12 août 2016

le cas du maillot de bain

Je ne pensais pas montrer publiquement des photos de moi en maillot de bain, mais c’est bel et bien ce que vous allez voir ici… Pour moi qui suis assez pudique, la décision de publier ce billet a surtout tenu au fait que je voulais laisser une trace et mes commentaires sur la réalisation d’un maillot de bain en général et sur celui-ci en particulier. Une belle étape dans ma progression de couturière.

D'abord vous parler de mon rapport avec les sous-vêtements/maillots de bain. Je DÉTESTE acheter ce genre de vêtement. Mon côté pingre, premièrement, trouve que ces minuscules vêtements sont affreusement trop chers. L’ambiance de la cabine d’essayage [néons, musique trop forte, miroir qui montre trop de détails, chaussettes aux pieds, pas encore bronzée] deuxièmement, me décourage et j’ai toujours envie d’en finir au plus vite. Sans oublier, finalement, le fameux problème de l’acceptation de soi, qui nous est renvoyé direct, in your face. Ça fait quand même plusieurs années que je tourne autour de l’idée de la couture du maillot de bain pour moi, sans toutefois me lancer.

Il faut dire que l’acceptation de mon corps commence à entrer. J’ai connu des petits problèmes avec l’alimentation au début de ma vie d’adulte, mais on dirait que c’est une autre personne que celle que je suis aujourd’hui qui les a vécus. Je ne m’identifie plus à cette jeune femme et je pense que la route vers l’acceptation de mon corps (je n’en ai qu’un, c’est celui-là, je ne peux pas en changer) est déjà bien parcourue. Et j’en remercie la psychologue qui m’a mise sur cette route. Après 3 grossesses, la trentaine entamée, le fait que je me sois mise au sport de façon régulière (3 sorties de jogging par semaine, été comme hiver + marche à pied de 4 km/jour + grimpette de 7 volées de marches d’escaliers, 5 jours/semaine), une alimentation en fruits et légumes suivant plus que les recommandations : le corps que j’ai me convient. Je n’ai pas maigri d’un iota, je suis toujours un 40 du commerce, de temps en temps un 38 si la marque triche avec les tailles.

La couture d’un maillot de bain m’a ouvert les yeux grands, grands, grands. J’ai taillé une taille 12 chez Butterick (plus grande taille des «petites tailles») et j’ai réalisé que la différence entre la taille 10 et la taille 12 était si petite sur le patron que je me suis même demandé pourquoi je visais absolument le 38, alors que cela me demanderait d’être encore plus active, de ne plus boire de bières et de supprimer pain, charcuteries et fromages de mon alimentation. No way.

Après ce préambule sur la gestion de ma morphologie et libérée de ces préoccupations un peu terre à terre, je peux vous parler de ce fameux maillot de bain. Sa genèse a commencé il y a un an environ, quand, me promenant dans les allées de mon Fabricville, je suis tombée sur un tissu à maillots de bain rayé corail et blanc. Je l’ai acheté sans avoir toutefois de modèle en tête. À vrai dire, je pensais plutôt m’en servir pour mes filles. Le tissu a passé l’été dans un carton, alors que nous rénovions notre cave pour y faire une grande salle familiale et mon atelier de couture. Quand Liesl Gibson a sorti le patron Butterick B6358, ça a été le coup de foudre. J’aime le haut du bikini avec le nœud croisé sur le milieu devant et la culotte taille haut avec reprise du nœud à la chute des reins.

Butterick B6358

Il y a eu un sewalong organisé sur le forum deOliver + S et j’ai embarqué dans ce train, en me procurant les fournitures qui me manquaient. J’ai commencé par coudre le haut du bikini. Je pense que la coupe m’a occupée quasiment plus que l’assemblage, car il y avait une quinzaine de morceaux (le soutien-gorge est entièrement doublé et contient même une pochette dans laquelle glisser un petit coussinet de l’épaisseur de votre choix, pour tricher un peu avec la taille de notre poitrine). Sans compter le nombre de petits repères à reporter. Disons que je comprends maintenant pourquoi les maillots de bain coutent si cher: ce n’est pas tant la quantité de tissu que les heures de couture qui font grimper la facture.

Je n’ai rencontré aucune difficulté pour coudre le haut: les instructions sont claires, les tailles sont exactes. Ça a été l’occasion de travailler avec cette matière extensible – le lycra - un peu différente de celles que je connais. J’ai systématiquement utilisé le genre de point zigzag serré spécial tissus extensibles.

Point stretch

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

Le point droit n’est absolument pas recommandé pour les surpiqures: j’ai donc choisi un point zigzag pointillé pour faire les surpiqures décoratives et c’est plutôt joli.

Point zigzag cousu

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

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La culotte a été toute une autre histoire et elle a été une belle occasion d’apprentissage. Petite parenthèse à ce sujet. Je suis autodidacte, comme bien des couturières de notre génération 2.0. Souvent me fait-on le commentaire sur mon «talent».  Disons-le, le talent en couture n’arrive pas seul. Et l’argent que je n’ai pas dépensé en cours de couture, je l’ai perdu dans des créations importables, qui ont pris le chemin de la poubelle. C’est le cas de la culotte que je vous présente ci-dessous.

Comme telle, sur les photos, vous ne trouverez peut-être pas qu’elle méritait son sort, mais vous allez comprendre. D’abord, elle n’est pas du tout taille haute, comme sur le modèle. Ensuite, elle fait des plis. Le nœud au dos, dans la cambrure, est horrible. Et enfin, elle est inconfortable parce que trop serrée.

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J’ai cherché la réponse au problème, ne voulant pas me garder le popotin engoncé inconfortablement dans une culotte plissée et trop serrée. Ma première hypothèse était forcément que j’avais choisi la mauvaise taille. Mais j’ai vite rejeté cette hypothèse puisque j’avais essayé la culotte (avant de poser la doublure) et que tout allait bien. Ma deuxième hypothèse était que j’avais un problème d’élasticité avec mes tissus. C’est l’hypothèse qui a été retenue après le test que vous pouvez voir sur les photos ci-après.

Laissez-moi vous expliquer maintenant le problème. Quand on travaille sur un maillot de bain, on travaille (et c’est possible seulement avec les tissus stretchs) sur de l’aisance négative. Cela veut dire qu’on coupe un peu plus petit que nos mensurations réelles et qu’on compte sur l’élasticité du tissu pour coller au corps. C’est grâce à ça qu’on ne perd pas sa petite culotte dans la piscine... ouf. Pour ma version1, à gauche, j’ai utilisé de la doublure à maillot… de patinage artistique. La vendeuse m’avait dit que ça fonctionnerait. Ne connaissant rien à ces tissus, j’ai acheté ladite doublure sans trop me poser de question. Je vérifiai simplement qu’elle était extensible dans les deux sens, ce qui était le cas. Là où la doublure a montré ses limites, c’est qu’elle n’a pas le même degré d’extensibilité que le tissu de maillot de bain. Donc elle a empêché le tissu principal d’aller en extension complète, ce qui explique les plis et le fait que la culotte n’arrivait pas à la taille haute.

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Le contraste entre les deux photos ci-dessus indique clairement le rôle néfaste de la doublure (celle qui est couleur chair) dans la sensation de «trop petit» que je sentais. Et qui n’était pas juste le fruit de mon imagination puisqu’on voit bien que la première culotte a l’air plus petite que la seconde (pourtant coupées toutes les deux en taille 12). En bref, la doublure empêchait le tissu extérieur d’arriver à sa pleine extensibilité, et donc d’obtenir l’aisance nécessaire au confort de mon arrière-train.

De dos, c’était encore pire, un peu comme si j’avais une couche-culotte qui débordait – pardon pour l’image. Ça pochait dans l’entrejambe, c’était désagréable. Je ne vous montrerai même pas une photo portée tant c’était moche.

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J’ai donc repris bravement le chemin de mon magasin, sermonnant vertement la gérante pour l’erreur de son employée (naaan, je déconne, je n’ai sermonné personne, je voulais juste placer cette expression sur mon blogue, en espérant que Google la recensera). En l’absence d’autre choix de doublure (faut croire que peu de gens se cousent leur maillot de bain), j’ai prix une doublure à vêtements de sport, qui avait le même pourcentage d’élasticité que le tissu extérieur. J'aurais aussi pu prendre comme doublure le même tissu que le tissu principal: c'est ce qui est recommandé si on a de la difficulté à trouver de la doublure à maillot. La photo ci-dessus illustre la doublure en action: elle ne tire plus sur le tissu extérieur.

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Et constatez maintenant comment elle me colle bien au derrière, sans faire de plis :)

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Voyez aussi comme elle est plus «taille haute» que la version 1. La version 2  remonte à 2-3 cm en dessous du nombril, alors que la version 1 était facilement 7-8 cm sous le nombril.

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Je ne vous en montrerai pas plus en photo, l’essentiel est dit.

Je vous laisse quand même sur cette note : je n’ai pas cousu énormément de morceaux cet été, mais il n’y a rien que j’ai cousu qui ait pu l’être en pilote automatique. J’ai relevé des défis que je n’avais jamais pensé relever. Je vous en parle dans un autre billet, probablement dans le courant de l’automne. Mais ça fait vraiment du bien de sortir de sa zone de confort!

À bientôt!

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05 août 2014

Chevronnée

J’ai appris à nager dans l’océan Atlantique, à La Turballe pour tout vous dire, pas loin de Guérande et de La Baule. Quand je suis venue vivre au Québec, un constat s’imposait: bien que le Canada soit bordé par trois océans, les distances à parcourir sont tellement grandes qu’on ne s’offre pas tous les étés des baignades en eaux salines (et un des trois océans est tout de même l'océan Arctique...) L’eau douce ne manquant pas, c’est vers les lacs que nous nous tournons. J’aurais sincèrement aimé vous présenter des photos prises au Lac Huron, un des cinq grands lacs, que nous avons visité à la mi-juillet. À ce jour, nous en avons vu trois sur les cinq et le Lac Huron est de loin notre préféré: eau limpide et chaude dans des baies baignées de soleil, plages de sable fin. Rien à envier à la mer, si ce n’est le petit gout salé qui est absent. Mais le maillot n’était pas prêt pour le photos.

À la place, ces clichés ont été pris au lac Écho, joli lac de légère altitude, situé à la limite de l’Outaouais et des Laurentides (nord-ouest de Montréal), dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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Voici donc un maillot de bain d’eau douce, pour les baignades dans nos lacs. Modèle Poopoopidoo dep&m. Très facile à coudre, même s’il faut aimer froncer ;-] J’ai cousu la culotte en 6 ans et le haut en 8 ans, car ma fille de 6 ans et demi est assez costaude des épaules, génétique de bucheronne oblige.

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Tissu coup de cœur, trouvé à Effiloché: chevrons oranges d’une collection de Tamara Kate pour Michaël Miller, intitulée Les Monsieurs. C’est joli et vitaminé. Ça aurait pu finir en n’importe quelle couture d’été, c’est en maillot de bain que je l’ai vu. Il m’en reste d’ailleurs.

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Rarement modèle aura si porté son nom, pose poopoopidoo de rigueur!

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Ça m’a pris quelques essais pour arriver à l’ajustement optimal des bretelles pour qu’elles ne glissent pas sur les épaules. Mais une fois l’ajustement trouvé, elles sont restées bien en place toute la journée.

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Je vais radoter sur les patrons p&m, tant pis, j’assume. Je trouve que ce maillot est parfaitement taillé, la culotte plus particulièrement. Elle a exactement le bon «niveau» d’échancrure pour un maillot enfant. Ça me donne maintenant envie d’essayer le modèle Dune...

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Et vous, êtes-vous plutôt piscine, lac, mer ou océan?

 

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16 mars 2014

Bathilde, boulangère médiévale

Aujourd’hui, on voyage dans le temps, voulez-vous?

Voici Bathilde, la boulangère tout droit arrivée du Moyen âge.

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Bathilde est très occupée: au château, il faut qu’elle prépare un 1 kg de pain par personne, par jour, car le pain est à la base de l’alimentation. On coupe de larges tranches de ces miches en guise d’assiettes.

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Bathilde porte un petit chapon sur la tête pour ne pas laisser tomber ses cheveux dorés dans le pain.

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Bathilde est très pieuse.

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Bathilde a besoin d’aide pour qu’on lui attache sa robe dans le dos.

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Quand elle livre le pain chaque matin au château, Bathilde n’oublie pas de faire une révérence si elle croise le seigneur ou sa dame.

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Bathilde la boulangère porte une tenue médiévale, cousue par sa vieille mère (parce qu’une femme dans la trentaine, au Moyen âge, c’est une vieillarde). Robe et tunique de Rapunzel (Contes de fées intemporels), coiffure inspirée du béguin du petit chaperon rouge, du même livre.

En matériaux récup’ d’un peu partout, mon objectif était de ne pas dépenser un écu pour ce costume (le livre a été emprunté à la bibliothèque, c’est pour dire). La tunique a été redécoupée dans une chemise Nouvelle-France de mon bienaimé, qui a travaillé un été dans un resto attrape-touriste (entendre ici, attrape-Français) du Vieux-Montréal. Les rubans proviennent de l’emballage de la buche de Noël. Les autres tissus arrivent de mes diverses chutes.

Merci à mon amie Laura pour son pain, fait maison, qui apparait sur les photos.

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Maintenant, le pourquoi du costume… on revient au 21e siècle.

Mon ainée fréquente une école qui suit le programme international, ce qui va terriblement bien avec son tempérament de curieuse/chercheuse/touche-à-tout/explore-tout. Le principe de cette école, c’est que les élèves vivent six modules de recherche par année (en plus des devoirs du programme normal). On a eu un module de recherche sur les animaux de compagnie (pas ma tasse de thé…) ou sur les cinq sens, par exemple.

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Depuis la fin du mois de février, le module de recherche porte sur « le temps des rois et des reines » (période vaste et qui ne veut rien dire, historiquement parlant, mais qui est bien suffisante pour des enfants de grande section de maternelle). L’objectif de ce module est, entre autres, de découvrir combien l’organisation médiévale diffère de celle d’aujourd’hui. Alors chaque enfant est invité à se fabriquer une identité médiévale et à se trouver un rôle au château. Ma fille a choisi d’être une boulangère, et son prénom sera Bathilde, parce que ça signifie audacieuse en germanique, ce qui lui va très bien.

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Et ce fut de loin le module de recherche dans lequel j’ai eu le plus envie de m’investir. La semaine prochaine, Bathilde participera à un grand banquet costumé avec ses amis forgeron, nourrice, palefrenier, ainsi qu’avec la dame et le seigneur! En attendant, elle a du pain sur la planche (hé hé, elle était facile, celle-là).

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22 septembre 2013

la rentrée des classes, part three

Je clos ma série sur la rentrée avec une petite tenue d’écolière. Oui, ma première rentrée de maman s’est bien passée. Il y a eu quelques larmes de versées. Pas le 1er jour. Pas le deuxième jour. Mais le troisième jour. Probablement que ces larmes ont coulé d’avoir trop longtemps été retenues. Maintenant, il fait frais le matin, la laine se réinvite, dans les textiles qu’on avait laissés de côté.

Pour la tenue, un short-bloomer Léon dep&m, à porter avec une blouse froncée à manches raglan, patron «maison», sur la base de la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA) + un petit plus, pour affronter les frimas de l’automne.

Depuis que Karine avait sorti Léon, je le voyais en version automne-hiver, bien plus qu’en version printemps-été. D’une réalisation très agréable, on prend son temps pour laisser apparaître tous les détails et la jolie structure de ce short. On peut surpiquer partout, partout, même lorsque ça n’est pas demandé: je trouve que ça finit tellement bien un vêtement. J’ai choisi un lainage à chevrons chez Club Tissus (je suis tellement heureuse que les chevrons soient LE motif à la mode, je les ai toujours aimés). Il faut que le lainage choisi soit assez fin et souple pour se froncer facilement.

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Boutons anneaux métal du Fabricville.

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Ceinture en liberty Fairford

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Quant à la blouse, ah la la la, c’est mon bébé. Je l’aime, fiou, vous n’avez pas idée. Pourquoi je l’aime tant? C’est parce que j’ai ENFIN réussi à transformer un modèle et à obtenir le résultat que j’attendais, le volume que je voulais, l’allure que j’espérais. Il faut dire que j’avais une méthodologie du tonnerre pour y arriver:

1) j’ai griffonné un croquis, écrit quelques notes dans mon joli carnet à marges de Couple d’idées. Tout de suite, ça inspire. Ce sont des graphistes montréalais qui ont réinventé le cahier à «marges». Mon cahier a des marges à damier, qui laissent de l’espace pour faire des croquis et prendre des notes, coller les tissus et les rubans.

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2) j’ai consulté tous mes patrons pour trouver celui qui me servirait de base (comme je disais plus haut, la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA)). Puis, je l’ai allongé, élargi, arrondi, pour obtenir la forme désirée.

3) j’ai coupé mon patron dansle magnifique tissu sur lequel j’avais mis la main à la vente ponctuelle d’Ivanne (un peu par superstition, j’ai utilisé ce coupon, en me disant que la boss de la modification des patrons et du patronage serait avec moi).

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Boutons Rix Rax.

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Les oreilles seront bien au chaud et tout en douceur grâce à ce joli cozy winter hat (Little things to sew de Oliver + S) assorti. Ma grande a encore une fois eu très bon goût en matière de chapeau: le choix du liberty et de la fleur (épinglée ici, pour le tuto) lui reviennent.

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En liberty Margaret Annie pour l’intérieur et pour la fleur. Ce liberty a des couleurs et des motifs à la fois hypnotisants et d’une lumière tout à fait inouïe; je me demande bien comment l’hiver fera pour gagner contre tant de luminosité.

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On lui ajoute une infinity scarf assortie, cousue si vite, mais pour un résultat incroyable! J’avais encore une fois trouvé une foultitude de tutos sur Pinterest. J’ai suivi celui-ci(au départ, je pensais faire un anneau de Moebius, mais c’est impossible avec une écharpe bitissus). Et j’ai réajusté les dimensions pour que ce soit en format enfant (pour info, j’ai coupé 2 rectangles en liberty + 2 rectangles en voile de coton rouge, de 73 cm * 20 cm).

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Et voilà, on est prête pour l’école!

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Je termine avec une petite invitation, pour celles que ça tente: sur le blog collectif Oliver + S, duquel j’ai été invitée à devenir coadministratrice, on organise un petit défi bien sympathique autour du dernier patron de robe: la Library dress. Pour participer, inscrivez-vousICI!

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17 août 2013

la rentrée des classes, part two

Toujours dans mes préparatifs scolaires, c’est la « boîte à lunch » qui est l’honneur aujourd’hui. Quèsaco, pour mes lectrices de France? À Montréal – et dans la plupart des villes du Québec, si j’ai bien compris – les écoles primaires n’ont pas de cantine. Quand l’enfant a des parents qui travaillent, la seule possibilité est alors de fournir chaque jour un repas, que l’on range dans une boîte à lunch.

Autant vous dire que c’est ce que je trouve le plus effrayant de cette première rentrée scolaire. Vous imaginez: c’est comme préparer 5 pique-niques par semaine… Mais comme je ne peux pas donner 5 sandwichs à ma grande sous peine d’une écœurantite rapide assurée, il faut que je cogite sur les divers plats que je lui glisserai chaque matin avant de la laisser à la porte de l’école. J’ai déjà commencé à préparer des plats que je congèle en petites portions au fur et à mesure. Mais bon, on n’est pas sur un blog culinaire ici, alors je vous épargnerai les photos de ma lasagne aux légumes grillés et du chili aux légumes de saison.

Alors aujourd’hui, je vous présente des coutures très accessoires, mais ô combien pratiques. Je ne sais pas encore si elle voudra les utiliser, parce que ce ne sont pas des accessoires que l’on trouve habituellement dans la salle à manger de l’école (d’après un rapide sondage que j’ai fait auprès de mamans plus expérimentées que moi). Alors j’ai choisi mes tissus préférés. Et si elle n’ose dégainer ses accessoires devant les amis, je les garderai pour moi. C’est dit.

Voici l’étui à couverts/set de table. Il est très fortement copié de quelques idées que j’avais pinnées ici.

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Mais ça reste un patron perso, avec ma petite touche bien pensée.

Un rabat en liberty Wiltshire pour empêcher les couverts de se faire la malle.

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Une pochette à couverts, avec 3 compartiments (on attendra un peu encore pour le couteau).

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Un emplacement pour le verre (en vrai, ce sera une petite gourde en plastique).

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Des rubans très longs pour fermer l'étui/set de table, pratiques quand on ne sait pas trop encore comment faire les nœuds avec des boucles…

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Côté face: assortiment de tissus France Duval-Stalla.

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De dos, liberty + tissu Grains de maïs (vente ponctuelle).

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Et pour essuyer la bouche, j’ai cousu deux serviettes de table rapidement. Je ne me voyais pas glisser une serviette en papier tous les jours, ma grande ayant été traitée aux couches lavables et tutti quanti. Je ne voulais pas non plus lui mettre un bavoir pour avoir l’air d’un (grand) bébé. Donc de petites serviettes carrées feront très bien le travail.

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Chacune a sa petite broderie, pour maintenir les deux épaisseurs.

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Au cours de l’année, j’ajouterai certainement des petites pochettes à sandwich comme celles-ci ou celles-là.   Et je coudrai probablement d’autres serviettes de table. Mais on ira, une étape à la fois, selon les envies de ma grande, dans ce nouvel univers que nous apprivoiserons dans 1 semaine et demie.

 

J'édite ce message (29 septembre 2013) pour vous offrir le tuto pour réaliser votre propre napperon de voyage. Bon, ça ne casse pas 3 pattes à un canard, mais ça peut être utile. Si l'envie vous prend de vouloir écouler des chutes de tissu, c'est un projet tout à fait adapté! N'hésitez pas non plus à vous en servir pour toute vente solidaire (comme Bik Nok ou autres). Je demande simplement de ne pas vous en servir à des fins commerciales.

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02 août 2013

la rentrée des classes, part one

Bon, bon, bon. Allez, je vous explique. Comme la majorité de mes lectrices arrive de France, juste une mise en contexte. Au Québec – et plus largement en Amérique du Nord –, les enfants n’entrent pas à l’école à 3 ans. Non. Ils y vont pour la première fois à l’âge de 5 ans révolus, au 30 septembre de l’année en cours. Ce qui fait que la jolie grande fleur que vous voyez mûrir depuis quelques années sur ce blog, la jolie grande fleur entre à l’école cette année, à 5 ans et 3/4. Cette première année, ce sera son unique année de maternelle avant d’entrer au primaire.

Là où la rentrée s’annonce émotive à bien des points de vue, c’est que:

1] c’est mon aînée, celle qui me fait découvrir la parentalité;

2] pour elle, c’est sa première expérience scolaire;

3] pour moi aussi, c’est ma première expérience scolaire… au Québec. Ben oui, ça paraît bête à dire ou à souligner,comme une évidence qu’il n’est pas poli de pointer, mais je n’ai pas grandi ici, et l’école fonctionne différemment d’en France. Ici, pas de cantine –> boîte à lunch tous les midis. Ici, l’école finit tôt –> service de garde pour finir l’après-midi, en attendant que papa ou maman arrive.

Alors j’entame une micro série de billets qui sont autant pour elle que pour moi notre préparation à cette rentrée des classes.

Je commence avec…

le sac de sport!

Pourquoi le sac de sport? Pour deux raisons: au départ, j’avais prévu de faire la trousse à crayons et peut-être même le sac d’école. MAIS, maIs, mAis… les consignes étaient strictes: c’est une boîte en plastique qui doit être utilisée pour ranger les crayons. La maîtresse venait de me voler mon petit plaisir de couturière en ne m’autorisant pas la jolie trousse :-[ Passons. L’autre raison, c’est que la liste disait que pour le sport, il fallait «un sac en tissus». TissuS, avec un S. Soit il s’agit d’une faute d’orthographe (ce qui est impossible, on s’entend), soit il s’agit d’un défi que la maîtresse nous lance, à nous parents, de fournir un sac fait de tissus combinés. C’est cette dernière explication, la plus logique à mes yeux, qui a retenu mon attention.

Donc le sac de sport. Il a 5 tissus différents. Mission accomplie, c’est un sac en tissuS.

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Ce sac est construit à partir du drawstring bag du livre Little things to sew de Oliver + S. J’ai agrandi le modèle de 6 cm en largeur et de 14 cm en hauteur.  J’ai aussi cousu une poche à soufflet à l’intérieur, fermée par un bouton, pour y glisser les chaussures. J’ai ajouté des petites sangles à la base du sac pour qu’il puisse se porter comme un sac à dos, ou même, en bandoulière.

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Par ordre d’apparition des cinq tissus:

tissu 1: jean foncé donné par Grand-Maman

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tissu 2 : jean plus clair donné aussi par Grand-Maman

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tissu 3 : cerises vertes sur fond crème, de Cosmo Cricket, acheté à Effiloché

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tissu 4: popeline gris stretch du Fabricville, pour la doublure

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tissu 5 : velours milleraies rouge cramoisi, aussi du Fabricville, pour la poche à chaussures

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Bouton de ma collec' vintage.

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Sur le devant du sac, je me suis lancée dans l’expérience du «papier transfert», pour marquer le nom de la propriétaire. J’ai utilisé une police Scrabble, téléchargeableICI. Un immense merci à Carole de m'avoir accueillie chez elle pour l'imprimer, je n'ai pas d'imprimante jet d'encre à la maison! Pour préserver l'anonymat de ma puce, je ne vous montrerai que quelques lettres de son nom, de proche… Mais vous pouvez me croire sur parole, c’est très réussi.

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Et dans le sac de sport, on met quoi? Des baskets, un t-shirt et un short! Eh ben, j’ai cousu le short, parce que j’avais un beau coupon de coton ouaté bleu marine (cadeau de Grand-Maman, encore). C’est le modèle d du livre japonais Oshama girl cute clothes (référence 270, chez les JCA). J’ai un peu honte de vous le montrer, c’est tellement une couture facile/rapide/zéro effort. Le sac était un autre défi ;-]

Vous voyez bien que je ne me suis pas foulée: des broderies roses pour faire fille, même pas de finitions à l’intérieur, parce que ça ne s’effiloche pas...

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... et des brillants bling-bling en cerise (CréaPecam, merci ma sœur) pour le côté «non non, c’est pas ma mère qui l’a fait».

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Voilà pour la première partie des «affaires de rentrée».

Je vous reviens bientôt, avec ma Belladone terminée. J’ai quelques ajustements à faire au dos encore, et comme ce n’est pas évident de se voir/de s’autoajuster pour cette partie, ça me prend du temps.

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12 mai 2013

le tour du chapeau

S’il y a bien une chose que j’ai remarquée depuis que je vis au Québec – et que j’y suis maman – c’est que les enfants portent toujours quelque chose sur la tête. L’hiver, c’est la tuque qui les protège du froid. En automne et et au printemps, ce sont de petits chapeaux de mi-saison, moins chauds que la tuque, mais qui protègent tout de même des températures plus fraîches. Et en été, ce sont des casquettes ou des chapeaux à larges bords qui cachent un peu le soleil. Les enfants portent tellement souvent des chapeaux ici, que ma fromagère – salut, Francine! – a remarqué pour la première fois la semaine dernière que j’avais une fille blonde et une autre, châtain (et pourtant, vous imaginez bien qu’une Française immigrée va plus que souvent à sa fromagerie).

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Je ne me souviens pas, de mon enfance en France, y avoir porté autant de couvre-chefs. Mais peut-être est-ce parce que je suis d’une autre époque. Donc, question à mes lectrices françaises, qui vivent dans la France du 21e siècle: vos enfants ont-il la tête habillée à chaque sortie à l’extérieur?    

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Ce que vous voyez ici, c’est un bob, réversible. C’est dans mon karma, cette saison-ci,le réversible. Un côté kaki et un côté en liberty Fairford bleu. Les deux tissus ont été choisis par ma fille. Je trouve qu’elle a bon goût, à 5 ans.

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Bonne nouvelle si vous voulez le même: le patron du bob est gratuit,ici. J’ai simplement augmenté la taille de la visière en ajoutant 3 cm au pourtour du patron, comme vu ici et .

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La petit déco sur le côté, bonne nouvelle encore une fois: le patron gratuit est disponibleici.

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Il s’agit d’un genre de nœud pap’ accordéoné.

C’est premièrement du plus bel effet. Et deuxièmement, c’est original, ça change du traditionnel nœud en carré, juste resserré dans le milieu.

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J’ai dissimulé un bouton pression de chaque côté du bob pour pouvoir mettre le nœud pap’ sur un côté comme sur l’autre.

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Et l’idée d’ajouter un nœud pour décorer, c’est encore de ma grande.  Je crois bien que je vais désormais la laisser participer à la création de ses vêtements.

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28 avril 2013

Vous prendrez bien un peu de pissenlits?

Trop contente de voir les pissenlits ressortir – même si mon voisin les chasse, les déteste, les houspille. On l’a mérité, au Québec, notre printemps.

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On poursuit avec  la couture d’été: un short Ella (p&m) en 2 ans, longueur 3 ans pour ma puce microscopique de  2 ans et demi. En vrai, elle est si menue que les mensurations du 2 ans sont encore trop grandes pour elle, mais j’ai bon espoir que le gavage au barbecue estival lui fasse prendre quelques grammes.

Il est en tissu Grains de maïs, acheté lors de la vente occasionnelle qu’Ivanne a faite de ses tissus. Tissu un peu difficile à travailler, car il s’effiloche beaucoup, mais franchement si beau que ses jolis reflets irisés m’ont vite fait oublier son défaut! La ceinture est en crépon beige, acheté au Fabricville.

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Comme avec ma version précédente, je n’ai posé aucun passepoil. Des surpiqûres font le travail.

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La ceinture intérieure est en popeline orage FDS.

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Pour les observatrices, j’ai sous-piqué l’intérieur de la ceinture, pour une plus jolie finition, d’où les 2 piqûres parallèles (celle en dessous étant celle de l’élastique).

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Petit détail que personne d’autre que moi ne remarquera jamais, je n’ai même pas réussi à le prendre en photo, c’est dire… J’ai surpiqué au point triple le tour de la ceinture, avec deux fils différents. Dans la bobine, j’avais du fil mauve et dans la cannette, du fil gris foncé…

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Séance photo sur le thème de la banane pelée. Eh oui. J’essaie de renouveler mes thématiques. On a déjà fait les pommes une fois, la mandoline deuxfois. Ça me prend des choses qui ne tâchent pas.

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Pour accompagner le short, un chapeau-cloche b du  livre 270 (référenceJCA). À l’intérieur, un lin rose pâle, rescapé d’une tunique Chattawac du siècle dernier (comprendre ici que j’avais cette tunique ado dans les années 1990, mais qu’elle a fait son temps …).

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Ma conscience écolo et ma paresse m’ont même fait récupérer la petite ceinture de la tunique pour faire le lien du chapeau.

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Le printemps semble enfin arrivé à Montréal. On vous offre quelques pissenlits?

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PS: Je suis en feu, y’a jamais eu autant de billets en si peu de temps sur mon blog. Bon, j’avais commencé à coudre pour l’été il y a quelque temps et je prends les photos maintenant. Ceci explique cela.

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11 novembre 2012

matriochka

Une couture pour ma plus jeune, qui m’aura donné bien du fil à retordre (la couture, pas ma plus jeune, quoique…). C’est que, pour cette couture, j’ai fait un très mauvais choix de tissu et j’en ai payé le prix, lors de l’exécution. Notez bien que le mauvais choix, c’est peut-être aussi le mauvais choix de couturière. Je n’étais pas vraiment dans les meilleures dispositions ces derniers jours pour négocier avec mes frustrations. Au final, c’est joli comme tout. Mais commençons par le commencement.

Un très joli lainage, acheté au Fabricville, pile dans les coloris que je cherchais. Un très joli patron, trouvé chez p&m, Slava, jolie robe qui tourne et qui est bien dans la thématique du moment: un vêtement facile à soulever pour les voyages au pas de course vers les lieux d’aisance. Rien de mieux qu’une robe courte pas trop sérieuse pour habiller la midinette en bobettes, qui court forcément, parce qu’on court tout le temps quand on a 2 ans.

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La galère, je vous la raconte, parce que 1) je veux que vous cousiez aussi une Slava, elle est trop mignonne, mais 2) je ne vous souhaite pas les mêmes erreurs de que moi, imputables à ce fameux mauvais choix. Donc le  lainage tissé, c’est bien, c’est joli, mais… couper la fente dans le dos et  piquer le plus près du bord est une mission impossible avec un lainage «effilochant». J’ai eu beau piquer avec le point triple de ma machine, au moment du retournement, tout s’est défait. J’ai recommencé, j’ai persévéré. Mais impossible, ça s’effiloche trop (ou alors il fallait piquer plus loin du bord, auquel cas on finit avec une fente de 3 cm de large –> pas joli). J’ai donc cousu à points invisibles cette partie-là. Je songe à entoiler ce genre de tissus à l’avenir, dans les parties qui doivent être retournées. Je testerai et vous en donnerai des nouvelles. Je sais queCaro vient de vivre la même chose que moi, dans sa cabane. On est dues pour une thérapie de groupe.

Toujours en rapport avec le lainage mentionné plus haut. Les passants dans ce tissu se sont avérés trop gros, trop serrés.  Alors au moment d’y glisser la jolie ceinture couleur rouge brique, j’ai obtenu un visuel tout à fait involontaire: la ceinture se trouvait pliée, comprimée dans le passant, donnant une image inesthétique de la taille. N’ayant pas l’envie de refaire des passants plus longs, j’ai préféré réduire la taille de ma ceinture en cousant cette fois avec une marge de 1,3 cm plutôt que de 1 cm.

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(Ok, je passe pour une maniaque, mais vous le voyez, le pli de la ceinture… Le problème, c’est que si je laisse un défaut dans un vêtement que je couds, je m’en veux toutes les fois que je le regarde… et donc il passe sa vie dans le placard…)

Et ouf, je respire, sur la photo ci-dessous, la ceinture est pile de la bonne taille.

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Et zoom sur le bouton peint, il est trop beau (toujours de ma collec’ de boutons précieux).

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Mais, mais, mais… j’ai quand même commis quelques bons coups avec ce modèle. D’abord, je n’ai pas eu besoin de dégainer l’aiguille pour coudre les bretelles à la main. J’ai simplement repris la technique miraculeuse du patron dela robe scirocco de Figgy’s. Et puis, j’ai assorti la robe avec les guêtres Iris de lou&me. Merci beaucoup, Lydie, pour ce patron gratuit. Elles ne serviront pas à grand-chose dans le contexte de l’hiver québécois, mais bon, le futile fait plaisir, le futile fait du bien.

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Dentelles offertes par Madame papillon & mandarine, petits boutons de chez RixRax et tissu de l’intérieur en French General, La petite école, de chez Effiloché.

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Je vous avais dit il y a un mois qu’il n’y aurait plus de photos en extérieur avant un bon bout de temps, mais le beau temps traîne un peu par ici, alors que nos voisins du sud ont déjà eu leur première tempête de neige. Un peu de luminothérapie ne fait pas de mal, surtout en novembre.

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Voilà, je fonds devant ma puce. Je ne sais pas, on dirait qu’elle est sortie tout droit d’une autre époque. L’habiller, c’est à n'en pas douter jouer à la poupée.

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27 juillet 2012

je me souviens

Aujourd’hui, j’écris un billet un peu intime, à saveur sentimentale, retour en arrière…  Voyez-vous, cet été, je célèbre mes 10 ans de vie au Québec, mes 10 ans d'immigration. Je fais quelques essais, à l’occasion, pour revenir m’installer en France… Mais je ne semble pas y être attendue et le Québec continue de me dérouler le tapis rouge, alors…Chaque immigrant a son histoire, voici quelques bribes de la mienne. J’avais 20 ans. Je devais rester 8 mois pour un échange universitaire. Bon. Et ça fait 10 ans, finalement, que je suis là. Il y a 10 ans, j'étais seule avec ma valise. Aujourd'hui, j'ai une famille et beaucoup trop de bagages pour ne remplir qu'une valise.

Ce qui m’a fait rester, ce ne sont pas les hivers trop longs et les étés trop chauds. Ce n’est pas la poutine, avec ses frites graisseuses et son délicieux fromage en grains. Ce n’est pas l’accent québécois et ses expressions que même le plus réfractaire des Français finit par adopter.

Ce qui m’a fait rester, ce sont les gens. C’est cette poignée de personnes qui ont croisé ma route durant ces 10 ans et qui sont toujours là, de près ou de loin, que je revois précieusement. Une de ces personnes, Véronique, a une place toute particulière. Dans mes premières années ici, j’ai connu beaucoup de bas – ce qui est normal, quand on fait les choix que j’ai faits à l’époque – et Véronique, chère Véronique, venait cogner presque tous les dimanches soirs à ma porte, partager mon repas et jaser. Elle ne restait pas longtemps, mais ces weekends de solitude pas toujours évidents étaient interrompus pas son superbe rire.

Depuis peu, Véronique est maman. Un petit Ernest  magnifique qui a la chance extraordinaire d’être né dans la famille où il est né. Alors pour souligner son arrivée sur terre, rien de mieux que de se lancer dans la couture « bébé garçon ».

Forcément, je suis allée directement dans la couture d’automne. Pour commencer, une salopette Petit Faune, patron no 59 (encore pioché dans la collection «antique» de ma maman), en 6/9 mois (les revers permettant d’allonger la durée d’utilisation du vêtement). Elle est en velours milleraies du Fabricville. Le lien noué sur le devant est en P’tits gris de la Droguerie.

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Elle a plein de détails craquants. Deux petits passants sur le devant (vraiment petits, croyez-en mes doigts) pour y glisser un lien que l’on noue.

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Une belle grande poche.

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J’ai finalement une nouvelle machine à coudre, ça se voit, non?

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Un dos élastiqué avec une double coulisse, des bretelles croisées dans le dos.

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Le devant est froncé sous la ceinture.

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Pas du tout pour être portée avec la salopette, car taillé en 12 mois, une Galway de C’est dimanche. Très inspirée par le défi IKKS (auquel je n’ai pas participé… oups), j’ai repris l’idée du bimatière qu’on a vue un peu partout: le haut est en jersey de coton gris (Fabricville), le bas est en P’tits gris (la Droguerie), les boutons viennent de Rix Rax.

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Si vous avez manqué mon dernier billet sur la technique de la sous-piqûre, je vous invite à aller le lire pour connaître la technique idéale pour obtenir une belle finition à l’encolure.

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Le dos est pressionné, pour faciliter la vie de la maman.

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Pour entrer en toute tranquillité dans les premières froidures d’octobre, des petites moufles/mitaines en polaire. Patron tiré du livre Little things to sew de Liesl Gibson. Un bonheur de coudre ce modèle, ça prend moins d’une heure et le résultat est adorable. Polaire lignée de mon stock perso et biais en jersey récup’ d’un t-shirt de mon chéri.

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Le petit chapeau/tuque à oreilles est tiré du même livre. C’est la deuxième fois que je couds ce modèle, et décidément, c’est toujours un plaisir. En tout, un petit 2 h aura suffi pour coudre mitaines et tuque.

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Voilà, petit Ernest est paré pour l’automne!