09 septembre 2016

Camélice et fleurs des champs

J’ai la grande joie de vous présenter aujourd’hui une blouse/tunique Camélice, cousue parce que choisie comme testeuse par Marie-Laure (Viguialca). Elle et moi faisons partie (avec tant d’autres) de la vieille garde de la blogosphère couture. Nous avons appris à coudre avec les moyens dont nous disposions à l’époque  et cela a imprégné en nous un éternel souci de se mettre dans la peau de la couturière qui débute. Marie-Laure a donc conçu un patron tout en finesse en songeant et en pesant toutes les étapes: les mettre dans un certain ordre, qu’elles suivent une progression logique et rassurante, les décrire avec des schémas d’une grande clarté. Une attention au détail précieuse, une envie de rester concise, mais complète et un processus étalé dans le temps, sans précipitation.

Petite anecdote autour du modèle. Quand on est testeuse, on communique généralement avec la créatrice par courriel. Mais, ayant un boulot qui me fait déjà passer pas mal d'heures à écrire des messages, j'ai proposé à Marie-Laure qu'on se parle sur Skype. Et... quel bonheur! D'abord intimidées un peu, on a tout de suite trouvé des sujets de conversation. Fréquentant principalement la blogo française, je me sens un peu isolée des autres couturières, et cette rencontre par vidéo m'a vraiment fait plaisir.

Je vous montre aujourd’hui la version que j’ai cousue pour ma grande fille de 8 ans et demi. Je vous avertis que je l’ai cousue en 10 ans, ce qui fait qu’elle taille légèrement trop grand (mais à peine). C’est un choix que j’ai fait en partie à cause du fait que ma fille avait tout ce qu’il lui fallait dans sa penderie pour l’été: je voulais donc être certaine qu’elle la porterai longtemps. C’est elle qui a choisi ses tissus et ses boutons = garantie que ça lui plaise!DSC_6300

L'association du gris et du jaune m'a toujours beaucoup plu. Je trouve que ces grosses fleurs ont à la fois un côté ultar rétro, combiné au plus actuel combo gris-jaune.

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Le patron contient plusieurs options de finitions et de manches/mancherons. Ici, j'ai choisi les pétales pour rappeler aux épaules les découpes du devant. J'aime beaucoup les patrons qui ont des découpes, ça permet de jouer sur les contrastes de couleurs ou de motifs, voire de textures. Pour savoir si la combinaison de tissus que vous envisagez de coudre sera heureuse, je vous suggère de faire une capture d'écran du modèle choisi directement sur le dessin technique de votre patron Camélice. Puis, imprimez-le et amusez-vous à imaginer des possibilités. Pour ma part, j'ai laissé ma grande s'amuser une bonne demi-heure à être styliste.

Camélice blouse

Les mancherons pétales sont une option que j'ai beaucoup aimée coudre: c'est vraiment le petit plus d'originalité du patron.

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J'ai fait plusieurs surpiqures aux épaules et aux empiècements devants pour un côté plus net et plus pro. J'ai aussi entièrement doublé le corsage.

Tous les tissus proviennent du Fabricville (même le jaune, acheté il y a 8 ans, justement!)

L'ourlet de la «jupette» est roulotté à la surjeteuse.

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J'aime énormément l'amplitude très maitrisée du modèle. C'est important que les enfants aient de l'aisance quand on pense aux milliers de mouvements et de cascades qu'ils ont à faire. Mais je trouve que certains patrons ont justement trop d'aisance et que l'effet mongolfière, très joli en photo, n'est pas nécessairement facile à vivre.

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L'encolure dégage la nuque juste comme il faut. On n'aura pas peur que nos petites prennent froid cet hiver, dans une version en lainage ou en velours.

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Les photos toutes bien repassées ci-dessus datent du 30 juin. Depuis, Camélice a été portée et reportée. Elle sèche sur ma corde à linge au moment où j'écris ces lignes.

Je vous laisse avec une petite série de photos prises cet été, au bord d'un de nos jolis lacs du Québec (en Outaouais, pour être précise). Camélice est froissée, portée en fin de journée, dans la lumière bleutée du lac.

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Encore merci de ta confiance, Marie-Laure, et longue vie à Camélice!

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12 août 2016

le cas du maillot de bain

Je ne pensais pas montrer publiquement des photos de moi en maillot de bain, mais c’est bel et bien ce que vous allez voir ici… Pour moi qui suis assez pudique, la décision de publier ce billet a surtout tenu au fait que je voulais laisser une trace et mes commentaires sur la réalisation d’un maillot de bain en général et sur celui-ci en particulier. Une belle étape dans ma progression de couturière.

D'abord vous parler de mon rapport avec les sous-vêtements/maillots de bain. Je DÉTESTE acheter ce genre de vêtement. Mon côté pingre, premièrement, trouve que ces minuscules vêtements sont affreusement trop chers. L’ambiance de la cabine d’essayage [néons, musique trop forte, miroir qui montre trop de détails, chaussettes aux pieds, pas encore bronzée] deuxièmement, me décourage et j’ai toujours envie d’en finir au plus vite. Sans oublier, finalement, le fameux problème de l’acceptation de soi, qui nous est renvoyé direct, in your face. Ça fait quand même plusieurs années que je tourne autour de l’idée de la couture du maillot de bain pour moi, sans toutefois me lancer.

Il faut dire que l’acceptation de mon corps commence à entrer. J’ai connu des petits problèmes avec l’alimentation au début de ma vie d’adulte, mais on dirait que c’est une autre personne que celle que je suis aujourd’hui qui les a vécus. Je ne m’identifie plus à cette jeune femme et je pense que la route vers l’acceptation de mon corps (je n’en ai qu’un, c’est celui-là, je ne peux pas en changer) est déjà bien parcourue. Et j’en remercie la psychologue qui m’a mise sur cette route. Après 3 grossesses, la trentaine entamée, le fait que je me sois mise au sport de façon régulière (3 sorties de jogging par semaine, été comme hiver + marche à pied de 4 km/jour + grimpette de 7 volées de marches d’escaliers, 5 jours/semaine), une alimentation en fruits et légumes suivant plus que les recommandations : le corps que j’ai me convient. Je n’ai pas maigri d’un iota, je suis toujours un 40 du commerce, de temps en temps un 38 si la marque triche avec les tailles.

La couture d’un maillot de bain m’a ouvert les yeux grands, grands, grands. J’ai taillé une taille 12 chez Butterick (plus grande taille des «petites tailles») et j’ai réalisé que la différence entre la taille 10 et la taille 12 était si petite sur le patron que je me suis même demandé pourquoi je visais absolument le 38, alors que cela me demanderait d’être encore plus active, de ne plus boire de bières et de supprimer pain, charcuteries et fromages de mon alimentation. No way.

Après ce préambule sur la gestion de ma morphologie et libérée de ces préoccupations un peu terre à terre, je peux vous parler de ce fameux maillot de bain. Sa genèse a commencé il y a un an environ, quand, me promenant dans les allées de mon Fabricville, je suis tombée sur un tissu à maillots de bain rayé corail et blanc. Je l’ai acheté sans avoir toutefois de modèle en tête. À vrai dire, je pensais plutôt m’en servir pour mes filles. Le tissu a passé l’été dans un carton, alors que nous rénovions notre cave pour y faire une grande salle familiale et mon atelier de couture. Quand Liesl Gibson a sorti le patron Butterick B6358, ça a été le coup de foudre. J’aime le haut du bikini avec le nœud croisé sur le milieu devant et la culotte taille haut avec reprise du nœud à la chute des reins.

Butterick B6358

Il y a eu un sewalong organisé sur le forum deOliver + S et j’ai embarqué dans ce train, en me procurant les fournitures qui me manquaient. J’ai commencé par coudre le haut du bikini. Je pense que la coupe m’a occupée quasiment plus que l’assemblage, car il y avait une quinzaine de morceaux (le soutien-gorge est entièrement doublé et contient même une pochette dans laquelle glisser un petit coussinet de l’épaisseur de votre choix, pour tricher un peu avec la taille de notre poitrine). Sans compter le nombre de petits repères à reporter. Disons que je comprends maintenant pourquoi les maillots de bain coutent si cher: ce n’est pas tant la quantité de tissu que les heures de couture qui font grimper la facture.

Je n’ai rencontré aucune difficulté pour coudre le haut: les instructions sont claires, les tailles sont exactes. Ça a été l’occasion de travailler avec cette matière extensible – le lycra - un peu différente de celles que je connais. J’ai systématiquement utilisé le genre de point zigzag serré spécial tissus extensibles.

Point stretch

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

Le point droit n’est absolument pas recommandé pour les surpiqures: j’ai donc choisi un point zigzag pointillé pour faire les surpiqures décoratives et c’est plutôt joli.

Point zigzag cousu

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

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La culotte a été toute une autre histoire et elle a été une belle occasion d’apprentissage. Petite parenthèse à ce sujet. Je suis autodidacte, comme bien des couturières de notre génération 2.0. Souvent me fait-on le commentaire sur mon «talent».  Disons-le, le talent en couture n’arrive pas seul. Et l’argent que je n’ai pas dépensé en cours de couture, je l’ai perdu dans des créations importables, qui ont pris le chemin de la poubelle. C’est le cas de la culotte que je vous présente ci-dessous.

Comme telle, sur les photos, vous ne trouverez peut-être pas qu’elle méritait son sort, mais vous allez comprendre. D’abord, elle n’est pas du tout taille haute, comme sur le modèle. Ensuite, elle fait des plis. Le nœud au dos, dans la cambrure, est horrible. Et enfin, elle est inconfortable parce que trop serrée.

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J’ai cherché la réponse au problème, ne voulant pas me garder le popotin engoncé inconfortablement dans une culotte plissée et trop serrée. Ma première hypothèse était forcément que j’avais choisi la mauvaise taille. Mais j’ai vite rejeté cette hypothèse puisque j’avais essayé la culotte (avant de poser la doublure) et que tout allait bien. Ma deuxième hypothèse était que j’avais un problème d’élasticité avec mes tissus. C’est l’hypothèse qui a été retenue après le test que vous pouvez voir sur les photos ci-après.

Laissez-moi vous expliquer maintenant le problème. Quand on travaille sur un maillot de bain, on travaille (et c’est possible seulement avec les tissus stretchs) sur de l’aisance négative. Cela veut dire qu’on coupe un peu plus petit que nos mensurations réelles et qu’on compte sur l’élasticité du tissu pour coller au corps. C’est grâce à ça qu’on ne perd pas sa petite culotte dans la piscine... ouf. Pour ma version1, à gauche, j’ai utilisé de la doublure à maillot… de patinage artistique. La vendeuse m’avait dit que ça fonctionnerait. Ne connaissant rien à ces tissus, j’ai acheté ladite doublure sans trop me poser de question. Je vérifiai simplement qu’elle était extensible dans les deux sens, ce qui était le cas. Là où la doublure a montré ses limites, c’est qu’elle n’a pas le même degré d’extensibilité que le tissu de maillot de bain. Donc elle a empêché le tissu principal d’aller en extension complète, ce qui explique les plis et le fait que la culotte n’arrivait pas à la taille haute.

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Le contraste entre les deux photos ci-dessus indique clairement le rôle néfaste de la doublure (celle qui est couleur chair) dans la sensation de «trop petit» que je sentais. Et qui n’était pas juste le fruit de mon imagination puisqu’on voit bien que la première culotte a l’air plus petite que la seconde (pourtant coupées toutes les deux en taille 12). En bref, la doublure empêchait le tissu extérieur d’arriver à sa pleine extensibilité, et donc d’obtenir l’aisance nécessaire au confort de mon arrière-train.

De dos, c’était encore pire, un peu comme si j’avais une couche-culotte qui débordait – pardon pour l’image. Ça pochait dans l’entrejambe, c’était désagréable. Je ne vous montrerai même pas une photo portée tant c’était moche.

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J’ai donc repris bravement le chemin de mon magasin, sermonnant vertement la gérante pour l’erreur de son employée (naaan, je déconne, je n’ai sermonné personne, je voulais juste placer cette expression sur mon blogue, en espérant que Google la recensera). En l’absence d’autre choix de doublure (faut croire que peu de gens se cousent leur maillot de bain), j’ai prix une doublure à vêtements de sport, qui avait le même pourcentage d’élasticité que le tissu extérieur. J'aurais aussi pu prendre comme doublure le même tissu que le tissu principal: c'est ce qui est recommandé si on a de la difficulté à trouver de la doublure à maillot. La photo ci-dessus illustre la doublure en action: elle ne tire plus sur le tissu extérieur.

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Et constatez maintenant comment elle me colle bien au derrière, sans faire de plis :)

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Voyez aussi comme elle est plus «taille haute» que la version 1. La version 2  remonte à 2-3 cm en dessous du nombril, alors que la version 1 était facilement 7-8 cm sous le nombril.

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Je ne vous en montrerai pas plus en photo, l’essentiel est dit.

Je vous laisse quand même sur cette note : je n’ai pas cousu énormément de morceaux cet été, mais il n’y a rien que j’ai cousu qui ait pu l’être en pilote automatique. J’ai relevé des défis que je n’avais jamais pensé relever. Je vous en parle dans un autre billet, probablement dans le courant de l’automne. Mais ça fait vraiment du bien de sortir de sa zone de confort!

À bientôt!

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23 avril 2016

Upside down

Je vous avais laissé dans mon dernier billet avec une robe pour faire venir le printemps. Et, croyez-le ou non, le printemps est là – bien que j’aie rêvé qu’il neigeait cette nuit – et on a rangé les manteaux et bottes d’hiver. Je viens donc officiellement de vaincre mon 14e hiver québécois !

Comme promis à la petite sœur, j’ai pris la fin de mon joli coupon de coton blanc à pois multicolores [provenance: Fabricville, collection P/É 2015] et je lui ai cousu une robe à elle aussi. Toujours chez Oliver + S, j’ai jeté mon dévolu sur la Roller Skate dress, patron que j’avais dans mes tiroirs depuis quelques mois sans l’avoir encore essayé.

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Pour éviter l’effet «jumelles» que mon ainée déteste, j’ai pris le coupon dans l’autre sens: les gros pois en haut, les petits pois en bas. Je l’ai taillée en 5 ans pour ma 5 ans et demi qui est assez petite pour son âge, il faut dire. J’ai raccourci la longueur d’1 pouce (3 cm) pour qu’elle soit un peu moins longue.

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C’est une robe entièrement doublée. On coupe donc en tout 6 morceaux (2 devants et 4 dos). L’élastique sous-poitrine sert à cintrer le modèle et à créer un discret jeu de fronces.

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Il n’y a pas de manches à monter puisque ce sont de jolis petits mancherons intégrés. C’est un passage de couture assez délicat, car la courbe est très prononcée. J’ai donc dessiné la ligne de piqure à la craie pour la suivre bien précisément. J’ai aussi suivi le conseil judicieux du patron – conseil que je reprendrai pour d’autres modèles, c’est sûr – consistant à réduire la longueur du point dans les parties les plus courbées.

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Au dos, il y a une fente. J’ai trouvé ce passage un peu compliqué et j’ai dû m’y reprendre pour obtenir quelques chose d’assez net à mon gout.  La fente est fermée par un bouton qui s’attache dans une ravissante petite bride. Mon choix de bouton est vraiment concept, dans le genre que j’ai pris un risque total pour casser les conventions: un bouton carré sur les bulles rondes :-]

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Je n’ai pas fait le raccord pour les pois, pour la même raison que la robe précédente: la taille de mon coupon était limite.

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Pour la première fois depuis que je les couds, j’ai trouvé un défaut à un patron Oliver + S. Je le note ici, parce que je veux m’en souvenir pour les versions que je ferai ultérieurement (et peut-être avertir celles qui seraient tentées de coudre ce modèle). Il est indiqué de finir les coutures de la robe et de la doublure une fois que celles-ci sont assemblées. J’aurais préféré préparer les panneaux en les surjetant/surfilant AVANT leur assemblage.

J’adore l’encolure un peu large qui dévoile le cou. Un modèle tout en simplicité dans sa ligne qui permet vraiment de mettre le tissu choisi en valeur. Un vrai coup de cœur. La version tunique pour sa sœur ainée devrait suivre très vite.

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À bientôt!

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03 mars 2016

anachronisme saisonnier, ou comment faire sortir l’hiver par la grande porte

Je l’ai souvent dit sur le blog, à mots cachés ou non, une de mes plus grandes souffrances d’immigrante française au Canada est la durée de ses hivers. Ce n’est pas tant la rigueur, la neige, les froids mordants qui me dérangent, mais la durée. Arrive le mois de mars et ses dernières chutes de neige, ses derniers déglaçages de voiture, le traineau pour conduire le petit dernier à la garderie, les bottes, le manteau, les moufles, le bonnet qu’on ne peut plus voir en peinture: trop c’est trop.

Un exemple? La jolie image ci-dessous a été prise dans mon jardin le 4 avril de l’année dernière.  C’est joli, mais pas en avril.

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Depuis que je fréquente les réseaux sociaux, c’est pire. Quand je vois sur Instagram un mimosa en janvier, une jonquille en février, je pleure.

Alors pour inviter l’hiver à ficher son camp de chez moi le plus vite possible, j’ai commencé à coudre de l’estival, et surtout, à rattraper le temps perdu sur l’an dernier. Je n’ai pas pu coudre de petite collection d’été il y a un an, car mon atelier a été en travaux majeurs de juin à novembre, sans compter 5 semaines de vacances en France, pour le plus grand plaisir de la famille.

Je commence donc aujourd’hui avec une robe liquette que j’adore: la Jump rope dress de Oliver + S. Modèle déjà cousu deux fois: ici et (pour le défi Forrest Gump, pour celles qui se souviennent). Toutes les fournitures (tissu + boutons) viennent de Fabricville. Le tissu est une popeline de coton (collection P/É 2015).

Sur cintre, elle n’est pas forcément très impressionnante, limite chemise de nuit.

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Mais portée… elle est ajustée juste ce qu’il faut et elle laisse apparaitre moult détails qui la rendent irrésistible. Je vous les détaille.

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C’est un modèle que j’adore - et je pèse mes mots - parce que la patte de boutonnage représente un chouette défi technique. Mais le patron est si bien fait que le montage est complètement démystifié et qu’on a tôt fait de se trouver la superwoman de la patte – sans grand mérite, finalement  - mais l’égo est flatté. Un peu de patience, de concentration et une aptitude à recopier fidèlement les repères suffisent à réussir ce passage délicat.

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Les petites manches à revers, croquignolettes, sont maintenues par une mini-patte et un bouton. C’est ravissant et raffiné.

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Le col peut être surpiqué ou non. J’ai choisi de ne pas le faire cette fois-ci alors que je l’avais fait dans mes deux précédentes versions. Je voulais retrouver le côté raffiné du cousu main, où les coutures ne sont pas apparentes si possible.

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Le modèle est un  peu juste aux épaules: j’avais taillé mon tissu il y a 9 mois en fonction des mensurations de l’époque (taille 7 ans pour une aujourd’hui 8 ans). Près d’une année s’est écoulée. Avec les enfants, ça ne pardonne pas trop. Ma fille ne la portera que quelques mois: heureusement qu’il y a une petite sœur après elle pour la porter.

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Sur le côté, je ne suis pas raccord avec les pois. J’aurais pu, j’y ai pensé, mais je n’aurais pas eu assez de tissu pour coudre une autre robe promise dans ce même tissu, à ma seconde fille.

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Les petites poches sont incontournables si on veut éviter l’effet chemise de nuit. Elles ne sont pas si faciles à coudre et je ne suis pas complètement satisfaite de leur arrondi. Mais on n’est pas à Cousu main non plus, je chipote.

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À bientôt!

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21 mai 2015

Elle est la plus belle saison de ma vie*

* Daniel Bélanger – Les deux printemps

Je ne savais pas trop quoi écrire en vous présentant ce nouvel ensemble. Et puis finalement,  je me suis dit que j’allais parler de vieillir. Je vais simplement vous parler de vieillir en couture, pas vieillir en général. Mon expérience de couturière a le même âge que ma fille ainée. 7 ans. 7 ans de courbe de progression dans les techniques. 7 ans de meilleurs choix de tissus, de matières plus adaptées, plus chères aussi parfois parce que je me sens plus confiante. 7 ans d’achats de patrons, plus ou moins modérés, avec un net ralentissement dans les deux dernières années.  7 ans et un regard critique plus aiguisé sur ma pratique de ce loisir. Petite rétrospective de ces 7 années.

De l’an 1 à l’an 3, je me suis mise à la couture par manque de sous. J’étais une maman étudiante. Le critère du cout de production était primordial. Je n’avais pas de blog à l’époque, mais je prenais en photo mes horreurs. Allez, je vous en montre une pour vous faire rire. Admirez l’air déconfit de ma fille il y a 7 ans, se demandant si elle est déguisée en jonquille ou en soleil…

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De l’an 3 à l’an 5, je suis devenue une maman diplômée (avec un boulot, de surcroit) et je voulais que les vêtements que je cousais se démarquent de ceux du commerce. Parfois aux dépens du confort . Souvent aux dépens du côté pratico-pratique (entretien, solidité, bien-aller, température du pays dans lequel je vis). Résultat, plusieurs morceaux que j’ai cousus n’ont pas été portés.

Exemple 1: cette Saint-Malo de C’est dimanche déséquilibrée parce que cousue dans un coton diaphane et alourdi à cause de boutons en métal mettait toujours le ventre de ma fille à l’air.

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Exemple 2: ce manteau aux détails soignés, tiré d’un livre japonais, qui a dû être porté 6 fois maximum par mes deux filles réunies (rapport à la météo spéciale du pays dans lequel je vis).

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De l’an 5 à l’an 7, je suis devenue une maman (très) trop occupée. Mon travail a pris de plus en plus de place, laissant des miettes à la couture. Et ces années m’ont permis de prendre le recul nécessaire (de la bloguo, des boutiques en lignes) pour me donner envie de continuer à coudre, sans répéter les excès du passé. Voici une petite liste de constats que je peux dresser aujourd’hui:

1) j’ai ressenti (peut-être à tort) une course à l’originalité sur la blogosphère (à qui découvre en premier tel patron, qui achète de telle éditrice de tissus, qui va penser à mettre un nœud à la place des boutons, qui va changer le col de cette robe, etc.). Je m’en suis rendu victime volontaire et j’envisageais mon ouvrage dans la perspective «épatage de galerie» plus que dans le plaisir simple de la couture. Cette compétition ne m’intéresse plus guère aujourd’hui, même si je prends plaisir à regarder  les trésors d’originalité des autres. Si je ne sors pas du lot, tant pis, ou tant mieux.

2) je ne couds désormais plus que des vêtements qui ont un haut potentiel de portabilité. Par exemple, je ne coudrai pas plus de 2 robes l’hiver par fille. Elles passent l’hiver en salopette de neige. Les robes ne sont pas pratiques, elles ne sont portées que lorsqu’on  prend la voiture, ce qui ne fait pas partie de notre mode de vie quotidien. Je ne coudrai plus de manteaux non plus. Je n’ai accès à aucun tissu technologique pour coudre des manteaux d’hiver, donc mes manteaux sont destinés aux entre-saisons. Au Québec, le printemps dure 2 semaines, l’automne dure 2 semaines –> c’est crève-cœur de voir un vêtement porté 4 semaines par année. Autre exemple, je ferai attention à coudre des vêtements qui seront compatibles avec le vélo et les galipettes dans les structures du parc. Je réfléchis ces temps-ci à une façon de modifier certains patrons de jupe pour les transformer en jupe-short.

3) mes filles grandissent, je veux continuer à coudre pour elles et que la demande vienne d’elles (plutôt que de moi, les implorant de porter ce que je leur ai cousu). Pour y arriver, je dois les écouter, regarder comment leurs amies sont habillées et m’assurer que je ne suis pas trop dans les patates.

4) en bonne écolo, je couds selon les besoins et plus selon les envies. Par exemple, je n’ai encore rien cousu pour mon petit dernier parce que je n’ai besoin de rien pour lui, entre ce que j’ai récupéré de ses sœurs et ce que mon entourage m’a donné. Quand il lui manquera quelque chose dans sa penderie, ça me fera plaisir de me mettre à la couture petit garçon. Pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

5) quand je vais vouloir un patron très fort parce que j’ai vu des réalisations absolument fantastiques, je vais réfléchir à deux fois avant de le procurer en passant en revue des critères de sélection. Par exemple, devant une robe craquante, je vais d’abord faire le tour de  mes patrons de robes et m’assurer que i) j’ai déjà cousu au moins une fois tous les modèles en ma possession;  ii) aucun modèle ne ressemble trop à celui que je voudrais me procurer; iii) des techniques que je ne connais pas seraient contenues dans la pochette. (C’est possible que je revienne dans un prochain billet sur les autres critères rigoureux que j’applique depuis quelques mois à l’achat d’un patron, j’ai connu quelques déconvenues comme cliente qui m’ont poussée à être plus réfléchie et informée comme consommaCtrice).

Un mot pour résumer ma pratique couturesque à partir de l’an 7 : ÉQUILIBRE.

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Allez zou, premier ouvrage du printemps: ma porte d’extérieur couleur brique. Au début, je la voulais bleu Klein. J’ai envoyé mon chum à la quincaillerie me rapporter un pot de peinture et il a acheté celle en promo. C’est tout lui, les promos priment sur le look. J’ai râlé (un peu) et, finalement, j’ai repeint la porte de cette couleur qui fait, ma foi, un joli fond pour les photos.

Devant la porte, vous avez une demoiselle de 7 ans qui porte un t-shirt TROP-TOP d’Ivanne.S et un short Ella de p&m.

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Alors le TROP-TOP est la version «D» du patron (ne la cherchez pas sur votre planche!!) C’est une version du déjà célèbre t-shirt version A, mais à encolure bateau et épaules ouvertes.Ivanne est la première à nous encourager à jouer avec son patron: je l’ai prise au pied de la lettre.

À plat sur le carrelage de la cuisine fraichement serpillé, on voit mieux la coupe. Pour obtenir cette encolure, on trace simplement une ligne droite à partir du point le plus haut de la manche. Cette ligne doit arriver de façon parfaitement perpendiculaire à la ligne du milieu devant et du milieu dos. C’est donc un vrai T que l’on obtient – d’où le nom t-shirt. Un bord-côte bleu borde les hauts du devant et du dos. On ferme ensuite les côtés. Le passage le plus délicat est la pose du biais aux manches. Ici, j’ai choisi de faire un ourlet rapporté apparent (en liberty felicity bleu et vert). On referme finalement l’encolure avec des boutons après avoir fait un test sur l’enfant pour trouver l’endroit le plus propice où les poser.

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Quant au short Ella, je l’ai voulu en version brute, en jean, en respectant au mieux les codes du denim (surpiqûres visibles et à la piqûre triple, pas de passepoil, de vrais passants de ceinture et même un vrai bouton jean!)

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Ceinture doublée en capel bleu marine.

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Depuis la photo ci-dessous, j’ai ajouté un bouton pression sous la braguette non fermée qui bâillait trop.

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Cahier des charges rempli pour cette tenue ;-]

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25 mars 2015

un, deux, trois

Depuis janvier, je  multiplie tout par trois.
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Non, non, non, je n’ai pas cousu une MINI-PERLE en 3 mois pour mon garçon de 10 semaines, rassurez-vous! (mais je vais vous avouer qu’il porte de temps en temps un body à col claudine rose de ses sœurs, et je le trouve craquant, pas question d’en faire un mini macho!)

Ce trio de MINI-PERLES n’est pas destiné à mes enfants, donc. C’est un cadeau pour remercier un très gentil couple d’amis avec qui on a lié connaissance l’an dernier. Ce sont eux qui ont gardé au pied levé mes deux filles pendant que monsieur leur frère naissait. Et ce sont eux qui ont eu le très délicate attention de nous offrir un précieux cadeau de naissance: une foultitude de petits plats maison préparés par leurs soins puis congelés. À utiliser quand maman et papa sont crevés, que le frigo est vide et que les autres enfants ont quand même besoin de manger. Je peux vous dire que ces petits plats nous ont rendu service lorsque les microbes et les 40°C de fièvre ont envahi la maison alors que bébé n’avait que 3 semaines.

Et donc ces amis ont trois filles. Puisqu’ils nous avaient offert un cadeau maison, j’ai décidé de faire de même en retour.

L’idée de base était d’offrir le même cadeau aux trois filles. Oui, le même,  mais sans être le même.  Je sais assez par ma propre expérience (j’ai deux sœurs, j’ai deux filles aussi) qu’on n’aime pas trop avoir le même vêtement que sa sœur. MINI-PERLE s’est imposé comme un incontournable avec ses différentes versions sur une base commune.

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Pour le choix du tissu de base, c’est un chambray de la collection denim du Fabricville qui s’est imposé. Deux raisons à ça: je voulais n’avoir aucune difficulté à l’associer avec des tissus accent une fois de retour à la maison. Et quelle couleur est plus facile à associer que le bleu de Nîmes? L’autre raison, c’est que je voulais faciliter les associations pour la maman, qui trouvera certainement des petits hauts unis à assortir, sans avoir à se casser la tête. Et qui sait, peut-être leur coudre un TROP-TOP assorti un peu plus tard!

Version 2 ans. Sans plis, sans péplum, avec poches et ceinture passepoilées. Passepoil et ceinture en chevrons orange (tissu Les monsieurs de Tamara Kate, acheté chez Effiloché). Piqure double à l’ourlet, pour un effet jean.

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Version 4 ans. Passepoil aux poches et volant péplum en liberty Eloïse bleu.

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Version 8 ans. Passepoil plat aux poches et plis. Ceinture en liberty dont j’ignore le nom.

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Voilà! Et que tournent les jupettes!

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19 août 2014

évoluer avec elle

Il faut bien se rendre à l’évidence: mon ainée file sur l’âge de raison. C’est pour elle qu’en 2008 je me suis lancée dans la couture. Au départ, c’était gigoteuse, barboteuse, robe chasuble et bloomer. C’était les couleurs et les motifs à mon gout plutôt qu’au sien. C’était des fronces et du bouffant. Elle n’avait pas vraiment son mot à dire. Mais aujourd’hui, la pression de son environnement (comprendre les copines de l’école) lui donne plus d’assurance quant à ce qu’elle accepte de porter. Plus question que je lui couse des choses sans avoir longuement discuté au préalable de ce qu’elle voudrait avoir. On parle de formes, de textures, de couleurs, de motifs, de son liberty préféré du monde. Et je fais des compromis sur le projet que j’avais initialement en tête. Toutefois, ma grande est vraiment dotée d’un bon gout – tout le contraire de sa cadette, qui ne porterait que des robes roses avec des brillants, une couronne sur la tête et des chaussures à talons.

Voilà donc une petite tenue «à quatre mains», pour la rentrée des classes la semaine prochaine (déjà!)

Sailboat skirt tshirt Phekda_1

Tenue composée d’une jupe droite en popeline grise stretch (Fabricville), passepoil gris et liberty Betsy fluo-thé et d’un t-shirt légèrement loose en jersey crème de très grande qualité (cadeau de grand-maman).

La jupe, je ne sais pas si vous souhaitez que je la présente, ce doit être la 10e version que je couds tant j’aime ce modèle. Il s’agit de la Sailboat skirt de Oliver + S, patron chouchou s’il en est. Ici en 6 ans. Dire que le patron s’arrête au 8 ans… je ne suis pas sûre de m’en remettre et ma grande non plus.

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Le petit pli bien pensé en arrière, qui permet à la plus aventurière de jouer sans avoir les jambes coincées.

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Quant au t-shirt, il s’agit de Phekda de Grains de couture, avec plusieurs modifications en partie tirées de ce tuto d’Ivanne.

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Les différences par rapport à son tuto sont:

  1. la conservation de l’asymétrie devant/dos du modèle Phekda, mais dans une moindre proportion;
  2. un ourlet-parementure comme dans le patron du Sailboat top  de Oliver + S (qui fait un ourlet très large, comme j’aime);
  3. une encolure complètement refermée au cou, sur la base du School bus t-shirt  de Oliver + S.

Dessin de la biche réalisé par ma fille elle-même, grâce à un pochoir Avenue Mandarine  et de la peinture textile  Pébéo. Une jolie alternative au flex, pour celles qui n’ont pas la machine.

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Allez, on retourne profiter de notre «plage» de roches, baignée de soleil, avant qu’elle ne redevienne…

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…comme ça!

 (oui, oui, mes lectrices du Québec, vous avez le droit de me taper pour avoir osé publier un tel cliché en plein mois d’aout!)

Fleuve St-Laurent_H2014

 

 

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05 août 2014

Chevronnée

J’ai appris à nager dans l’océan Atlantique, à La Turballe pour tout vous dire, pas loin de Guérande et de La Baule. Quand je suis venue vivre au Québec, un constat s’imposait: bien que le Canada soit bordé par trois océans, les distances à parcourir sont tellement grandes qu’on ne s’offre pas tous les étés des baignades en eaux salines (et un des trois océans est tout de même l'océan Arctique...) L’eau douce ne manquant pas, c’est vers les lacs que nous nous tournons. J’aurais sincèrement aimé vous présenter des photos prises au Lac Huron, un des cinq grands lacs, que nous avons visité à la mi-juillet. À ce jour, nous en avons vu trois sur les cinq et le Lac Huron est de loin notre préféré: eau limpide et chaude dans des baies baignées de soleil, plages de sable fin. Rien à envier à la mer, si ce n’est le petit gout salé qui est absent. Mais le maillot n’était pas prêt pour le photos.

À la place, ces clichés ont été pris au lac Écho, joli lac de légère altitude, situé à la limite de l’Outaouais et des Laurentides (nord-ouest de Montréal), dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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Voici donc un maillot de bain d’eau douce, pour les baignades dans nos lacs. Modèle Poopoopidoo dep&m. Très facile à coudre, même s’il faut aimer froncer ;-] J’ai cousu la culotte en 6 ans et le haut en 8 ans, car ma fille de 6 ans et demi est assez costaude des épaules, génétique de bucheronne oblige.

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Tissu coup de cœur, trouvé à Effiloché: chevrons oranges d’une collection de Tamara Kate pour Michaël Miller, intitulée Les Monsieurs. C’est joli et vitaminé. Ça aurait pu finir en n’importe quelle couture d’été, c’est en maillot de bain que je l’ai vu. Il m’en reste d’ailleurs.

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Rarement modèle aura si porté son nom, pose poopoopidoo de rigueur!

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Ça m’a pris quelques essais pour arriver à l’ajustement optimal des bretelles pour qu’elles ne glissent pas sur les épaules. Mais une fois l’ajustement trouvé, elles sont restées bien en place toute la journée.

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Je vais radoter sur les patrons p&m, tant pis, j’assume. Je trouve que ce maillot est parfaitement taillé, la culotte plus particulièrement. Elle a exactement le bon «niveau» d’échancrure pour un maillot enfant. Ça me donne maintenant envie d’essayer le modèle Dune...

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Et vous, êtes-vous plutôt piscine, lac, mer ou océan?

 

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08 juillet 2014

le papillon et les fleurs des champs

Qu’il est bon de vivre sans rythme, ou presque. De profiter d’une chaleur dont on a cruellement manqué pendant nos longs mois d’hiver. Et d’avoir du temps pour se remettre à la couture.

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Petite robe d’été parfaite: sans système d’ouverture, se glisse ultra rapidement et facilement pour une journée piscine extérieure (en arrière-plan sur la photo ci-dessus).

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Modèle Oliver + S, précisément la Badminton dress. Modèle déjà cousu dans la version top l’an dernier. Taillé cette fois en 7 ans, elle est encore grande, mais le 6 ans aurait été juste pour ma 6-ans-presque-et-demi. Je n’ai pas fait la bordure festonnée prévue dans le patron.

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Le système de bretelles est loin d’être simple/marrant à coudre (seule partie un peu délicate du patron) et mes finitions sont un  peu moins jolies que ce que j’aurais voulu. Mais il n’y a que ceux qui y regarderont de (très) près qui s’en rendront compte.

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Pour les tissus, on reconnaitra le liberty meadow pour le nœud du devant. La coulisse du nœud est en chambray rouge (Fabricville). Les bretelles et emmanchures sont dans une batiste à gros pois, France Duval-Stalla. Le corps de la robe est en Flight patterns (pattern dancers), par la designer Tamara Kate pour Michaël Miller, acheté à Effiloché.

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Immortaliser la dent perdue, en attendant que la deuxième tombe ;-]

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31 mai 2014

Comme des enfants *

* je remercie Coeur de patate, comme on l’appelle à la maison, pour ce joli titre.

S’il y a une chose que je suis assidument, en plus de la sortie des nouveaux patrons de designer indies, c’est la sortie de nouveaux tissus. En 2011, j’avais craqué sur le fameux Children at play on parade, par Sarah Jane pour Michael Miller. Donc j’en avais commandé 1,5 yards verges à sa sortie (pour une bouchée de pain, en plus, l’avantage de vivre en Amérique du Nord pour ces tissus américains). Sauf que… on a vu fleurir ce tissu un peu partout sur la blogo (et malheureusement pas toujours de façon heureuse) alors ça m’a complètement coupé l’inspiration pour l’utiliser. Je me trouve ultra snob en disant cela et peut-être vais-je perdre une partie de mon lectorat, mais j’ai tourné 7 fois mes doigts dans mes mains avant de l’écrire. Il fallait que ça sorte. Rassurez-moi: ça vous arrive de ne plus aimer un truc juste parce que vous l’avez trop vu?

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Ce tissu, il est joli et fillettes à souhait, mais 1) c’est un tissu pour le quilting (pas destiné aux vêtements) et 2) il est hyper chargé donc pas la peine d’en faire des tonnes avec un patron plein de détails fifilles (froufrous et compagnie). Devant ce constat, j’ai pris le coupon une bonne vingtaine de fois dans ma pile en concluant à chaque fois qu’il allait finir en cadeau/vente de liquidation sur mon blog ou en bas de rideau/coussins dans la chambre des filles.

Trois ans se sont écoulés.

On est en 2014, j’ai ressorti le coupon pour lui donner une ultime chance. Et voilà ce que ça donne. J’aime. Fiou.

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Patron Library dress de Oliver + S en 6 ans (déjà cousue en version automne) pour une 6 ans. Tissus Children at play on parade de chez Fabric.com; ceinture en voile de coton framboise (Fabricville), passepoil plat en velours milleraies brun (Fabricville); petits rubans en liberty Margaret Annie et coton lie-de-vin. Boutons de nacre (Fabricville).

Seul point négatif à cette robe: je trouve qu’elle fait très habillée. Mais ça n’a pas l’air de déranger sa propriétaire, qui en a profité pour nous faire une démonstration de mini yoga. Zen.

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