12 août 2016

le cas du maillot de bain

Je ne pensais pas montrer publiquement des photos de moi en maillot de bain, mais c’est bel et bien ce que vous allez voir ici… Pour moi qui suis assez pudique, la décision de publier ce billet a surtout tenu au fait que je voulais laisser une trace et mes commentaires sur la réalisation d’un maillot de bain en général et sur celui-ci en particulier. Une belle étape dans ma progression de couturière.

D'abord vous parler de mon rapport avec les sous-vêtements/maillots de bain. Je DÉTESTE acheter ce genre de vêtement. Mon côté pingre, premièrement, trouve que ces minuscules vêtements sont affreusement trop chers. L’ambiance de la cabine d’essayage [néons, musique trop forte, miroir qui montre trop de détails, chaussettes aux pieds, pas encore bronzée] deuxièmement, me décourage et j’ai toujours envie d’en finir au plus vite. Sans oublier, finalement, le fameux problème de l’acceptation de soi, qui nous est renvoyé direct, in your face. Ça fait quand même plusieurs années que je tourne autour de l’idée de la couture du maillot de bain pour moi, sans toutefois me lancer.

Il faut dire que l’acceptation de mon corps commence à entrer. J’ai connu des petits problèmes avec l’alimentation au début de ma vie d’adulte, mais on dirait que c’est une autre personne que celle que je suis aujourd’hui qui les a vécus. Je ne m’identifie plus à cette jeune femme et je pense que la route vers l’acceptation de mon corps (je n’en ai qu’un, c’est celui-là, je ne peux pas en changer) est déjà bien parcourue. Et j’en remercie la psychologue qui m’a mise sur cette route. Après 3 grossesses, la trentaine entamée, le fait que je me sois mise au sport de façon régulière (3 sorties de jogging par semaine, été comme hiver + marche à pied de 4 km/jour + grimpette de 7 volées de marches d’escaliers, 5 jours/semaine), une alimentation en fruits et légumes suivant plus que les recommandations : le corps que j’ai me convient. Je n’ai pas maigri d’un iota, je suis toujours un 40 du commerce, de temps en temps un 38 si la marque triche avec les tailles.

La couture d’un maillot de bain m’a ouvert les yeux grands, grands, grands. J’ai taillé une taille 12 chez Butterick (plus grande taille des «petites tailles») et j’ai réalisé que la différence entre la taille 10 et la taille 12 était si petite sur le patron que je me suis même demandé pourquoi je visais absolument le 38, alors que cela me demanderait d’être encore plus active, de ne plus boire de bières et de supprimer pain, charcuteries et fromages de mon alimentation. No way.

Après ce préambule sur la gestion de ma morphologie et libérée de ces préoccupations un peu terre à terre, je peux vous parler de ce fameux maillot de bain. Sa genèse a commencé il y a un an environ, quand, me promenant dans les allées de mon Fabricville, je suis tombée sur un tissu à maillots de bain rayé corail et blanc. Je l’ai acheté sans avoir toutefois de modèle en tête. À vrai dire, je pensais plutôt m’en servir pour mes filles. Le tissu a passé l’été dans un carton, alors que nous rénovions notre cave pour y faire une grande salle familiale et mon atelier de couture. Quand Liesl Gibson a sorti le patron Butterick B6358, ça a été le coup de foudre. J’aime le haut du bikini avec le nœud croisé sur le milieu devant et la culotte taille haut avec reprise du nœud à la chute des reins.

Butterick B6358

Il y a eu un sewalong organisé sur le forum deOliver + S et j’ai embarqué dans ce train, en me procurant les fournitures qui me manquaient. J’ai commencé par coudre le haut du bikini. Je pense que la coupe m’a occupée quasiment plus que l’assemblage, car il y avait une quinzaine de morceaux (le soutien-gorge est entièrement doublé et contient même une pochette dans laquelle glisser un petit coussinet de l’épaisseur de votre choix, pour tricher un peu avec la taille de notre poitrine). Sans compter le nombre de petits repères à reporter. Disons que je comprends maintenant pourquoi les maillots de bain coutent si cher: ce n’est pas tant la quantité de tissu que les heures de couture qui font grimper la facture.

Je n’ai rencontré aucune difficulté pour coudre le haut: les instructions sont claires, les tailles sont exactes. Ça a été l’occasion de travailler avec cette matière extensible – le lycra - un peu différente de celles que je connais. J’ai systématiquement utilisé le genre de point zigzag serré spécial tissus extensibles.

Point stretch

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

Le point droit n’est absolument pas recommandé pour les surpiqures: j’ai donc choisi un point zigzag pointillé pour faire les surpiqures décoratives et c’est plutôt joli.

Point zigzag cousu

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

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La culotte a été toute une autre histoire et elle a été une belle occasion d’apprentissage. Petite parenthèse à ce sujet. Je suis autodidacte, comme bien des couturières de notre génération 2.0. Souvent me fait-on le commentaire sur mon «talent».  Disons-le, le talent en couture n’arrive pas seul. Et l’argent que je n’ai pas dépensé en cours de couture, je l’ai perdu dans des créations importables, qui ont pris le chemin de la poubelle. C’est le cas de la culotte que je vous présente ci-dessous.

Comme telle, sur les photos, vous ne trouverez peut-être pas qu’elle méritait son sort, mais vous allez comprendre. D’abord, elle n’est pas du tout taille haute, comme sur le modèle. Ensuite, elle fait des plis. Le nœud au dos, dans la cambrure, est horrible. Et enfin, elle est inconfortable parce que trop serrée.

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J’ai cherché la réponse au problème, ne voulant pas me garder le popotin engoncé inconfortablement dans une culotte plissée et trop serrée. Ma première hypothèse était forcément que j’avais choisi la mauvaise taille. Mais j’ai vite rejeté cette hypothèse puisque j’avais essayé la culotte (avant de poser la doublure) et que tout allait bien. Ma deuxième hypothèse était que j’avais un problème d’élasticité avec mes tissus. C’est l’hypothèse qui a été retenue après le test que vous pouvez voir sur les photos ci-après.

Laissez-moi vous expliquer maintenant le problème. Quand on travaille sur un maillot de bain, on travaille (et c’est possible seulement avec les tissus stretchs) sur de l’aisance négative. Cela veut dire qu’on coupe un peu plus petit que nos mensurations réelles et qu’on compte sur l’élasticité du tissu pour coller au corps. C’est grâce à ça qu’on ne perd pas sa petite culotte dans la piscine... ouf. Pour ma version1, à gauche, j’ai utilisé de la doublure à maillot… de patinage artistique. La vendeuse m’avait dit que ça fonctionnerait. Ne connaissant rien à ces tissus, j’ai acheté ladite doublure sans trop me poser de question. Je vérifiai simplement qu’elle était extensible dans les deux sens, ce qui était le cas. Là où la doublure a montré ses limites, c’est qu’elle n’a pas le même degré d’extensibilité que le tissu de maillot de bain. Donc elle a empêché le tissu principal d’aller en extension complète, ce qui explique les plis et le fait que la culotte n’arrivait pas à la taille haute.

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Le contraste entre les deux photos ci-dessus indique clairement le rôle néfaste de la doublure (celle qui est couleur chair) dans la sensation de «trop petit» que je sentais. Et qui n’était pas juste le fruit de mon imagination puisqu’on voit bien que la première culotte a l’air plus petite que la seconde (pourtant coupées toutes les deux en taille 12). En bref, la doublure empêchait le tissu extérieur d’arriver à sa pleine extensibilité, et donc d’obtenir l’aisance nécessaire au confort de mon arrière-train.

De dos, c’était encore pire, un peu comme si j’avais une couche-culotte qui débordait – pardon pour l’image. Ça pochait dans l’entrejambe, c’était désagréable. Je ne vous montrerai même pas une photo portée tant c’était moche.

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J’ai donc repris bravement le chemin de mon magasin, sermonnant vertement la gérante pour l’erreur de son employée (naaan, je déconne, je n’ai sermonné personne, je voulais juste placer cette expression sur mon blogue, en espérant que Google la recensera). En l’absence d’autre choix de doublure (faut croire que peu de gens se cousent leur maillot de bain), j’ai prix une doublure à vêtements de sport, qui avait le même pourcentage d’élasticité que le tissu extérieur. J'aurais aussi pu prendre comme doublure le même tissu que le tissu principal: c'est ce qui est recommandé si on a de la difficulté à trouver de la doublure à maillot. La photo ci-dessus illustre la doublure en action: elle ne tire plus sur le tissu extérieur.

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Et constatez maintenant comment elle me colle bien au derrière, sans faire de plis :)

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Voyez aussi comme elle est plus «taille haute» que la version 1. La version 2  remonte à 2-3 cm en dessous du nombril, alors que la version 1 était facilement 7-8 cm sous le nombril.

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Je ne vous en montrerai pas plus en photo, l’essentiel est dit.

Je vous laisse quand même sur cette note : je n’ai pas cousu énormément de morceaux cet été, mais il n’y a rien que j’ai cousu qui ait pu l’être en pilote automatique. J’ai relevé des défis que je n’avais jamais pensé relever. Je vous en parle dans un autre billet, probablement dans le courant de l’automne. Mais ça fait vraiment du bien de sortir de sa zone de confort!

À bientôt!

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23 janvier 2013

La[robe] qui ne s’enfilait que par la tête et la petite [veste] qui jouait à la grande

Premier billet de l’année. J’ai volontairement coupé ma présence à l’ordinateur ces  dernières semaines, donc je ne suis pas venue autant que je l’aurais voulu vous porter mes vœux dans vos chez vous (roooh, l’allitération en V). Je me rattrape ici, en vous souhaitant une très heureuse année 2013, la santé pour vous et pour ceux que vous aimez, amour et créativité!

Aujourd’hui, une couture de 2012 et une couture de 2013.  La robe (ratée) en 2012; la veste (épatante) en 2013. Je vous montre le pire en premier et le meilleur en second, d’accord?

Comme annoncé dans mon dernier billet, une petite robe noire, ethnique et comique. Alors rions un peu de cette [robe] qui ne s’enfile que par la tête (parce que les hanches ne passent pas). Cet été, j’ai cousu une robe à pois dans un patron Lisette, et comme elle m’allait vraiment bien, je me suis dit qu’une version hivernale serait super. Quand on a un patron «valeur sûre», on fonce tête baissée. Alors j’achète un jersey noir au Fabricville, jersey laineux imprimé dans la lisière, qui me fait complètement craquer pour son côté ethnique discret. Pour moi, la discrétion de ce genre de motif est indispensable, car mes vêtements doivent durer le plus longtemps possible. Donc pas de choses trop trop à la mode, sinon, je déteste mon vêtement trop rapidement.

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J’ai scrupuleusement fait cette version à l’identique de la précédente… sauf qu’au moment du premier essayage, je me suis rendu compte que je n’entrais pas dans la robe, ou alors au prix d’une contorsion monumentale en l’enfilant par la tête. Ne parlons pas du déshabillage: sans l’aide de mon chéri, je serais encore coincée dedans. J’ai donc réessayé la version à pois de cet été pour voir si c’était une prise de poids abrupte qui faisait que je n’entrais plus dans le modèle. Ben non, la robe à pois me va (encore) comme un gant. Après réflexion et observation du comportement du jersey noir (parce que du jersey, c’est élastique, d’habitude), j’ai fini par comprendre que d’avoir coupé le tissu dans le sens où je l’avais coupé, pour avoir le motif dans le bas de la robe, avait créé une tension qui «rétrécissait» le tissu.

Ce qu’il y a de bien avec les patrons Simplicity, c’est leurs gigantesques marges de couture (1,5 cm). D’habitude, ce gaspillage de tissu m’énerve un peu, mais là, j’ai béni ces marges pour aller leur raboter les centimètres qui me manquaient. Le résultat? MMMmmmm, comment dire, beaucoup, mais alors beaucoup plus sExy que je ne le voulais au départ… J’ai décidé de ne pas la porter à Noël pour m’éviter des remarques du type «alors, tu attends ton petit 3e?»

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Sur la photo ci-dessus, j’ai arrêté de respirer pour rentrer mon ventre et on voit très bien les petits plis à la taille qui montrent pas A + B que la robe est trop étroite pour descendre sur mes hanches.

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La fermeture-éclair gondole dans le dos, encore une fois, à cause du tissu qui tire trop.

Mais quand même, j’adore l’imprimé de cette robe, j’en suis raide-folle-amoureuse. Peut-être que je porterai cette robe avec la veste, pour cacher le fait que mes épaules craquent en haut. À voir. C’est surtout qu’on a beaucoup besoin d’oxygène quand on veut parler fort à toute sa classe… et si je m'évanouis en classe parce que ma robe m’empêche de respirer, est-ce que c’est considéré comme un accident du travail?

Quant à la veste, c’est Haussmann lady de C’est dimanche que je vous présente. Je dois un énorme merci à Mme Reloux de m’avoir offert ce patron, au cœur d’un échange improvisé. Merci, merci, merci (et vive la blogo!) Le tissu est un lainage mauve, rayé blanc, du Fabricville: je voyais à cette veste un petit air«Chanelisant».

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J’ai beaucoup aimé coudre cette veste: au cours de la confection, j’y ai vu particulièrement le commentaire que s. Alma faisait « Vous ne le voyez peut-être pas, mais c'est un tournant dans mon travail... […] un modèle pour femme. […] Un blouson, mais avec des détails couture. » Un modèle bien taillé – j’ai coupé le mien en 40, pour avoir de la place – pas plus compliqué que Victoria street. Poser la fermeture à glissière est super facile, vu qu’elle s’ouvre complètement. Pour les têtes manches, j’ai préféré coudre à 1 cm de marge de couture plutôt que 0,75 cm, je trouve que ça rentrait plus facilement l’embue sans faire de petits plis.

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J’ai vraiment aimé coudre la doublure (ici, entièrement doublée en vrai tissu à doublure et passepoil noir).

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J’ai surpiqué les plis plutôt que de les fixer avec un bouton, la surpiqûre étant plus dans cet état d’esprit Chanelisant que je recherchais.

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Mes quelques critiques ne concernent que les choix éditoriaux du patron. D’abord, je trouve que des marges de couture de 0,75 cm pour un tel modèle, c’est trop peu. Sachant que celui-ci est destiné à du lainage et que le lainage s’effiloche toujours un peu, on se retrouve vite avec des marges de 0,5 cm: c’est propice à l’autodécousage des coutures si elles subissent trop de tension. Donc pour une prochaine réalisation du modèle, j’augmenterai les marges. D’autre part, les manches sont un peu trop larges à mon goût. Finalement, je pense qu’avant de faire les lignes de surpiqûres de la ceinture (8 dans mon cas), il aurait peut-être été mieux de bâtir la ceinture en quelques points stratégiques pour éviter qu’elle ne s’étire. Cet étirement est assez visible sur mon tissu clair et c’est un petit détail qui me chicotte.

Mais quand même, je crois que je peux dire merci à la veste d’avoir sauvé la robe, non?

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26 septembre 2012

le bûcheron urbain

Après avoir passé l’été à me battre contre des ours à mains nues  - en vrai, autour de notre tente ne se sont pressés que des lapins, des putois, des ratons laveurs, des tamias et une biche – ma blouse chérie d’amour en plumetis blanc est sortie déchiquetéeen vrai, elle s’est déchirée alors que je m’étirais dans l’auto pour attacher ma grande à l’arrière, futée. Le short est toujours impec, ne vous en faites pas.

Comme j’avais de toute façon l’ambition de me faire un short d’hiver – devrais-je dire un short d’octobre, peut-être mettable la première semaine de novembre aussi, je ne suis pas maso au point de porter de petites choses quand il fait -10°C – je me suis lancée de nouveau dans ce patron Lisette 1879. Inspirée au départ d’un short bimatière vu chez Simons, j’ai simplement repris l’idée de la ceinture en suédine et des larges passants décoratifs. Tous les tissus de ce billet arrivent du Fabricville.

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Petite frustration: j’ai posé une fermeture éclair, qui ne sert à rien finalement, parce que la suédine est extensible (quelle horreur à coudre, je n’ai même pas le bon pied de biche) et le short s’enlève tout seul… sachant que j’ai galéré à la poser justement à cause de la suédine + changement de fil en plein milieu pour garder les fils assortis au brun et au gris.

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Mais, porté, mama mia, il est toujours aussi chouette!  Il faut dire que j’apprécie toujours le confort d’une taille basse. Vous voyez ici la version portée avec la blouse à carreaux (plus de détails concernant la blouse dans la suite du billet).

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Vu de l’arrière avec les pinces qui flattent (et il y a un fil qui est resté accroché sur le revers, hum hum, le verrez-vous?).

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Mais il peut aussi être plus «habillé» avec un petit pull fin noir. Quand je dis habillé, je ne dis pas université- compatible, tout de même, mais quand même assez pour sortir chez des amis.

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Porté avec mes bottines Kickers, c’est l’amour fou (et tant mieux, parce que tout vêtement qui ne s’entend pas avec elles risque d’attendre longtemps son tour).

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Et toujours chez Simons, j’ai eu la confirmation que le look bûcheron était autorisé cette année (je ne feuillette pas les magazines de mode, alors je suis toujours loiiiiiin dans les tendances. Ce n’est qu’en boutique et sur vos blogs que j’apprends avec 18 trains de retard que cette année, on porte du bordeaux, parce que le moutardeest tellement février 2012). J’imagine que c’est par association d’idées avec la mode amérindienne, on reste dans le champ lexical du trappeur, du roots, de Roch Voisine-seul-sur-le-sable.Quoi qu’il en soit, je me suis autorisé un rêve de toujours: la blouse de trappeur à carreaux, en coton doudou (après, qu’on ne vienne pas me dire que je n’ai pas réussi mon intégration dans ma société d’accueil). Et voyez-vous, quand je la porte, j’ai bien envie de rester collée sur le canapé, plutôt que de partir à la chasse à l’orignal.

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J’ai taillé les empiècements devant et dos en biais, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise de raccord de carreaux qui aurait de toute façon été impossible.

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Je suis raide dingue de cette encolure carrée.

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Raccord impec des carreaux, pas évident quand les manches sont coupées en 2 parties…

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Et avec le short, voilà!

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Pour parachever ma silhouette, je me suis (re-)mise au tricot. J’avais appris quand j’avais 6-7 ans, je crois. C’était en CE1 ou en CE2, je ne sais plus trop, mais je n’étais pas allée beaucoup plus loin que le point mousse. Donc j’ai commencé en douceur avec un trendy chale (il est encore trendy, lui? pleaaaaase dites-moi que oui!) Il est en laine écotweed de Plassard, acheté chez De Serres, coloris gris chiné.

Bon, c’était un essai: j’en suis encore à la phase de réflexion le tricot, je m’y mets sérieusement ou pas?

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Comme le patron Lisette 1879 est LE patron de short pour adulte à avoir absolument dans toute collection de patrons qui se respecte, je me propose de vous l’offrir. Et je n’offre pas un patron, mais deux patrons!  En fait, j’ai un exemplaire en 34-42 (pochette 1) et un autre en 42-50 (pochette 2). Donc si vous voulez qu’un patron gratos arrive dans votre boîte aux lettres, laissez juste un petit commentaire ici en précisant si vous concourez pour la pochette 1 ou la pochette 2. Je vous laisse ci-dessous le tableau des mensurations pour que vous choisissiez votre version (sachant que faisant un 38 français, je me taille plutôt les versions 40-42)! Je tirerai au sort le 6 octobre mes deux gagnantes.

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L’argument ultime pour que vous convaincre de participer à ce tirage, c’est d’aller zieuter du côté de la super version de la blouse de Caro de la Cabane d’Elilou!

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05 juillet 2012

pea soup

Après avoir tapé dans des casseroles avec en famille, après avoir appris que la rentrée universitaire serait en août et pas en septembre… vous avez entendu parler de notre «printemps érable»? Question de société  pas futile du tout, qui m’a amenée malgré tout à un problème E-XI-STEN-TI-EL.

Je n’ai pas l’habitude d’enseigner l’été –> donc je n’ai pas vraiment de tenue « université compatible ». (Là, je fais un clin d’œil à notre Mu nationale et ses mini jupettes « école compatible » – ou pas toujours :-)). Vite vite, une robette (j’ai déjà des dizaines de jupes, je fais pitié au rayon robe). Un  patron Lisette 1878, par Madame Oliver +S. On ferme les yeux sur la pochette et on passe directement à ma version, plus sobre, en popeline planche à gros pois cappuccino, duFabricville.

Diplomat Dress Sewing Pattern

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J’ai choisi la version mi-longue à manches longues (surtout parce que les salles de classe sont surclimatisées…). Côté technique, la robe a des pinces dans le dos, une fermeture à glissière, une ouverture en V, un peu travaillée, des surpiqûres décoratives et des manches montées, 3/4 et à ourlet large.

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(détail des pinces dos et de la fermeture quasi-invisible)

Je déteste monter les manches d’adulte, avec la tête de manche à soutenir avec un fil de fronce qui laisse souvent des petits plis grimaçants. Néanmoins, pour une fois ça a marché comme sur des roulettes. J’ai lu que plus on en faisait, plus on y arrivait. J’espère que la technique est donc maintenant acquise.

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Un vrai bonheur de coudre cette robe et un bonheur encore plus grand quand je l’ai essayée. Quand une robe vous dessine une super silhouette, j’achète. Au premier essayage, au beau milieu de l’après-midi, ma fille m’a demandé pourquoi j’étais en chemise de nuit. Aussitôt insultée, aussitôt accessoirisée, d’abord avec un gros collier brun qui rappelle les pois…

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…ensuite avec une petite ceinture tressée.

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Chic, chic, chic, j’ai une nouvelle robe!

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01 juin 2012

à mains nues

Vous savez où ça passe ses vacances, une vraie Française- trooper qui vit au Québec? La vraie trooper passe ses vacances dans la forêt, elle dort sous la tente et prépare ses repas sur un feu de bois. Le soir, assise autour des braises, elle se fait griller quelques guimauves et écoute son amoureux chanter ses meilleurs succès à la guitare. Mais notre trooper est quand même une fille de la ville. Eh oui. Donc la fille de la ville a besoin d’être élégante en toutes circonstances, tout en ayant très accessibles son couteau suisse, ses allumettes et ses mains nues pour tuer l’ours.

Pour habiller notre trooper, un patron Lisette (de chez Simplicity), by Liesl Gibson (Madame Oliver + S, si vous préférez).

Souvenir Dress, Blouse & Shorts Sewing Pattern

Le short m’a fait craquer dès le début avec son revers et ses plis sur le devant qui sont presque des plis creux, mais non. Ce sont des plis creux croisés, nuance.

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J’ai aimé aussi le fait qu’il soit taille basse, avec un bel empiècement large: ça flatte le popotin. Ce qui flatte moins, c’est le guide des tailles. Je fais un  38 du commerce en bas, mais selon les mesures du patron, j’ai dû tailler un 42. J’ai pris 2 tailles d’un coup, merci Lisette.

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Gros problème, le patron n’a pas de poches. Et sérieusement, on ne peut pas camper sans poches (à moins de porter un sac-banane, complètement contradictoire avec la fille-de-la-ville-élégante-en-toutes-circonstances). Donc j’ai mis deux poches de côté, en tissu à pois La Petite École, par French General pour Moda (et oui, encore), parce qu’il était parfaitement assorti à mon lin bleu nuit (Fabricville), qui avait déjà servi pour les bretelles de ma Blue Princess.

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Ma fermeture-éclair est presque invisible. On ne chipotera pas, là.

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Tant qu’à être partie sur ma lancée, autant coudre le petit haut qui va super bien. En plumetis blanc (Fabricville), un brin transparent, sinon ce ne serait pas drôle. La découpe est fantastique et le montage est franchement simple. J’ai pris la longueur de la robe, car la longueur blouse me serait arrivée au nombril (allez savoir pourquoi, du haut de mon immense 1,64 m, j’étais déjà hors-norme pour la hauteur prévue).

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Portés ensemble ou séparés, ce short et cette blouse font plus que mon bonheur. Je suis ravie, c'est exactement ce que j'avais en tête.

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Petit détail que j’aime tant avec cette blouse: elle a un ourlet large aux manches et en bas, et j’adore les ourlets larges.

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PS: cette année, on a prévu de camper au bord de la mer, au Nouveau-Brunswick, alors mon kit anti-ours ne devrait pas être utile. Les poches serviront à mettre des coquillages…

PPS: vous voyez, le moral de la couturière est revenu, j’avais juste besoin d’une petite tenue pour moi!

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13 novembre 2011

la Jean Paul Gaultier en moi

Cette année, Montréal a accueilli la toute première exposition consacrée à Jean Paul Gaultier. Profitant d’un rare moment de solitude, je suis allée m’y rincer l’oeil une petite demi-journée en août. Non pas que je sois une fan finie de M. Gaultier, mais une telle exposition pour qui aime coudre ne pouvait pas être manquée. J’y ai vu la première robe qu’il a cousu – et si vous voulez que je vous rassure, chères lectrices, il ne cousait pas mieux que vous et moi! Les points irréguliers, pas toujours droits. Mais le talent en couture n’est pas que dans l’exécution. Et toute la collection de bustiers, de fringues de Madonna et autre magnifiques marinières transformées était là. Je peux vous dire que je me suis régalée. Le plus dingue dans cette exposition: sous chaque tenue était indiqué le nombre d’heures passées à la confectionner. Et quand on voit 250h, 420h ou 600h, on pleure. Coudre à la main des plumes sur un collant pendant 95h, ça donne envie, non?

Alors il était temps que je mette à profit les idées glanées dans cette expo, pour mes tenues actuelles. Une robe-marinière d du stylish dress book 2 (n°175 chez les JCA) en jersey rayé gris et chocolat, pour commencer. Quasiment pas de modification au modèle original, sauf l’absence de manches et l’encolure que j’ai élargie pour y ajouter un col montant. Perplexe lors du montage et des premiers essayages (il y a un an! ) - je pensais la convertir en robe-pour-sortir-les-poubelles, je ne la trouvais pas assez ajustée – j’ai finalement été convaincue, peut-être parce que l’an dernier, à peine sortie d’une grossesse, je ne voulais rien savoir d’un vêtement ample.

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Et comme je suis la très récente propriétaire d’une surjeteuse, cette robe m’a servi de «test»: j’ai quasiment tout essayé (le rouloté, une aiguille, deux aiguilles, un rasoir, sans rasoir, avec différentiel).

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Une blouse Lisette (2059) en chambray bleu de chez Fabricville, pour continuer. J’ai  acheté ce patron juste parce que je suis folle de sa découpe dans le dos… sauf que le devant est un peu tout-nu… pour remédier à ce léger problème, j’ai ajouté des fausses bandes de boutonnage aux épaules, un peu tombantes, exactement comme je l’avais vu sur un des vêtements de M. Gaultier.

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Autant je ne suis pas sûre de la vue de face, autant le dos me plaît énormément… et comme je suis souvent de dos avec mes étudiants… ce n’est pas un si mauvais compromis!

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02 juin 2011

Quand Liesl Gibson rencontre sœur Alma, en passant par chez Ivanne

Pour comprendre le titre de ce billet, vous devez être un minimum initié à la blogo couturesque!!

Liesl Gibson, la créatrice des patrons pour enfants Oliver+ s, a ouvert une ligne de patrons Lisette, distribuée par Simplicity. J’en ai déjà parlé ici, quand j’avais cousu la Traveler dress et j’en avais été ravie. Je me suis procuré les 3 autres patrons de la ligne un jour où mon Fabricville les soldait à 99 sous, sans pour autant être convaincue de les utiliser (autant vous dire que j’ai allègrement découpé directement le patron, chose que je ne fais jamais, mais à ce prix-là, je n’aurai qu’à racheter le patron si j ai besoin d’une autre taille la prochaine fois!)

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Finalement, quand la talentueuse propriétaire du blog des Grains de maïs a proposé sa version de New Orleans de  C’est dimanche, j’ai eu très envie d’en avoir une pareille! Et j’ai le droit, moi aussi j’allaite encore :) N’ayant pas le patron de New Orleans, j’ai réalisé dans un premier temps la tunique  du patron 2221 (Market dress) qui partage avec le patron New Orleans les manches ballons. La Market dress a par contre des pinces, une encolure plus large, pas de fentes en bas et un genre de bande d’encolure décorative (ça m’a permis d’apprendre la technique de la sous-piqûre qui me sera bien utile désormais pour fixer les parements…). Une fois la tunique terminée, j’ai donné un grand coup de ciseaux dans l’encolure pour obtenir une patte polo (et en prenant une grande inspiration), et voilà!

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Coton blanc (Fabricville) et liberty fairford sous-bois (La Droguerie)

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J’ai utilisé ce tuto-vidéo pour la patte polo. Comme j’avais mal calculé mes affaires, j’ai dû retailler la patte blanche pour qu’elle recouvre totalement la largeur de la fente, donc la patte blanche fait 1 cm de plus que la patte en liberty. D’où cette légère asymétrie, qui n’est ma foi pas vilaine!

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J’ai utilisé de l’entoilage thermocollant pour les pattes, pour les bracelets de manche et pour la bande d’encolure, afin de donner plus de tenue à ces tissus un peu trop fins.

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Portée, je suis ravie du résultat, la tunique a la transparence et la légèreté parfaite pour l’été, avec un petit débardeur en dessous. Vous excuserez mes photos légèrement floues, on dirait que j’ai choisi la journée la moins lumineuse de la semaine pour me photographier (mais c’est aussi parce que je couds généralement plus quand il fait mauvais!)

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Mariage réussi entre C’est dimanche et Lisette (mais quand on a deux créatrices aussi soigneuses et attentives dans la réalisation de leurs patrons, il aurait été étrange que le mariage soit un échec!)

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28 mars 2011

Lisette et Simplicity

Quand j’ai su que Liesl Gibson, la créatrice des patrons pour enfants Oliver + s, sortait une ligne pour femme  pour la marque Simplicity, je suis allée au Fabricville du coin les jours de patrons en promo et j’ai ramassé le patron de la Traveller dress, pour un petit 5$. Contrairement aux patrons Oliver + s, la version française est incluse dans le paquet.

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Le patron se décline en 3 modèles: une robe A, une liquette et une robe plissée C. C’est pour la liquette  que ce patron me plaisait, quoique pas non plus inintéressée par la robe A. On repassera pour le côté mémère des photos de la pochette, je préfère ma version…

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Choix des tissus d’abord, j’ai trouvé une popeline  stretch mauve indescriptible, donc j’ai sorti mon nuancier de couleurs de peinture et je nommerai cette couleur, Amoroso.

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Première fois de ma vie que je cousais un patron Simplicity. Après quelques moments de déroute (les marges de couture sont-elles incluses? que signifient ces petits repères?), j’ai finalement réussi à entamer le montage de la liquette. Le début se fait vraiment tout seul. Les marges de couture sont énormes (1,5 cm)!!!

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Le montage des manches a été un peu cauchemardesque, c’était des vraies manches montées et j’avais beaucoup de mal à éviter les petits plis. Mais la super technique de piquer une première fois et tant pis pour les plis, puis de repiquer à 3mm plus bas pour faire disparaître les plis a super bien marché!

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Portée, cette liquette est une petite merveille! Elle taille hyper bien, a un tombé impeccable. J’ai pris la taille 40 (française), d’après le tableau des mensurations, mais j’aurais aussi bien pu prendre le 38, parce que c’est ainsi que je m’habille d’habitude. Les épaules auraient ainsi été plus ajustées.

Portée, ça donne quoi? Alors tout nu sans rien, ça fait genre que je vais repeindre mon appart.

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Avec une grosse ceinture noire et chèche en liberty wiltshire bleu qui a aussi cette petite teinte d’Amoroso.

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Toujours avec la grosse ceinture noire et le chèche noué en petit foulard.

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Avec une petite ceinture tressée et une jupe courte (je vous rassure, cette photo est de la pure simulation… comme si la chaleur allait revenir un jour, on s’est encore réveillé avec  -6 °C ce matin…)

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À très bientôt, ça ne devrait pas trop prendre de temps pour que je vous mette une nouvelle tenue cette fois!

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