25 février 2016

douceur et féminité

C’est l’histoire d’une fille qui voulait se coudre une blouse Camas de Thread Theory. Il s’agit d’une jolie marque canadienne de patrons pour hommes. Je n’en suis pas encore cliente (pourtant, ils ont de beaux vêtements masculins et des mannequins pas mal du tout). Mais ça viendra surement. La créatrice de la marque avait dessiné ce modèle de blouse (qui n’est pas une bonne traduction, je trouve, mais je ne saurais lui donner un autre nom) lors de ses études à l’école de désign où elle a appris à concevoir des patrons. C’est le seul modèle femme de la marque. J’espère que d’autres sont à venir.

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J’ai profité du sewalong de la blouse de la fin janvier-début février pour me lancer dans la couture de ce modèle, dont je possédais le patron depuis quelques mois. C’était mon premier sewalong et je ne voyais pas très bien l’intérêt de la chose, mais j’en ai compris toute la pertinence en y participant. Outre le fait que c’est toujours bien de composer avec un échéancier, ça permet de se poser simultanément toutes les questions qui nous traversent l’esprit durant la confection ( choix du tissu, de la taille, les étapes plus compliquées à détailler) – et d’avoir la réponse sans tarder.

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Il est recommandé de coudre la blouse (au moins les manches) en jersey, car c’est un modèle ajusté. J’ai utilisé un jersey de coton/bambou très très doux, combiné à un petit reste de liberty fairford pour les épaules (qui peuvent être cousues dans n’importe quelle sorte de tissus).

Cette version se voulait une toile portable, dans la mesure où j’avais au départ bien envie de la tester dans un tissu chaine et trame plutôt que dans un tricot. Mais la créatrice prévient bien que ce choix peut être risqué, car le modèle est ajusté et on pourrait ressentir de l’inconfort aux bras notamment, dans la partie du biceps. Donc je me suis lancée dans un jersey pour ma première réalisation du modèle. Pas sure que je vais vouloir le faire en chaine et trame, finalement. Je suis attachée à mon confort.

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Pendant le sewalong, on nous expliquait comment modifier le modèle si on trouvait le décolleté trop plongeant. Je n’ai pas touché à l’encolure pour cette version et le plongeant du décolleté est conforme à ce que je m’autorise.

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J’aurais aimé avoir une meilleure vue du dos à vous montrer, mais, comme je suis mon propre photographe, c’est le mieux que j’ai pu obtenir. L’empiècement dos est aussi en liberty fairford. Le bas du dos est froncé, ce qui ajoute encore à l’aisance et à la féminité du modèle.

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Globalement, le modèle est facile à coudre si on a déjà l’habitude de coudre des mailles. Je trouve que les explications sont bien faites et claires. Mais quelqu’un qui n’a jamais cousu de maille sera peut-être déçu de ne pas trouver de recommandations pour la coudre (nulle mention de l’aiguille double pour l’ourlet, par exemple). Les finitions proposées sont propres, mais ça pourrait encore aller plus loin.

Les mensurations sont bonnes. J’ai pris exactement la taille que mes mensurations de poitrine donnaient et c’est ce qu’il fallait. J’aurais aimé avoir la mesure d’épaules, parce que c’est souvent là que les patrons me posent problème (mes épaules sont plus larges que la moyenne), mais il n’y avait pas d’indications à ce sujet dans le tableau du vêtement fini. Au bout du compte, je pense que les épaules sont plutôt bonnes pour ma carrure, mais j’ajouterais peut-être quelques millimètres pour une prochaine version.

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La patte de boutonnage est clairement la partie la plus technique du patron. Pleine de confiance, je me suis lancée à la coudre avec juste un épinglage, j’ai dû m’y reprendre en la bâtissant à la main pour éviter que le jersey ne tiraille de partout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas bâti à la main. Pour celles qui se lanceraient dans ce modèle, sachez qu’on trouve un montage alternatif de la patte sur le site de la marque (dans le sewalong), si la technique proposée dans le patron est plus difficile.

Je n’ai pas fait de boutonnières et j’ai fermé la blouse en cousant directement les boutons. La blouse s’enfile très bien, comme un t-shirt. Je craignais de rater mes boutonnières, car la patte était très épaisse (deux épaisseurs + un entoilage).

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La touche mode: je trouve que ce haut se porte très bien, rentré dans un pantalon taille haute. C’est ainsi que je l’ai porté pour aller travailler l’autre jour (pantalon noir confectionné au Canada, de la marque Tristan. Je le mentionne parce que c’est assez rare d’avoir encore de la couture locale). C’est un look un peu rétro que j’aime bien.

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Sinon, je l’aime beaucoup flottant sur un jean slim. Dans les deux cas, ça donne un haut assez féminin et délicat, sans toutefois avoir la formalité du chemisier. Formalité que j’ai plus de mal à assumer, parce que je ne travaille pas dans un milieu avec un dress code.

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Question confort, c’est parfait. Je suis vraiment bien dedans, je l’ai déjà porté trois fois. Il est très bien accueilli dans ma garde-robe, car il va avec tout. Bref, un coup de cœur que je recommande! Il y a une version cardigan et une version robe cousus dans le cadre du sewalong qui me font les yeux doux.

 

 

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15 septembre 2015

en bonne et due forme

 

Un peu de couture qui sort du schéma habituel de ce blog, un billet un peu plus «technique», un peu moins léché, mais que je tiens à immortaliser parce qu’il est très cohérent dans mon parcours de couturière du dimanche.

 

J’ai la chance immense d’appartenir à l’équipe de testeuse d’Ivanne.S. C’est un vrai boulot – limite je le mettrais sur mon CV – à temps TRÈÈÈÈS partiel, certes, mais qui demande de la rigueur et de la concentration une fois la période de test entamée. Et donc quand Ivanne a lancé le test deTROP-TOP [femme] et surtout quand elle a mentionné la gradation en grande taille, la flamme couturesque  un peu en pilote automatique qui m’habite s’est ravivée considérablement.

Je fais une taille somme toute assez standard, quelque part entre le 38 et le 40, ça dépend des marques et je n’ai jamais eu de problème pour m’habiller dans le prêt-à-porter, ni pour trouver des patrons nécessitant peu d’ajustements (à part les tops japonais, j’y reviendrai). Mais je peux aussi aisément concevoir que les personnes s’habillant dans les grandes tailles, qui trouvent l’offre du prêt-à-porter limitée soit dans le style, soit dans le nombre de boutiques, puissent avoir envie de confectionner leur propre garde-robe. C’est en toute logique, donc, que j’ai proposé à Ivanne de coudre une taille plus pour le test. J’avais alors en tête une amie particulièrement jolie, qui sait se mettre en valeur et qui avait des mensurations de rêve, soit celles de la taille 52.

 

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Après la partie  «états d’âme de la fille qui coud depuis longtemps et qui se cherche des défis», j’ai demandé à Ivanne de m’imposer la version de son choix et c’est donc la version B avec dos boutonné et manches longues sur laquelle j’ai dû plancher. Je me suis déplacée avec mon ruban à mesurer et ma fiche mensurations chez mon amie. Puis je suis rentrée chez moi et je me suis attelée à l’épineuse question du choix de taille et des ajustements. À vrai dire, mon mannequin étant une vraie de vraie humaine, il m’a fallu procéder à quelques ajustements du patron d’une part avec un compromis de taille et d’autre part un agrandissement de la largeur de manche (imposant du même coup un agrandissement du buste devant). J’ai fini avec un ajustement de la longueur de manche. Tout est indiqué dans le patron, c'est hyper simple, il suffit de se laisser guider. Une fois ce travail réalisé en amont, je pouvais m’atteler à la réalisation de mon modèle. Vous pouvez le voir ici cousu.

 

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Je vous mentionnais plus haut les patrons japonais. J’en parlais surtout parce qu’ils ont été mon premier contact avec la couture femme et ils m’ont déçue comme pas possible. Ce n’est pas de leur faute, non, mais c’est de la faute de ma première expérience de la couture, celle destinée aux enfants. Je n’ai pas souvent du tout connu de la déception avec la couture enfantine parce qu’on ne s’attend pas à voir les enfants dans des tenues ajustées: il n’y a pas de pinces, la ligne de taille est à peine définie avant l’âge de 6 ans, les enfants n’ont pas vraiment de hanches… Le pire qui peut arriver avec un mauvais choix de taille dans la couture enfant, c’est que le vêtement soit trop petit ou trop grand. Et s’il est trop grand, pas grave, il le mettra l’an prochain (et s’il est trop petit, c’est le moment de songer à lui faire un petit frère ou une petite sœur). Donc quand j’ai embarqué dans la couture adulte, en plus de ne rien comprendre au japonais (les livres n’étaient pas traduits à l’époque), je n’avais pas idée qu’il fallait procéder à des ajustements pour ma morphologie. Et comme je suis loin d’être une Japonaise, plusieurs projets ont été cousus… et jamais portés.

 

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Tout ça pour dire que je comprends désormais la nécessité de passer du temps sur la planche patron avant de se lancer. Ça évite les déceptions et on se sent un peu plus comme le tailleur italien, ruban autour du cou, qu’on engage pour un costume sur-mesure. Car après tout, à quoi servirait de savoir coudre si ce n’est pas pour s’offrir du sur-mesure? Pourquoi voudrait-on imiter les tailles des marques de prêt-à-porter? Et pourquoi se laisserait-on complexer par des numéros 46 ou des lettres XL alors qu’on ne se coud même pas une étiquette au dos de nos fringues pour nous rappeler quel format on est? Profitons des bienfaits du sur-mesure.

 

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Le côté très intéressant de ma petite expérience est que je n’ai pas revu mon amie entre la prise des mesures et l’essayage final. Donc seules mes mesures initiales me guidaient. Et j’ai trouvé, sans flagornerie aucune, que le patron TROP-TOP [Femme] nous invite particulièrement à penser ajustements, à ne pas négliger ce moment crucial où les quelques centimètres non ajoutés pourraient nous faire pleurer parce que le bras ne passe pas.

 

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Le tissu choisi pour cette version est un crêpe de polyester noir à pois blancs acheté dans une petite boutique de mon quartier (et là j’ouvre une parenthèse parce que j’ai complètement honte, mais j’ai découvert il y a quelques mois à peine que j’ai une boutique de tissus à prix très doux et aux imprimés plutôt dans mon style à 5 minutes 23 secondes à pied de chez moi. Sachant que j’habite ce quartier depuis depuis 6 ans… eh oui, la honte.) Je pense que le crêpe est tout indiqué pour ce style de vêtement, c’est fluide, confortable et ça ne se froisse pas. Les gens ne sont pas ben ben forts sur le repassage au Québec. Si j’avais offert une version en coton à mon amie, pas sûre qu’elle l’aurait portée.

J’ai utilisé la finition avec biais plutôt qu’avec parementure. Ça a globalement bien marché à part quelques microplissages, mais je pense que la parementure n’aurait pas été adaptée avec ce tissu. Six larges boutons de nacre ferment le dos.

Mon amie a vraiment aimé le résultat (et moi aussi, mais je connais l’univers d’Ivanne qui correspond tout à fait à mes gouts).  À mon retour de la séance photo, je me suis précipitée sur l’ordinateur pour écrire à Ivanne combien je trouvais que son patron fonctionnait bien sur des tailles plus. Et je me suis fait plaisir au passage, parce que j’adore coudre pour les autres (oui, ça semble altruiste, mais en vrai c’est égoïste, j’aime voir mes coutures et c’est plus facile de les regarder sur les autres que sur moi).

 

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Voilà!

 

 

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01 avril 2014

Me, myself…et mon fort

Deuxième billet de l’année avec de la couture femme. Je poursuis l’expérimentation des questions de bienaller, en vous montrant deux patrons que j’ai déjà cousus. Il s’agit de la jupe Chardon, de Deer & Doe et de la blouse Weekend Getaway, de Liesl + Co.

Les exigences initiales: 1) avoir une tenue mettable au boulot, 2) que la tenue en question soit minimalement composée d’une jupe, parce que ça fait depuis novembre que je n’ai pas porté de jupe (rapport à la météo, allez voir en fin de billet si ça vous chante) et 3) que la tenue requière un minimum d’achats (ici, je n’ai racheté qu’une bobine de fil et une fermeture à glissière invisible)–> j’ai des chutes et des coupons à utiliser.

Chardon, d’abord. Je l’avais faite en 40 l'été dernier, et je me suis plainte du fait qu’elle était trop serrée et qu’elle m’empêchait de respirer. Cette fois, j’ai utilisé un velours milleraie orange très foncé, tirant sur le rouge (qui ne contient pas d’élasthanne, mais qui s’étire un petit peu). Et c’est un chouia trop grand. Grrrrr.  Je peux vous assurer que je n’ai pas maigri du chouia en question, puisque j’ai toujours autant de peine à respirer dans ma Chardon estivale. Leçon apprise –> outre les mensurations prises soigneusement, ne jamais  oublier que l’élasticité du tissu joue un grand rôle dans le résultat final d’un vêtement ajusté. Et ne pas croire qu’élasticité va toujours avec élasthanne.

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La blouse Weekend Getaway, que j’avais taillée en 8 pour mon premier essai, a été taillée en 6 pour cette version-ci. Je trouve que la première flotte un peu trop autour de moi, donc en choisissant une taille en dessous, j’ai réduit un peu l’ampleur (qu’il faut tout de même conserver pour ce genre de modèle) et je trouve qu’elle me va mieux. Et j’ai revérifié mes mensurations, et je suis finalement plus proche du 6 que du 8. Je crois que je me mesure parfois un peu trop vite et/ou mal. La blouse est en voile de coton noir. Je voulais l’essayer dans un tissu fin, car je caresse l’envie de me la tailler en 100% liberty.

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Que dire à part que je suis encore une fois sous le charme de ce modèle, pour sa simplicité, sa modernité. C’est un super bon patron, sachant qu’on n’a pas tant de choix que ça en matière de hauts. Autant on regorge de patrons de robes, de vestes, de jupes, autant les patrons de hauts et de pantalons font défaut. Je trouve hyper gratifiant d’avoir sous la  main un patron comme celui-ci, qui se coud vite et bien (moins de 2 soirées de couture) et qui se conjugue facilement avec plusieurs tenues (je la porte avec un short ou avec un jean, et c’est très sympa aussi). Je trouve cette version d’une sobriété et d’un modernisme… un vrai coup de cœur.

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Je recommande chaudement à nos quatre nouvelles accros d’Oliver + S (Mme Reloux, Mme Quattre, Mme Grain de sel, Mme Lou and Jo) de plonger tête la première dans ce patron, vous ne serez pas déçues!

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En plus, elle se marie délicieusement avec l’un peu plus extravagante Chardon. Ça permet de sortir de l’association classique avec t-shirt près du corps.

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Finissons avec le bulletin météo. La neige s’est installée de façon durable sur notre beau Québec; cet hiver, plusieurs records de froid ont été battus. Avec la météo, on a deux choix: soit on se plaint, soit on vit avec. When life gives you lemons, make lemonade. Alors 90 % du mois de mars, j’en ai eu ras la casquette de l’hiver. Mais le 10 % restant… eh bien, je me suis amusée. Je vous présente notre fort des neiges, construit  un 23 mars, et gardé par le gardien du fort, qui porte une casquette gavroche faite-maison. Tadam!

Le fort et son gardien_travaillée

Making of…

Sous un soleil de plomb, on extrait des blocs de glace.

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On aménage une entrée un peu compliquée pour qu’aucun assaillant ne pénètre la forteresse.

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Et on finit notre œuvre en laissant une signature que seuls les anges peuvent comprendre.DSC_2165-ange

Rassurez-vous: les températures positives sont en train de revenir sur le Québec. Mais on l’aura mérité, notre printemps. Et pour reprendre les paroles si poétiques de Marie-France Bazzo à Radio Canada ce matin: «Le prochain flocon que je vois, je l’attaque au sèche-cheveux

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02 novembre 2013

Forrest Gump #3 - son premier jour d’école

Je vous offre le pop corn, installez-vous confortablement, voilà la suite des aventures de Forrest!

Vous savez, c’est marrant comme on se rappelle certaines choses, mais qu’on oublie les autres?

- Fais de ton mieux, maintenant, Forrest.

– J’te l’promets, Maman.

Forrest avant de monter dans l'autobus

Photo tirée de Forrest Gump. Réalisé par Robert Zemeckis. 1994.

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Je m’rappelle ce trajet en bus mon premier jour d’école. Très bien.

 

Eh oui, Forrest rentre à l’école… et c’est justement là qu’il va rencontrer l’amour de sa vie…  La suite de l’histoire,  c’est demain, sur le blog de la talentueuse Muriel (Des étoiles et des pois)! (vous commencez à comprendre le principe, non?)

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Pour vous faire patienter jusqu’à la photo de demain, est-ce que ça vous tente que je vous raconte le making of de ma scène?

On commence par la partie «couture», la plus facile.

Forrest porte un bermuda Huckleberry  de p&m en lainage bleu marine et un polo bleu ciel du commerce (ben oui, dans le projet, on n’était pas obligées de coudre tous les vêtements!!!). Sous son bras, le livre rouge de Forrest et à sa main, un sac brun contenant son lunch. Forrest a les jambes tordues, donc des baguettes de restaurant chinois lui servent d’atèles ;]

Je suis un peu gênée de vous présenter les photos du bermuda, parce qu’il a déjà été beaucoup porté. Et comme mon lainage n’était pas d’hyper bonne qualité, il a peluché après quelques lavages… Je dois cependant dire tout mon amour pour ce modèle Huckleberry. J’ai deux filles à la morphologie très différente. Souvent, on me dit que je suis chanceuse de pouvoir réutiliser les vêtements de l’aînée pour les donner à la deuxième. C’est loin d’être toujours possible, parce que ma plus jeune est si fluette que peu de pantalons de sa sœur lui vont (même avec élastique réglable…) Mais ce modèle lui va à la perfection, il est vraiment fait pour sa morphologie. Donc je vais certainement lui en coudre d’autres, en version longue pour l’hiver.

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Poches passepoilées (en gris perle), pour le côté chic.

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Ceinture fleurie (Citron Gray de Michael Miller), parce que c’est tout de même un bermuda de fille.

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Bermuda porté ici avec une tunique Oslo, C’est dimanche, cousue il y a 3 ans et demi et jamais montré sur ce blog… puisque je n’avais pas de blog à l’époque (mais tout de même présenté sur le site des addicts).

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Maman Gump porte quant à elle une robe Oliver + S, modèle Jump rope dress. En 1950 et quelques, Maman Gump exhibe , sans le savoir, la couleur Pantone de 2013. Tissu plumetis vert émeraude, du Fabricville.

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Boutons plasticos qui ressemblent à des bonbons – ou à des poignées d’armoire en mélamine – du Fabricville.

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Véritable bouton d’époque sur les poches, en tout cas, du milieu du siècle dernier.

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Voyez comme Madame Gump porte sa robe avec élégance!

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Petit retour sur la séance photo, maintenant. Au départ, mon chéri et moi avions caressé l’espoir secret de réussir à réunir, pour la photo:

  • un chemin de terre;

  • une bûche pour faire le siège de Forrest;

  • un autobus scolaire;

  • du soleil;

  • du ciel bleu;

  • des figurantes coopératives.

Bon.

Finalement, on a laissé tomber cet espoir, qui fonctionnait de moins en moins. D’abord, parce que Madame-ma-fille-Gump déteste (enfin, détestait) sa robe. Ensuite, parce que les autobus scolaires ne circulent que du lundi au vendredi et que nous ne sommes disponibles pour faire les photos que le samedi et le dimanche. Aussi parce qu’on a trouvé une souche d’arbre qui aurait été parfaite, mais quand on s’en est approchés, on a constaté qu’elle était creuse et qu’elle servait de poubelle. Bref, que des bâtons dans les roues. Donc on a fait comme on a pu, pour un résultat finalement à notre goût!

On a choisi une belle roche en bordure de chemin (pour mes lectrices, ce que vous ne voyez pas, à droite, c’est le fleuve Saint-Laurent, on est loin de l’Alabama).

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On a ensuite montré aux figurantes comment prendre la pose. [La dame avec la manteau rouge nous a trouvé ben ben timbrés.  Elle nous a regardés tout le temps, se demandant probablement s’il ne fallait pas appeler la DPJ (équivalent de la DDASS en France). ]

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On a eu des clichés catastrophiques, comme celui-ci, où Madame Gump a pris un sérieux coup de vieux:

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ou celui-ci, où ni Forrest, ni sa mère ne semblent heureux dans la vie (on peut comprendre, c’est la rentrée).

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ou encore celui-là, avec un message de joues, pré-rentrée des classes. C’est bien connu, tous les enfants se font masser les joues par leur maman avant d’entrer à l’école. Ça rassure.

Joues gonflées

Pour en arriver à la photo la plus satisfaisante…

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La scène du film qui m’a été attribuée, ou plutôt que je me suis auto-attribuée, contenait un bus jaune, très facile à trouver sur nos routes québécoises, particulièrement entre 7 h 30 et 8 h 10 du matin. Je suis donc allée en photographier quelques-uns jusqu’à ce que je réussisse à avoir un cliché potable pour la photo. Ça aussi, ça n’a pas été évident, parce qu’il fallait que je trouve un autobus vide (on parle tout de même d’un moyen de transport destiné aux enfants donc j’avais toujours l’air suspicieuse avec mon appareil à traîner autour des écoles). J’ai bien dû prendre une cinquantaine de clichés avant d’en avoir un qui allait avec la photo de mes actrices.

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Mes impressions sur ce défi? Bon, d’abord, il faut que je vous avoue que j’en suis l’une des organisatrices. Donc je savais bien dans quoi je m’embarquais (héhé, rire démoniaque). J’ai adoré toute l’organisation autour du projet, même si ça a pris beaucoup de temps, beaucoup de courriels, beaucoup d’échanges. J’ai surtout adoré, en fait, tout le côté «social» de la chose. J’ai découvert et connu des blogueuses formidables, ce qui est toujours un privilège!

Je ne sais pas si on refera ce projet, un jour ou un autre. Ni si mes Forrest Girls re-signeront pour une 2e édition (quoique je sais que certaines sont hyper motivées). Ni si on trouvera un autre film qui nous inspire (à vos suggestions, les lectrices!) Mais quoi qu’il advienne, cette édition aura été toute une aventure, on s’en souviendra! J’espère que vous avez autant de plaisir que nous à découvrir l’histoire, jour après jour. Pour moi, c’est chaque matin un nouveau chocolat dans la boîte, je ne sais jamais trop sur quoi je vais tomber, mais c’est booooooooooooon!

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Si vous prenez le train en route… je vous rappelle que vous pouvez voir le début de l’aventure, commencée il y a deux jours,  les scènes que vous avez manquées, ICI (Une idée derrière la tête) Laissez-vous porter!

Si vous avez manqué la scène d’hier et que vous désirez rencontrer le King en personne, c’est chez ELLE (Batman et bobines).

Et demain, je vous rappelle qu’on s’en va chez ELLE, notre Madame Des étoiles et des pois, pour la scène suivante!

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21 octobre 2013

octobre est presque fini…

… et il n’y a presque plus de feuilles dans les arbres. On voit novembre approcher, et on craint un brin ce mois durant lequel il fait froid, ce mois d’acclimatation à nos frissons. Pour retenir un peu de cet octobre magnifique, de ce soleil qui a encore quelques forces, de ces feuilles qui croustillent  à nos pieds, j’ai choisi la couleur, j’ai choisi la lumière, j’ai choisi la chaleur.

Et je l’envoie à ma nièce, jolie nièce estivale.

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Une Oslo de C’est dimanche, en liberty Betsy fluo-thé (Stragier) et revers en lin bleu nuit (Fabricville).

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Un bloomer des Intemporels pour bébés, modifié pour avoir un plastron sur le devant. L’élastique est glissé de part et d’autre du plastron, pour que celui-ci ne soit pas froncé. Un océan me séparant du bébé, je croise les doigts pour que l’effet soit tel que je le voulais. Boutons de bottine argent du Fabricville, lainage gris de la collec’ de ma maman (elle me l’a apporté de France cet été, et il repart pour Paris ces jours-ci. J’aime l’idée de ces voyages), dentelle offerte par Madame Papillon et Mandarine.

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Un petit lutin de Saint-Élie-de-Caxton, adopté cet été en visitant le village du conteur Fred Pellerin, vient rejoindre la tenue.  Si vous ne connaissez pas ce village, sachez qu’il s’agit du seul endroit au monde où il y a  des «traverses de lutins» (comprenez des passages piétons destinés aux lutins). On y trouve aussi le seul «arbre à Paparmane» au monde (la paparmane est un petit bonbon rond, généralement à la menthe. L’arbre à Paparmane de Saint-Élie-de-Caxton produit spécifiquement des paparmanes roses, une rareté).

Artisanat québécois, La Terre et toi,  par Annie Rousseau. Fait à partir de matériaux récupérés.  Je le trouve vraiment trop mignon, ce lutin.

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Et porté, ça donne quoi?

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Allez, on fait un petit effort d'imagination, je n’ai pas de bébé sous la main pour savoir si c’est joli ou non. Mais mon petit doigt me dit que cette petite fille sera craquante dans sa tenue…

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22 septembre 2013

la rentrée des classes, part three

Je clos ma série sur la rentrée avec une petite tenue d’écolière. Oui, ma première rentrée de maman s’est bien passée. Il y a eu quelques larmes de versées. Pas le 1er jour. Pas le deuxième jour. Mais le troisième jour. Probablement que ces larmes ont coulé d’avoir trop longtemps été retenues. Maintenant, il fait frais le matin, la laine se réinvite, dans les textiles qu’on avait laissés de côté.

Pour la tenue, un short-bloomer Léon dep&m, à porter avec une blouse froncée à manches raglan, patron «maison», sur la base de la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA) + un petit plus, pour affronter les frimas de l’automne.

Depuis que Karine avait sorti Léon, je le voyais en version automne-hiver, bien plus qu’en version printemps-été. D’une réalisation très agréable, on prend son temps pour laisser apparaître tous les détails et la jolie structure de ce short. On peut surpiquer partout, partout, même lorsque ça n’est pas demandé: je trouve que ça finit tellement bien un vêtement. J’ai choisi un lainage à chevrons chez Club Tissus (je suis tellement heureuse que les chevrons soient LE motif à la mode, je les ai toujours aimés). Il faut que le lainage choisi soit assez fin et souple pour se froncer facilement.

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Boutons anneaux métal du Fabricville.

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Ceinture en liberty Fairford

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Quant à la blouse, ah la la la, c’est mon bébé. Je l’aime, fiou, vous n’avez pas idée. Pourquoi je l’aime tant? C’est parce que j’ai ENFIN réussi à transformer un modèle et à obtenir le résultat que j’attendais, le volume que je voulais, l’allure que j’espérais. Il faut dire que j’avais une méthodologie du tonnerre pour y arriver:

1) j’ai griffonné un croquis, écrit quelques notes dans mon joli carnet à marges de Couple d’idées. Tout de suite, ça inspire. Ce sont des graphistes montréalais qui ont réinventé le cahier à «marges». Mon cahier a des marges à damier, qui laissent de l’espace pour faire des croquis et prendre des notes, coller les tissus et les rubans.

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2) j’ai consulté tous mes patrons pour trouver celui qui me servirait de base (comme je disais plus haut, la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA)). Puis, je l’ai allongé, élargi, arrondi, pour obtenir la forme désirée.

3) j’ai coupé mon patron dansle magnifique tissu sur lequel j’avais mis la main à la vente ponctuelle d’Ivanne (un peu par superstition, j’ai utilisé ce coupon, en me disant que la boss de la modification des patrons et du patronage serait avec moi).

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Boutons Rix Rax.

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Les oreilles seront bien au chaud et tout en douceur grâce à ce joli cozy winter hat (Little things to sew de Oliver + S) assorti. Ma grande a encore une fois eu très bon goût en matière de chapeau: le choix du liberty et de la fleur (épinglée ici, pour le tuto) lui reviennent.

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En liberty Margaret Annie pour l’intérieur et pour la fleur. Ce liberty a des couleurs et des motifs à la fois hypnotisants et d’une lumière tout à fait inouïe; je me demande bien comment l’hiver fera pour gagner contre tant de luminosité.

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On lui ajoute une infinity scarf assortie, cousue si vite, mais pour un résultat incroyable! J’avais encore une fois trouvé une foultitude de tutos sur Pinterest. J’ai suivi celui-ci(au départ, je pensais faire un anneau de Moebius, mais c’est impossible avec une écharpe bitissus). Et j’ai réajusté les dimensions pour que ce soit en format enfant (pour info, j’ai coupé 2 rectangles en liberty + 2 rectangles en voile de coton rouge, de 73 cm * 20 cm).

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Et voilà, on est prête pour l’école!

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Je termine avec une petite invitation, pour celles que ça tente: sur le blog collectif Oliver + S, duquel j’ai été invitée à devenir coadministratrice, on organise un petit défi bien sympathique autour du dernier patron de robe: la Library dress. Pour participer, inscrivez-vousICI!

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08 décembre 2012

Où je rêverais d’être néologiste

Un petit ensemble pour ma plus grande, un peu plus BCBG que ce que je couds habituellement. Mais pourquoi pas. J’ai aussi cousu du rose. Il me semble que c’est une couleur bien rare sur ce blog. Il y’a un début à tout. Et ça fera un truc habillé pour Noël.

Beaucoup de plaisir dans cette couture (vous savez, beaucoup de plaisir, c’est quand tout tombe parfaitement, quand toutes les explications sont claires comme de l’eau de roche, c’est aussi quand la couturière ne fait aucune bourde –> donc que je peux apposer fièrement la mention « aucun découd-vite n’a été maltraité durant l’assemblage de ces vêtements, il n’a servi qu’à ouvrir les boutonnières », ainsi qu’un bon point pour «absence totale de noms d’oiseaux»).

C’était l’occasion de travailler avec de nouveaux patrons et de jouer au même jeu que ma «jumelle» américaine, Ana Sofia, en combinant du Oliver + S avec du p&m , pour obtenir un genre de pOliverSm.

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Je vous montre d’abord la jupe, qui n’est en fait pas juste une jupe, mais une jupe-short (Badminton skort d’Oliver + S). Ils appellent ça une skort (skirt+short) en anglais; ils sont trop bons pour former des mots-valises, mes voisins du sud. Pour le coup, ça me donnerait presque envie d’appeler ça une jort ou une shupe. C’est un modèle escalopé (scalloped) dans le bas, très rapide et très facile à coudre (ce bord vous rappellera d’ailleurs peut-être le superbe patron de manteau que Christine vient de sortir! ).

Le rendu est tout à fait ce que j’avais en tête, car l’hiver ici, les enfants enfilent des pantalons de neige par-dessus leurs vêtements, ce qui est inconfortable avec nombre de modèles de jupes (on oublie la jupe d’écolière, qui s’amoncèle a l’entrejambe dudit habit de neige).

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Je trouve ça super d’avoir cousu un tel modèle, parce que maintenant, je peux transformer n’importe quelle jupe en jort (ou en shupe..). Je songe déjà à d’autres versions, éloignées de ce modèle scalloped, en ne conservant que le short et la ceinture; et en variant la jupe (à plis, à froufrous, à fronces, etc.)

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Pour la blouse, vous aurez reconnu Colombine. J’ai utilisé ce tissu rose à pois gris de FDS, que Karine elle-même m’avait offert l’an dernier. Un bien joli coupon, mais que je ne me résignais pas à couper, trouvant qu’il avait un peu trop un air de chemise de nuit. Il ne fallait pas se planter sur ce coup-là. Donc Colombine, romantique juste ce qu’il faut. Et pour le coup, je suis loin d’être originale, parce qu’elle aussi a eu la même idée, avec ce tissu!

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Je l’ai taillée en 6 ans pour une costaude fille de presque 5 ans. J’ai bien fait, les manches sont à peine trop longues, et la carrure est impeccable (merci Karine, pour ce petit conseil).

Première partie de la séance photo: on prend sagement la pose pour maman.

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Deuxième partie de la séance photo: on répète le spectacle de danse de Noël.

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Et voilà!

En préparation pour moi: une PRN de Noël, à saveur ethnique.

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26 septembre 2012

le bûcheron urbain

Après avoir passé l’été à me battre contre des ours à mains nues  - en vrai, autour de notre tente ne se sont pressés que des lapins, des putois, des ratons laveurs, des tamias et une biche – ma blouse chérie d’amour en plumetis blanc est sortie déchiquetéeen vrai, elle s’est déchirée alors que je m’étirais dans l’auto pour attacher ma grande à l’arrière, futée. Le short est toujours impec, ne vous en faites pas.

Comme j’avais de toute façon l’ambition de me faire un short d’hiver – devrais-je dire un short d’octobre, peut-être mettable la première semaine de novembre aussi, je ne suis pas maso au point de porter de petites choses quand il fait -10°C – je me suis lancée de nouveau dans ce patron Lisette 1879. Inspirée au départ d’un short bimatière vu chez Simons, j’ai simplement repris l’idée de la ceinture en suédine et des larges passants décoratifs. Tous les tissus de ce billet arrivent du Fabricville.

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Petite frustration: j’ai posé une fermeture éclair, qui ne sert à rien finalement, parce que la suédine est extensible (quelle horreur à coudre, je n’ai même pas le bon pied de biche) et le short s’enlève tout seul… sachant que j’ai galéré à la poser justement à cause de la suédine + changement de fil en plein milieu pour garder les fils assortis au brun et au gris.

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Mais, porté, mama mia, il est toujours aussi chouette!  Il faut dire que j’apprécie toujours le confort d’une taille basse. Vous voyez ici la version portée avec la blouse à carreaux (plus de détails concernant la blouse dans la suite du billet).

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Vu de l’arrière avec les pinces qui flattent (et il y a un fil qui est resté accroché sur le revers, hum hum, le verrez-vous?).

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Mais il peut aussi être plus «habillé» avec un petit pull fin noir. Quand je dis habillé, je ne dis pas université- compatible, tout de même, mais quand même assez pour sortir chez des amis.

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Porté avec mes bottines Kickers, c’est l’amour fou (et tant mieux, parce que tout vêtement qui ne s’entend pas avec elles risque d’attendre longtemps son tour).

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Et toujours chez Simons, j’ai eu la confirmation que le look bûcheron était autorisé cette année (je ne feuillette pas les magazines de mode, alors je suis toujours loiiiiiin dans les tendances. Ce n’est qu’en boutique et sur vos blogs que j’apprends avec 18 trains de retard que cette année, on porte du bordeaux, parce que le moutardeest tellement février 2012). J’imagine que c’est par association d’idées avec la mode amérindienne, on reste dans le champ lexical du trappeur, du roots, de Roch Voisine-seul-sur-le-sable.Quoi qu’il en soit, je me suis autorisé un rêve de toujours: la blouse de trappeur à carreaux, en coton doudou (après, qu’on ne vienne pas me dire que je n’ai pas réussi mon intégration dans ma société d’accueil). Et voyez-vous, quand je la porte, j’ai bien envie de rester collée sur le canapé, plutôt que de partir à la chasse à l’orignal.

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J’ai taillé les empiècements devant et dos en biais, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise de raccord de carreaux qui aurait de toute façon été impossible.

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Je suis raide dingue de cette encolure carrée.

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Raccord impec des carreaux, pas évident quand les manches sont coupées en 2 parties…

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Et avec le short, voilà!

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Pour parachever ma silhouette, je me suis (re-)mise au tricot. J’avais appris quand j’avais 6-7 ans, je crois. C’était en CE1 ou en CE2, je ne sais plus trop, mais je n’étais pas allée beaucoup plus loin que le point mousse. Donc j’ai commencé en douceur avec un trendy chale (il est encore trendy, lui? pleaaaaase dites-moi que oui!) Il est en laine écotweed de Plassard, acheté chez De Serres, coloris gris chiné.

Bon, c’était un essai: j’en suis encore à la phase de réflexion le tricot, je m’y mets sérieusement ou pas?

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Comme le patron Lisette 1879 est LE patron de short pour adulte à avoir absolument dans toute collection de patrons qui se respecte, je me propose de vous l’offrir. Et je n’offre pas un patron, mais deux patrons!  En fait, j’ai un exemplaire en 34-42 (pochette 1) et un autre en 42-50 (pochette 2). Donc si vous voulez qu’un patron gratos arrive dans votre boîte aux lettres, laissez juste un petit commentaire ici en précisant si vous concourez pour la pochette 1 ou la pochette 2. Je vous laisse ci-dessous le tableau des mensurations pour que vous choisissiez votre version (sachant que faisant un 38 français, je me taille plutôt les versions 40-42)! Je tirerai au sort le 6 octobre mes deux gagnantes.

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L’argument ultime pour que vous convaincre de participer à ce tirage, c’est d’aller zieuter du côté de la super version de la blouse de Caro de la Cabane d’Elilou!

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01 juin 2012

à mains nues

Vous savez où ça passe ses vacances, une vraie Française- trooper qui vit au Québec? La vraie trooper passe ses vacances dans la forêt, elle dort sous la tente et prépare ses repas sur un feu de bois. Le soir, assise autour des braises, elle se fait griller quelques guimauves et écoute son amoureux chanter ses meilleurs succès à la guitare. Mais notre trooper est quand même une fille de la ville. Eh oui. Donc la fille de la ville a besoin d’être élégante en toutes circonstances, tout en ayant très accessibles son couteau suisse, ses allumettes et ses mains nues pour tuer l’ours.

Pour habiller notre trooper, un patron Lisette (de chez Simplicity), by Liesl Gibson (Madame Oliver + S, si vous préférez).

Souvenir Dress, Blouse & Shorts Sewing Pattern

Le short m’a fait craquer dès le début avec son revers et ses plis sur le devant qui sont presque des plis creux, mais non. Ce sont des plis creux croisés, nuance.

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J’ai aimé aussi le fait qu’il soit taille basse, avec un bel empiècement large: ça flatte le popotin. Ce qui flatte moins, c’est le guide des tailles. Je fais un  38 du commerce en bas, mais selon les mesures du patron, j’ai dû tailler un 42. J’ai pris 2 tailles d’un coup, merci Lisette.

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Gros problème, le patron n’a pas de poches. Et sérieusement, on ne peut pas camper sans poches (à moins de porter un sac-banane, complètement contradictoire avec la fille-de-la-ville-élégante-en-toutes-circonstances). Donc j’ai mis deux poches de côté, en tissu à pois La Petite École, par French General pour Moda (et oui, encore), parce qu’il était parfaitement assorti à mon lin bleu nuit (Fabricville), qui avait déjà servi pour les bretelles de ma Blue Princess.

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Ma fermeture-éclair est presque invisible. On ne chipotera pas, là.

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Tant qu’à être partie sur ma lancée, autant coudre le petit haut qui va super bien. En plumetis blanc (Fabricville), un brin transparent, sinon ce ne serait pas drôle. La découpe est fantastique et le montage est franchement simple. J’ai pris la longueur de la robe, car la longueur blouse me serait arrivée au nombril (allez savoir pourquoi, du haut de mon immense 1,64 m, j’étais déjà hors-norme pour la hauteur prévue).

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Portés ensemble ou séparés, ce short et cette blouse font plus que mon bonheur. Je suis ravie, c'est exactement ce que j'avais en tête.

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Petit détail que j’aime tant avec cette blouse: elle a un ourlet large aux manches et en bas, et j’adore les ourlets larges.

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PS: cette année, on a prévu de camper au bord de la mer, au Nouveau-Brunswick, alors mon kit anti-ours ne devrait pas être utile. Les poches serviront à mettre des coquillages…

PPS: vous voyez, le moral de la couturière est revenu, j’avais juste besoin d’une petite tenue pour moi!

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13 novembre 2011

la Jean Paul Gaultier en moi

Cette année, Montréal a accueilli la toute première exposition consacrée à Jean Paul Gaultier. Profitant d’un rare moment de solitude, je suis allée m’y rincer l’oeil une petite demi-journée en août. Non pas que je sois une fan finie de M. Gaultier, mais une telle exposition pour qui aime coudre ne pouvait pas être manquée. J’y ai vu la première robe qu’il a cousu – et si vous voulez que je vous rassure, chères lectrices, il ne cousait pas mieux que vous et moi! Les points irréguliers, pas toujours droits. Mais le talent en couture n’est pas que dans l’exécution. Et toute la collection de bustiers, de fringues de Madonna et autre magnifiques marinières transformées était là. Je peux vous dire que je me suis régalée. Le plus dingue dans cette exposition: sous chaque tenue était indiqué le nombre d’heures passées à la confectionner. Et quand on voit 250h, 420h ou 600h, on pleure. Coudre à la main des plumes sur un collant pendant 95h, ça donne envie, non?

Alors il était temps que je mette à profit les idées glanées dans cette expo, pour mes tenues actuelles. Une robe-marinière d du stylish dress book 2 (n°175 chez les JCA) en jersey rayé gris et chocolat, pour commencer. Quasiment pas de modification au modèle original, sauf l’absence de manches et l’encolure que j’ai élargie pour y ajouter un col montant. Perplexe lors du montage et des premiers essayages (il y a un an! ) - je pensais la convertir en robe-pour-sortir-les-poubelles, je ne la trouvais pas assez ajustée – j’ai finalement été convaincue, peut-être parce que l’an dernier, à peine sortie d’une grossesse, je ne voulais rien savoir d’un vêtement ample.

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Et comme je suis la très récente propriétaire d’une surjeteuse, cette robe m’a servi de «test»: j’ai quasiment tout essayé (le rouloté, une aiguille, deux aiguilles, un rasoir, sans rasoir, avec différentiel).

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Une blouse Lisette (2059) en chambray bleu de chez Fabricville, pour continuer. J’ai  acheté ce patron juste parce que je suis folle de sa découpe dans le dos… sauf que le devant est un peu tout-nu… pour remédier à ce léger problème, j’ai ajouté des fausses bandes de boutonnage aux épaules, un peu tombantes, exactement comme je l’avais vu sur un des vêtements de M. Gaultier.

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Autant je ne suis pas sûre de la vue de face, autant le dos me plaît énormément… et comme je suis souvent de dos avec mes étudiants… ce n’est pas un si mauvais compromis!

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