21 mai 2015

Elle est la plus belle saison de ma vie*

* Daniel Bélanger – Les deux printemps

Je ne savais pas trop quoi écrire en vous présentant ce nouvel ensemble. Et puis finalement,  je me suis dit que j’allais parler de vieillir. Je vais simplement vous parler de vieillir en couture, pas vieillir en général. Mon expérience de couturière a le même âge que ma fille ainée. 7 ans. 7 ans de courbe de progression dans les techniques. 7 ans de meilleurs choix de tissus, de matières plus adaptées, plus chères aussi parfois parce que je me sens plus confiante. 7 ans d’achats de patrons, plus ou moins modérés, avec un net ralentissement dans les deux dernières années.  7 ans et un regard critique plus aiguisé sur ma pratique de ce loisir. Petite rétrospective de ces 7 années.

De l’an 1 à l’an 3, je me suis mise à la couture par manque de sous. J’étais une maman étudiante. Le critère du cout de production était primordial. Je n’avais pas de blog à l’époque, mais je prenais en photo mes horreurs. Allez, je vous en montre une pour vous faire rire. Admirez l’air déconfit de ma fille il y a 7 ans, se demandant si elle est déguisée en jonquille ou en soleil…

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De l’an 3 à l’an 5, je suis devenue une maman diplômée (avec un boulot, de surcroit) et je voulais que les vêtements que je cousais se démarquent de ceux du commerce. Parfois aux dépens du confort . Souvent aux dépens du côté pratico-pratique (entretien, solidité, bien-aller, température du pays dans lequel je vis). Résultat, plusieurs morceaux que j’ai cousus n’ont pas été portés.

Exemple 1: cette Saint-Malo de C’est dimanche déséquilibrée parce que cousue dans un coton diaphane et alourdi à cause de boutons en métal mettait toujours le ventre de ma fille à l’air.

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Exemple 2: ce manteau aux détails soignés, tiré d’un livre japonais, qui a dû être porté 6 fois maximum par mes deux filles réunies (rapport à la météo spéciale du pays dans lequel je vis).

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De l’an 5 à l’an 7, je suis devenue une maman (très) trop occupée. Mon travail a pris de plus en plus de place, laissant des miettes à la couture. Et ces années m’ont permis de prendre le recul nécessaire (de la bloguo, des boutiques en lignes) pour me donner envie de continuer à coudre, sans répéter les excès du passé. Voici une petite liste de constats que je peux dresser aujourd’hui:

1) j’ai ressenti (peut-être à tort) une course à l’originalité sur la blogosphère (à qui découvre en premier tel patron, qui achète de telle éditrice de tissus, qui va penser à mettre un nœud à la place des boutons, qui va changer le col de cette robe, etc.). Je m’en suis rendu victime volontaire et j’envisageais mon ouvrage dans la perspective «épatage de galerie» plus que dans le plaisir simple de la couture. Cette compétition ne m’intéresse plus guère aujourd’hui, même si je prends plaisir à regarder  les trésors d’originalité des autres. Si je ne sors pas du lot, tant pis, ou tant mieux.

2) je ne couds désormais plus que des vêtements qui ont un haut potentiel de portabilité. Par exemple, je ne coudrai pas plus de 2 robes l’hiver par fille. Elles passent l’hiver en salopette de neige. Les robes ne sont pas pratiques, elles ne sont portées que lorsqu’on  prend la voiture, ce qui ne fait pas partie de notre mode de vie quotidien. Je ne coudrai plus de manteaux non plus. Je n’ai accès à aucun tissu technologique pour coudre des manteaux d’hiver, donc mes manteaux sont destinés aux entre-saisons. Au Québec, le printemps dure 2 semaines, l’automne dure 2 semaines –> c’est crève-cœur de voir un vêtement porté 4 semaines par année. Autre exemple, je ferai attention à coudre des vêtements qui seront compatibles avec le vélo et les galipettes dans les structures du parc. Je réfléchis ces temps-ci à une façon de modifier certains patrons de jupe pour les transformer en jupe-short.

3) mes filles grandissent, je veux continuer à coudre pour elles et que la demande vienne d’elles (plutôt que de moi, les implorant de porter ce que je leur ai cousu). Pour y arriver, je dois les écouter, regarder comment leurs amies sont habillées et m’assurer que je ne suis pas trop dans les patates.

4) en bonne écolo, je couds selon les besoins et plus selon les envies. Par exemple, je n’ai encore rien cousu pour mon petit dernier parce que je n’ai besoin de rien pour lui, entre ce que j’ai récupéré de ses sœurs et ce que mon entourage m’a donné. Quand il lui manquera quelque chose dans sa penderie, ça me fera plaisir de me mettre à la couture petit garçon. Pour le moment, ce n’est pas nécessaire.

5) quand je vais vouloir un patron très fort parce que j’ai vu des réalisations absolument fantastiques, je vais réfléchir à deux fois avant de le procurer en passant en revue des critères de sélection. Par exemple, devant une robe craquante, je vais d’abord faire le tour de  mes patrons de robes et m’assurer que i) j’ai déjà cousu au moins une fois tous les modèles en ma possession;  ii) aucun modèle ne ressemble trop à celui que je voudrais me procurer; iii) des techniques que je ne connais pas seraient contenues dans la pochette. (C’est possible que je revienne dans un prochain billet sur les autres critères rigoureux que j’applique depuis quelques mois à l’achat d’un patron, j’ai connu quelques déconvenues comme cliente qui m’ont poussée à être plus réfléchie et informée comme consommaCtrice).

Un mot pour résumer ma pratique couturesque à partir de l’an 7 : ÉQUILIBRE.

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Allez zou, premier ouvrage du printemps: ma porte d’extérieur couleur brique. Au début, je la voulais bleu Klein. J’ai envoyé mon chum à la quincaillerie me rapporter un pot de peinture et il a acheté celle en promo. C’est tout lui, les promos priment sur le look. J’ai râlé (un peu) et, finalement, j’ai repeint la porte de cette couleur qui fait, ma foi, un joli fond pour les photos.

Devant la porte, vous avez une demoiselle de 7 ans qui porte un t-shirt TROP-TOP d’Ivanne.S et un short Ella de p&m.

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Alors le TROP-TOP est la version «D» du patron (ne la cherchez pas sur votre planche!!) C’est une version du déjà célèbre t-shirt version A, mais à encolure bateau et épaules ouvertes.Ivanne est la première à nous encourager à jouer avec son patron: je l’ai prise au pied de la lettre.

À plat sur le carrelage de la cuisine fraichement serpillé, on voit mieux la coupe. Pour obtenir cette encolure, on trace simplement une ligne droite à partir du point le plus haut de la manche. Cette ligne doit arriver de façon parfaitement perpendiculaire à la ligne du milieu devant et du milieu dos. C’est donc un vrai T que l’on obtient – d’où le nom t-shirt. Un bord-côte bleu borde les hauts du devant et du dos. On ferme ensuite les côtés. Le passage le plus délicat est la pose du biais aux manches. Ici, j’ai choisi de faire un ourlet rapporté apparent (en liberty felicity bleu et vert). On referme finalement l’encolure avec des boutons après avoir fait un test sur l’enfant pour trouver l’endroit le plus propice où les poser.

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Quant au short Ella, je l’ai voulu en version brute, en jean, en respectant au mieux les codes du denim (surpiqûres visibles et à la piqûre triple, pas de passepoil, de vrais passants de ceinture et même un vrai bouton jean!)

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Ceinture doublée en capel bleu marine.

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Depuis la photo ci-dessous, j’ai ajouté un bouton pression sous la braguette non fermée qui bâillait trop.

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Cahier des charges rempli pour cette tenue ;-]

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13 octobre 2014

La crise du rose

Mère de deux filles, j’ai commencé à coudre parce que je n’étais pas satisfaite de ne trouver dans les boutiques du Québec que des vêtements roses/fleuris/froufroutés. Je voulais des lignes modernes, épurées, de beaux volumes autour de l’enfant, le tout, dans des coloris sobres.

Mais ça, c’était avant.

Avant quoi?

Avant que j’apprenne que je suis enceinte d’un garçon (qui rejoindra ses deux grandes sœurs au tout début de 2015).

Du coup, je me sens dans l’urgence de coudre du rose – seules les hormones de grossesse peuvent nous faire vivre de tels paradoxes – comme si le fait d’avoir un garçon allait désormais m’empêcher de coudre pour mes filles. Du grand n’importe quoi.

Lors de ma dernière virée tissu, j’ai fondu sur un beau velours milleraies framboise. Et zou, j’en ai ressorti deux robes hyper filles. Avec du liberty joli, en plus. Dur de faire plus fille…

Une pour un cadeau de naissance trèèèès en retard. Modèle Playdate dress de Oliver + S, en taille 12-18 mois. J’adore le look de cette robe, si raffinée, si travaillée. Quand on lit la description du modèle, on apprend que c’est une robe A-line. Mais bien franchement, le plastron et les manches font oublier la simplicité de la coupe.

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Petit détail ajouté d’un nœud en liberty à la place de la plaquette froufroutée préconisée.

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Le joli système de fermeture en arrière, avec un gros bouton de nacre. Attention! Ce modèle taille très petit à l’encolure. À n’offrir qu’à des petites filles pas trop costaudes…

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Le détail des manches et du pli creux.

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Détail que j’adore pour les tout-petits: l’ourlet-parementure, qui se laisse très bien voir quand la bambine commence à marcher à 4 pattes.

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Une robe pour mon ainée, ensuite. Modèle Slava dep&m, taille 7 ans (en réalité, le patron offre les tailles 6 ans et 8 ans. J’ai gardé les épaules du 8 ans et j’ai diminué le reste en 6 ans, en gardant une longueur entre les deux).

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Je raffole du mouvement de cette robe autour de l’enfant.

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Je n’ai pas cousu la ceinture préconisée en glissant plutôt un large rectangle de liberty tatum, pour un effet «foulard».

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J’ai aussi cousu une grande bande de tissu pour l’ourlet de la robe plutôt qu’un biais pour un effet maxi visible quand la robe tourne.

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Le coupon rose est fini (au grand regret de la cadette, qui n’a rien eu de rose…). On retourne à des couleurs plus neutres dans mon prochain billet, promis!

 

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05 août 2014

Chevronnée

J’ai appris à nager dans l’océan Atlantique, à La Turballe pour tout vous dire, pas loin de Guérande et de La Baule. Quand je suis venue vivre au Québec, un constat s’imposait: bien que le Canada soit bordé par trois océans, les distances à parcourir sont tellement grandes qu’on ne s’offre pas tous les étés des baignades en eaux salines (et un des trois océans est tout de même l'océan Arctique...) L’eau douce ne manquant pas, c’est vers les lacs que nous nous tournons. J’aurais sincèrement aimé vous présenter des photos prises au Lac Huron, un des cinq grands lacs, que nous avons visité à la mi-juillet. À ce jour, nous en avons vu trois sur les cinq et le Lac Huron est de loin notre préféré: eau limpide et chaude dans des baies baignées de soleil, plages de sable fin. Rien à envier à la mer, si ce n’est le petit gout salé qui est absent. Mais le maillot n’était pas prêt pour le photos.

À la place, ces clichés ont été pris au lac Écho, joli lac de légère altitude, situé à la limite de l’Outaouais et des Laurentides (nord-ouest de Montréal), dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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Voici donc un maillot de bain d’eau douce, pour les baignades dans nos lacs. Modèle Poopoopidoo dep&m. Très facile à coudre, même s’il faut aimer froncer ;-] J’ai cousu la culotte en 6 ans et le haut en 8 ans, car ma fille de 6 ans et demi est assez costaude des épaules, génétique de bucheronne oblige.

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Tissu coup de cœur, trouvé à Effiloché: chevrons oranges d’une collection de Tamara Kate pour Michaël Miller, intitulée Les Monsieurs. C’est joli et vitaminé. Ça aurait pu finir en n’importe quelle couture d’été, c’est en maillot de bain que je l’ai vu. Il m’en reste d’ailleurs.

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Rarement modèle aura si porté son nom, pose poopoopidoo de rigueur!

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Ça m’a pris quelques essais pour arriver à l’ajustement optimal des bretelles pour qu’elles ne glissent pas sur les épaules. Mais une fois l’ajustement trouvé, elles sont restées bien en place toute la journée.

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Je vais radoter sur les patrons p&m, tant pis, j’assume. Je trouve que ce maillot est parfaitement taillé, la culotte plus particulièrement. Elle a exactement le bon «niveau» d’échancrure pour un maillot enfant. Ça me donne maintenant envie d’essayer le modèle Dune...

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Et vous, êtes-vous plutôt piscine, lac, mer ou océan?

 

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02 novembre 2013

Forrest Gump #3 - son premier jour d’école

Je vous offre le pop corn, installez-vous confortablement, voilà la suite des aventures de Forrest!

Vous savez, c’est marrant comme on se rappelle certaines choses, mais qu’on oublie les autres?

- Fais de ton mieux, maintenant, Forrest.

– J’te l’promets, Maman.

Forrest avant de monter dans l'autobus

Photo tirée de Forrest Gump. Réalisé par Robert Zemeckis. 1994.

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Je m’rappelle ce trajet en bus mon premier jour d’école. Très bien.

 

Eh oui, Forrest rentre à l’école… et c’est justement là qu’il va rencontrer l’amour de sa vie…  La suite de l’histoire,  c’est demain, sur le blog de la talentueuse Muriel (Des étoiles et des pois)! (vous commencez à comprendre le principe, non?)

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Pour vous faire patienter jusqu’à la photo de demain, est-ce que ça vous tente que je vous raconte le making of de ma scène?

On commence par la partie «couture», la plus facile.

Forrest porte un bermuda Huckleberry  de p&m en lainage bleu marine et un polo bleu ciel du commerce (ben oui, dans le projet, on n’était pas obligées de coudre tous les vêtements!!!). Sous son bras, le livre rouge de Forrest et à sa main, un sac brun contenant son lunch. Forrest a les jambes tordues, donc des baguettes de restaurant chinois lui servent d’atèles ;]

Je suis un peu gênée de vous présenter les photos du bermuda, parce qu’il a déjà été beaucoup porté. Et comme mon lainage n’était pas d’hyper bonne qualité, il a peluché après quelques lavages… Je dois cependant dire tout mon amour pour ce modèle Huckleberry. J’ai deux filles à la morphologie très différente. Souvent, on me dit que je suis chanceuse de pouvoir réutiliser les vêtements de l’aînée pour les donner à la deuxième. C’est loin d’être toujours possible, parce que ma plus jeune est si fluette que peu de pantalons de sa sœur lui vont (même avec élastique réglable…) Mais ce modèle lui va à la perfection, il est vraiment fait pour sa morphologie. Donc je vais certainement lui en coudre d’autres, en version longue pour l’hiver.

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Poches passepoilées (en gris perle), pour le côté chic.

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Ceinture fleurie (Citron Gray de Michael Miller), parce que c’est tout de même un bermuda de fille.

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Bermuda porté ici avec une tunique Oslo, C’est dimanche, cousue il y a 3 ans et demi et jamais montré sur ce blog… puisque je n’avais pas de blog à l’époque (mais tout de même présenté sur le site des addicts).

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Maman Gump porte quant à elle une robe Oliver + S, modèle Jump rope dress. En 1950 et quelques, Maman Gump exhibe , sans le savoir, la couleur Pantone de 2013. Tissu plumetis vert émeraude, du Fabricville.

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Boutons plasticos qui ressemblent à des bonbons – ou à des poignées d’armoire en mélamine – du Fabricville.

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Véritable bouton d’époque sur les poches, en tout cas, du milieu du siècle dernier.

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Voyez comme Madame Gump porte sa robe avec élégance!

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Petit retour sur la séance photo, maintenant. Au départ, mon chéri et moi avions caressé l’espoir secret de réussir à réunir, pour la photo:

  • un chemin de terre;

  • une bûche pour faire le siège de Forrest;

  • un autobus scolaire;

  • du soleil;

  • du ciel bleu;

  • des figurantes coopératives.

Bon.

Finalement, on a laissé tomber cet espoir, qui fonctionnait de moins en moins. D’abord, parce que Madame-ma-fille-Gump déteste (enfin, détestait) sa robe. Ensuite, parce que les autobus scolaires ne circulent que du lundi au vendredi et que nous ne sommes disponibles pour faire les photos que le samedi et le dimanche. Aussi parce qu’on a trouvé une souche d’arbre qui aurait été parfaite, mais quand on s’en est approchés, on a constaté qu’elle était creuse et qu’elle servait de poubelle. Bref, que des bâtons dans les roues. Donc on a fait comme on a pu, pour un résultat finalement à notre goût!

On a choisi une belle roche en bordure de chemin (pour mes lectrices, ce que vous ne voyez pas, à droite, c’est le fleuve Saint-Laurent, on est loin de l’Alabama).

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On a ensuite montré aux figurantes comment prendre la pose. [La dame avec la manteau rouge nous a trouvé ben ben timbrés.  Elle nous a regardés tout le temps, se demandant probablement s’il ne fallait pas appeler la DPJ (équivalent de la DDASS en France). ]

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On a eu des clichés catastrophiques, comme celui-ci, où Madame Gump a pris un sérieux coup de vieux:

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ou celui-ci, où ni Forrest, ni sa mère ne semblent heureux dans la vie (on peut comprendre, c’est la rentrée).

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ou encore celui-là, avec un message de joues, pré-rentrée des classes. C’est bien connu, tous les enfants se font masser les joues par leur maman avant d’entrer à l’école. Ça rassure.

Joues gonflées

Pour en arriver à la photo la plus satisfaisante…

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La scène du film qui m’a été attribuée, ou plutôt que je me suis auto-attribuée, contenait un bus jaune, très facile à trouver sur nos routes québécoises, particulièrement entre 7 h 30 et 8 h 10 du matin. Je suis donc allée en photographier quelques-uns jusqu’à ce que je réussisse à avoir un cliché potable pour la photo. Ça aussi, ça n’a pas été évident, parce qu’il fallait que je trouve un autobus vide (on parle tout de même d’un moyen de transport destiné aux enfants donc j’avais toujours l’air suspicieuse avec mon appareil à traîner autour des écoles). J’ai bien dû prendre une cinquantaine de clichés avant d’en avoir un qui allait avec la photo de mes actrices.

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Mes impressions sur ce défi? Bon, d’abord, il faut que je vous avoue que j’en suis l’une des organisatrices. Donc je savais bien dans quoi je m’embarquais (héhé, rire démoniaque). J’ai adoré toute l’organisation autour du projet, même si ça a pris beaucoup de temps, beaucoup de courriels, beaucoup d’échanges. J’ai surtout adoré, en fait, tout le côté «social» de la chose. J’ai découvert et connu des blogueuses formidables, ce qui est toujours un privilège!

Je ne sais pas si on refera ce projet, un jour ou un autre. Ni si mes Forrest Girls re-signeront pour une 2e édition (quoique je sais que certaines sont hyper motivées). Ni si on trouvera un autre film qui nous inspire (à vos suggestions, les lectrices!) Mais quoi qu’il advienne, cette édition aura été toute une aventure, on s’en souviendra! J’espère que vous avez autant de plaisir que nous à découvrir l’histoire, jour après jour. Pour moi, c’est chaque matin un nouveau chocolat dans la boîte, je ne sais jamais trop sur quoi je vais tomber, mais c’est booooooooooooon!

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Si vous prenez le train en route… je vous rappelle que vous pouvez voir le début de l’aventure, commencée il y a deux jours,  les scènes que vous avez manquées, ICI (Une idée derrière la tête) Laissez-vous porter!

Si vous avez manqué la scène d’hier et que vous désirez rencontrer le King en personne, c’est chez ELLE (Batman et bobines).

Et demain, je vous rappelle qu’on s’en va chez ELLE, notre Madame Des étoiles et des pois, pour la scène suivante!

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22 septembre 2013

la rentrée des classes, part three

Je clos ma série sur la rentrée avec une petite tenue d’écolière. Oui, ma première rentrée de maman s’est bien passée. Il y a eu quelques larmes de versées. Pas le 1er jour. Pas le deuxième jour. Mais le troisième jour. Probablement que ces larmes ont coulé d’avoir trop longtemps été retenues. Maintenant, il fait frais le matin, la laine se réinvite, dans les textiles qu’on avait laissés de côté.

Pour la tenue, un short-bloomer Léon dep&m, à porter avec une blouse froncée à manches raglan, patron «maison», sur la base de la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA) + un petit plus, pour affronter les frimas de l’automne.

Depuis que Karine avait sorti Léon, je le voyais en version automne-hiver, bien plus qu’en version printemps-été. D’une réalisation très agréable, on prend son temps pour laisser apparaître tous les détails et la jolie structure de ce short. On peut surpiquer partout, partout, même lorsque ça n’est pas demandé: je trouve que ça finit tellement bien un vêtement. J’ai choisi un lainage à chevrons chez Club Tissus (je suis tellement heureuse que les chevrons soient LE motif à la mode, je les ai toujours aimés). Il faut que le lainage choisi soit assez fin et souple pour se froncer facilement.

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Boutons anneaux métal du Fabricville.

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Ceinture en liberty Fairford

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Quant à la blouse, ah la la la, c’est mon bébé. Je l’aime, fiou, vous n’avez pas idée. Pourquoi je l’aime tant? C’est parce que j’ai ENFIN réussi à transformer un modèle et à obtenir le résultat que j’attendais, le volume que je voulais, l’allure que j’espérais. Il faut dire que j’avais une méthodologie du tonnerre pour y arriver:

1) j’ai griffonné un croquis, écrit quelques notes dans mon joli carnet à marges de Couple d’idées. Tout de suite, ça inspire. Ce sont des graphistes montréalais qui ont réinventé le cahier à «marges». Mon cahier a des marges à damier, qui laissent de l’espace pour faire des croquis et prendre des notes, coller les tissus et les rubans.

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2) j’ai consulté tous mes patrons pour trouver celui qui me servirait de base (comme je disais plus haut, la blouse froncée du Couture Nature (référence 203 chez lesJCA)). Puis, je l’ai allongé, élargi, arrondi, pour obtenir la forme désirée.

3) j’ai coupé mon patron dansle magnifique tissu sur lequel j’avais mis la main à la vente ponctuelle d’Ivanne (un peu par superstition, j’ai utilisé ce coupon, en me disant que la boss de la modification des patrons et du patronage serait avec moi).

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Boutons Rix Rax.

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Les oreilles seront bien au chaud et tout en douceur grâce à ce joli cozy winter hat (Little things to sew de Oliver + S) assorti. Ma grande a encore une fois eu très bon goût en matière de chapeau: le choix du liberty et de la fleur (épinglée ici, pour le tuto) lui reviennent.

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En liberty Margaret Annie pour l’intérieur et pour la fleur. Ce liberty a des couleurs et des motifs à la fois hypnotisants et d’une lumière tout à fait inouïe; je me demande bien comment l’hiver fera pour gagner contre tant de luminosité.

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On lui ajoute une infinity scarf assortie, cousue si vite, mais pour un résultat incroyable! J’avais encore une fois trouvé une foultitude de tutos sur Pinterest. J’ai suivi celui-ci(au départ, je pensais faire un anneau de Moebius, mais c’est impossible avec une écharpe bitissus). Et j’ai réajusté les dimensions pour que ce soit en format enfant (pour info, j’ai coupé 2 rectangles en liberty + 2 rectangles en voile de coton rouge, de 73 cm * 20 cm).

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Et voilà, on est prête pour l’école!

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Je termine avec une petite invitation, pour celles que ça tente: sur le blog collectif Oliver + S, duquel j’ai été invitée à devenir coadministratrice, on organise un petit défi bien sympathique autour du dernier patron de robe: la Library dress. Pour participer, inscrivez-vousICI!

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28 avril 2013

Vous prendrez bien un peu de pissenlits?

Trop contente de voir les pissenlits ressortir – même si mon voisin les chasse, les déteste, les houspille. On l’a mérité, au Québec, notre printemps.

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On poursuit avec  la couture d’été: un short Ella (p&m) en 2 ans, longueur 3 ans pour ma puce microscopique de  2 ans et demi. En vrai, elle est si menue que les mensurations du 2 ans sont encore trop grandes pour elle, mais j’ai bon espoir que le gavage au barbecue estival lui fasse prendre quelques grammes.

Il est en tissu Grains de maïs, acheté lors de la vente occasionnelle qu’Ivanne a faite de ses tissus. Tissu un peu difficile à travailler, car il s’effiloche beaucoup, mais franchement si beau que ses jolis reflets irisés m’ont vite fait oublier son défaut! La ceinture est en crépon beige, acheté au Fabricville.

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Comme avec ma version précédente, je n’ai posé aucun passepoil. Des surpiqûres font le travail.

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La ceinture intérieure est en popeline orage FDS.

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Pour les observatrices, j’ai sous-piqué l’intérieur de la ceinture, pour une plus jolie finition, d’où les 2 piqûres parallèles (celle en dessous étant celle de l’élastique).

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Petit détail que personne d’autre que moi ne remarquera jamais, je n’ai même pas réussi à le prendre en photo, c’est dire… J’ai surpiqué au point triple le tour de la ceinture, avec deux fils différents. Dans la bobine, j’avais du fil mauve et dans la cannette, du fil gris foncé…

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Séance photo sur le thème de la banane pelée. Eh oui. J’essaie de renouveler mes thématiques. On a déjà fait les pommes une fois, la mandoline deuxfois. Ça me prend des choses qui ne tâchent pas.

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Pour accompagner le short, un chapeau-cloche b du  livre 270 (référenceJCA). À l’intérieur, un lin rose pâle, rescapé d’une tunique Chattawac du siècle dernier (comprendre ici que j’avais cette tunique ado dans les années 1990, mais qu’elle a fait son temps …).

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Ma conscience écolo et ma paresse m’ont même fait récupérer la petite ceinture de la tunique pour faire le lien du chapeau.

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Le printemps semble enfin arrivé à Montréal. On vous offre quelques pissenlits?

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PS: Je suis en feu, y’a jamais eu autant de billets en si peu de temps sur mon blog. Bon, j’avais commencé à coudre pour l’été il y a quelque temps et je prends les photos maintenant. Ceci explique cela.

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08 décembre 2012

Où je rêverais d’être néologiste

Un petit ensemble pour ma plus grande, un peu plus BCBG que ce que je couds habituellement. Mais pourquoi pas. J’ai aussi cousu du rose. Il me semble que c’est une couleur bien rare sur ce blog. Il y’a un début à tout. Et ça fera un truc habillé pour Noël.

Beaucoup de plaisir dans cette couture (vous savez, beaucoup de plaisir, c’est quand tout tombe parfaitement, quand toutes les explications sont claires comme de l’eau de roche, c’est aussi quand la couturière ne fait aucune bourde –> donc que je peux apposer fièrement la mention « aucun découd-vite n’a été maltraité durant l’assemblage de ces vêtements, il n’a servi qu’à ouvrir les boutonnières », ainsi qu’un bon point pour «absence totale de noms d’oiseaux»).

C’était l’occasion de travailler avec de nouveaux patrons et de jouer au même jeu que ma «jumelle» américaine, Ana Sofia, en combinant du Oliver + S avec du p&m , pour obtenir un genre de pOliverSm.

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Je vous montre d’abord la jupe, qui n’est en fait pas juste une jupe, mais une jupe-short (Badminton skort d’Oliver + S). Ils appellent ça une skort (skirt+short) en anglais; ils sont trop bons pour former des mots-valises, mes voisins du sud. Pour le coup, ça me donnerait presque envie d’appeler ça une jort ou une shupe. C’est un modèle escalopé (scalloped) dans le bas, très rapide et très facile à coudre (ce bord vous rappellera d’ailleurs peut-être le superbe patron de manteau que Christine vient de sortir! ).

Le rendu est tout à fait ce que j’avais en tête, car l’hiver ici, les enfants enfilent des pantalons de neige par-dessus leurs vêtements, ce qui est inconfortable avec nombre de modèles de jupes (on oublie la jupe d’écolière, qui s’amoncèle a l’entrejambe dudit habit de neige).

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Je trouve ça super d’avoir cousu un tel modèle, parce que maintenant, je peux transformer n’importe quelle jupe en jort (ou en shupe..). Je songe déjà à d’autres versions, éloignées de ce modèle scalloped, en ne conservant que le short et la ceinture; et en variant la jupe (à plis, à froufrous, à fronces, etc.)

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Pour la blouse, vous aurez reconnu Colombine. J’ai utilisé ce tissu rose à pois gris de FDS, que Karine elle-même m’avait offert l’an dernier. Un bien joli coupon, mais que je ne me résignais pas à couper, trouvant qu’il avait un peu trop un air de chemise de nuit. Il ne fallait pas se planter sur ce coup-là. Donc Colombine, romantique juste ce qu’il faut. Et pour le coup, je suis loin d’être originale, parce qu’elle aussi a eu la même idée, avec ce tissu!

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Je l’ai taillée en 6 ans pour une costaude fille de presque 5 ans. J’ai bien fait, les manches sont à peine trop longues, et la carrure est impeccable (merci Karine, pour ce petit conseil).

Première partie de la séance photo: on prend sagement la pose pour maman.

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Deuxième partie de la séance photo: on répète le spectacle de danse de Noël.

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Et voilà!

En préparation pour moi: une PRN de Noël, à saveur ethnique.

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11 novembre 2012

matriochka

Une couture pour ma plus jeune, qui m’aura donné bien du fil à retordre (la couture, pas ma plus jeune, quoique…). C’est que, pour cette couture, j’ai fait un très mauvais choix de tissu et j’en ai payé le prix, lors de l’exécution. Notez bien que le mauvais choix, c’est peut-être aussi le mauvais choix de couturière. Je n’étais pas vraiment dans les meilleures dispositions ces derniers jours pour négocier avec mes frustrations. Au final, c’est joli comme tout. Mais commençons par le commencement.

Un très joli lainage, acheté au Fabricville, pile dans les coloris que je cherchais. Un très joli patron, trouvé chez p&m, Slava, jolie robe qui tourne et qui est bien dans la thématique du moment: un vêtement facile à soulever pour les voyages au pas de course vers les lieux d’aisance. Rien de mieux qu’une robe courte pas trop sérieuse pour habiller la midinette en bobettes, qui court forcément, parce qu’on court tout le temps quand on a 2 ans.

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La galère, je vous la raconte, parce que 1) je veux que vous cousiez aussi une Slava, elle est trop mignonne, mais 2) je ne vous souhaite pas les mêmes erreurs de que moi, imputables à ce fameux mauvais choix. Donc le  lainage tissé, c’est bien, c’est joli, mais… couper la fente dans le dos et  piquer le plus près du bord est une mission impossible avec un lainage «effilochant». J’ai eu beau piquer avec le point triple de ma machine, au moment du retournement, tout s’est défait. J’ai recommencé, j’ai persévéré. Mais impossible, ça s’effiloche trop (ou alors il fallait piquer plus loin du bord, auquel cas on finit avec une fente de 3 cm de large –> pas joli). J’ai donc cousu à points invisibles cette partie-là. Je songe à entoiler ce genre de tissus à l’avenir, dans les parties qui doivent être retournées. Je testerai et vous en donnerai des nouvelles. Je sais queCaro vient de vivre la même chose que moi, dans sa cabane. On est dues pour une thérapie de groupe.

Toujours en rapport avec le lainage mentionné plus haut. Les passants dans ce tissu se sont avérés trop gros, trop serrés.  Alors au moment d’y glisser la jolie ceinture couleur rouge brique, j’ai obtenu un visuel tout à fait involontaire: la ceinture se trouvait pliée, comprimée dans le passant, donnant une image inesthétique de la taille. N’ayant pas l’envie de refaire des passants plus longs, j’ai préféré réduire la taille de ma ceinture en cousant cette fois avec une marge de 1,3 cm plutôt que de 1 cm.

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(Ok, je passe pour une maniaque, mais vous le voyez, le pli de la ceinture… Le problème, c’est que si je laisse un défaut dans un vêtement que je couds, je m’en veux toutes les fois que je le regarde… et donc il passe sa vie dans le placard…)

Et ouf, je respire, sur la photo ci-dessous, la ceinture est pile de la bonne taille.

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Et zoom sur le bouton peint, il est trop beau (toujours de ma collec’ de boutons précieux).

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Mais, mais, mais… j’ai quand même commis quelques bons coups avec ce modèle. D’abord, je n’ai pas eu besoin de dégainer l’aiguille pour coudre les bretelles à la main. J’ai simplement repris la technique miraculeuse du patron dela robe scirocco de Figgy’s. Et puis, j’ai assorti la robe avec les guêtres Iris de lou&me. Merci beaucoup, Lydie, pour ce patron gratuit. Elles ne serviront pas à grand-chose dans le contexte de l’hiver québécois, mais bon, le futile fait plaisir, le futile fait du bien.

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Dentelles offertes par Madame papillon & mandarine, petits boutons de chez RixRax et tissu de l’intérieur en French General, La petite école, de chez Effiloché.

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Je vous avais dit il y a un mois qu’il n’y aurait plus de photos en extérieur avant un bon bout de temps, mais le beau temps traîne un peu par ici, alors que nos voisins du sud ont déjà eu leur première tempête de neige. Un peu de luminothérapie ne fait pas de mal, surtout en novembre.

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Voilà, je fonds devant ma puce. Je ne sais pas, on dirait qu’elle est sortie tout droit d’une autre époque. L’habiller, c’est à n'en pas douter jouer à la poupée.

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14 octobre 2012

de discrets retours dans le passé

Un et un seul fil conducteur pour cette mini-minus-collection pour petite fille en 5-6 ans: utiliser de vieux, très vieux boutons, partout, partout. Les mettre en valeur. Leur donner la vie en 2012 que personne ne leur a offerte il y a des décennies. Ces boutons, ils arrivent de mon grand-père. Pas le choix, je viens d’une famille de textile; mes deux grands-pères y ont travaillé, dans le textile, à Lyon. Ils sont beaux,ces boutons, comme le beau n’existe plus. Ils sont dépareillés, leurs couleurs sont passées, leurs dessins sont effacés. Et c’est pour ça que je les aime.

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Pour commencer, une Phekda* de Grains de Couture. C’était le patron du livre qui m’attirait le plus dès le premier feuilletage. Seulement, je cherchais le tissu qui allait la mettre en valeur… vous savez ce que c’est… vous traînez dans les rayons de votre boutique de tissus,vous touchez, vous froissez, rien ne vous plaît… Sauf qu’en fait, sans le savoir, ce tissu, je l’avais depuis toujours dans mon placard. Je vous ai dit que je n’avais presque pas de stock de tissus, mais je me retrouve parfois avec des métrages excédentaires (je suis à la lettre la consigne sur l’enveloppe du patron, qui est parfois plus que généreuse). Bref, j’avais acheté ce drôle de tissu il y a 3 ans, un tissu «mémoire» – c’est le nom- dans lequel je m’étais taillé une veste L dans le livre 175 (référence des JCA). Honte à moi, je ne l’ai jamais postée sur la blogo. Je répare l’erreur immédiatement, parce qu’en fait, je la porte tout le temps, surtout quand j’enseigne, et mes étudiantes fashionistas, 10 ans plus jeunes que moi viennent souvent me demander où je l’ai achetée (vous faisiez ça, vous, demander à vos profs de fac d’où viennent leurs fringues???!!)

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Fin de la digression.

Donc ce tissu mémoire, je l’avais sur mon unique tablette de tissus, et il m’a fallu tout un déclic pour comprendre que c’était LUI, le tissu de Phekda. Il n’est jamais trop tard, le livre d’Ivanne est sorti en novembre 2011. Chez moi, la gestation des vêtements, c’est 11  mois. Minimum.

Alors pour les détails techniques, 4 minuscules personnalisations du modèle. 1/ j’ai fait un rabat de poche passepoilé arrondi; 2/ j’ai remplacé la patte par une martingale au dos, en lainage brun, pour casser l’aspect hyper moderne du tissu «mémoire»; 3/au lieu d’un ourlet rapporté en bas, j’ai fait un ourlet parementure, pour obtenir un ourlet large (je vous dois un tuto à ce sujet… quand j’aurai du temps…); 4/une sous-piqûre pour la parementure, parce que c’est bien évident qu’on ne peut pas vivre sans sous-piqûre une fois qu’on y a goûté (n’est-ce pas, Caro?)

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Pour accompagner Phekda, ma fille a honteusement copié sur moi.  Eh oui, j’avais un short, il lui en fallait un, forcément. Pour mémoire, elle n’a pas encore 5 ans. Alors quand on a besoin d’un patron de short pour enfants, on regarde chez Madame p&m, le patron Ella, bien entendu. Eh bien vous savez-quoi?Une adorable fée m’a offert ce patron, comme ça, comme une fleur, une pure surprise, je ne pensais même pas que c’était possible, autant de gentillesse. Juste à l’écrire, j’en suis encore émue. J’ai eu des semaines très pénibles au travail et recevoir ce cadeau (ainsi que d’autres merveilles) a tout bonnement eu l’effet de me ragaillardir, de retrouver l’énergie pour avancer, pour me dire que tout irait mieux une fois que le 12 octobre serait passé.

Alors ce patron Ella, j’en ai pensé quoi? Eh bien, il a tout pour satisfaire ma maniaquerie des détails. C’est dingue comme on peut passer du temps sur un si minuscule bout de vêtement, quand même! Donc le tissu, un lainage gris très souple vient du Fabricville. Et le tissu «coq de Granville» est un vieux Alexander Henry, de 2008 (pour celles qui ont la mémoire des tissus, s. Alma avait fait sa toute première Oslo en Granville, les tous premiers m0dèles C’est dimanche, ça m’avait marquée, je commençais ma dépendance longue durée à la couture, donc j’avais acheté un fat quarter de cette collec’, chez Effiloché… que je n’avais pas encore utilisé… quand je vous dis que la gestation, chez moi…ça peut être long).

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J’ai omis le passepoil du modèle, je voulais vraiment le fini aux plis nets, précis que mon fin lainage permettait. Et puis ma nouvelle machine à coudre est tellement bonne pour faire des surpiqûres impeccables, régulières, que j’ai voulu exploiter tout son talent.

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Plutôt qu’un système de fermeture avec un bouton/boutonnière, deux boutons pressions sont cachés dans le repli de la «braguette».

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Alors place aux photos portées (j’avoue d’ores et déjà que j’aurais aimé présenter aujourd’hui une blouse parfaite pour aller avec ces deux morceaux, je voyais une Colombine, une Oslo ou une Capella). Bon, mais j’ai manqué de temps. Et Halloween est proche. J’ai des costumes à coudre.

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Petite note pour celles qui se demanderaient… les bottines viennent de chez Camper (on a une superbe boutique de la marque – la première en Amérique du nord - sur la rue Ste-Catherine, pour mes lectrices québécoises). Et note supplémentaire aux gens de Camper, si vous passez sur mon blog: mais pourquoi donc ne faites-vous pas cette paire en 39??? Je veux les mêmes!!!

Et sinon, sachez que ces clichés sont les derniers de 2012 en extérieur, il fait vraiment trop froid maintenant. D’ailleurs, on a déjà vu nos premiers flocons… le 11 octobre…

20 juillet 2012

fare niente

Ahhhh, les vacances… que c’est bon de ne rien faire, ou presque. À part partir en vadrouille avec ma petite tribu, faire des bagages, défaire les bagages, tout laver et repartir. Il faut dire qu’il fait (très) chaud au Québec, quel bonheur de se baigner dans des lacs à la température parfaite.

Vous ne serez donc pas étonné(e) de ne voir ici qu’une mini cousette juilletiste. Unejupe piccadilly de chez p&m, en 2 ans, pour une presque 2 ans. Patron super, bien expliqué, bien taillé, qui donne de belles finitions qui satisfont ma maniaquerie des détails. Décidément, ces patrons m’enchantent et auront rythmé mon été.

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Il fallait que la jupe soit à pois, je la voyais comme ça, à force de zieuter sur les versions des copines. J’ai achevé mon coupon de French General (La petite école) de chez Effiloché. Et la grOSse, que dis-je, l’ÉnOrme originalité de ma version – tellement énorme, j’espère que vous êtes bien assis(e) – c’est la ceinture bicolore/bi-matière. Ça va, vous êtes encore là? Un côté en crépon sable, l’autre en voile de coton corail (les deux viennent du Fabricville). Je voulais absolument « casser » le côté un peu terne du bleu gris, tout en ne jurant pas avec côté «petite fille sage» de la jupe.

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Quelques photos portées, bien sûr, mais elles sont franchement médiocres. Je me suis souvenue avec douleur à quel point c’est difficile de faire entendre raison à une enfant qui entame son terrible two.

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Message à mes  lectrices de France: si vous habitez au nord de la Loire, je vous envoie tout le soleil que je peux pour que vous aussi, vous passiez un bel été!

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