19 octobre 2017

#octobre

La mode grunge est pas mal de retour en 2017: Doc Martens, jeans troué et chemises à carreaux ont gagné les cours d’école. Tout ça parce que nous, cœur de cible, avons maintenant des enfants ados ou préados, et qu’il faut bien nous vendre la nostalgie de nos belles années boutonneuses, années durant lesquelles nos seuls soucis étaient de savoir si B. avait embrassé M. et si A. avait cassé avec J.

Je vous présente aujourd’hui la jolie chemise Lilaëlle, patron faichement sorti de l’atelier de Viguialca, qui m’a permis d’assouvir mon fantasme de chemise à carreaux.DSC_7305

Ce modèle a un look très actuel. Il se porte non rentré dans le pantalon et peut laisser entrevoir un ourlet rapporté (ici, j’ai choisi un petit biais fleuri bleu pour contraster avec les carreaux plus masculins).

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Le pli creux dans le dos apporte aisance et raffinement. Vous pouvez voir que j’ai coupé l’empiècement dos dans le biais pour contourner l’impossibilité du raccord des carreaux.

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Deux cols sont proposés (pointu ou arrondi). Pour rester dans mon thème de départ, j’ai cousu le col pointu. Monter un col de chemise est une chose que j’ai faite à maintes reprises depuis que je couds. La technique proposée dans le patron Lilaëlle est celle qui, à ce jour, m’a apporté le plus de satisfaction tant du point de vue de la facilité d’exécution que de la propreté de la finition.

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Lilaëlle, c’est vraiment la petite chemise qui a tout d’une grande: les poches, les fentes au poignet, le poignet, le pied de col. Rien a envier aux chemises du commerce.

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En bref, un patron que je recommande vivement, particulièrement à celles qui n’ont pas encore de chemise à leur actif.  C’est une très belle introduction à ce style vestimentaire. Et c’est un vêtement qui procure une grande satisfaction, car il représente en soi un défi que l’on n’ose pas toujours aborder.

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Merci, Marie-Laure pour ta belle confiance. C’est un plaisir renouvelé de tester tes créations si soignées.

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Tranche de vie, je m’ouvre, je m’ouvre: Je n’ai pas fait de billet pour l’annoncer, mais j’ai dû abandonner le défi #jecoudsmagarderobecapsule pour des raisons bien indépendantes de ma volonté. Je me suis fait une entorse (à la cheville) assez grave en mars qui m’a transformée en larve de canapé. Ça m’a fait prendre du poids, je n’avais plus envie de me coudre quoi que ce soit. Je n’ai repris la couture qu’en juin et je me suis lancée dans la couture pour les enfants cet été (shorts, t-shirts et blouses), et je n’ai rien posté, car tout a filé directement dans la valise alors qu’on partait un mois en France. Là, je manque de temps pour coudre, car je suis en surtâche au travail, mais, au moins, j’ai perdu mon poids de larve de canapé et je me sens prête à me recoudre des affaires.

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02 février 2017

#janvier

Et c’est parti pour #janvier2017, je vous présente le premier vêtement du défi:

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Pour toutes les infos concernant mon programme de ce défi, je vous invite à lire ce billet (désolée de publier en février, mon ordinateur m’a lâchée à la fin de janvier, le traitre).

Quand on travaille à l’université ET qu’on a des enfants d’âge scolaire, deux mois sont particulièrement éprouvants: janvier et septembre. C’est la mise en place des nouvelles routines scolaire non seulement pour les enfants, mais aussi pour la maman, les demandes en tout genre, la paperasse qui s’amoncèle… alors ce n’est pas pour rien que, dans mon défi, j’ai mis le top en extensible et le top en chaine et trame respectivement pour janvier et septembre, ça se coud vite et il y a peu de chance de se tromper.

Je vous présente aujourd’hui un petit nouveau:le t-shirt WANTED de Vanessa Pouzet.

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Je l’ai coupé en 40, dans un jersey mélangé coton-viscose du Fabricville. Je fais exactement les mensurations prévues pour le 40 à la poitrine et aux hanches donc je n’ai rien ajusté. Ma taille est moins définie que ce qui est prévu, mais je ne l’ai pas retouchée non plus. Je verrai si je le fais pour une autre version.

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Pour que vous voyiez la vraie couleur du t-shirt (trop dur à photographier!), je me suis prise à côté d’une reproduction des nymphéas de Monet. Cette série de tableaux étant plus célèbre que mon t-shirt, ça devrait vous donner une bonne idée de la couleur.

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Je le porte avec un soutien-gorge à balconnet, comme recommandé, pour un joli décolleté.

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Les manches longues sont un peu trop courtes à mon gout. Pour moi, des manches longues doivent arriver au niveau de l’os du poignet. Je n’ai pas pensé à vérifier cette mesure avant de couper.

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Mon bilan sur le modèle comme tel:

Très très joli modèle, très bien coupé. Il faut être à l’aide pour porter des t-shirts près du corps (j’entends là que ce n’est pas un modèle qui pardonne trop les formes  qu’on voudrait cacher). Mais je me dis aussi que ça ne serait pas bien difficile de mixer Plantain de Deer & Doe pour le buste avec l’encolure de Wanted, pour avoir un t-shirt évasé en bas tout en gardant le joli décolleté carré.

Je  trouve qu’il taille bien,  je n’ai pas observé d’écart entre le tableau des mensurations et le produit fini. Il va falloir que je laisse un peu plus de place aux épaules pour une prochaine version, mais c’est un problème récurrent chez moi. Je suis tout le temps en train de tirer sur les manches pour rabaisser les épaules qui remontent.

Mon bilan sur le patron :

Les planches sont claires, les instructions le sont aussi. J’avais une certaine appréhension après avoir pesté surla veste Eagle. Mais tout a bien été. C’est sûr que les instructions sont brèves, mais étant donné le petit nombre d’étapes, on peut considérer qu’elles sont assez détaillées. L’encolure demande du soin. Mais rien d’impossible. Les manches ont pas mal d’embu (pour un t-shirt) d’où son look assez habillé. Mais comme il faut résorber l’embu sur du jersey, ça se passe plutôt bien. Petit détail, je n’ai pas mis de photo sur cintre, parce que l’encolure gondole tant qu’elle n’est pas en extension. Donc pas de panique au montage, vous n’avez pas fait d’erreur si ça gondole, tout disparaitra au moment où vous l’enfilerez.

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Pour conclure, un modèle vraiment bien à posséder dans une garde-robe. Très portable, très confortable. Le mien ne demande même pas de repassage. J’ai mis 4/5 pour la facilité d’exécution, mais ça s’applique à moi comme couturière intermédiaire avancée. Je suis bien consciente que quelqu’un qui n’a jamais cousu de jersey trouvera ça plus difficile.

On se retrouve fin février!

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17 septembre 2016

Choisir ses bases

Coudre. Et faire le choix de confectionner des vêtements de base. C’est, à vrai dire, ce que je préfère. Partir d’un socle et aboutir à un vêtement original à chaque fois. Cette idée est d’autant plus séduisante qu’on croule désormais sous l’offre de patrons. Cette offre, très (trop?) riche, me rebute, je la vois comme un piège. Acheter un patron trop unique, trop spécifique, non déclinable à moins d’avoir de solides notions de modélisme. Je me sens encarcanée, et je n’aime pas ça. Pourquoi me suis-je mise à coudre? Pour reproduire des patrons ou pour laisser libre cours à ma créativité?

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(il est possible que cette photo soit la plus belle et la plus forte que je publierai jamais sur ce blog)

Donc aujourd’hui, ce sera un simple t-shirt. Mais alors je l’appellerai LE t-shirt. Ah oui, aussi: on aime beaucoup le bleu, ici, si vous trouvez ce billet «bleu».

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J’ai acheté il y a 3 ans le modèle de t-shirt «Family pack»de Oliver + S. Dans le pack, j’avais tous les modèles (bébé, garçon, fille, femme, homme, du 6 mois au …) pour LE t-shirt de base. On a tous besoin d’un modèle de base pour coudre un t-shirt (du genre qu’on trouverait dans n’importe quel magasin qui fait produire ses vêtements en Asie). Je suis certaine qu’il existe des équivalents ailleurs, mais je suis tellement confiante quand j’achète du Oliver + S que c’est ce patron que je me suis procuré.

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Mon homme a eu droit à son t-shirt de fête des pères à partir de ce patron (je ne l’avais pas blogué, mais simplement montré sur IG). C’est un incontournable de sa garde-robe, jour après jour.

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J’ai recousu une version très actuelle (et un peu sport) de ce patron pour ma grande de 8 ans et demi et je trouvais que ça valait vraiment la peine que je vous montre cette version (même si c’est un patron que j’ai cousu et recousu durant les 3 dernières années, sans juger bon d’en faire un billet de blog.)

D’abord, j’ai entièrement cousu ce t-shirt à la machine à coudre, bien que je possède une surjeteuse. J’avais envie de me (re)mettre dans la peau de celle qui coud avec l’appareillage minimal. Et je n’ai rencontré aucune difficulté! Il a simplement fallu que je sois équipée en aiguille jersey et en aiguille double. Il a aussi fallu, bien entendu, que j’aie recours aux bons points et aux bons réglages de tension, mais mon manuel de machine à coudre m’a bien guidée à chaque fois.

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Ensuite, le corps du t-shirt est en coton + viscose du Fabricville. Il n’y a pas à dire, mais le petit plus de viscose fait toute la différence dans le tomber du t-shirt. Je n’aurais pas utilisé cela pour un t-shirt pour homme, mais ça convient tout particulièrement à un t-shirt «jeune fille», qui se doit d’avoir un joli mouvement sans être trop près du corps. Les manches sont dans un jersey bleu marine 100% coton.

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La petite poche, en liberty City poplin «Leo Scarlet», est un hommage direct à cette marque de t-shirts montréalaise  Poches et fils qui ajoute une poche distinctive à des t-shirts de  base.

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Enfin, les bas de manches sont en bord-côte, provenant de chez Effiloché. L’idée vient ici directement d’une vieille collection (au moins 15 ans) de Comptoir des cotonniers. Je possède un très beau pull en jersey assez fin avec de gros poignets en bord-côte, l'idée du contraste de texture et d'épaisseur me plait encore et encore.

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C’est juste un t-shirt, mais c’est LE t-shirt.

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Et vous, quel est votre patron de LE t-shirt?

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30 janvier 2016

la cour d’école

Ma fille ainée a eu 8 ans il y a peu. Une évolution vestimentaire s’est amorcée à son entrée à l’école il y a 2 ans et demi et force est de constater que je dois suivre cette évolution si je ne veux pas que mes coutures se voient opposer une fin de non recevoir. Aussi, quand elle m’a annoncé que les filles les mieux habillées de son école étaient F., R. et S., un petit «gloups» a traversé ma gorge. Je me berçais de l’illusion que ma fille se trouvait bien habillée parce que je mettais beaucoup de soin à la confection de ses vêtements. Grosse remise en question de mon style, donc, peut-être trop sobre, trop épuré.

Je vois bien comment sont habillées les fillettes susmentionnées. Je connais les «codes» de désign des marques qu’elles portent. C’est coloré, plein de détails, avec des mélanges de matières, des appliqués. C’est plutôt moderne dans les coupes, sans froufrou, sans volants, sans trop de rose. Ça ne joue pas non plus dans le «sexy»  prématuré. On peut aussi sentir dans ce style la tendance très nord-américaine du pratique à vivre et à entretenir. Il n’est souvent pas question de demander aux parents débordés de jouer du fer à repasser, mais il faut que ça ait plus d’allure qu’un t-shirt. Les mailles sont les matières de prédilection. Dans un sens, après avoir étudié le style en question, je me suis trouvée chanceuse que ma fille juge cette façon de s’habiller la meilleure. J’aurais pu avoir à vivre avec une Reine des neiges, froufroutée et permanentée, mais non.

Voici donc une petite robe respectant en tous points les codes énumérés ci-dessus, et qui reste conforme à mon style aussi.

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Pour le modèle de base, il s’agit du t-shirt Sailboat top de Oliver + S en taille 8 ans. C’est la dernière taille du patron. J’en pleure déjà, je l’aime d’amour, ce patron. J’avais déjà vu sur Pinterest un détournement de ce patron de t-shirt en robe. L’idée m’avait plu, et, comme souvent, plusieurs années se sont écoulées avant que je ne la mette en pratique.

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J’ai gardé la base du modèle, c’est-à-dire la carrure générale avec son joli boutonnage (faux) aux épaules. Boutons de la jolie boutique Rix Rax. Je ne me suis pas privée des surpiqures facultatives, elles finissent le vêtement de façon très pro.

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J’ai fini les manches avec un point «sablier» plutôt que d’utiliser l’aiguille double. C’est assez joli, même si je pense préférer la piqure double.

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Parlant des manches, je les ai repatronnées en-dessous de l’emmanchure, car ce sont des manches très droites, qui finissent un peu trop larges au poignet. Pour un résultat plus proche de la perfection, il aurait fallu que je repatronne les emmanchures aussi, mais j’ai décidé de faire cette modification à postériori, donc tout était déjà assemblé, il était un peu tard.

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Après avoir allongé le t-shirt, j’ai ajouté un empiècement en jersey matellassé encreFrance Duval-Stalla. Pour couper l’effet «chemise de nuit» que ce genre de robe peut rapidement avoir, j’ai inséré deux rabats de poches pour poches fictives. J’ai gansé ces deux rabats de passepoil lurex, acheté chez France aussi, lors de ma visite l’été dernier. J’avais l’air un peu folle, il faisait 41°C en pleine canicule parisienne et j’achetais lainages et matelassés. J’ai décliné mon identité, expliquant que, vivant dans un pays où l’hiver dure 6 mois, on s’équipait comme on pouvait de tissus doudous.

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Le bas arrondi de la robe a été reporté à partir du bas arrondi prévu dans le patron original.

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Parlons raccords. Quand j’ai acheté ce jersey flammé à rayures au Fabricville l’été dernier, la vendeuse a un peu ri et m’a demandé si j’étais quelqu’un qui aime les défis. Avec de si fines rayures, le risque de décalage était grand. La vendeuse avait bien raison. En réalité, pour des raccords presque impeccables, j’ai dû 1) compter le nombre de rayures sur chaque panneau au moment de la découpe puis de l’assemblage et 2) placer des épingles toutes les 3 rayures pour que ça ne se décale pas. C’est là où on voit la différence entre la confection maison où une simple couture de côté peut prendre 30 minutes et la confection fast fashion. Ça me motive encore plus pour coudre mes t-shirts, du coup.

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Sans trucage, les raccords côté gauche et côté droit.

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Et donc LA touche pour respecter le style commandé, c’était la déco en plus: étoiles en flex sur le devant.

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Petit faon en strass dans le dos (cadeau de Gaëlle, merci très chère).

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Il parait que les copines étaient épatées et avaient toutes des questions à poser sur tels et tels détails.

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Je vous laisse avec THE pose de «maintenant, c’est moi qui dirige la séance photo». À bientôt!

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23 janvier 2016

le jour le plus long

Dans l’épisode précédent…

J’ai eu une année 2015 particulièrement chargée. Quatre billets de blogue à mon actif, mention «peut mieux faire». Non pas que je n’ai pas cousu, au contraire, mais l’organisation autour de la publication d’un billet était fastidieuse. J’ai préféré consacrer le peu de temps que j’avais à coudre, quitte à mettre de côté ce blog que j’aime pourtant beaucoup. Les réseaux sociaux m’ont permis de garder contact avec beaucoup d’entre vous, c’est si précieux, cette relation que nous avons bâtie il y plus de 5 ans!

Dans l’épisode d’aujourd’hui, on est en 2016, l’année s’annonce plus légère. J’étrenne le blog avec un projet boulet, bonne résolution de janvier que je viens de réussir à tenir. Je vous présente ma veste Eagle de Vanessa Pouzet.  Commencée en octobre 2014 et finie en janvier 2016. Ça se qualifie dans la catégorie «boulet»?

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Il faut que je vous parle de ce patron et de son exécution. Je fais cette démarche en toute honnêteté, pour donner mon ressenti. Je n’attaque personne, je ne vise personne. Je fais seulement mention de faits qui m’ont déplu. Je couds depuis 8 ans. J’ai cousu autant les patrons indépendants que les mainstream. Et jamais un patron ne m’a fait autant pester. En fait, «pester» n’est pas assez fort. Je pense que ce patron m’a mise en colère. Je me suis remise début janvier 2016 à la couture de ce modèle, parce que j’ai dépensé un beau 55$ en matériel (patron, tissus et mercerie) et qu’il était hors de question que je l’abandonne. Depuis, j’ai lu pas mal d’avis sur cette veste et je vois que je ne suis pas la seule à lui trouver des défauts.

Les explications sont hyper abrégées. Et là, j’ignore la motivation de la marque Vanessa Pouzet à ne pas les détailler: le patron est un PDF, ce n’est pas comme si ajouter une page aurait fait augmenter ses couts de productions. Je remercie infiniment Sandra et Clotilde pour leur Master Class Couture sans lequel je n’aurais pas fini cette veste. Et même si je salue leur initiative, je trouve un peu culoté que de tels tutos aient besoin d’exister, dans la mesure où ces deux couturières très compétentes font bénévolement le travail pour lequel la créatrice qui a vendu le patron a tiré tous les bénéfices financiers.

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Je vous donne des exemples de mon mécontentement en vrac. La veste est entièrement assemblée sur l’envers, doublure oblige. Mais jamais on ne nous dit d’ouvrir nos coutures au fer aux étapes 4, 5, 6, alors que ça garantirait une jolie finition Je l’ai fait spontanément parce que j’ai de bonnes habitudes de couture, mais je trouve que c’est léger pour un  patron.

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Autre exemple: la l0ngueur des manches. Il aurait été TRÈS apprécié d’avoir un rappel à ce sujet dans le patron. Il est indispensable d’effectuer un essai de la veste avant de coudre l’étape 8, au risque de vous retrouver avec des manches trop longues. Dans la mesure où la longueur des manches n’est même pas spécifiée dans le tableau des mensurations, quiconque n’essaiera pas sa veste avant de finir les manches pourra avoir une mauvaise surprise. Et aura à jouer du découd-vite si le cœur y est encore. Tapez «Veste Eagle Vanessa Pouzet» dans Google image et vous verrez que nombre de réalisations sont portée les manches trop longues et/ou retroussées parce qu’il n’y a pas d’avertissement à ce sujet.

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Dernier point, même s’il y en aurait d’autres. Le schéma en 4 est complètement incohérent avec les explications sous ce même schéma. Je ne sais pas si c’est ma variété de français qui est trop éloignée du français de l’auteur des consignes, mais « Repliez l’ourlet du dos sur le dessus. De façon à le remonter à la hauteur de l’ourlet du devant.», ce n’est pas une phrase, ça ne veut rien dire et ça ne correspond pas au schéma, puisqu’il est censé y avoir un pli. Mais nulle mention de ce pli.

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Maintenant: mon avis sur la réalisation de la veste elle-même. C’est un modèle FACILE à coudre. Oui, oui, un modèle sans grosse difficulté technique, vraiment. Pour ma part, même si le modèle se coud tout le long sur l’envers, je le retournais sur l’endroit à chaque étape pour m’assurer du rendu. Ça évite de découvrir une couture mal faite au moment du retournement final. Donc les consignes ont beau être très faibles, il n’en demeure pas moins que c’est un modèle plutôt simple.

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Le rendu me plait beaucoup. J’ai choisi la version longue (à porter avec des talons pour me grandir un peu). Sinon, ça fait robe de chambre. La coupe est bonne, le mouvement est joli. J’ai bien choisi mes tissus (Fabricville): pour l’extérieur c’est un genre de lainage un peu extensible, dans les tons brun-mauve; pour les épaules, un similicuir bleu jean; pour la doublure, une vraie doublure en satin de polyester couleur nacre.

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Pour une allure un peu western, à porter avec les bottillons les plus vieux du monde, ceux dont on ne peut pas se débarrasser même si on sait qu'ils ont un peu trop vécu.

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15 septembre 2015

en bonne et due forme

 

Un peu de couture qui sort du schéma habituel de ce blog, un billet un peu plus «technique», un peu moins léché, mais que je tiens à immortaliser parce qu’il est très cohérent dans mon parcours de couturière du dimanche.

 

J’ai la chance immense d’appartenir à l’équipe de testeuse d’Ivanne.S. C’est un vrai boulot – limite je le mettrais sur mon CV – à temps TRÈÈÈÈS partiel, certes, mais qui demande de la rigueur et de la concentration une fois la période de test entamée. Et donc quand Ivanne a lancé le test deTROP-TOP [femme] et surtout quand elle a mentionné la gradation en grande taille, la flamme couturesque  un peu en pilote automatique qui m’habite s’est ravivée considérablement.

Je fais une taille somme toute assez standard, quelque part entre le 38 et le 40, ça dépend des marques et je n’ai jamais eu de problème pour m’habiller dans le prêt-à-porter, ni pour trouver des patrons nécessitant peu d’ajustements (à part les tops japonais, j’y reviendrai). Mais je peux aussi aisément concevoir que les personnes s’habillant dans les grandes tailles, qui trouvent l’offre du prêt-à-porter limitée soit dans le style, soit dans le nombre de boutiques, puissent avoir envie de confectionner leur propre garde-robe. C’est en toute logique, donc, que j’ai proposé à Ivanne de coudre une taille plus pour le test. J’avais alors en tête une amie particulièrement jolie, qui sait se mettre en valeur et qui avait des mensurations de rêve, soit celles de la taille 52.

 

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Après la partie  «états d’âme de la fille qui coud depuis longtemps et qui se cherche des défis», j’ai demandé à Ivanne de m’imposer la version de son choix et c’est donc la version B avec dos boutonné et manches longues sur laquelle j’ai dû plancher. Je me suis déplacée avec mon ruban à mesurer et ma fiche mensurations chez mon amie. Puis je suis rentrée chez moi et je me suis attelée à l’épineuse question du choix de taille et des ajustements. À vrai dire, mon mannequin étant une vraie de vraie humaine, il m’a fallu procéder à quelques ajustements du patron d’une part avec un compromis de taille et d’autre part un agrandissement de la largeur de manche (imposant du même coup un agrandissement du buste devant). J’ai fini avec un ajustement de la longueur de manche. Tout est indiqué dans le patron, c'est hyper simple, il suffit de se laisser guider. Une fois ce travail réalisé en amont, je pouvais m’atteler à la réalisation de mon modèle. Vous pouvez le voir ici cousu.

 

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Je vous mentionnais plus haut les patrons japonais. J’en parlais surtout parce qu’ils ont été mon premier contact avec la couture femme et ils m’ont déçue comme pas possible. Ce n’est pas de leur faute, non, mais c’est de la faute de ma première expérience de la couture, celle destinée aux enfants. Je n’ai pas souvent du tout connu de la déception avec la couture enfantine parce qu’on ne s’attend pas à voir les enfants dans des tenues ajustées: il n’y a pas de pinces, la ligne de taille est à peine définie avant l’âge de 6 ans, les enfants n’ont pas vraiment de hanches… Le pire qui peut arriver avec un mauvais choix de taille dans la couture enfant, c’est que le vêtement soit trop petit ou trop grand. Et s’il est trop grand, pas grave, il le mettra l’an prochain (et s’il est trop petit, c’est le moment de songer à lui faire un petit frère ou une petite sœur). Donc quand j’ai embarqué dans la couture adulte, en plus de ne rien comprendre au japonais (les livres n’étaient pas traduits à l’époque), je n’avais pas idée qu’il fallait procéder à des ajustements pour ma morphologie. Et comme je suis loin d’être une Japonaise, plusieurs projets ont été cousus… et jamais portés.

 

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Tout ça pour dire que je comprends désormais la nécessité de passer du temps sur la planche patron avant de se lancer. Ça évite les déceptions et on se sent un peu plus comme le tailleur italien, ruban autour du cou, qu’on engage pour un costume sur-mesure. Car après tout, à quoi servirait de savoir coudre si ce n’est pas pour s’offrir du sur-mesure? Pourquoi voudrait-on imiter les tailles des marques de prêt-à-porter? Et pourquoi se laisserait-on complexer par des numéros 46 ou des lettres XL alors qu’on ne se coud même pas une étiquette au dos de nos fringues pour nous rappeler quel format on est? Profitons des bienfaits du sur-mesure.

 

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Le côté très intéressant de ma petite expérience est que je n’ai pas revu mon amie entre la prise des mesures et l’essayage final. Donc seules mes mesures initiales me guidaient. Et j’ai trouvé, sans flagornerie aucune, que le patron TROP-TOP [Femme] nous invite particulièrement à penser ajustements, à ne pas négliger ce moment crucial où les quelques centimètres non ajoutés pourraient nous faire pleurer parce que le bras ne passe pas.

 

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Le tissu choisi pour cette version est un crêpe de polyester noir à pois blancs acheté dans une petite boutique de mon quartier (et là j’ouvre une parenthèse parce que j’ai complètement honte, mais j’ai découvert il y a quelques mois à peine que j’ai une boutique de tissus à prix très doux et aux imprimés plutôt dans mon style à 5 minutes 23 secondes à pied de chez moi. Sachant que j’habite ce quartier depuis depuis 6 ans… eh oui, la honte.) Je pense que le crêpe est tout indiqué pour ce style de vêtement, c’est fluide, confortable et ça ne se froisse pas. Les gens ne sont pas ben ben forts sur le repassage au Québec. Si j’avais offert une version en coton à mon amie, pas sûre qu’elle l’aurait portée.

J’ai utilisé la finition avec biais plutôt qu’avec parementure. Ça a globalement bien marché à part quelques microplissages, mais je pense que la parementure n’aurait pas été adaptée avec ce tissu. Six larges boutons de nacre ferment le dos.

Mon amie a vraiment aimé le résultat (et moi aussi, mais je connais l’univers d’Ivanne qui correspond tout à fait à mes gouts).  À mon retour de la séance photo, je me suis précipitée sur l’ordinateur pour écrire à Ivanne combien je trouvais que son patron fonctionnait bien sur des tailles plus. Et je me suis fait plaisir au passage, parce que j’adore coudre pour les autres (oui, ça semble altruiste, mais en vrai c’est égoïste, j’aime voir mes coutures et c’est plus facile de les regarder sur les autres que sur moi).

 

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Voilà!

 

 

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17 novembre 2014

||Interlude||–La minute tricot

Un billet  un peu spécial aujourd’hui.

  1. On ne parlera pas couture, mais tricot.
  2. Je ne suis pas l’auteure de la superbissime création que je vous présente.
  3. J’aimerais que, si vous commentez ce billet, tous vos commentaires soient adressés à Ghislaine, qui les lira certainement avec plaisir.

Voici Arabella. Modèle Brooklyn Tweed de la collection Wool People 7 (modèle dessiné par Ann McCauley).

Un modèle fait pour danser autour de la personne qui le porte (à ce sujet, l’interview de la designer est particulièrement inspirante). D’ailleurs, Arabella, ça commence comme arabesque et c’est comme ça que je me sens, tout en courbe.

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Pour la petite histoire, Ghislaine est ma collègue et nous partageons le même bureau. On a une certaine différence d’âge (du genre qu’elle pourrait être ma maman), mais nous avons rapidement développé une relation d’amitié grâce… aux aiguilles! Elle tricote, je couds. On trouve que les patrons français sont plus désignés et que les patrons américains sont plus techniques. On navigue sur les blogs pour trouver des modèles, des idées. On était faites pour s’entendre.

Elle n’avait jamais tricoté du BT, et comme je n’en avais entendu que du bien, je lui ai présenté leurs magnifiques catalogues. Quand le Wool People 7  est sorti, j’ai craqué sur Arabella. J’ai osé demander à Ghislaine si elle accepterait de me le tricoter. Et elle a accepté ce contrat de sous-traitance sans que je lui torde un bras! Ne me restait plus qu’à aller acheter la laine qui me plairait. Un petit tour à Effiloché avec Madame À l’autre bout du fil (qui s’y connait pas mal plus que moi en tricot!) et je remettais patron et pelotes (Folio, de chez Berroco, composée de 65% de superfine alpaca et 35% rayonne, coloris mount desert) entre les mains magiques de Ghislaine au début de l’été. Et voilà la merveille de pull que j’ai eu le plaisir de trouver sur mon bureau il y a quelques jours.

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Pour les photos portées… eh bien… il faut faire avec la bedaine qui pointe beaucoup, mais ce modèle sera tout aussi beau quand le ventre sera redevenu flasque plat en 2015.

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L’encolure, avec ses petites côtes torsadées, est à tomber.

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Je porte un chouette collier hibou, confectionné par Nathalie, des Chiffons de la sardine. Je pense à toi, mon amie.

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Tout est beau dans ce pull: les torsades, le jeu de lignes…

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…, la longueur, le drapé…

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…les fentes sur le côté.

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MERCI, Ghislaine. Tu as des doigts de fée. C’est bien la première fois que je porte un tricot d’adulte (autre qu’une écharpe) et j’ai du mal à le quitter tant je l’aime! C’est comme un grand doudou, léger et chaud à la fois.

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05 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 2

Comme promis, avoir vous avoir parlé de ma 1ère Mini Perle, je vous présente la seconde. Pour ma plus jeune, j’ai choisi la version B (avec le volant péplum). Ivanne vient juste de publier un billet à ce sujet, courez le lire après avoir vu ma version (si ce n’est déjà fait)!

Le côté plutôt original de cette expérience de couture en tant que testeuse, c’est que je n’avais aucune idée du résultat final ou du tomber de cette version B. Ivanne avait simplement envoyé le patron avec les instructions de montage et le dessin ci-dessous était la seule idée que je pouvais me faire du modèle…

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illustration du patron – Extrait de http://www.ivanne-s.fr/jupe-mini-perle/

 

Ma bientôt-plus-dernière a 4 ans –> je lui ai cousu du 4 ans. Elle est si fluette que je pense bien qu’elle portera la jupe au moins cette année et la prochaine. Et pas de règlement d’école pour la longueur pour le moment: ici, ça commence à 5 ans. Cousue cette fois dans un lainage gris récupéré du stock de ma maman, et agrémenté de liberty capel rose pour la doublure du volant péplum et la ceinture (rose + gris –> combinaison gagnante).

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Comme je n’avais plus d’élastique à boutonnières, j’ai glissé un élastique «non twistable» dans la ceinture, et je l’ai ajusté à la taille de la demoiselle.

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Mon volant péplum aurait pu un chouïa mieux tomber, mais mon lainage gris manquait de souplesse. C’est moins gracieux sur cintre. Par contre, une fois portée, on ne voit plus ce défaut.

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Je n’ai pas fait d’ourlet rapporté, pour gagner du temps, mais j’ai quand même soigné au maximum la piqure machine et les remplis.

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Dire que c’était une version test… franchement, c’est trop aux petits oignons pour encore considérer cette jupe comme un essai ;] Quelques photos sur le mannequin directement.

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Voilà, je craque, elle n’a plus l’air de mon petit bébé comme ça… et ça me convient tout à fait!

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Photos non contractuelles, on ne sort plus en tee-shirt depuis quelques semaines!

Cette version a été ma plus grande surprise, parce que je n’étais pas influencée par d’autres versions cousues, vues çà et là. Coudre à l’aveugle (bon, pas totalement, j’avais quand même la coupe de la première version en tête) était grisant! Et aussitôt que j’ai pu enfiler la jupe à ma fille, j’ai été charmée du résultat. Je trouve les versions A et B si différentes l’une de l’autre, même si elles sont bâties sur la même base, que ça permet de rentabiliser facilement son patron en jouant avec les possibilités sans avoir l’impression de coudre deux fois la même chose.

Et maintenant, j’ai hâte de voir vos versions de Mini-Perle fleurir sur la Toile!

 

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

 

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03 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 1

Vous n’avez pas pu manquer la nouvelle du jour  n’est-ce pas?

Ivanne.S a sorti son tout premier patron!

À défaut de m’être cousu une Perle de nacre pour moi (un petit locataire me faisant prendre quelques tailles de plus), c’est avec une joie difficilement dissimulable que j’ai reçu la proposition d’Ivanne de coudre la Mini Perle pour mes filles.

La première (version A, avec les plis) est en velours jaune pas tout à fait moutarde, plutôt soleil d’automne (Fabricville), pour ma plus grande. À presque 7 ans, je lui ai cousu le modèle 8 ans. Pour la carrure, c’est impeccable, mon ainée étant quand même assez costaude. Pour la longueur, je me suis résignée à la taille préconisée pour le 8 ans à cause du règlement de son école. Mais mon coup de cœur aurait été de l’avoir un brin plus courte, entre le 6 ans et le 8 ans (en même temps, coudre une jupe qui ne serait portable que les samedi-dimanche ne fait pas partie des choses que je juge acceptables).

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J’ai effectué une grande partie des «Finitions +» proposées dans le patron. Ce sont des détails facultatifs à réaliser qui donnent un petit look travaillé au vêtement: surpiqures, passepoil et ourlet rapportés, par exemple.

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Sous-piqure à la ceinture et élastique réglable.

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Voici donc une petite  jupe facile à vivre et originale, qu’on peut confectionner pour toutes les saisons et pour toutes les occasions. J’ai pu tester le succès du design de la jupe auprès d’amies ayant des filles, et 100% d’entre elles étaient conquises! Ça fait 3 semaines qu’elle est portée et reportée, j’ai eu le temps de lui chercher des défauts, mais je ne lui en ai pas trouvé (à part peut-être celui de rendre jalouses les mamans de mon entourage qui voudraient bien que leur fille ait la même!) J’aime vraiment beaucoup le résultat. J’ai trouvé une concurrente sérieuse à mon patron fétiche, la Sailboat skirt de Oliver + S (présentée ici, ici, ici et ici!), restée jusqu’ici indétrônée. Deux patrons qui s’équivalent, tant dans la précision et le soin des explications que dans la coupe du vêtement.

PS: La version B vous sera présentée dans mon prochain billet. Autre style, autre look. Je l’aime autant.

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

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13 octobre 2014

La crise du rose

Mère de deux filles, j’ai commencé à coudre parce que je n’étais pas satisfaite de ne trouver dans les boutiques du Québec que des vêtements roses/fleuris/froufroutés. Je voulais des lignes modernes, épurées, de beaux volumes autour de l’enfant, le tout, dans des coloris sobres.

Mais ça, c’était avant.

Avant quoi?

Avant que j’apprenne que je suis enceinte d’un garçon (qui rejoindra ses deux grandes sœurs au tout début de 2015).

Du coup, je me sens dans l’urgence de coudre du rose – seules les hormones de grossesse peuvent nous faire vivre de tels paradoxes – comme si le fait d’avoir un garçon allait désormais m’empêcher de coudre pour mes filles. Du grand n’importe quoi.

Lors de ma dernière virée tissu, j’ai fondu sur un beau velours milleraies framboise. Et zou, j’en ai ressorti deux robes hyper filles. Avec du liberty joli, en plus. Dur de faire plus fille…

Une pour un cadeau de naissance trèèèès en retard. Modèle Playdate dress de Oliver + S, en taille 12-18 mois. J’adore le look de cette robe, si raffinée, si travaillée. Quand on lit la description du modèle, on apprend que c’est une robe A-line. Mais bien franchement, le plastron et les manches font oublier la simplicité de la coupe.

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Petit détail ajouté d’un nœud en liberty à la place de la plaquette froufroutée préconisée.

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Le joli système de fermeture en arrière, avec un gros bouton de nacre. Attention! Ce modèle taille très petit à l’encolure. À n’offrir qu’à des petites filles pas trop costaudes…

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Le détail des manches et du pli creux.

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Détail que j’adore pour les tout-petits: l’ourlet-parementure, qui se laisse très bien voir quand la bambine commence à marcher à 4 pattes.

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Une robe pour mon ainée, ensuite. Modèle Slava dep&m, taille 7 ans (en réalité, le patron offre les tailles 6 ans et 8 ans. J’ai gardé les épaules du 8 ans et j’ai diminué le reste en 6 ans, en gardant une longueur entre les deux).

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Je raffole du mouvement de cette robe autour de l’enfant.

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Je n’ai pas cousu la ceinture préconisée en glissant plutôt un large rectangle de liberty tatum, pour un effet «foulard».

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J’ai aussi cousu une grande bande de tissu pour l’ourlet de la robe plutôt qu’un biais pour un effet maxi visible quand la robe tourne.

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Le coupon rose est fini (au grand regret de la cadette, qui n’a rien eu de rose…). On retourne à des couleurs plus neutres dans mon prochain billet, promis!

 

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