21 mai 2015

Elle est la plus belle saison de ma vie*

* Daniel Bélanger – Les deux printemps

Je ne savais pas trop quoi écrire en vous présentant ce nouvel ensemble. Et puis finalement,  je me suis dit que j’allais parler de vieillir. Je vais simplement vous parler de vieillir en couture, pas vieillir en général. Mon expérience de couturière a le même âge que ma fille ainée. 7 ans. 7 ans de courbe de progression dans les techniques. 7 ans de meilleurs choix de tissus, de matières plus adaptées, plus chères aussi parfois parce que je me sens plus confiante. 7 ans d’achats de patrons, plus ou moins modérés, avec un net ralentissement dans les deux dernières années.  7 ans et un regard critique plus aiguisé sur ma pratique de ce loisir. Petite rétrospective de ces 7 années.

De l’an 1 à l’an 3, je me suis mise à la couture par manque de sous. J’étais une maman étudiante. Le critère du cout de production était primordial. Je n’avais pas de blog à l’époque, mais je prenais en photo mes horreurs. Allez, je vous en montre une pour vous faire rire. Admirez l’air déconfit de ma fille il y a 7 ans, se demandant si elle est déguisée en jonquille ou en soleil…

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De l’an 3 à l’an 5, je suis devenue une maman diplômée (avec un boulot, de surcroit) et je voulais que les vêtements que je cousais se démarquent de ceux du commerce. Parfois aux dépens du confort . Souvent aux dépens du côté pratico-pratique (entretien, solidité, bien-aller, température du pays dans lequel je vis). Résultat, plusieurs morceaux que j’ai cousus n’ont pas été portés.

Exemple 1: cette Saint-Malo de C’est dimanche déséquilibrée parce que cousue dans un coton diaphane et alourdi à cause de boutons en métal mettait toujours le ventre de ma fille à l’air.

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Exemple 2: ce manteau aux détails soignés, tiré d’un livre japonais, qui a dû être porté 6 fois maximum par mes deux filles réunies (rapport à la météo spéciale du pays dans lequel je vis).

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De l’an 5 à l’an 7, je suis devenue une maman (très) trop occupée. Mon travail a pris de plus en plus de place, laissant des miettes à la couture. Et ces années m’ont permis de prendre le recul nécessaire (de la bloguo, des boutiques en lignes) pour me donner envie de continuer à coudre, sans répéter les excès du passé. Voici une petite liste de constats que je peux dresser aujourd’hui:

1) j’ai ressenti (peut-être à tort) une course à l’originalité sur la blogosphère (à qui découvre en premier tel patron, qui achète de telle éditrice de tissus, qui va penser à mettre un nœud à la place des boutons, qui va changer le col de cette robe, etc.). Je m’en suis rendu victime volontaire et j’envisageais mon ouvrage dans la perspective «épatage de galerie» plus que dans le plaisir simple de la couture. Cette compétition ne m’intéresse plus guère aujourd’hui, même si je prends plaisir à regarder  les trésors d’originalité des autres. Si je ne sors pas du lot, tant pis, ou tant mieux.

2) je ne couds désormais plus que des vêtements qui ont un haut potentiel de portabilité. Par exemple, je ne coudrai pas plus de 2 robes l’hiver par fille. Elles passent l’hiver en salopette de neige. Les robes ne sont pas pratiques, elles ne sont portées que lorsqu’on  prend la voiture, ce qui ne fait pas partie de notre mode de vie quotidien. Je ne coudrai plus de manteaux non plus. Je n’ai accès à aucun tissu technologique pour coudre des manteaux d’hiver, donc mes manteaux sont destinés aux entre-saisons. Au Québec, le printemps dure 2 semaines, l’automne dure 2 semaines –> c’est crève-cœur de voir un vêtement porté 4 semaines par année. Autre exemple, je ferai attention à coudre des vêtements qui seront compatibles avec le vélo et les galipettes dans les structures du parc. Je réfléchis ces temps-ci à une façon de modifier certains patrons de jupe pour les transformer en jupe-short.

3) mes filles grandissent, je veux continuer à coudre pour elles et que la demande vienne d’elles (plutôt que de moi, les implorant de porter ce que je leur ai cousu). Pour y arriver, je dois les écouter, regarder comment leurs amies sont habillées et m’assurer que je ne suis pas trop dans les patates.

4) en bonne écolo, je couds selon les besoins et plus selon les envies. Par exemple, je n’ai encore rien cousu pour mon petit dernier parce que je n’ai besoin de rien pour lui, entre ce que j’ai récupéré de ses sœurs et ce que mon entourage m’a donné. Quand il lui manquera quelque chose dans sa penderie, ça me fera plaisir de me mettre à la couture petit garçon. Pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

5) quand je vais vouloir un patron très fort parce que j’ai vu des réalisations absolument fantastiques, je vais réfléchir à deux fois avant de le procurer en passant en revue des critères de sélection. Par exemple, devant une robe craquante, je vais d’abord faire le tour de  mes patrons de robes et m’assurer que i) j’ai déjà cousu au moins une fois tous les modèles en ma possession;  ii) aucun modèle ne ressemble trop à celui que je voudrais me procurer; iii) des techniques que je ne connais pas seraient contenues dans la pochette. (C’est possible que je revienne dans un prochain billet sur les autres critères rigoureux que j’applique depuis quelques mois à l’achat d’un patron, j’ai connu quelques déconvenues comme cliente qui m’ont poussée à être plus réfléchie et informée comme consommaCtrice).

Un mot pour résumer ma pratique couturesque à partir de l’an 7 : ÉQUILIBRE.

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Allez zou, premier ouvrage du printemps: ma porte d’extérieur couleur brique. Au début, je la voulais bleu Klein. J’ai envoyé mon chum à la quincaillerie me rapporter un pot de peinture et il a acheté celle en promo. C’est tout lui, les promos priment sur le look. J’ai râlé (un peu) et, finalement, j’ai repeint la porte de cette couleur qui fait, ma foi, un joli fond pour les photos.

Devant la porte, vous avez une demoiselle de 7 ans qui porte un t-shirt TROP-TOP d’Ivanne.S et un short Ella de p&m.

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Alors le TROP-TOP est la version «D» du patron (ne la cherchez pas sur votre planche!!) C’est une version du déjà célèbre t-shirt version A, mais à encolure bateau et épaules ouvertes.Ivanne est la première à nous encourager à jouer avec son patron: je l’ai prise au pied de la lettre.

À plat sur le carrelage de la cuisine fraichement serpillé, on voit mieux la coupe. Pour obtenir cette encolure, on trace simplement une ligne droite à partir du point le plus haut de la manche. Cette ligne doit arriver de façon parfaitement perpendiculaire à la ligne du milieu devant et du milieu dos. C’est donc un vrai T que l’on obtient – d’où le nom t-shirt. Un bord-côte bleu borde les hauts du devant et du dos. On ferme ensuite les côtés. Le passage le plus délicat est la pose du biais aux manches. Ici, j’ai choisi de faire un ourlet rapporté apparent (en liberty felicity bleu et vert). On referme finalement l’encolure avec des boutons après avoir fait un test sur l’enfant pour trouver l’endroit le plus propice où les poser.

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Quant au short Ella, je l’ai voulu en version brute, en jean, en respectant au mieux les codes du denim (surpiqûres visibles et à la piqûre triple, pas de passepoil, de vrais passants de ceinture et même un vrai bouton jean!)

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Ceinture doublée en capel bleu marine.

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Depuis la photo ci-dessous, j’ai ajouté un bouton pression sous la braguette non fermée qui bâillait trop.

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Cahier des charges rempli pour cette tenue ;-]

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21 octobre 2013

octobre est presque fini…

… et il n’y a presque plus de feuilles dans les arbres. On voit novembre approcher, et on craint un brin ce mois durant lequel il fait froid, ce mois d’acclimatation à nos frissons. Pour retenir un peu de cet octobre magnifique, de ce soleil qui a encore quelques forces, de ces feuilles qui croustillent  à nos pieds, j’ai choisi la couleur, j’ai choisi la lumière, j’ai choisi la chaleur.

Et je l’envoie à ma nièce, jolie nièce estivale.

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Une Oslo de C’est dimanche, en liberty Betsy fluo-thé (Stragier) et revers en lin bleu nuit (Fabricville).

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Un bloomer des Intemporels pour bébés, modifié pour avoir un plastron sur le devant. L’élastique est glissé de part et d’autre du plastron, pour que celui-ci ne soit pas froncé. Un océan me séparant du bébé, je croise les doigts pour que l’effet soit tel que je le voulais. Boutons de bottine argent du Fabricville, lainage gris de la collec’ de ma maman (elle me l’a apporté de France cet été, et il repart pour Paris ces jours-ci. J’aime l’idée de ces voyages), dentelle offerte par Madame Papillon et Mandarine.

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Un petit lutin de Saint-Élie-de-Caxton, adopté cet été en visitant le village du conteur Fred Pellerin, vient rejoindre la tenue.  Si vous ne connaissez pas ce village, sachez qu’il s’agit du seul endroit au monde où il y a  des «traverses de lutins» (comprenez des passages piétons destinés aux lutins). On y trouve aussi le seul «arbre à Paparmane» au monde (la paparmane est un petit bonbon rond, généralement à la menthe. L’arbre à Paparmane de Saint-Élie-de-Caxton produit spécifiquement des paparmanes roses, une rareté).

Artisanat québécois, La Terre et toi,  par Annie Rousseau. Fait à partir de matériaux récupérés.  Je le trouve vraiment trop mignon, ce lutin.

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Et porté, ça donne quoi?

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Allez, on fait un petit effort d'imagination, je n’ai pas de bébé sous la main pour savoir si c’est joli ou non. Mais mon petit doigt me dit que cette petite fille sera craquante dans sa tenue…

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14 octobre 2012

de discrets retours dans le passé

Un et un seul fil conducteur pour cette mini-minus-collection pour petite fille en 5-6 ans: utiliser de vieux, très vieux boutons, partout, partout. Les mettre en valeur. Leur donner la vie en 2012 que personne ne leur a offerte il y a des décennies. Ces boutons, ils arrivent de mon grand-père. Pas le choix, je viens d’une famille de textile; mes deux grands-pères y ont travaillé, dans le textile, à Lyon. Ils sont beaux,ces boutons, comme le beau n’existe plus. Ils sont dépareillés, leurs couleurs sont passées, leurs dessins sont effacés. Et c’est pour ça que je les aime.

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Pour commencer, une Phekda* de Grains de Couture. C’était le patron du livre qui m’attirait le plus dès le premier feuilletage. Seulement, je cherchais le tissu qui allait la mettre en valeur… vous savez ce que c’est… vous traînez dans les rayons de votre boutique de tissus,vous touchez, vous froissez, rien ne vous plaît… Sauf qu’en fait, sans le savoir, ce tissu, je l’avais depuis toujours dans mon placard. Je vous ai dit que je n’avais presque pas de stock de tissus, mais je me retrouve parfois avec des métrages excédentaires (je suis à la lettre la consigne sur l’enveloppe du patron, qui est parfois plus que généreuse). Bref, j’avais acheté ce drôle de tissu il y a 3 ans, un tissu «mémoire» – c’est le nom- dans lequel je m’étais taillé une veste L dans le livre 175 (référence des JCA). Honte à moi, je ne l’ai jamais postée sur la blogo. Je répare l’erreur immédiatement, parce qu’en fait, je la porte tout le temps, surtout quand j’enseigne, et mes étudiantes fashionistas, 10 ans plus jeunes que moi viennent souvent me demander où je l’ai achetée (vous faisiez ça, vous, demander à vos profs de fac d’où viennent leurs fringues???!!)

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Fin de la digression.

Donc ce tissu mémoire, je l’avais sur mon unique tablette de tissus, et il m’a fallu tout un déclic pour comprendre que c’était LUI, le tissu de Phekda. Il n’est jamais trop tard, le livre d’Ivanne est sorti en novembre 2011. Chez moi, la gestation des vêtements, c’est 11  mois. Minimum.

Alors pour les détails techniques, 4 minuscules personnalisations du modèle. 1/ j’ai fait un rabat de poche passepoilé arrondi; 2/ j’ai remplacé la patte par une martingale au dos, en lainage brun, pour casser l’aspect hyper moderne du tissu «mémoire»; 3/au lieu d’un ourlet rapporté en bas, j’ai fait un ourlet parementure, pour obtenir un ourlet large (je vous dois un tuto à ce sujet… quand j’aurai du temps…); 4/une sous-piqûre pour la parementure, parce que c’est bien évident qu’on ne peut pas vivre sans sous-piqûre une fois qu’on y a goûté (n’est-ce pas, Caro?)

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Pour accompagner Phekda, ma fille a honteusement copié sur moi.  Eh oui, j’avais un short, il lui en fallait un, forcément. Pour mémoire, elle n’a pas encore 5 ans. Alors quand on a besoin d’un patron de short pour enfants, on regarde chez Madame p&m, le patron Ella, bien entendu. Eh bien vous savez-quoi?Une adorable fée m’a offert ce patron, comme ça, comme une fleur, une pure surprise, je ne pensais même pas que c’était possible, autant de gentillesse. Juste à l’écrire, j’en suis encore émue. J’ai eu des semaines très pénibles au travail et recevoir ce cadeau (ainsi que d’autres merveilles) a tout bonnement eu l’effet de me ragaillardir, de retrouver l’énergie pour avancer, pour me dire que tout irait mieux une fois que le 12 octobre serait passé.

Alors ce patron Ella, j’en ai pensé quoi? Eh bien, il a tout pour satisfaire ma maniaquerie des détails. C’est dingue comme on peut passer du temps sur un si minuscule bout de vêtement, quand même! Donc le tissu, un lainage gris très souple vient du Fabricville. Et le tissu «coq de Granville» est un vieux Alexander Henry, de 2008 (pour celles qui ont la mémoire des tissus, s. Alma avait fait sa toute première Oslo en Granville, les tous premiers m0dèles C’est dimanche, ça m’avait marquée, je commençais ma dépendance longue durée à la couture, donc j’avais acheté un fat quarter de cette collec’, chez Effiloché… que je n’avais pas encore utilisé… quand je vous dis que la gestation, chez moi…ça peut être long).

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J’ai omis le passepoil du modèle, je voulais vraiment le fini aux plis nets, précis que mon fin lainage permettait. Et puis ma nouvelle machine à coudre est tellement bonne pour faire des surpiqûres impeccables, régulières, que j’ai voulu exploiter tout son talent.

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Plutôt qu’un système de fermeture avec un bouton/boutonnière, deux boutons pressions sont cachés dans le repli de la «braguette».

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Alors place aux photos portées (j’avoue d’ores et déjà que j’aurais aimé présenter aujourd’hui une blouse parfaite pour aller avec ces deux morceaux, je voyais une Colombine, une Oslo ou une Capella). Bon, mais j’ai manqué de temps. Et Halloween est proche. J’ai des costumes à coudre.

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Petite note pour celles qui se demanderaient… les bottines viennent de chez Camper (on a une superbe boutique de la marque – la première en Amérique du nord - sur la rue Ste-Catherine, pour mes lectrices québécoises). Et note supplémentaire aux gens de Camper, si vous passez sur mon blog: mais pourquoi donc ne faites-vous pas cette paire en 39??? Je veux les mêmes!!!

Et sinon, sachez que ces clichés sont les derniers de 2012 en extérieur, il fait vraiment trop froid maintenant. D’ailleurs, on a déjà vu nos premiers flocons… le 11 octobre…

29 janvier 2012

Mariage des genres

Absente de la blogo, ou présente en pointillés depuis décembre… disons que le manque de temps récurrent, l’absence de vacances à Noël, les Fêtes passées loin de la France et l’envie de profiter de mes filles quelques peu ont eu raison de moi.

À Montréal, l’hiver est solidement installé, même si on oscille entre tempête de neige et grosses averses verglaçantes. On profite de belles journées ensoleillées, par -5°/-10°C pour aller glisser en luge sur les buttes ou patiner au parc d’à côté. Et on accepte notre norditude avec le sourire. Pour ne pas trouver l’hiver trop long, rien de tel que de prendre l’air et de se rougir les joues. On revient à la maison, et le thé ou le chocolat chaud n’ont jamais été meilleurs.

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Et côté couture, alors? Je reprends tranquillement la fréquentation de mes machines, avec un «mélange des genres», un ménage à trois international, entre une Américaine, une Japonaise et une Française. L’Américaine, c’est encore et toujours les patrons Oliver + S. Cette robe est ma fierté (modèle Jump rope dress, vue B). D’abord pour ce tissu fantastique (Sherbet pips scooters par Aneela Hooey, pour Moda – formidable coton d’excellente qualité printed in Japan) acheté chez Effiloché. Je l’ai cousue en taille 5 ans, mais avec la longueur du 4 ans, pour la superposition.

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Ensuite pour les mille et un détails que j’ai réussis à la (quasi) perfection. Je ne résiste pas au « pétage de bretelles » en vous montrant cette patte que j’ai si bien exécutée. Les patrons Oliver + S côtés «3 ciseaux» sont mon petit pêché mignon, car on y apprend toujours une technique. Juste pour ça, c’est une leçon de couture reçue et ça vaut le coup.

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(j’ai pris des photos avant la pose des boutonnières, par crainte qu’elles ne gâchent tout ce beau résultat)

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Les poches sont jolies à croquer.

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Le petit revers de manche est simple, mais efficace (comme un revers de pantalon, mais aux manches).

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Et le col est vraiment parfait.

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La contribution de la Japonaise à ce mariage est plus que légère. De simples leggings P du livre 72 chez les JCA (sous l’œil dubitatif de monsieur son père, qui ne comprend pas pourquoi je coudrais des leggings noirs alors que ça coûte 5 $ au magasin du coin – oui, mais j’en voulais un tout simple, sans bouton-pression, sans fermeture-éclair, sans sequins, juste un tout-nu). Jersey noir, du Fabricville.

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Finalement, la Française participe chaudement à ce mariage avec une lourde cape Syrma*, que j’ai vendue à sa petite destinataire comme étant son accessoire de printemps (comprendre mai). La petite demoiselle, qui vient tout juste de fêter ses quatre ans, a déclaré officiellement hier son ras-le-bol de l’hiver. Mais, ma pauvre chouette, on n’est pas sortis de l’auberge, si comme l’an dernier, on a des tempêtes en avril, – de lui répondre sa mère.

Passons. Je disais donc une cape Syrma* du livre Grains de couture, en lainage à manteau couleur « raisins écrasés » acheté au Fabricville. Petits boutons étoiles du Fabricville, itou. Parementure en batiste figue étoilée France Duval-Stalla et ourlet rapporté en biais maison et «martingale» en liberty tatum (tous deux achetés chez Lil weasel, lors de ma dernière traversée de l’Atlantique). Taille 6 ans.

Je n’ai pas fait les coutures pour les manches, mais je pense devoir les faire, car à l’usage, la cape tourne et une petite fille très active aura tôt fait de se retrouver avec le dos à la place du devant.

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(l’image ci-dessus donne la couleur la plus fidèle du tissu, en fait)

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Ma seule modification – méga-gigantesque, vous en conviendrez ;) – est que j’ai fait une patte de type « martingale » au dos, plutôt que de la coincer dans la couture du col. C’est pour la seule raison pratique que l’assemblage « col + cape + parementure + patte » me semblait un peu trop club sandwich et aurait été disgracieuse!

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Le tout porté par une petite Française-Canadienne-Québécoise-Montréalaise, comme elle se définit elle-même. Et une avalanche de photos  sur le thème Singing in the rain (avalanche, parce que je crois n’avoir jamais autant été satisfaite du tombé de vêtements-maison).

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Sur ce long billet – je crois que j’étais en mal de blog pour avoir été aussi bavarde - je vous laisse. J’ai un magnifique plagiat sous le coude, pour moi. Plagiat de la marque américaine J.Crew que j’ai découverte il y a environ 6 mois et qui me titille les yeux avec ses superbes collections, mais ses prix impossibles.

31 janvier 2011

Une petite saucette dans l’été

Non pas que  l’été soit proche – on va d’abord attendre que le soleil arrête de se coucher à 17h- mais j’avais envie de coudre de l’été. Il faut dire que mes filles n’ont besoin de RIEN pour terminer cette saison, les tiroirs et leurs penderies dé-bordent.

Et puis, il faut dire que je me suis offert les Intemporels pour enfants d’Astrid Le Provost (ça m’a pris 2 ans avant de me décider à l’acheter, c’est dire comme j’étais convaincue de l’utilité d’avoir un énième livre de couture dans ma bibliothèque…) Bref, dans ce livre, beaucoup de modèles estivaux, alors autant s’y mettre maintenant.

Pour ma grande de 3 ans, un ensemble en 4 ans bloomer + haut à bretelles nouées sur les épaules. Le but étant d’avoir quelque chose de simple et rapide à enfiler quand on va à la pataugeoire à la fin d’une chaude journée.

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Attention: sur les prochaines photos, autant de soleil en plein hiver peut piquer les yeux!

Pas de modification au haut à bretelles. Sauf que quand j’ai réalisé qu’il était si peu froncé (je ne sais pas pourquoi je m’étais mis en tête qu’il serait hyper froufrouteux, ce top…), j’ai décidé de finir l’ourlet avec de la dentelle, pour que ce soit un peu plus girly.

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Petite déception aussi avec les bretelles qui sont rectangulaires: si je le refais, les bouts des bretelles seront biseautés.

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Pour le bloomer, j’ai ajouté 2 ou 3 cm de long et j’ai froufrouté à la façon du bloomer des Intemporels pour bébés.

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Le haut de la poche est fini avec un petit peu de dentelle, histoire de rappeler le haut et 3 surpiqûres décoratives.

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Les tissus viennent tous de Fabricville et la dentelle vient… hum hum… du Dollarama! (pour les visiteurs français de mon blog, Dollarama, c’est un magasin cheap où tout coûte 1$ ou 2$).

À bientôt!

Posté par NanouQc à 16:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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