silhouette, j’achète. Au premier essayage, au beau milieu de l’après-midi, ma fille m’a demandé pourquoi j’étais en chemise de nuit. Aussitôt insultée, aussitôt accessoirisée, d’abord avec un gros collier brun qui rappelle les pois…

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…ensuite avec une petite ceinture tressée.

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Chic, chic, chic, j’ai une nouvelle robe!

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