31 décembre 2017

#décembre (ou le bilan couture 2017)

2017 s’achève. C’est le moment des bilans. Voici celui que je vous propose en ce qui concerne mon année de couture:

- bilan #jecoudsmagarderobecapsule: non, les défis ne sont pas pour moi! Vraiment. Je suis incapable de m’y tenir, et je préfère ne pas avoir de contraintes quand je couds. Donc je félicite toutes celles qui s’y sont tenues! Vous avez toute mon admiration.

-bilan couture, en général: j’ai beaucoup cousu pour moi cette année. Et j’ai très peu montré mes vêtements sur internet. J’ai moins cousu pour mes enfants. Je n’ai pas pris de carte d’abonnement au Fabricville cette année, mon objectif étant d’écouler du stock.

-bilan internet et réseaux sociaux: tout comme je ne suis pas bien bonne pour gérer un défi, je suis absolument nulle pour tenir à jour mon Instagram, mon blogue et mon Facebook. Je ne sais pas dans quelle catégorie ça me classe, mais certainement pas dans les faiseuses de tendance :)

-bilan technique: un bilan dont je suis fière! En 2017, j’ai vraiment eu l’impression de faire un grand saut dans l’univers plus technique de la couture, j’ai dépassé plusieurs limites. Mais j’ai toujours été bien accompagnée pour le faire, ça s’est fait tout en douceur. J’ai mes patrons chouchous, j’aime être bien accompagnée quand vient le moment de me dépasser. Voilà mes 5 grands apprentissages de l’année, ceux dont je suis la plus fière:

  1. technique des épaules avec cigarettes de manche et épaulettes, grâce à Magnesium de Ivanne.S.
  2. technique du col tailleur, encore grâce à Magnesium de Ivanne.S.
  3. couture d’un vrai de vrai jean, grâce à Jalie.
  4. technique de la couture des manches montées sans utiliser de fil de fronces, grâce au tuto de My handmade Closet. Cette technique a été une révélation pour moi. Elle est destinée à celles qui comprennent bien le principe de l’embu. Elle demande du doigté, puisque les fronces sont créées du bout des doigts pendant la couture de la manche. Grâce à cette technique, j’arrive désormais à monter chaque manche du premier coup, sans fronce à défaire et à retravailler. J’adore. (On peut aussi consulter l’extrait du livre Le modélisme de mode de Teresa Gilweska https://www.eyrolles.com/Chapitres/9782212124552/Pages-67-71_Gilewska.pdf).
  5. couture d’une vraie de vraie chemise, grâce à Liesl and Co.

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C’est cette chemise que je vous montre aujourd’hui. D’abord, il faut que j’explique un peu le principe de ce patron. À la base, il y a le patron Classic shirt, créé par Liesl Gibson pour la gamme Liesl and co. Ce patron est sorti en mars 2017. Il s’agit d’une chemise assez large, plutôt garçonne, destinée à être un passe-partout dans la garde-robe. En septembre 2017 est sorti le patron Recital shirt, patron de chemise plus cintrée (et plus «dame»), patron ayant l’avantage de pouvoir mélanger les morceaux avec le précédent. Grosso modo, les manches, les empiècements dos et les pattes de boutonnage sont les mêmes entre les deux versions. En achetant les deux patrons, on se trouve donc à posséder un choix de 2 sortes de poches, de 3 cols, de 3 devants (avec pinces poitrines, avec découpes princesses, avec plis tuxedo) et de 2 dos différents. Cela laisse de la place à la créativité et au mix and match (mais ceux qui connaissent les patrons Ivanne.S connaissent très bien ce principe!)

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Ici, j’ai fait une Recital-classic shirt en utilisant le devant et le dos de la Recital et le col de la Classic. Du point de vue technique, la chemise que je vous présente a nécessité la découpe de pas moins de 32 pièces de patron. On peut être surpris par ce nombre, mais il faut savoir que plusieurs pièces de doublure sont volontairement plus courtes que leur équivalent (col et doublure de col, poignet de manche et doublure de poignet de manche, etc.) pour un tomber parfait (les doublures plus courtes exerçant une pression sur le tissu plus long).

Les techniques que ce patron regroupe sont notamment:

- les découpes princesses pour le cintrage du corsage (je connaissais déjà très bien cette technique). Par contre, je les ai faites en couture anglaise pour des finitions encore plus nettes. Au final, seules les coutures de manches ont été surjetées.

- le montage du col avec le pied de col. J’ai essayé plusieurs techniques déjà, je n’en suis pas à ma première chemise ni à mon premier polo. À ce jour, les techniques de Liesl Gibson et de Viguialca (chemise Lilaëlle) sont mes préférées.

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- le montage des pattes de boutonnages asymétriques avec une patte repliée (où on voit le liberty sur l’envers) et une patte rapportée (celle sur laquelle se trouvent le boutonnières).

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- la technique du faux flat-felled seam pour finir les coutures de côté et des manches, sans utiliser la surjeteuse ou la couture anglaise (tuto en anglais ici: https://oliverands.com/community/blog/2017/03/how-to-finish-a-shirt-with-faux-flat-felled-seams.html). C’est magique, j’adore le résultat! Su la photo ci-dessous, cette couture se voit sur le côté sur l’endroit, comme s’il s’agissait d’une surpiqure.

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Mais sur l’envers, il y a deux piqures parallèles (grosso modo, dans cette finition, une des deux marges emprisonne l’autre marge. Ça prend de grosses marges de couture, par contre. On n’essaiera pas cette technique avec des marges de 1 cm!)DSC_7467

Je n’avais jamais cousu de vraie chemise pour adulte. J’en porte de temps en temps, pour le travail. Comme j’enseigne en amphithéâtre et que je peux avoir une soixantaine de paires d’yeux d’adultes rivées sur moi (quand ces paires d’yeux ne sont pas rivées sur leur téléphone…), disons que je tiens à ce que mes habits «publics» soient impeccables. Et donc seules quelques-unes de mes cousettes maison ont acquis le privilège d’être portées en public.

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Je ne me serais pas lancée dans la découpe d’une chemise – en liberty de surcroit – sans quelques garanties. J’ai fait une toile pour valider mon choix de taille. Le barème Liesl and co. me classe entre les tailles 6 et 8, mais j’ai préféré l’ajustement de la taille 6. La chemise était trop longue du buste et des manches. Comme je voulais que ma chemise se porte non rentrée dans le pantalon, je la voulais plus courte (je crois avoir été traumatisée par mes années lycée où la mode était aux chemises si longues qu’on s’en cachait les fesses au complet, voire les genoux). J’ai raccourci le buste de 2 pouces et les manches de 1 pouce.

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Je ne me serais pas non plus lancée dans la confection de cette chemise sans avoir la garantie que j’avais en main un patron parfait. Beaucoup de marques ont un modèle de chemise, et les photos me font souvent envie. Je lis les commentaires de celles qui les achètent et mon envie se refroidit (pas si bien coupé, pas si bien expliqué, j’en passe). Mais avec ce patron, j’ai vraiment la crème de la crème du patron de chemise. Ce qui me fait dire que ce patron est une pépite est premièrement le nombre de pièces à couper et deuxièmement les choix de montage faits pour obtenir des coutures très belles, très nettes. Ce patron est classé 3 ciseaux sur 4 du point de vue de la difficulté. C’est une pièce dont on ressort fière. Mais tout est tellement bien expliqué que j’y suis allée une étape à la fois, sans jamais ressentir de frustration sur une étape trop difficile: on nous prend par la main. J’ai vraiment adoré coudre ce vêtement, j’avais hâte de revenir chaque soir à ma machine pour le continuer.

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Je suis très heureuse d’avoir choisi du liberty city poplin (Lucy locket) plutôt que du liberty tana lawn pour cette chemise. Quand avait eu lieu la grande vague blogosphérique de chemisier liberty imitation The Kooples, j’avais résisté en me disant qu’une chemise en liberty tana lawn devait se froisser à un rien. Je suis bluffée par le côté « crispy » du liberty city poplin. Il a beaucoup de tenue, se repasse super bien et ne se froisse pas facilement. Comme il est plus épais que le tana lawn, je pense qu’il va être très durable et ne se déchirera pas aux coudes. Les photos prises sur cintre dans ce billet ont été faites après avoir porté la chemise durant 6 heures, et ce, sans repassage intermédiaire!

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J’ai quand même choisi des boutons noirs juste pour me rappeler ce côté The Kooples. Maintenant que je connais le patron, rien ne m’empêchera d’ajouter du passepoil noir sur une version ultérieure.

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J’ai choisi un tissu uni contrastant couleur encre pour le pied de col et pour les pattes de manches: cela aura moins de chance de jaunir avec le temps qu’un pied de col blanc.

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Seul bémol à cette chemise: son cout de fabrication! Vu qu’il m’a fallu acheter deux patrons pour obtenir tous les morceaux, c’est un investissement à long terme. J’y ai appris des techniques. Donc je considère avoir payé à la fois pour les pièces du patron et pour le cours de couture (quand je vois le prix des cours de couture, je me dis que c’était bien peu cher finalement!) C’est aussi un modèle tellement intemporel qu’il risque de repasser sous mon pied de biche quelquefois. Il faut dire que le modèle contient aussi le FBA pour celles qui ont un bonnet C ou D. J’imagine que ça fait augmenter le prix du patron, même pour celles qui n’en ont pas besoin. Et puis, même si ma chemise m’a couté 85$, elle est nettement du calibre de ce que j’aurais trouvé en magasin, si ce n’est mieux (elle est sur mesure, c’est MA longueur de bras, MA hauteur de buste, MON tour de poitrine!) Voilà donc mon bilan final sur ce modèle, que je vous recommande chaudement, si vous êtes à l’aise pour coudre en anglais.

 

Cout du patron

2 x 15$CA (j’ai attendu que le patron soit en promo, sinon, il est à presque 19 $CA)

Cout des fournitures 35$CA de liberty (acheté lors de la glorieuse époque où le $US et le $CA étaient nez-à-nez) auxquels se sont ajoutés 20$CA de transport/dédouanage.

Facilité d’exécution (5 étant «très facile»

3/5 (j’ai trouvé que c’était facile et j’aimerais dire que ça a été à 4/5 pour MOI, mais c’est parce que ça fait longtemps que je couds des chemises, j’ai une certaine expérience qui fait que je visualise très bien chaque étape sans avoir à me poser de questions).

Confort 5/5 (l’aisance est super, mieux que mes chemisiers du commerce. On a un vrai bonnet B, qui ne fait pas exploser le bouton de la poitrine. Les épaules sont suffisamment larges pour être conformes à ma carrure).
Portabilité 5/5 (puisque le tissu ne se froisse pas, c’est le genre de vêtement qu’on porte à toutes occasions, selon la façon dont on choisit de l’assortir). Avec un jean ou avec une jupe, je ne vois aucune incompatibilité! Et le tissu est tellement beau, il fait tout, je suis envoutée à chaque fois que je le regarde.
 
   
   
   
   
 
   

S’il y a une chose que j’ai aimée de 2017, c’est de me rendre compte que j’avais plus de plaisir à me dépasser et à me mettre sur de longs projets que sur une enfilade de petits projets (coudre un t-shirt, c’est bien, mais ça ne procure qu’un plaisir momentané, il n’y a pas de wow!). Je trouve que le paysage du patron change dans la bonne direction et qu’on a de plus en plus accès à de très beaux modèles, complexes et qui nous sortent de notre zone de confort, mais qui nous permettent aussi d’avoir des vêtements au look bien plus professionnel. Ce sera donc ainsi que je poursuivrai 2018, dans l’optique de coudre toujours mieux.

Sur ce, je vous souhaite une très belle année 2018, très créative, riche en découvertes en tout genre!

 
   
   

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19 octobre 2017

#octobre

La mode grunge est pas mal de retour en 2017: Doc Martens, jeans troué et chemises à carreaux ont gagné les cours d’école. Tout ça parce que nous, cœur de cible, avons maintenant des enfants ados ou préados, et qu’il faut bien nous vendre la nostalgie de nos belles années boutonneuses, années durant lesquelles nos seuls soucis étaient de savoir si B. avait embrassé M. et si A. avait cassé avec J.

Je vous présente aujourd’hui la jolie chemise Lilaëlle, patron faichement sorti de l’atelier de Viguialca, qui m’a permis d’assouvir mon fantasme de chemise à carreaux.DSC_7305

Ce modèle a un look très actuel. Il se porte non rentré dans le pantalon et peut laisser entrevoir un ourlet rapporté (ici, j’ai choisi un petit biais fleuri bleu pour contraster avec les carreaux plus masculins).

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Le pli creux dans le dos apporte aisance et raffinement. Vous pouvez voir que j’ai coupé l’empiècement dos dans le biais pour contourner l’impossibilité du raccord des carreaux.

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Deux cols sont proposés (pointu ou arrondi). Pour rester dans mon thème de départ, j’ai cousu le col pointu. Monter un col de chemise est une chose que j’ai faite à maintes reprises depuis que je couds. La technique proposée dans le patron Lilaëlle est celle qui, à ce jour, m’a apporté le plus de satisfaction tant du point de vue de la facilité d’exécution que de la propreté de la finition.

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Lilaëlle, c’est vraiment la petite chemise qui a tout d’une grande: les poches, les fentes au poignet, le poignet, le pied de col. Rien a envier aux chemises du commerce.

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En bref, un patron que je recommande vivement, particulièrement à celles qui n’ont pas encore de chemise à leur actif.  C’est une très belle introduction à ce style vestimentaire. Et c’est un vêtement qui procure une grande satisfaction, car il représente en soi un défi que l’on n’ose pas toujours aborder.

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Merci, Marie-Laure pour ta belle confiance. C’est un plaisir renouvelé de tester tes créations si soignées.

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Tranche de vie, je m’ouvre, je m’ouvre: Je n’ai pas fait de billet pour l’annoncer, mais j’ai dû abandonner le défi #jecoudsmagarderobecapsule pour des raisons bien indépendantes de ma volonté. Je me suis fait une entorse (à la cheville) assez grave en mars qui m’a transformée en larve de canapé. Ça m’a fait prendre du poids, je n’avais plus envie de me coudre quoi que ce soit. Je n’ai repris la couture qu’en juin et je me suis lancée dans la couture pour les enfants cet été (shorts, t-shirts et blouses), et je n’ai rien posté, car tout a filé directement dans la valise alors qu’on partait un mois en France. Là, je manque de temps pour coudre, car je suis en surtâche au travail, mais, au moins, j’ai perdu mon poids de larve de canapé et je me sens prête à me recoudre des affaires.

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02 février 2017

#janvier

Et c’est parti pour #janvier2017, je vous présente le premier vêtement du défi:

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Pour toutes les infos concernant mon programme de ce défi, je vous invite à lire ce billet (désolée de publier en février, mon ordinateur m’a lâchée à la fin de janvier, le traitre).

Quand on travaille à l’université ET qu’on a des enfants d’âge scolaire, deux mois sont particulièrement éprouvants: janvier et septembre. C’est la mise en place des nouvelles routines scolaire non seulement pour les enfants, mais aussi pour la maman, les demandes en tout genre, la paperasse qui s’amoncèle… alors ce n’est pas pour rien que, dans mon défi, j’ai mis le top en extensible et le top en chaine et trame respectivement pour janvier et septembre, ça se coud vite et il y a peu de chance de se tromper.

Je vous présente aujourd’hui un petit nouveau:le t-shirt WANTED de Vanessa Pouzet.

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Je l’ai coupé en 40, dans un jersey mélangé coton-viscose du Fabricville. Je fais exactement les mensurations prévues pour le 40 à la poitrine et aux hanches donc je n’ai rien ajusté. Ma taille est moins définie que ce qui est prévu, mais je ne l’ai pas retouchée non plus. Je verrai si je le fais pour une autre version.

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Pour que vous voyiez la vraie couleur du t-shirt (trop dur à photographier!), je me suis prise à côté d’une reproduction des nymphéas de Monet. Cette série de tableaux étant plus célèbre que mon t-shirt, ça devrait vous donner une bonne idée de la couleur.

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Je le porte avec un soutien-gorge à balconnet, comme recommandé, pour un joli décolleté.

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Les manches longues sont un peu trop courtes à mon gout. Pour moi, des manches longues doivent arriver au niveau de l’os du poignet. Je n’ai pas pensé à vérifier cette mesure avant de couper.

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Mon bilan sur le modèle comme tel:

Très très joli modèle, très bien coupé. Il faut être à l’aide pour porter des t-shirts près du corps (j’entends là que ce n’est pas un modèle qui pardonne trop les formes  qu’on voudrait cacher). Mais je me dis aussi que ça ne serait pas bien difficile de mixer Plantain de Deer & Doe pour le buste avec l’encolure de Wanted, pour avoir un t-shirt évasé en bas tout en gardant le joli décolleté carré.

Je  trouve qu’il taille bien,  je n’ai pas observé d’écart entre le tableau des mensurations et le produit fini. Il va falloir que je laisse un peu plus de place aux épaules pour une prochaine version, mais c’est un problème récurrent chez moi. Je suis tout le temps en train de tirer sur les manches pour rabaisser les épaules qui remontent.

Mon bilan sur le patron :

Les planches sont claires, les instructions le sont aussi. J’avais une certaine appréhension après avoir pesté surla veste Eagle. Mais tout a bien été. C’est sûr que les instructions sont brèves, mais étant donné le petit nombre d’étapes, on peut considérer qu’elles sont assez détaillées. L’encolure demande du soin. Mais rien d’impossible. Les manches ont pas mal d’embu (pour un t-shirt) d’où son look assez habillé. Mais comme il faut résorber l’embu sur du jersey, ça se passe plutôt bien. Petit détail, je n’ai pas mis de photo sur cintre, parce que l’encolure gondole tant qu’elle n’est pas en extension. Donc pas de panique au montage, vous n’avez pas fait d’erreur si ça gondole, tout disparaitra au moment où vous l’enfilerez.

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Pour conclure, un modèle vraiment bien à posséder dans une garde-robe. Très portable, très confortable. Le mien ne demande même pas de repassage. J’ai mis 4/5 pour la facilité d’exécution, mais ça s’applique à moi comme couturière intermédiaire avancée. Je suis bien consciente que quelqu’un qui n’a jamais cousu de jersey trouvera ça plus difficile.

On se retrouve fin février!

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21 décembre 2016

voilà l’été, voilà l’été

Coudre du voile de coton, en plein mois de décembre, quelle idée lumineuse! Et la journée du solstice d’hiver, en plus! Certains partent en voyage sous le soleil, d’autres font de la luminothérapie pour contrer les effets des jours raccourcis… moi, j’ai cousu une blouse toute légère, en voile de coton, et très colorée.

Tout l’automne, je me suis habillée exclusivement de noir, de blanc et de gris. Oui, oui, c’est possible. Pourtant, je suis heureuse dans la vie, ça va bien. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai banni toutes couleurs ces 4 derniers mois. Quoi de mieux pour les réintégrer que cette tunique corail et blanc!

Il y a de cela fort fort longtemps, le 11 juin 2014, j’ai encore la facture (je la gardais pour écrire la référence du tissu sur le blog), j’ai acheté 1,75 m de voile de coton Free Spirit, par Valori Welsh. collection Wish voile, coloris passion. Acheté chez Effiloché au rayon des Liberty tana lawn (qualité très très équivalente à du vrai liberty et même légèrement mieux pour la petite brillance du fil).

Ce coupon  a failli vivre plusieurs vies entre 2014 et 2016: petit top à bretelles léger, robette de plage, blouses pour mes filles, j’en passe. Chaque fois que je le voyais, je défaillais et me disais qu’il était trop beau pour être coupé. Mais finalement, après deux ans de gestation, le voilà pour de bon incarné en tunique! Ma facture me dit qu’il m’avait couté 35 $ CA, ce coupon objet de mes envies. Un 35 $ bien investi, tant j’aime la jolie tunique que je vous présente ici.

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Très jolie tunique/liquette créée par Liesl Gibson pour sa marque Liesl and co.et portant le doux nom de Gallery tunic. Il s’agit d’un modèle relativement ample, sans pinces poitrine (sauf pour celles qui auraient plus qu’un bonnet B).

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Ce modèle ne présente pas vraiment de difficultés. Il faut simplement être soigneux aux trois étapes les plus délicates, à savoir:

1) la fente devant.

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Cette fente se monte un peu comme une patte polo, mais se superpose pour créer un pli devant. Ça crée un décolleté discret et sympathique.

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2 ) le col, qui a un  pied de col intégré, et dont les finitions à la main sont d’une propreté absolue.

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On aperçoit en plus le petit pli d’aisance au dos, toujours apprécié quand on porte du tissu chaine et trame.

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3) l’ourlet liquette, qui était un peu ma crainte (parce que c’est la seule technique que je n’avais jamais essayée – en fait, oui, je l’avais essayée, mais ça n’avait pas très bien rendu au bout du compte. Ici, je vois une nette amélioration dans l’arrondi, même si ça a pris du temps pour y arriver).

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Un joli modèle simple que je recommande à celles qui voudraient une tunique (on peut aussi le décliner en robe, mais c’est moins mon truc). Je réduirais (très) légèrement l’ampleur dans une version ultérieure pour mieux accompagner la taille. Mais c’est un modèle hyper confortable, qui redonne ses lettres de noblesse à la tunique, élément des garde-robes pas toujours facile à porter.

Je vous souhaite de bonnes vacances, si vous en avez, et de belles célébrations de fin d’année. En attendant, je file dormir ma nuit la plus longe de l’année.

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17 septembre 2016

Choisir ses bases

Coudre. Et faire le choix de confectionner des vêtements de base. C’est, à vrai dire, ce que je préfère. Partir d’un socle et aboutir à un vêtement original à chaque fois. Cette idée est d’autant plus séduisante qu’on croule désormais sous l’offre de patrons. Cette offre, très (trop?) riche, me rebute, je la vois comme un piège. Acheter un patron trop unique, trop spécifique, non déclinable à moins d’avoir de solides notions de modélisme. Je me sens encarcanée, et je n’aime pas ça. Pourquoi me suis-je mise à coudre? Pour reproduire des patrons ou pour laisser libre cours à ma créativité?

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(il est possible que cette photo soit la plus belle et la plus forte que je publierai jamais sur ce blog)

Donc aujourd’hui, ce sera un simple t-shirt. Mais alors je l’appellerai LE t-shirt. Ah oui, aussi: on aime beaucoup le bleu, ici, si vous trouvez ce billet «bleu».

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J’ai acheté il y a 3 ans le modèle de t-shirt «Family pack»de Oliver + S. Dans le pack, j’avais tous les modèles (bébé, garçon, fille, femme, homme, du 6 mois au …) pour LE t-shirt de base. On a tous besoin d’un modèle de base pour coudre un t-shirt (du genre qu’on trouverait dans n’importe quel magasin qui fait produire ses vêtements en Asie). Je suis certaine qu’il existe des équivalents ailleurs, mais je suis tellement confiante quand j’achète du Oliver + S que c’est ce patron que je me suis procuré.

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Mon homme a eu droit à son t-shirt de fête des pères à partir de ce patron (je ne l’avais pas blogué, mais simplement montré sur IG). C’est un incontournable de sa garde-robe, jour après jour.

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J’ai recousu une version très actuelle (et un peu sport) de ce patron pour ma grande de 8 ans et demi et je trouvais que ça valait vraiment la peine que je vous montre cette version (même si c’est un patron que j’ai cousu et recousu durant les 3 dernières années, sans juger bon d’en faire un billet de blog.)

D’abord, j’ai entièrement cousu ce t-shirt à la machine à coudre, bien que je possède une surjeteuse. J’avais envie de me (re)mettre dans la peau de celle qui coud avec l’appareillage minimal. Et je n’ai rencontré aucune difficulté! Il a simplement fallu que je sois équipée en aiguille jersey et en aiguille double. Il a aussi fallu, bien entendu, que j’aie recours aux bons points et aux bons réglages de tension, mais mon manuel de machine à coudre m’a bien guidée à chaque fois.

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Ensuite, le corps du t-shirt est en coton + viscose du Fabricville. Il n’y a pas à dire, mais le petit plus de viscose fait toute la différence dans le tomber du t-shirt. Je n’aurais pas utilisé cela pour un t-shirt pour homme, mais ça convient tout particulièrement à un t-shirt «jeune fille», qui se doit d’avoir un joli mouvement sans être trop près du corps. Les manches sont dans un jersey bleu marine 100% coton.

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La petite poche, en liberty City poplin «Leo Scarlet», est un hommage direct à cette marque de t-shirts montréalaise  Poches et fils qui ajoute une poche distinctive à des t-shirts de  base.

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Enfin, les bas de manches sont en bord-côte, provenant de chez Effiloché. L’idée vient ici directement d’une vieille collection (au moins 15 ans) de Comptoir des cotonniers. Je possède un très beau pull en jersey assez fin avec de gros poignets en bord-côte, l'idée du contraste de texture et d'épaisseur me plait encore et encore.

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C’est juste un t-shirt, mais c’est LE t-shirt.

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Et vous, quel est votre patron de LE t-shirt?

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09 septembre 2016

Camélice et fleurs des champs

J’ai la grande joie de vous présenter aujourd’hui une blouse/tunique Camélice, cousue parce que choisie comme testeuse par Marie-Laure (Viguialca). Elle et moi faisons partie (avec tant d’autres) de la vieille garde de la blogosphère couture. Nous avons appris à coudre avec les moyens dont nous disposions à l’époque  et cela a imprégné en nous un éternel souci de se mettre dans la peau de la couturière qui débute. Marie-Laure a donc conçu un patron tout en finesse en songeant et en pesant toutes les étapes: les mettre dans un certain ordre, qu’elles suivent une progression logique et rassurante, les décrire avec des schémas d’une grande clarté. Une attention au détail précieuse, une envie de rester concise, mais complète et un processus étalé dans le temps, sans précipitation.

Petite anecdote autour du modèle. Quand on est testeuse, on communique généralement avec la créatrice par courriel. Mais, ayant un boulot qui me fait déjà passer pas mal d'heures à écrire des messages, j'ai proposé à Marie-Laure qu'on se parle sur Skype. Et... quel bonheur! D'abord intimidées un peu, on a tout de suite trouvé des sujets de conversation. Fréquentant principalement la blogo française, je me sens un peu isolée des autres couturières, et cette rencontre par vidéo m'a vraiment fait plaisir.

Je vous montre aujourd’hui la version que j’ai cousue pour ma grande fille de 8 ans et demi. Je vous avertis que je l’ai cousue en 10 ans, ce qui fait qu’elle taille légèrement trop grand (mais à peine). C’est un choix que j’ai fait en partie à cause du fait que ma fille avait tout ce qu’il lui fallait dans sa penderie pour l’été: je voulais donc être certaine qu’elle la porterai longtemps. C’est elle qui a choisi ses tissus et ses boutons = garantie que ça lui plaise!DSC_6300

L'association du gris et du jaune m'a toujours beaucoup plu. Je trouve que ces grosses fleurs ont à la fois un côté ultar rétro, combiné au plus actuel combo gris-jaune.

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Le patron contient plusieurs options de finitions et de manches/mancherons. Ici, j'ai choisi les pétales pour rappeler aux épaules les découpes du devant. J'aime beaucoup les patrons qui ont des découpes, ça permet de jouer sur les contrastes de couleurs ou de motifs, voire de textures. Pour savoir si la combinaison de tissus que vous envisagez de coudre sera heureuse, je vous suggère de faire une capture d'écran du modèle choisi directement sur le dessin technique de votre patron Camélice. Puis, imprimez-le et amusez-vous à imaginer des possibilités. Pour ma part, j'ai laissé ma grande s'amuser une bonne demi-heure à être styliste.

Camélice blouse

Les mancherons pétales sont une option que j'ai beaucoup aimée coudre: c'est vraiment le petit plus d'originalité du patron.

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J'ai fait plusieurs surpiqures aux épaules et aux empiècements devants pour un côté plus net et plus pro. J'ai aussi entièrement doublé le corsage.

Tous les tissus proviennent du Fabricville (même le jaune, acheté il y a 8 ans, justement!)

L'ourlet de la «jupette» est roulotté à la surjeteuse.

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J'aime énormément l'amplitude très maitrisée du modèle. C'est important que les enfants aient de l'aisance quand on pense aux milliers de mouvements et de cascades qu'ils ont à faire. Mais je trouve que certains patrons ont justement trop d'aisance et que l'effet mongolfière, très joli en photo, n'est pas nécessairement facile à vivre.

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L'encolure dégage la nuque juste comme il faut. On n'aura pas peur que nos petites prennent froid cet hiver, dans une version en lainage ou en velours.

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Les photos toutes bien repassées ci-dessus datent du 30 juin. Depuis, Camélice a été portée et reportée. Elle sèche sur ma corde à linge au moment où j'écris ces lignes.

Je vous laisse avec une petite série de photos prises cet été, au bord d'un de nos jolis lacs du Québec (en Outaouais, pour être précise). Camélice est froissée, portée en fin de journée, dans la lumière bleutée du lac.

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Encore merci de ta confiance, Marie-Laure, et longue vie à Camélice!

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21 mai 2015

Elle est la plus belle saison de ma vie*

* Daniel Bélanger – Les deux printemps

Je ne savais pas trop quoi écrire en vous présentant ce nouvel ensemble. Et puis finalement,  je me suis dit que j’allais parler de vieillir. Je vais simplement vous parler de vieillir en couture, pas vieillir en général. Mon expérience de couturière a le même âge que ma fille ainée. 7 ans. 7 ans de courbe de progression dans les techniques. 7 ans de meilleurs choix de tissus, de matières plus adaptées, plus chères aussi parfois parce que je me sens plus confiante. 7 ans d’achats de patrons, plus ou moins modérés, avec un net ralentissement dans les deux dernières années.  7 ans et un regard critique plus aiguisé sur ma pratique de ce loisir. Petite rétrospective de ces 7 années.

De l’an 1 à l’an 3, je me suis mise à la couture par manque de sous. J’étais une maman étudiante. Le critère du cout de production était primordial. Je n’avais pas de blog à l’époque, mais je prenais en photo mes horreurs. Allez, je vous en montre une pour vous faire rire. Admirez l’air déconfit de ma fille il y a 7 ans, se demandant si elle est déguisée en jonquille ou en soleil…

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De l’an 3 à l’an 5, je suis devenue une maman diplômée (avec un boulot, de surcroit) et je voulais que les vêtements que je cousais se démarquent de ceux du commerce. Parfois aux dépens du confort . Souvent aux dépens du côté pratico-pratique (entretien, solidité, bien-aller, température du pays dans lequel je vis). Résultat, plusieurs morceaux que j’ai cousus n’ont pas été portés.

Exemple 1: cette Saint-Malo de C’est dimanche déséquilibrée parce que cousue dans un coton diaphane et alourdi à cause de boutons en métal mettait toujours le ventre de ma fille à l’air.

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Exemple 2: ce manteau aux détails soignés, tiré d’un livre japonais, qui a dû être porté 6 fois maximum par mes deux filles réunies (rapport à la météo spéciale du pays dans lequel je vis).

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De l’an 5 à l’an 7, je suis devenue une maman (très) trop occupée. Mon travail a pris de plus en plus de place, laissant des miettes à la couture. Et ces années m’ont permis de prendre le recul nécessaire (de la bloguo, des boutiques en lignes) pour me donner envie de continuer à coudre, sans répéter les excès du passé. Voici une petite liste de constats que je peux dresser aujourd’hui:

1) j’ai ressenti (peut-être à tort) une course à l’originalité sur la blogosphère (à qui découvre en premier tel patron, qui achète de telle éditrice de tissus, qui va penser à mettre un nœud à la place des boutons, qui va changer le col de cette robe, etc.). Je m’en suis rendu victime volontaire et j’envisageais mon ouvrage dans la perspective «épatage de galerie» plus que dans le plaisir simple de la couture. Cette compétition ne m’intéresse plus guère aujourd’hui, même si je prends plaisir à regarder  les trésors d’originalité des autres. Si je ne sors pas du lot, tant pis, ou tant mieux.

2) je ne couds désormais plus que des vêtements qui ont un haut potentiel de portabilité. Par exemple, je ne coudrai pas plus de 2 robes l’hiver par fille. Elles passent l’hiver en salopette de neige. Les robes ne sont pas pratiques, elles ne sont portées que lorsqu’on  prend la voiture, ce qui ne fait pas partie de notre mode de vie quotidien. Je ne coudrai plus de manteaux non plus. Je n’ai accès à aucun tissu technologique pour coudre des manteaux d’hiver, donc mes manteaux sont destinés aux entre-saisons. Au Québec, le printemps dure 2 semaines, l’automne dure 2 semaines –> c’est crève-cœur de voir un vêtement porté 4 semaines par année. Autre exemple, je ferai attention à coudre des vêtements qui seront compatibles avec le vélo et les galipettes dans les structures du parc. Je réfléchis ces temps-ci à une façon de modifier certains patrons de jupe pour les transformer en jupe-short.

3) mes filles grandissent, je veux continuer à coudre pour elles et que la demande vienne d’elles (plutôt que de moi, les implorant de porter ce que je leur ai cousu). Pour y arriver, je dois les écouter, regarder comment leurs amies sont habillées et m’assurer que je ne suis pas trop dans les patates.

4) en bonne écolo, je couds selon les besoins et plus selon les envies. Par exemple, je n’ai encore rien cousu pour mon petit dernier parce que je n’ai besoin de rien pour lui, entre ce que j’ai récupéré de ses sœurs et ce que mon entourage m’a donné. Quand il lui manquera quelque chose dans sa penderie, ça me fera plaisir de me mettre à la couture petit garçon. Pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

5) quand je vais vouloir un patron très fort parce que j’ai vu des réalisations absolument fantastiques, je vais réfléchir à deux fois avant de le procurer en passant en revue des critères de sélection. Par exemple, devant une robe craquante, je vais d’abord faire le tour de  mes patrons de robes et m’assurer que i) j’ai déjà cousu au moins une fois tous les modèles en ma possession;  ii) aucun modèle ne ressemble trop à celui que je voudrais me procurer; iii) des techniques que je ne connais pas seraient contenues dans la pochette. (C’est possible que je revienne dans un prochain billet sur les autres critères rigoureux que j’applique depuis quelques mois à l’achat d’un patron, j’ai connu quelques déconvenues comme cliente qui m’ont poussée à être plus réfléchie et informée comme consommaCtrice).

Un mot pour résumer ma pratique couturesque à partir de l’an 7 : ÉQUILIBRE.

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Allez zou, premier ouvrage du printemps: ma porte d’extérieur couleur brique. Au début, je la voulais bleu Klein. J’ai envoyé mon chum à la quincaillerie me rapporter un pot de peinture et il a acheté celle en promo. C’est tout lui, les promos priment sur le look. J’ai râlé (un peu) et, finalement, j’ai repeint la porte de cette couleur qui fait, ma foi, un joli fond pour les photos.

Devant la porte, vous avez une demoiselle de 7 ans qui porte un t-shirt TROP-TOP d’Ivanne.S et un short Ella de p&m.

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Alors le TROP-TOP est la version «D» du patron (ne la cherchez pas sur votre planche!!) C’est une version du déjà célèbre t-shirt version A, mais à encolure bateau et épaules ouvertes.Ivanne est la première à nous encourager à jouer avec son patron: je l’ai prise au pied de la lettre.

À plat sur le carrelage de la cuisine fraichement serpillé, on voit mieux la coupe. Pour obtenir cette encolure, on trace simplement une ligne droite à partir du point le plus haut de la manche. Cette ligne doit arriver de façon parfaitement perpendiculaire à la ligne du milieu devant et du milieu dos. C’est donc un vrai T que l’on obtient – d’où le nom t-shirt. Un bord-côte bleu borde les hauts du devant et du dos. On ferme ensuite les côtés. Le passage le plus délicat est la pose du biais aux manches. Ici, j’ai choisi de faire un ourlet rapporté apparent (en liberty felicity bleu et vert). On referme finalement l’encolure avec des boutons après avoir fait un test sur l’enfant pour trouver l’endroit le plus propice où les poser.

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Quant au short Ella, je l’ai voulu en version brute, en jean, en respectant au mieux les codes du denim (surpiqûres visibles et à la piqûre triple, pas de passepoil, de vrais passants de ceinture et même un vrai bouton jean!)

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Ceinture doublée en capel bleu marine.

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Depuis la photo ci-dessous, j’ai ajouté un bouton pression sous la braguette non fermée qui bâillait trop.

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Cahier des charges rempli pour cette tenue ;-]

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11 avril 2015

A, b, c, …d?

Les mamans couturières auront certainement toutes croisé en mars la sortie du patron TROP-TOP d’Ivanne.S (et visiblement pas juste les mamans couturières, parce qu’on aimerait toutes avoir un TROP-TOP dans notre garde-robe, voire des dizaines.)

Et ça, c’est la pose TROP-TOP (c’est-à-dire la pose de la jeune fille ravie de son nouveau top et la pose prise par la mère éblouie par le charme du nouveau top).

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Rarement patron n’aura été aussi bienvenu dans une patronthèque. Je ne sais pas si c’est pareil chez vous, mais ici, les petits hauts ont la vie dure. Marques de crayon  (supposément lavables, mais pas toujours), taches de gras ou de sauce tomate, usure aux coudes. Tout cela sans oublier le fait que les matières dont sont faits les vêtements du commerce connaissent souvent une déformation prématurée, soit parce qu’ils n’ont pas été coupés dans le droit fil, soit parce que l’élasticité du tricot est mauvaise, soit parce que la fibre lâche dès le premier passage à la machine…

J’ai des patrons de t-shirt et de blouses dans ma patronthèque, mais c’est la première fois que j’ai un patron aussi polyvalent. Je ne sais pas si Ivanne se reconnaitra dans mes propos, mais je vois un peu la démarche créative qui l’avait habitée lors de ses multiples détournements du patron Oslo/Galway de C’est dimanche, un des premiers patrons indépendants que nous avons eus entre les mains.

Donc à partir de cette base qu’est TROP-TOP [kimono], sky being the limit, j’ai cousu en 8 ans: un t-shirt à manches longues à col bénitier, une blouse d’été à manches courtes et un pull pour l’entre-saison.

Le pull est la version A du patron, à encolure relevée. Dans un tricot biface de Fabricville  (un côté rayé et un côté gris, déjà utilisé ici et ) que j’adore parce que facile à coudre et pour un super effet. Les rayures sont aussi assez larges pour que le raccord se fasse bien.

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L’encolure étant très large, cette version aime la superposition (ici avec un petit chemisier blanc du commerce, mais ça aurait pu être joli par-dessus un autre TROP-TOP ou une blouse Capella).

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La blouse est la version B du patron. Elle est boutonnée dans le dos et a l’option revers de manches. J’ai ajouté l’option «col devant» et «col dos», en insérant un passepoil plat.

J’ai eu un plaisir fou à coudre cette version. On dirait qu’Ivanne a trouvé l’équilibre parfait entre l’originalité, la patte qui la caractérise, et la portabilité du modèle. Les finitions sont magnifiques, quand on prend la peine de faire chaque Finition +. J’aurais pu prendre des photos des détails, mais croyez-moi, rien n’est laissé au hasard. Du genre que ce sera difficile de justifier l’achat de hauts dans le commerce à l’avenir parce que pas grand-chose n’arrive à la cheville de ça!

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Ce col, ah, ce col! J’aurais dû m’y prendre autrement pour obtenir un col parfait, mais j’ai mal réfléchi à mon affaire. Les deux défauts de mon col sont que 1) le passepoil plat ne fait pas tout à fait la même largeur à la jonction de l’épaule et 2) je ne pense pas qu’il soit possible de faire un angle droit avec un passepoil plat, ce qui est un peu disgracieux dans le dos. Dans une version future, je couperai les cols devant et dos en un seul morceau (tout l’avantage d’avoir un patron sans marges de couture) et je stopperai le passepoil avant la pointe dos.

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Je suis particulièrement désolée de ne pas pouvoir vous donner le nom de ce tissu si frais. Tout ce que je sais, c’est que c’est un tissu de designer américain et que je l’ai acheté chez Effiloché. J’ai jeté la facture sur laquelle son joli petit nom était écrit.

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Le t-shirt est la version C du patron, encolure bénitier, avec l’option manches longues.

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Mon choix de matière au départ n’étant pas nécessairement correct par rapport à ce qui est préconisé (cf. p.29 dans les instructions du patron), le col bénitier tombait plutôt mal, comme un col roulé quasiment. Il est cousu dans une chute de jersey 100% coton que j’avais utilisé pour coudreun polo à son papa. Ce jersey n’est pas assez lourd pour réaliser le tombant.

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Qu’à cela ne tienne! J’ai effectué un correctif en le « pinçant » avec un biais de liberty capel turquoise (assorti à la finition intérieure, que je n’ai pas photographiée) tenu par un gros bouton de nacre. Ce t-shirt est devenu un chouchou de ma fille qui l’a déjà pas mal porté. Je l’ai cousu en «7 ans», c’est-à-dire que j’ai tracé un compromis entre le 6 et le 8 ans, mais ça affectait plus la longueur du corps et des manches que la largeur du modèle.

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Le 2e t-shirt est la version D du patron… nahhnn, je rigole, il n’y a pas de version D dans le pack de TROP-TOP. La version D, c’est mon prototype de t-shirt à encolure bateau, à partir de la version A. Je vous en reparle dès que j’en suis satisfaite (si je réussis à en être satisfaite)!

À bientôt!

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17 novembre 2014

||Interlude||–La minute tricot

Un billet  un peu spécial aujourd’hui.

  1. On ne parlera pas couture, mais tricot.
  2. Je ne suis pas l’auteure de la superbissime création que je vous présente.
  3. J’aimerais que, si vous commentez ce billet, tous vos commentaires soient adressés à Ghislaine, qui les lira certainement avec plaisir.

Voici Arabella. Modèle Brooklyn Tweed de la collection Wool People 7 (modèle dessiné par Ann McCauley).

Un modèle fait pour danser autour de la personne qui le porte (à ce sujet, l’interview de la designer est particulièrement inspirante). D’ailleurs, Arabella, ça commence comme arabesque et c’est comme ça que je me sens, tout en courbe.

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Pour la petite histoire, Ghislaine est ma collègue et nous partageons le même bureau. On a une certaine différence d’âge (du genre qu’elle pourrait être ma maman), mais nous avons rapidement développé une relation d’amitié grâce… aux aiguilles! Elle tricote, je couds. On trouve que les patrons français sont plus désignés et que les patrons américains sont plus techniques. On navigue sur les blogs pour trouver des modèles, des idées. On était faites pour s’entendre.

Elle n’avait jamais tricoté du BT, et comme je n’en avais entendu que du bien, je lui ai présenté leurs magnifiques catalogues. Quand le Wool People 7  est sorti, j’ai craqué sur Arabella. J’ai osé demander à Ghislaine si elle accepterait de me le tricoter. Et elle a accepté ce contrat de sous-traitance sans que je lui torde un bras! Ne me restait plus qu’à aller acheter la laine qui me plairait. Un petit tour à Effiloché avec Madame À l’autre bout du fil (qui s’y connait pas mal plus que moi en tricot!) et je remettais patron et pelotes (Folio, de chez Berroco, composée de 65% de superfine alpaca et 35% rayonne, coloris mount desert) entre les mains magiques de Ghislaine au début de l’été. Et voilà la merveille de pull que j’ai eu le plaisir de trouver sur mon bureau il y a quelques jours.

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Pour les photos portées… eh bien… il faut faire avec la bedaine qui pointe beaucoup, mais ce modèle sera tout aussi beau quand le ventre sera redevenu flasque plat en 2015.

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L’encolure, avec ses petites côtes torsadées, est à tomber.

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Je porte un chouette collier hibou, confectionné par Nathalie, des Chiffons de la sardine. Je pense à toi, mon amie.

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Tout est beau dans ce pull: les torsades, le jeu de lignes…

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…, la longueur, le drapé…

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…les fentes sur le côté.

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MERCI, Ghislaine. Tu as des doigts de fée. C’est bien la première fois que je porte un tricot d’adulte (autre qu’une écharpe) et j’ai du mal à le quitter tant je l’aime! C’est comme un grand doudou, léger et chaud à la fois.

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18 février 2014

où il sera question de résolution, de haut, de changement

Que je suis contente de vous retrouver!!! J’ai cru ne jamais revenir sur ce blog, que j’aime pourtant beaucoup, beaucoup. Je me suis connectée de temps en temps, pour voir si j’avais encore de la visite… j’ai même eu de nouveaux abonnés pendant les 3 derniers mois, malgré le vide intersidéral. Alors, merci de votre patience et de votre présence, je suis tellement heureuse de revenir sur la blogo.

J’ai dû m’absenter pour cause de grand changement: à la mi-novembre, nous sommes devenus propriétaires de notre chez-nous, à Montréal. Plus proche de l’école, plus proche du fleuve, moins proche de l’autoroute. Ouf! Mais nous avons acheté une vieillerie, et il y avait pas mal de trucs à faire avant que ce soit emménageable (d’ailleurs, j’ai un atelier de couture désormais, mais j’hésite à vous le montrer tant il est laid!). Et comme nous aimons décorer, bricoler, retaper, nous avons pris beaucoup des travaux sur nos épaules (et il en reste encore pas mal…). Ce qui fait que la machine à coudre a pris une pause forcée, de même que toute activité en lien avec la couture (genre, aller sur vos blogs, regarder les nouveautés patron ou tissu…) Mais me revoilà, pour de bon, j’espère!

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Pour recommencer l’année couture en beauté, je vous montre 2 hauts pour moi. Mes tenues du jour se suivent et se ressemblent: un pantalon noir ou gris, agrémenté d’un haut un tant soit peu joli, un peu coloré, mais pas trop, sans être guindé. Je porte très peu de chemisiers, parce que 1) je trouve que ça me vieillit et 2) je n’aime pas trop le repassage. Ça fait quelque temps que je cherche des patrons de haut pour femme, correspondant aux critères mentionnés ci-dessus.

J’ai connu plusieurs déceptions de couture femme dans la dernière année, principalement pour des raisons d’ajustement. Je pensais avoir une morphologie «normale» puisque je m’habillais dans des magasins «normaux», mais la couture pour femme m’a fait réaliser que prêt-à-porter féminin et couture féminine ne tirent pas les mêmes «cordes». J’ai lu beaucoup à ce sujet sur des blogs américains. Si ça vous intéresse, j’essaierai de mettre les liens ici si je les retrouve. Tout ça pour dire que j’ai pris de nouvelles (et bonnes) résolutions pour éviter les déceptions: à partir de maintenant, je fais des brouillons avant de passer au propre! En couture, on appelle cela «faire une toile».

Mais pour le premier modèle que je vous présente aujourd’hui, il ne s’agit pas tant d’une toile, car comme me le soulignait la créatrice de ce modèle (la weekend getaway blouse, de Liesl and co.), on ne peut pas réellement faire de toile avec un modèle non ajusté destiné à être coupé dans un tissu fluide et  dont le but est d’obtenir un tomber un peu flou.

Donc j’ai utilisé le tissu le plus cheap que j’ai pu trouver dans mon armoire. C’est un tissu «cadeau» de mon magasin de tissus (Fabricville), d’il y a plus de 5 ans (quand on achetait 1 m, on avait 2 m gratuits). Quand  j’ai commencé à coudre, je ne connaissais pas grand-chose aux matières. Ma mère m’avait tout de même dit que le 100% coton, il n’y a que ça de vrai. Bref, peut-être par esprit de contradiction, je me suis fait refourguer ce tissu 183% synthétique probablement destiné à imiter la soie. Mais c’est stupide d’offrir un coupon de ce genre à la débutante que j’étais, c’est intravaillable (même maintenant que je ne suis plus débutante, je peste).

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Ce qu’on obtient, avec ce patron, c’est un genre de blouse à la croisée d’un chemisier, au tomber un peu flou. Même si ça se voit à peine, on a deux pinces poitrines (pour mensuration de bonnet B). Si vous faites un bonnet plus grand, un pas-à-pas est fourni en début de patron pour l’adapter à votre poitrine.

Petit détail très cool (je trouve), c’est que le décolleté est fermé en toute fin de couture. Ce qui fait que vous pouvez allègrement faire des essais pour laisser votre gorge plus ou moins profondément découverte. Sans être une fille prude, j’aime être féminine, donc en dévoiler un peu, mais pas trop quand même (devant des classes presque entièrement remplies de jeunes femmes dans la vingtaine, je ne souhaite pas entrer en compétition ;-])

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Le haut se porte sorti du pantalon, ou rentré.

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J’ai eu énormément de compliments sur cette blouse depuis que je l’ai cousue. Et même si je pensais qu’elle ne serait qu’un brouillon, au bout du compte, je la porte régulièrement. C’est drôle, parce que je n’aimais pas ce tissu tant que ça, mais finalement, j’ai découvert une équation couturesque:

tissu bof bof +  patron qui lui convient -->bon résultat final.

Deuxième haut. Je n’ai pas fait dans l’original… il faut dire que la tentation de tester Plantain, patron gratuit (ô merci, Éléonore, quel cadeau incroyable que ce patron!) que tout le monde a cousu dans les dernières semaines, était grande! J’avais acheté au Fabricville un jersey de coton très épais (et très cher!) que je trouvais si beau et de si belle qualité que je me suis dit qu’il serait tout à fait boulot-compatible.DSC_2074_corrigé

Ce que j’ai aimé dans la couture de ce modèle: c’est facile et rapide à coudre, j’ai enfin sorti l’aiguille double que j’avais dans mon stock depuis 6 mois.  Aussi, on ne se le cachera pas… le fait que ce soit un t-shirt, qu’il n’y ait pas de pince et que ce soit en jersey évite la question des ajustements et des mauvaises surprises à l’essayage. Un petit conseil (la maniaque is back): bâtissez votre bande d’encolure avant de la coudre pour de bon, c’est plus facile pour rester droit ensuite.

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Des photos prises dans plusieurs pièces de ma nouvelle maison, je teste la lumière et je vous fais visiter par la même occasion ;)

Ce que j’aime du tomber du modèle: il est très féminin et dès lors qu’on choisit un beau tissu, on ne porte plus un simple t-shirt. Il est génial pour les petites poitrines, aussi. Il a un joli décolleté et je l’imagine déjà en encolure V.

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Avec le mur rouge en arrière, dans la salle à manger, couleur «cocotte Le Creuset», choisi par mon chéri, parce qu’il parait que le rouge dans une salle à manger, ça donne faim.

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Voilà, j’ai repris gout à la couture pour moi! Et il parait qu’un livre de couture pour femme (et homme) d’une certaine Ivanne Soufflet vient de sortir… hum hum…

Allez, je vous laisse avec une photo de la glissade de neige de cette année. À bientôt!

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