15 septembre 2015

en bonne et due forme

 

Un peu de couture qui sort du schéma habituel de ce blog, un billet un peu plus «technique», un peu moins léché, mais que je tiens à immortaliser parce qu’il est très cohérent dans mon parcours de couturière du dimanche.

 

J’ai la chance immense d’appartenir à l’équipe de testeuse d’Ivanne.S. C’est un vrai boulot – limite je le mettrais sur mon CV – à temps TRÈÈÈÈS partiel, certes, mais qui demande de la rigueur et de la concentration une fois la période de test entamée. Et donc quand Ivanne a lancé le test deTROP-TOP [femme] et surtout quand elle a mentionné la gradation en grande taille, la flamme couturesque  un peu en pilote automatique qui m’habite s’est ravivée considérablement.

Je fais une taille somme toute assez standard, quelque part entre le 38 et le 40, ça dépend des marques et je n’ai jamais eu de problème pour m’habiller dans le prêt-à-porter, ni pour trouver des patrons nécessitant peu d’ajustements (à part les tops japonais, j’y reviendrai). Mais je peux aussi aisément concevoir que les personnes s’habillant dans les grandes tailles, qui trouvent l’offre du prêt-à-porter limitée soit dans le style, soit dans le nombre de boutiques, puissent avoir envie de confectionner leur propre garde-robe. C’est en toute logique, donc, que j’ai proposé à Ivanne de coudre une taille plus pour le test. J’avais alors en tête une amie particulièrement jolie, qui sait se mettre en valeur et qui avait des mensurations de rêve, soit celles de la taille 52.

 

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Après la partie  «états d’âme de la fille qui coud depuis longtemps et qui se cherche des défis», j’ai demandé à Ivanne de m’imposer la version de son choix et c’est donc la version B avec dos boutonné et manches longues sur laquelle j’ai dû plancher. Je me suis déplacée avec mon ruban à mesurer et ma fiche mensurations chez mon amie. Puis je suis rentrée chez moi et je me suis attelée à l’épineuse question du choix de taille et des ajustements. À vrai dire, mon mannequin étant une vraie de vraie humaine, il m’a fallu procéder à quelques ajustements du patron d’une part avec un compromis de taille et d’autre part un agrandissement de la largeur de manche (imposant du même coup un agrandissement du buste devant). J’ai fini avec un ajustement de la longueur de manche. Tout est indiqué dans le patron, c'est hyper simple, il suffit de se laisser guider. Une fois ce travail réalisé en amont, je pouvais m’atteler à la réalisation de mon modèle. Vous pouvez le voir ici cousu.

 

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Je vous mentionnais plus haut les patrons japonais. J’en parlais surtout parce qu’ils ont été mon premier contact avec la couture femme et ils m’ont déçue comme pas possible. Ce n’est pas de leur faute, non, mais c’est de la faute de ma première expérience de la couture, celle destinée aux enfants. Je n’ai pas souvent du tout connu de la déception avec la couture enfantine parce qu’on ne s’attend pas à voir les enfants dans des tenues ajustées: il n’y a pas de pinces, la ligne de taille est à peine définie avant l’âge de 6 ans, les enfants n’ont pas vraiment de hanches… Le pire qui peut arriver avec un mauvais choix de taille dans la couture enfant, c’est que le vêtement soit trop petit ou trop grand. Et s’il est trop grand, pas grave, il le mettra l’an prochain (et s’il est trop petit, c’est le moment de songer à lui faire un petit frère ou une petite sœur). Donc quand j’ai embarqué dans la couture adulte, en plus de ne rien comprendre au japonais (les livres n’étaient pas traduits à l’époque), je n’avais pas idée qu’il fallait procéder à des ajustements pour ma morphologie. Et comme je suis loin d’être une Japonaise, plusieurs projets ont été cousus… et jamais portés.

 

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Tout ça pour dire que je comprends désormais la nécessité de passer du temps sur la planche patron avant de se lancer. Ça évite les déceptions et on se sent un peu plus comme le tailleur italien, ruban autour du cou, qu’on engage pour un costume sur-mesure. Car après tout, à quoi servirait de savoir coudre si ce n’est pas pour s’offrir du sur-mesure? Pourquoi voudrait-on imiter les tailles des marques de prêt-à-porter? Et pourquoi se laisserait-on complexer par des numéros 46 ou des lettres XL alors qu’on ne se coud même pas une étiquette au dos de nos fringues pour nous rappeler quel format on est? Profitons des bienfaits du sur-mesure.

 

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Le côté très intéressant de ma petite expérience est que je n’ai pas revu mon amie entre la prise des mesures et l’essayage final. Donc seules mes mesures initiales me guidaient. Et j’ai trouvé, sans flagornerie aucune, que le patron TROP-TOP [Femme] nous invite particulièrement à penser ajustements, à ne pas négliger ce moment crucial où les quelques centimètres non ajoutés pourraient nous faire pleurer parce que le bras ne passe pas.

 

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Le tissu choisi pour cette version est un crêpe de polyester noir à pois blancs acheté dans une petite boutique de mon quartier (et là j’ouvre une parenthèse parce que j’ai complètement honte, mais j’ai découvert il y a quelques mois à peine que j’ai une boutique de tissus à prix très doux et aux imprimés plutôt dans mon style à 5 minutes 23 secondes à pied de chez moi. Sachant que j’habite ce quartier depuis depuis 6 ans… eh oui, la honte.) Je pense que le crêpe est tout indiqué pour ce style de vêtement, c’est fluide, confortable et ça ne se froisse pas. Les gens ne sont pas ben ben forts sur le repassage au Québec. Si j’avais offert une version en coton à mon amie, pas sûre qu’elle l’aurait portée.

J’ai utilisé la finition avec biais plutôt qu’avec parementure. Ça a globalement bien marché à part quelques microplissages, mais je pense que la parementure n’aurait pas été adaptée avec ce tissu. Six larges boutons de nacre ferment le dos.

Mon amie a vraiment aimé le résultat (et moi aussi, mais je connais l’univers d’Ivanne qui correspond tout à fait à mes gouts).  À mon retour de la séance photo, je me suis précipitée sur l’ordinateur pour écrire à Ivanne combien je trouvais que son patron fonctionnait bien sur des tailles plus. Et je me suis fait plaisir au passage, parce que j’adore coudre pour les autres (oui, ça semble altruiste, mais en vrai c’est égoïste, j’aime voir mes coutures et c’est plus facile de les regarder sur les autres que sur moi).

 

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Voilà!

 

 

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21 mai 2015

Elle est la plus belle saison de ma vie*

* Daniel Bélanger – Les deux printemps

Je ne savais pas trop quoi écrire en vous présentant ce nouvel ensemble. Et puis finalement,  je me suis dit que j’allais parler de vieillir. Je vais simplement vous parler de vieillir en couture, pas vieillir en général. Mon expérience de couturière a le même âge que ma fille ainée. 7 ans. 7 ans de courbe de progression dans les techniques. 7 ans de meilleurs choix de tissus, de matières plus adaptées, plus chères aussi parfois parce que je me sens plus confiante. 7 ans d’achats de patrons, plus ou moins modérés, avec un net ralentissement dans les deux dernières années.  7 ans et un regard critique plus aiguisé sur ma pratique de ce loisir. Petite rétrospective de ces 7 années.

De l’an 1 à l’an 3, je me suis mise à la couture par manque de sous. J’étais une maman étudiante. Le critère du cout de production était primordial. Je n’avais pas de blog à l’époque, mais je prenais en photo mes horreurs. Allez, je vous en montre une pour vous faire rire. Admirez l’air déconfit de ma fille il y a 7 ans, se demandant si elle est déguisée en jonquille ou en soleil…

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De l’an 3 à l’an 5, je suis devenue une maman diplômée (avec un boulot, de surcroit) et je voulais que les vêtements que je cousais se démarquent de ceux du commerce. Parfois aux dépens du confort . Souvent aux dépens du côté pratico-pratique (entretien, solidité, bien-aller, température du pays dans lequel je vis). Résultat, plusieurs morceaux que j’ai cousus n’ont pas été portés.

Exemple 1: cette Saint-Malo de C’est dimanche déséquilibrée parce que cousue dans un coton diaphane et alourdi à cause de boutons en métal mettait toujours le ventre de ma fille à l’air.

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Exemple 2: ce manteau aux détails soignés, tiré d’un livre japonais, qui a dû être porté 6 fois maximum par mes deux filles réunies (rapport à la météo spéciale du pays dans lequel je vis).

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De l’an 5 à l’an 7, je suis devenue une maman (très) trop occupée. Mon travail a pris de plus en plus de place, laissant des miettes à la couture. Et ces années m’ont permis de prendre le recul nécessaire (de la bloguo, des boutiques en lignes) pour me donner envie de continuer à coudre, sans répéter les excès du passé. Voici une petite liste de constats que je peux dresser aujourd’hui:

1) j’ai ressenti (peut-être à tort) une course à l’originalité sur la blogosphère (à qui découvre en premier tel patron, qui achète de telle éditrice de tissus, qui va penser à mettre un nœud à la place des boutons, qui va changer le col de cette robe, etc.). Je m’en suis rendu victime volontaire et j’envisageais mon ouvrage dans la perspective «épatage de galerie» plus que dans le plaisir simple de la couture. Cette compétition ne m’intéresse plus guère aujourd’hui, même si je prends plaisir à regarder  les trésors d’originalité des autres. Si je ne sors pas du lot, tant pis, ou tant mieux.

2) je ne couds désormais plus que des vêtements qui ont un haut potentiel de portabilité. Par exemple, je ne coudrai pas plus de 2 robes l’hiver par fille. Elles passent l’hiver en salopette de neige. Les robes ne sont pas pratiques, elles ne sont portées que lorsqu’on  prend la voiture, ce qui ne fait pas partie de notre mode de vie quotidien. Je ne coudrai plus de manteaux non plus. Je n’ai accès à aucun tissu technologique pour coudre des manteaux d’hiver, donc mes manteaux sont destinés aux entre-saisons. Au Québec, le printemps dure 2 semaines, l’automne dure 2 semaines –> c’est crève-cœur de voir un vêtement porté 4 semaines par année. Autre exemple, je ferai attention à coudre des vêtements qui seront compatibles avec le vélo et les galipettes dans les structures du parc. Je réfléchis ces temps-ci à une façon de modifier certains patrons de jupe pour les transformer en jupe-short.

3) mes filles grandissent, je veux continuer à coudre pour elles et que la demande vienne d’elles (plutôt que de moi, les implorant de porter ce que je leur ai cousu). Pour y arriver, je dois les écouter, regarder comment leurs amies sont habillées et m’assurer que je ne suis pas trop dans les patates.

4) en bonne écolo, je couds selon les besoins et plus selon les envies. Par exemple, je n’ai encore rien cousu pour mon petit dernier parce que je n’ai besoin de rien pour lui, entre ce que j’ai récupéré de ses sœurs et ce que mon entourage m’a donné. Quand il lui manquera quelque chose dans sa penderie, ça me fera plaisir de me mettre à la couture petit garçon. Pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

5) quand je vais vouloir un patron très fort parce que j’ai vu des réalisations absolument fantastiques, je vais réfléchir à deux fois avant de le procurer en passant en revue des critères de sélection. Par exemple, devant une robe craquante, je vais d’abord faire le tour de  mes patrons de robes et m’assurer que i) j’ai déjà cousu au moins une fois tous les modèles en ma possession;  ii) aucun modèle ne ressemble trop à celui que je voudrais me procurer; iii) des techniques que je ne connais pas seraient contenues dans la pochette. (C’est possible que je revienne dans un prochain billet sur les autres critères rigoureux que j’applique depuis quelques mois à l’achat d’un patron, j’ai connu quelques déconvenues comme cliente qui m’ont poussée à être plus réfléchie et informée comme consommaCtrice).

Un mot pour résumer ma pratique couturesque à partir de l’an 7 : ÉQUILIBRE.

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Allez zou, premier ouvrage du printemps: ma porte d’extérieur couleur brique. Au début, je la voulais bleu Klein. J’ai envoyé mon chum à la quincaillerie me rapporter un pot de peinture et il a acheté celle en promo. C’est tout lui, les promos priment sur le look. J’ai râlé (un peu) et, finalement, j’ai repeint la porte de cette couleur qui fait, ma foi, un joli fond pour les photos.

Devant la porte, vous avez une demoiselle de 7 ans qui porte un t-shirt TROP-TOP d’Ivanne.S et un short Ella de p&m.

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Alors le TROP-TOP est la version «D» du patron (ne la cherchez pas sur votre planche!!) C’est une version du déjà célèbre t-shirt version A, mais à encolure bateau et épaules ouvertes.Ivanne est la première à nous encourager à jouer avec son patron: je l’ai prise au pied de la lettre.

À plat sur le carrelage de la cuisine fraichement serpillé, on voit mieux la coupe. Pour obtenir cette encolure, on trace simplement une ligne droite à partir du point le plus haut de la manche. Cette ligne doit arriver de façon parfaitement perpendiculaire à la ligne du milieu devant et du milieu dos. C’est donc un vrai T que l’on obtient – d’où le nom t-shirt. Un bord-côte bleu borde les hauts du devant et du dos. On ferme ensuite les côtés. Le passage le plus délicat est la pose du biais aux manches. Ici, j’ai choisi de faire un ourlet rapporté apparent (en liberty felicity bleu et vert). On referme finalement l’encolure avec des boutons après avoir fait un test sur l’enfant pour trouver l’endroit le plus propice où les poser.

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Quant au short Ella, je l’ai voulu en version brute, en jean, en respectant au mieux les codes du denim (surpiqûres visibles et à la piqûre triple, pas de passepoil, de vrais passants de ceinture et même un vrai bouton jean!)

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Ceinture doublée en capel bleu marine.

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Depuis la photo ci-dessous, j’ai ajouté un bouton pression sous la braguette non fermée qui bâillait trop.

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Cahier des charges rempli pour cette tenue ;-]

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11 avril 2015

A, b, c, …d?

Les mamans couturières auront certainement toutes croisé en mars la sortie du patron TROP-TOP d’Ivanne.S (et visiblement pas juste les mamans couturières, parce qu’on aimerait toutes avoir un TROP-TOP dans notre garde-robe, voire des dizaines.)

Et ça, c’est la pose TROP-TOP (c’est-à-dire la pose de la jeune fille ravie de son nouveau top et la pose prise par la mère éblouie par le charme du nouveau top).

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Rarement patron n’aura été aussi bienvenu dans une patronthèque. Je ne sais pas si c’est pareil chez vous, mais ici, les petits hauts ont la vie dure. Marques de crayon  (supposément lavables, mais pas toujours), taches de gras ou de sauce tomate, usure aux coudes. Tout cela sans oublier le fait que les matières dont sont faits les vêtements du commerce connaissent souvent une déformation prématurée, soit parce qu’ils n’ont pas été coupés dans le droit fil, soit parce que l’élasticité du tricot est mauvaise, soit parce que la fibre lâche dès le premier passage à la machine…

J’ai des patrons de t-shirt et de blouses dans ma patronthèque, mais c’est la première fois que j’ai un patron aussi polyvalent. Je ne sais pas si Ivanne se reconnaitra dans mes propos, mais je vois un peu la démarche créative qui l’avait habitée lors de ses multiples détournements du patron Oslo/Galway de C’est dimanche, un des premiers patrons indépendants que nous avons eus entre les mains.

Donc à partir de cette base qu’est TROP-TOP [kimono], sky being the limit, j’ai cousu en 8 ans: un t-shirt à manches longues à col bénitier, une blouse d’été à manches courtes et un pull pour l’entre-saison.

Le pull est la version A du patron, à encolure relevée. Dans un tricot biface de Fabricville  (un côté rayé et un côté gris, déjà utilisé ici et ) que j’adore parce que facile à coudre et pour un super effet. Les rayures sont aussi assez larges pour que le raccord se fasse bien.

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L’encolure étant très large, cette version aime la superposition (ici avec un petit chemisier blanc du commerce, mais ça aurait pu être joli par-dessus un autre TROP-TOP ou une blouse Capella).

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La blouse est la version B du patron. Elle est boutonnée dans le dos et a l’option revers de manches. J’ai ajouté l’option «col devant» et «col dos», en insérant un passepoil plat.

J’ai eu un plaisir fou à coudre cette version. On dirait qu’Ivanne a trouvé l’équilibre parfait entre l’originalité, la patte qui la caractérise, et la portabilité du modèle. Les finitions sont magnifiques, quand on prend la peine de faire chaque Finition +. J’aurais pu prendre des photos des détails, mais croyez-moi, rien n’est laissé au hasard. Du genre que ce sera difficile de justifier l’achat de hauts dans le commerce à l’avenir parce que pas grand-chose n’arrive à la cheville de ça!

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Ce col, ah, ce col! J’aurais dû m’y prendre autrement pour obtenir un col parfait, mais j’ai mal réfléchi à mon affaire. Les deux défauts de mon col sont que 1) le passepoil plat ne fait pas tout à fait la même largeur à la jonction de l’épaule et 2) je ne pense pas qu’il soit possible de faire un angle droit avec un passepoil plat, ce qui est un peu disgracieux dans le dos. Dans une version future, je couperai les cols devant et dos en un seul morceau (tout l’avantage d’avoir un patron sans marges de couture) et je stopperai le passepoil avant la pointe dos.

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Je suis particulièrement désolée de ne pas pouvoir vous donner le nom de ce tissu si frais. Tout ce que je sais, c’est que c’est un tissu de designer américain et que je l’ai acheté chez Effiloché. J’ai jeté la facture sur laquelle son joli petit nom était écrit.

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Le t-shirt est la version C du patron, encolure bénitier, avec l’option manches longues.

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Mon choix de matière au départ n’étant pas nécessairement correct par rapport à ce qui est préconisé (cf. p.29 dans les instructions du patron), le col bénitier tombait plutôt mal, comme un col roulé quasiment. Il est cousu dans une chute de jersey 100% coton que j’avais utilisé pour coudreun polo à son papa. Ce jersey n’est pas assez lourd pour réaliser le tombant.

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Qu’à cela ne tienne! J’ai effectué un correctif en le « pinçant » avec un biais de liberty capel turquoise (assorti à la finition intérieure, que je n’ai pas photographiée) tenu par un gros bouton de nacre. Ce t-shirt est devenu un chouchou de ma fille qui l’a déjà pas mal porté. Je l’ai cousu en «7 ans», c’est-à-dire que j’ai tracé un compromis entre le 6 et le 8 ans, mais ça affectait plus la longueur du corps et des manches que la largeur du modèle.

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Le 2e t-shirt est la version D du patron… nahhnn, je rigole, il n’y a pas de version D dans le pack de TROP-TOP. La version D, c’est mon prototype de t-shirt à encolure bateau, à partir de la version A. Je vous en reparle dès que j’en suis satisfaite (si je réussis à en être satisfaite)!

À bientôt!

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25 mars 2015

un, deux, trois

Depuis janvier, je  multiplie tout par trois.
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Non, non, non, je n’ai pas cousu une MINI-PERLE en 3 mois pour mon garçon de 10 semaines, rassurez-vous! (mais je vais vous avouer qu’il porte de temps en temps un body à col claudine rose de ses sœurs, et je le trouve craquant, pas question d’en faire un mini macho!)

Ce trio de MINI-PERLES n’est pas destiné à mes enfants, donc. C’est un cadeau pour remercier un très gentil couple d’amis avec qui on a lié connaissance l’an dernier. Ce sont eux qui ont gardé au pied levé mes deux filles pendant que monsieur leur frère naissait. Et ce sont eux qui ont eu le très délicate attention de nous offrir un précieux cadeau de naissance: une foultitude de petits plats maison préparés par leurs soins puis congelés. À utiliser quand maman et papa sont crevés, que le frigo est vide et que les autres enfants ont quand même besoin de manger. Je peux vous dire que ces petits plats nous ont rendu service lorsque les microbes et les 40°C de fièvre ont envahi la maison alors que bébé n’avait que 3 semaines.

Et donc ces amis ont trois filles. Puisqu’ils nous avaient offert un cadeau maison, j’ai décidé de faire de même en retour.

L’idée de base était d’offrir le même cadeau aux trois filles. Oui, le même,  mais sans être le même.  Je sais assez par ma propre expérience (j’ai deux sœurs, j’ai deux filles aussi) qu’on n’aime pas trop avoir le même vêtement que sa sœur. MINI-PERLE s’est imposé comme un incontournable avec ses différentes versions sur une base commune.

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Pour le choix du tissu de base, c’est un chambray de la collection denim du Fabricville qui s’est imposé. Deux raisons à ça: je voulais n’avoir aucune difficulté à l’associer avec des tissus accent une fois de retour à la maison. Et quelle couleur est plus facile à associer que le bleu de Nîmes? L’autre raison, c’est que je voulais faciliter les associations pour la maman, qui trouvera certainement des petits hauts unis à assortir, sans avoir à se casser la tête. Et qui sait, peut-être leur coudre un TROP-TOP assorti un peu plus tard!

Version 2 ans. Sans plis, sans péplum, avec poches et ceinture passepoilées. Passepoil et ceinture en chevrons orange (tissu Les monsieurs de Tamara Kate, acheté chez Effiloché). Piqure double à l’ourlet, pour un effet jean.

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Version 4 ans. Passepoil aux poches et volant péplum en liberty Eloïse bleu.

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Version 8 ans. Passepoil plat aux poches et plis. Ceinture en liberty dont j’ignore le nom.

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Voilà! Et que tournent les jupettes!

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05 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 2

Comme promis, avoir vous avoir parlé de ma 1ère Mini Perle, je vous présente la seconde. Pour ma plus jeune, j’ai choisi la version B (avec le volant péplum). Ivanne vient juste de publier un billet à ce sujet, courez le lire après avoir vu ma version (si ce n’est déjà fait)!

Le côté plutôt original de cette expérience de couture en tant que testeuse, c’est que je n’avais aucune idée du résultat final ou du tomber de cette version B. Ivanne avait simplement envoyé le patron avec les instructions de montage et le dessin ci-dessous était la seule idée que je pouvais me faire du modèle…

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illustration du patron – Extrait de http://www.ivanne-s.fr/jupe-mini-perle/

 

Ma bientôt-plus-dernière a 4 ans –> je lui ai cousu du 4 ans. Elle est si fluette que je pense bien qu’elle portera la jupe au moins cette année et la prochaine. Et pas de règlement d’école pour la longueur pour le moment: ici, ça commence à 5 ans. Cousue cette fois dans un lainage gris récupéré du stock de ma maman, et agrémenté de liberty capel rose pour la doublure du volant péplum et la ceinture (rose + gris –> combinaison gagnante).

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Comme je n’avais plus d’élastique à boutonnières, j’ai glissé un élastique «non twistable» dans la ceinture, et je l’ai ajusté à la taille de la demoiselle.

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Mon volant péplum aurait pu un chouïa mieux tomber, mais mon lainage gris manquait de souplesse. C’est moins gracieux sur cintre. Par contre, une fois portée, on ne voit plus ce défaut.

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Je n’ai pas fait d’ourlet rapporté, pour gagner du temps, mais j’ai quand même soigné au maximum la piqure machine et les remplis.

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Dire que c’était une version test… franchement, c’est trop aux petits oignons pour encore considérer cette jupe comme un essai ;] Quelques photos sur le mannequin directement.

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Voilà, je craque, elle n’a plus l’air de mon petit bébé comme ça… et ça me convient tout à fait!

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Photos non contractuelles, on ne sort plus en tee-shirt depuis quelques semaines!

Cette version a été ma plus grande surprise, parce que je n’étais pas influencée par d’autres versions cousues, vues çà et là. Coudre à l’aveugle (bon, pas totalement, j’avais quand même la coupe de la première version en tête) était grisant! Et aussitôt que j’ai pu enfiler la jupe à ma fille, j’ai été charmée du résultat. Je trouve les versions A et B si différentes l’une de l’autre, même si elles sont bâties sur la même base, que ça permet de rentabiliser facilement son patron en jouant avec les possibilités sans avoir l’impression de coudre deux fois la même chose.

Et maintenant, j’ai hâte de voir vos versions de Mini-Perle fleurir sur la Toile!

 

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

 

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03 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 1

Vous n’avez pas pu manquer la nouvelle du jour  n’est-ce pas?

Ivanne.S a sorti son tout premier patron!

À défaut de m’être cousu une Perle de nacre pour moi (un petit locataire me faisant prendre quelques tailles de plus), c’est avec une joie difficilement dissimulable que j’ai reçu la proposition d’Ivanne de coudre la Mini Perle pour mes filles.

La première (version A, avec les plis) est en velours jaune pas tout à fait moutarde, plutôt soleil d’automne (Fabricville), pour ma plus grande. À presque 7 ans, je lui ai cousu le modèle 8 ans. Pour la carrure, c’est impeccable, mon ainée étant quand même assez costaude. Pour la longueur, je me suis résignée à la taille préconisée pour le 8 ans à cause du règlement de son école. Mais mon coup de cœur aurait été de l’avoir un brin plus courte, entre le 6 ans et le 8 ans (en même temps, coudre une jupe qui ne serait portable que les samedi-dimanche ne fait pas partie des choses que je juge acceptables).

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J’ai effectué une grande partie des «Finitions +» proposées dans le patron. Ce sont des détails facultatifs à réaliser qui donnent un petit look travaillé au vêtement: surpiqures, passepoil et ourlet rapportés, par exemple.

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Sous-piqure à la ceinture et élastique réglable.

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Voici donc une petite  jupe facile à vivre et originale, qu’on peut confectionner pour toutes les saisons et pour toutes les occasions. J’ai pu tester le succès du design de la jupe auprès d’amies ayant des filles, et 100% d’entre elles étaient conquises! Ça fait 3 semaines qu’elle est portée et reportée, j’ai eu le temps de lui chercher des défauts, mais je ne lui en ai pas trouvé (à part peut-être celui de rendre jalouses les mamans de mon entourage qui voudraient bien que leur fille ait la même!) J’aime vraiment beaucoup le résultat. J’ai trouvé une concurrente sérieuse à mon patron fétiche, la Sailboat skirt de Oliver + S (présentée ici, ici, ici et ici!), restée jusqu’ici indétrônée. Deux patrons qui s’équivalent, tant dans la précision et le soin des explications que dans la coupe du vêtement.

PS: La version B vous sera présentée dans mon prochain billet. Autre style, autre look. Je l’aime autant.

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

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