21 décembre 2016

voilà l’été, voilà l’été

Coudre du voile de coton, en plein mois de décembre, quelle idée lumineuse! Et la journée du solstice d’hiver, en plus! Certains partent en voyage sous le soleil, d’autres font de la luminothérapie pour contrer les effets des jours raccourcis… moi, j’ai cousu une blouse toute légère, en voile de coton, et très colorée.

Tout l’automne, je me suis habillée exclusivement de noir, de blanc et de gris. Oui, oui, c’est possible. Pourtant, je suis heureuse dans la vie, ça va bien. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai banni toutes couleurs ces 4 derniers mois. Quoi de mieux pour les réintégrer que cette tunique corail et blanc!

Il y a de cela fort fort longtemps, le 11 juin 2014, j’ai encore la facture (je la gardais pour écrire la référence du tissu sur le blog), j’ai acheté 1,75 m de voile de coton Free Spirit, par Valori Welsh. collection Wish voile, coloris passion. Acheté chez Effiloché au rayon des Liberty tana lawn (qualité très très équivalente à du vrai liberty et même légèrement mieux pour la petite brillance du fil).

Ce coupon  a failli vivre plusieurs vies entre 2014 et 2016: petit top à bretelles léger, robette de plage, blouses pour mes filles, j’en passe. Chaque fois que je le voyais, je défaillais et me disais qu’il était trop beau pour être coupé. Mais finalement, après deux ans de gestation, le voilà pour de bon incarné en tunique! Ma facture me dit qu’il m’avait couté 35 $ CA, ce coupon objet de mes envies. Un 35 $ bien investi, tant j’aime la jolie tunique que je vous présente ici.

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Très jolie tunique/liquette créée par Liesl Gibson pour sa marque Liesl and co.et portant le doux nom de Gallery tunic. Il s’agit d’un modèle relativement ample, sans pinces poitrine (sauf pour celles qui auraient plus qu’un bonnet B).

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Ce modèle ne présente pas vraiment de difficultés. Il faut simplement être soigneux aux trois étapes les plus délicates, à savoir:

1) la fente devant.

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Cette fente se monte un peu comme une patte polo, mais se superpose pour créer un pli devant. Ça crée un décolleté discret et sympathique.

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2 ) le col, qui a un  pied de col intégré, et dont les finitions à la main sont d’une propreté absolue.

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On aperçoit en plus le petit pli d’aisance au dos, toujours apprécié quand on porte du tissu chaine et trame.

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3) l’ourlet liquette, qui était un peu ma crainte (parce que c’est la seule technique que je n’avais jamais essayée – en fait, oui, je l’avais essayée, mais ça n’avait pas très bien rendu au bout du compte. Ici, je vois une nette amélioration dans l’arrondi, même si ça a pris du temps pour y arriver).

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Un joli modèle simple que je recommande à celles qui voudraient une tunique (on peut aussi le décliner en robe, mais c’est moins mon truc). Je réduirais (très) légèrement l’ampleur dans une version ultérieure pour mieux accompagner la taille. Mais c’est un modèle hyper confortable, qui redonne ses lettres de noblesse à la tunique, élément des garde-robes pas toujours facile à porter.

Je vous souhaite de bonnes vacances, si vous en avez, et de belles célébrations de fin d’année. En attendant, je file dormir ma nuit la plus longe de l’année.

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23 avril 2016

Upside down

Je vous avais laissé dans mon dernier billet avec une robe pour faire venir le printemps. Et, croyez-le ou non, le printemps est là – bien que j’aie rêvé qu’il neigeait cette nuit – et on a rangé les manteaux et bottes d’hiver. Je viens donc officiellement de vaincre mon 14e hiver québécois !

Comme promis à la petite sœur, j’ai pris la fin de mon joli coupon de coton blanc à pois multicolores [provenance: Fabricville, collection P/É 2015] et je lui ai cousu une robe à elle aussi. Toujours chez Oliver + S, j’ai jeté mon dévolu sur la Roller Skate dress, patron que j’avais dans mes tiroirs depuis quelques mois sans l’avoir encore essayé.

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Pour éviter l’effet «jumelles» que mon ainée déteste, j’ai pris le coupon dans l’autre sens: les gros pois en haut, les petits pois en bas. Je l’ai taillée en 5 ans pour ma 5 ans et demi qui est assez petite pour son âge, il faut dire. J’ai raccourci la longueur d’1 pouce (3 cm) pour qu’elle soit un peu moins longue.

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C’est une robe entièrement doublée. On coupe donc en tout 6 morceaux (2 devants et 4 dos). L’élastique sous-poitrine sert à cintrer le modèle et à créer un discret jeu de fronces.

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Il n’y a pas de manches à monter puisque ce sont de jolis petits mancherons intégrés. C’est un passage de couture assez délicat, car la courbe est très prononcée. J’ai donc dessiné la ligne de piqure à la craie pour la suivre bien précisément. J’ai aussi suivi le conseil judicieux du patron – conseil que je reprendrai pour d’autres modèles, c’est sûr – consistant à réduire la longueur du point dans les parties les plus courbées.

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Au dos, il y a une fente. J’ai trouvé ce passage un peu compliqué et j’ai dû m’y reprendre pour obtenir quelques chose d’assez net à mon gout.  La fente est fermée par un bouton qui s’attache dans une ravissante petite bride. Mon choix de bouton est vraiment concept, dans le genre que j’ai pris un risque total pour casser les conventions: un bouton carré sur les bulles rondes :-]

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Je n’ai pas fait le raccord pour les pois, pour la même raison que la robe précédente: la taille de mon coupon était limite.

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Pour la première fois depuis que je les couds, j’ai trouvé un défaut à un patron Oliver + S. Je le note ici, parce que je veux m’en souvenir pour les versions que je ferai ultérieurement (et peut-être avertir celles qui seraient tentées de coudre ce modèle). Il est indiqué de finir les coutures de la robe et de la doublure une fois que celles-ci sont assemblées. J’aurais préféré préparer les panneaux en les surjetant/surfilant AVANT leur assemblage.

J’adore l’encolure un peu large qui dévoile le cou. Un modèle tout en simplicité dans sa ligne qui permet vraiment de mettre le tissu choisi en valeur. Un vrai coup de cœur. La version tunique pour sa sœur ainée devrait suivre très vite.

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À bientôt!

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15 septembre 2015

en bonne et due forme

 

Un peu de couture qui sort du schéma habituel de ce blog, un billet un peu plus «technique», un peu moins léché, mais que je tiens à immortaliser parce qu’il est très cohérent dans mon parcours de couturière du dimanche.

 

J’ai la chance immense d’appartenir à l’équipe de testeuse d’Ivanne.S. C’est un vrai boulot – limite je le mettrais sur mon CV – à temps TRÈÈÈÈS partiel, certes, mais qui demande de la rigueur et de la concentration une fois la période de test entamée. Et donc quand Ivanne a lancé le test deTROP-TOP [femme] et surtout quand elle a mentionné la gradation en grande taille, la flamme couturesque  un peu en pilote automatique qui m’habite s’est ravivée considérablement.

Je fais une taille somme toute assez standard, quelque part entre le 38 et le 40, ça dépend des marques et je n’ai jamais eu de problème pour m’habiller dans le prêt-à-porter, ni pour trouver des patrons nécessitant peu d’ajustements (à part les tops japonais, j’y reviendrai). Mais je peux aussi aisément concevoir que les personnes s’habillant dans les grandes tailles, qui trouvent l’offre du prêt-à-porter limitée soit dans le style, soit dans le nombre de boutiques, puissent avoir envie de confectionner leur propre garde-robe. C’est en toute logique, donc, que j’ai proposé à Ivanne de coudre une taille plus pour le test. J’avais alors en tête une amie particulièrement jolie, qui sait se mettre en valeur et qui avait des mensurations de rêve, soit celles de la taille 52.

 

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Après la partie  «états d’âme de la fille qui coud depuis longtemps et qui se cherche des défis», j’ai demandé à Ivanne de m’imposer la version de son choix et c’est donc la version B avec dos boutonné et manches longues sur laquelle j’ai dû plancher. Je me suis déplacée avec mon ruban à mesurer et ma fiche mensurations chez mon amie. Puis je suis rentrée chez moi et je me suis attelée à l’épineuse question du choix de taille et des ajustements. À vrai dire, mon mannequin étant une vraie de vraie humaine, il m’a fallu procéder à quelques ajustements du patron d’une part avec un compromis de taille et d’autre part un agrandissement de la largeur de manche (imposant du même coup un agrandissement du buste devant). J’ai fini avec un ajustement de la longueur de manche. Tout est indiqué dans le patron, c'est hyper simple, il suffit de se laisser guider. Une fois ce travail réalisé en amont, je pouvais m’atteler à la réalisation de mon modèle. Vous pouvez le voir ici cousu.

 

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Je vous mentionnais plus haut les patrons japonais. J’en parlais surtout parce qu’ils ont été mon premier contact avec la couture femme et ils m’ont déçue comme pas possible. Ce n’est pas de leur faute, non, mais c’est de la faute de ma première expérience de la couture, celle destinée aux enfants. Je n’ai pas souvent du tout connu de la déception avec la couture enfantine parce qu’on ne s’attend pas à voir les enfants dans des tenues ajustées: il n’y a pas de pinces, la ligne de taille est à peine définie avant l’âge de 6 ans, les enfants n’ont pas vraiment de hanches… Le pire qui peut arriver avec un mauvais choix de taille dans la couture enfant, c’est que le vêtement soit trop petit ou trop grand. Et s’il est trop grand, pas grave, il le mettra l’an prochain (et s’il est trop petit, c’est le moment de songer à lui faire un petit frère ou une petite sœur). Donc quand j’ai embarqué dans la couture adulte, en plus de ne rien comprendre au japonais (les livres n’étaient pas traduits à l’époque), je n’avais pas idée qu’il fallait procéder à des ajustements pour ma morphologie. Et comme je suis loin d’être une Japonaise, plusieurs projets ont été cousus… et jamais portés.

 

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Tout ça pour dire que je comprends désormais la nécessité de passer du temps sur la planche patron avant de se lancer. Ça évite les déceptions et on se sent un peu plus comme le tailleur italien, ruban autour du cou, qu’on engage pour un costume sur-mesure. Car après tout, à quoi servirait de savoir coudre si ce n’est pas pour s’offrir du sur-mesure? Pourquoi voudrait-on imiter les tailles des marques de prêt-à-porter? Et pourquoi se laisserait-on complexer par des numéros 46 ou des lettres XL alors qu’on ne se coud même pas une étiquette au dos de nos fringues pour nous rappeler quel format on est? Profitons des bienfaits du sur-mesure.

 

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Le côté très intéressant de ma petite expérience est que je n’ai pas revu mon amie entre la prise des mesures et l’essayage final. Donc seules mes mesures initiales me guidaient. Et j’ai trouvé, sans flagornerie aucune, que le patron TROP-TOP [Femme] nous invite particulièrement à penser ajustements, à ne pas négliger ce moment crucial où les quelques centimètres non ajoutés pourraient nous faire pleurer parce que le bras ne passe pas.

 

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Le tissu choisi pour cette version est un crêpe de polyester noir à pois blancs acheté dans une petite boutique de mon quartier (et là j’ouvre une parenthèse parce que j’ai complètement honte, mais j’ai découvert il y a quelques mois à peine que j’ai une boutique de tissus à prix très doux et aux imprimés plutôt dans mon style à 5 minutes 23 secondes à pied de chez moi. Sachant que j’habite ce quartier depuis depuis 6 ans… eh oui, la honte.) Je pense que le crêpe est tout indiqué pour ce style de vêtement, c’est fluide, confortable et ça ne se froisse pas. Les gens ne sont pas ben ben forts sur le repassage au Québec. Si j’avais offert une version en coton à mon amie, pas sûre qu’elle l’aurait portée.

J’ai utilisé la finition avec biais plutôt qu’avec parementure. Ça a globalement bien marché à part quelques microplissages, mais je pense que la parementure n’aurait pas été adaptée avec ce tissu. Six larges boutons de nacre ferment le dos.

Mon amie a vraiment aimé le résultat (et moi aussi, mais je connais l’univers d’Ivanne qui correspond tout à fait à mes gouts).  À mon retour de la séance photo, je me suis précipitée sur l’ordinateur pour écrire à Ivanne combien je trouvais que son patron fonctionnait bien sur des tailles plus. Et je me suis fait plaisir au passage, parce que j’adore coudre pour les autres (oui, ça semble altruiste, mais en vrai c’est égoïste, j’aime voir mes coutures et c’est plus facile de les regarder sur les autres que sur moi).

 

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Voilà!

 

 

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25 mars 2015

un, deux, trois

Depuis janvier, je  multiplie tout par trois.
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Non, non, non, je n’ai pas cousu une MINI-PERLE en 3 mois pour mon garçon de 10 semaines, rassurez-vous! (mais je vais vous avouer qu’il porte de temps en temps un body à col claudine rose de ses sœurs, et je le trouve craquant, pas question d’en faire un mini macho!)

Ce trio de MINI-PERLES n’est pas destiné à mes enfants, donc. C’est un cadeau pour remercier un très gentil couple d’amis avec qui on a lié connaissance l’an dernier. Ce sont eux qui ont gardé au pied levé mes deux filles pendant que monsieur leur frère naissait. Et ce sont eux qui ont eu le très délicate attention de nous offrir un précieux cadeau de naissance: une foultitude de petits plats maison préparés par leurs soins puis congelés. À utiliser quand maman et papa sont crevés, que le frigo est vide et que les autres enfants ont quand même besoin de manger. Je peux vous dire que ces petits plats nous ont rendu service lorsque les microbes et les 40°C de fièvre ont envahi la maison alors que bébé n’avait que 3 semaines.

Et donc ces amis ont trois filles. Puisqu’ils nous avaient offert un cadeau maison, j’ai décidé de faire de même en retour.

L’idée de base était d’offrir le même cadeau aux trois filles. Oui, le même,  mais sans être le même.  Je sais assez par ma propre expérience (j’ai deux sœurs, j’ai deux filles aussi) qu’on n’aime pas trop avoir le même vêtement que sa sœur. MINI-PERLE s’est imposé comme un incontournable avec ses différentes versions sur une base commune.

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Pour le choix du tissu de base, c’est un chambray de la collection denim du Fabricville qui s’est imposé. Deux raisons à ça: je voulais n’avoir aucune difficulté à l’associer avec des tissus accent une fois de retour à la maison. Et quelle couleur est plus facile à associer que le bleu de Nîmes? L’autre raison, c’est que je voulais faciliter les associations pour la maman, qui trouvera certainement des petits hauts unis à assortir, sans avoir à se casser la tête. Et qui sait, peut-être leur coudre un TROP-TOP assorti un peu plus tard!

Version 2 ans. Sans plis, sans péplum, avec poches et ceinture passepoilées. Passepoil et ceinture en chevrons orange (tissu Les monsieurs de Tamara Kate, acheté chez Effiloché). Piqure double à l’ourlet, pour un effet jean.

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Version 4 ans. Passepoil aux poches et volant péplum en liberty Eloïse bleu.

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Version 8 ans. Passepoil plat aux poches et plis. Ceinture en liberty dont j’ignore le nom.

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Voilà! Et que tournent les jupettes!

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19 août 2014

évoluer avec elle

Il faut bien se rendre à l’évidence: mon ainée file sur l’âge de raison. C’est pour elle qu’en 2008 je me suis lancée dans la couture. Au départ, c’était gigoteuse, barboteuse, robe chasuble et bloomer. C’était les couleurs et les motifs à mon gout plutôt qu’au sien. C’était des fronces et du bouffant. Elle n’avait pas vraiment son mot à dire. Mais aujourd’hui, la pression de son environnement (comprendre les copines de l’école) lui donne plus d’assurance quant à ce qu’elle accepte de porter. Plus question que je lui couse des choses sans avoir longuement discuté au préalable de ce qu’elle voudrait avoir. On parle de formes, de textures, de couleurs, de motifs, de son liberty préféré du monde. Et je fais des compromis sur le projet que j’avais initialement en tête. Toutefois, ma grande est vraiment dotée d’un bon gout – tout le contraire de sa cadette, qui ne porterait que des robes roses avec des brillants, une couronne sur la tête et des chaussures à talons.

Voilà donc une petite tenue «à quatre mains», pour la rentrée des classes la semaine prochaine (déjà!)

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Tenue composée d’une jupe droite en popeline grise stretch (Fabricville), passepoil gris et liberty Betsy fluo-thé et d’un t-shirt légèrement loose en jersey crème de très grande qualité (cadeau de grand-maman).

La jupe, je ne sais pas si vous souhaitez que je la présente, ce doit être la 10e version que je couds tant j’aime ce modèle. Il s’agit de la Sailboat skirt de Oliver + S, patron chouchou s’il en est. Ici en 6 ans. Dire que le patron s’arrête au 8 ans… je ne suis pas sûre de m’en remettre et ma grande non plus.

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Le petit pli bien pensé en arrière, qui permet à la plus aventurière de jouer sans avoir les jambes coincées.

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Quant au t-shirt, il s’agit de Phekda de Grains de couture, avec plusieurs modifications en partie tirées de ce tuto d’Ivanne.

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Les différences par rapport à son tuto sont:

  1. la conservation de l’asymétrie devant/dos du modèle Phekda, mais dans une moindre proportion;
  2. un ourlet-parementure comme dans le patron du Sailboat top  de Oliver + S (qui fait un ourlet très large, comme j’aime);
  3. une encolure complètement refermée au cou, sur la base du School bus t-shirt  de Oliver + S.

Dessin de la biche réalisé par ma fille elle-même, grâce à un pochoir Avenue Mandarine  et de la peinture textile  Pébéo. Une jolie alternative au flex, pour celles qui n’ont pas la machine.

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Allez, on retourne profiter de notre «plage» de roches, baignée de soleil, avant qu’elle ne redevienne…

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…comme ça!

 (oui, oui, mes lectrices du Québec, vous avez le droit de me taper pour avoir osé publier un tel cliché en plein mois d’aout!)

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01 avril 2014

Me, myself…et mon fort

Deuxième billet de l’année avec de la couture femme. Je poursuis l’expérimentation des questions de bienaller, en vous montrant deux patrons que j’ai déjà cousus. Il s’agit de la jupe Chardon, de Deer & Doe et de la blouse Weekend Getaway, de Liesl + Co.

Les exigences initiales: 1) avoir une tenue mettable au boulot, 2) que la tenue en question soit minimalement composée d’une jupe, parce que ça fait depuis novembre que je n’ai pas porté de jupe (rapport à la météo, allez voir en fin de billet si ça vous chante) et 3) que la tenue requière un minimum d’achats (ici, je n’ai racheté qu’une bobine de fil et une fermeture à glissière invisible)–> j’ai des chutes et des coupons à utiliser.

Chardon, d’abord. Je l’avais faite en 40 l'été dernier, et je me suis plainte du fait qu’elle était trop serrée et qu’elle m’empêchait de respirer. Cette fois, j’ai utilisé un velours milleraie orange très foncé, tirant sur le rouge (qui ne contient pas d’élasthanne, mais qui s’étire un petit peu). Et c’est un chouia trop grand. Grrrrr.  Je peux vous assurer que je n’ai pas maigri du chouia en question, puisque j’ai toujours autant de peine à respirer dans ma Chardon estivale. Leçon apprise –> outre les mensurations prises soigneusement, ne jamais  oublier que l’élasticité du tissu joue un grand rôle dans le résultat final d’un vêtement ajusté. Et ne pas croire qu’élasticité va toujours avec élasthanne.

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La blouse Weekend Getaway, que j’avais taillée en 8 pour mon premier essai, a été taillée en 6 pour cette version-ci. Je trouve que la première flotte un peu trop autour de moi, donc en choisissant une taille en dessous, j’ai réduit un peu l’ampleur (qu’il faut tout de même conserver pour ce genre de modèle) et je trouve qu’elle me va mieux. Et j’ai revérifié mes mensurations, et je suis finalement plus proche du 6 que du 8. Je crois que je me mesure parfois un peu trop vite et/ou mal. La blouse est en voile de coton noir. Je voulais l’essayer dans un tissu fin, car je caresse l’envie de me la tailler en 100% liberty.

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Que dire à part que je suis encore une fois sous le charme de ce modèle, pour sa simplicité, sa modernité. C’est un super bon patron, sachant qu’on n’a pas tant de choix que ça en matière de hauts. Autant on regorge de patrons de robes, de vestes, de jupes, autant les patrons de hauts et de pantalons font défaut. Je trouve hyper gratifiant d’avoir sous la  main un patron comme celui-ci, qui se coud vite et bien (moins de 2 soirées de couture) et qui se conjugue facilement avec plusieurs tenues (je la porte avec un short ou avec un jean, et c’est très sympa aussi). Je trouve cette version d’une sobriété et d’un modernisme… un vrai coup de cœur.

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Je recommande chaudement à nos quatre nouvelles accros d’Oliver + S (Mme Reloux, Mme Quattre, Mme Grain de sel, Mme Lou and Jo) de plonger tête la première dans ce patron, vous ne serez pas déçues!

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En plus, elle se marie délicieusement avec l’un peu plus extravagante Chardon. Ça permet de sortir de l’association classique avec t-shirt près du corps.

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Finissons avec le bulletin météo. La neige s’est installée de façon durable sur notre beau Québec; cet hiver, plusieurs records de froid ont été battus. Avec la météo, on a deux choix: soit on se plaint, soit on vit avec. When life gives you lemons, make lemonade. Alors 90 % du mois de mars, j’en ai eu ras la casquette de l’hiver. Mais le 10 % restant… eh bien, je me suis amusée. Je vous présente notre fort des neiges, construit  un 23 mars, et gardé par le gardien du fort, qui porte une casquette gavroche faite-maison. Tadam!

Le fort et son gardien_travaillée

Making of…

Sous un soleil de plomb, on extrait des blocs de glace.

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On aménage une entrée un peu compliquée pour qu’aucun assaillant ne pénètre la forteresse.

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Et on finit notre œuvre en laissant une signature que seuls les anges peuvent comprendre.DSC_2165-ange

Rassurez-vous: les températures positives sont en train de revenir sur le Québec. Mais on l’aura mérité, notre printemps. Et pour reprendre les paroles si poétiques de Marie-France Bazzo à Radio Canada ce matin: «Le prochain flocon que je vois, je l’attaque au sèche-cheveux

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24 avril 2013

Épreuve d’argumentation

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un patron de jupe qui est pour moi un vrai coup de cœur. J’espère que vous serez aussi convaincue que moi à la fin de la lecture de ce billet. J’ai des arguments imbattables. Laissez-vous faire, je veux tester mes capacités de persuasion.Qui sait, un jour je serai peut-être politicienne. oUaCh.

Vous avez une fille? Elle aime les jupes? C’est bien, continuez à lire.

La Hula Hoop skirtest une jupe courte, mais pas trop.

Elle tourne.

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Et très bien.

Elle se coud en moins de 2 h.

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Elle ne demande pas de finitions (votre surjet’/pied zigzag reste au placard).

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Aucune couture à la main.

Le patron est un Oliver + S, de la collection des singles. Ça veut dire que 1) pas de mauvaises surprises, la coupe et les explications sont impeccables, 2) il coûte moins de 10 $ et 3) il est envoyé en PDF, donc pas d’attente pour s’y mettre.

Et surtout.

Elle est réversible.

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Et ça, chère lectrice, ça vaut de l’or. Je vous t’explique (on se tutoie, rendu là, non?)

Ta fille, le matin, elle part à l’école/la garderie/un pique-nique de fin d’année. Le soir, tu la retrouves chiffonnée/tâchée. Et c’est normal, on ne s’en offusquera pas. Ça montre qu’elle a joué, qu’elle est heureuse. Et ça te ravit, ton cœur de maman se remémore ces belles journées d’été de ton enfance, attendri. Mais tout de même, la tâche de ketchup, le vert du gazon sur le postérieur, ça te chicote. Alors ni vu ni connu, tu retournes la jupe. Et tu es soudain rassurée. Ta progéniture a l’air fraîche comme la rosée du matin.

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Autre avantage de la jupe réversible. Tu as un conflit de couleurs avec ta fille. Elle n’aime que le rose. Tu peux faire la jupe avec un côté rose et un côté « autre»», selon la couleur de l’année. Ensuite, tu négocies avec elle. Un jour elle la porte côté rose, le lendemain, couleur de ton choix (pour que ça marche, tu t’assures qu’elle soit tâchée sur le côté rose, quitte à faire la tâche toi-même).

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Et regarde: tu peux même coudre les élastiques assortis (réversibles, eux aussi, on reste dans le thème). On trouvele patron gratuit ici (parfait pour liquider tes chutes).

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Du coup, comme j’avais trouvé la première trop facile à coudre – et que ma fille est en pâmoison devant ce modèle – je me suis lancée dans  une version plus élaborée, mettant à l"épreuve les capacités de brodeuse de ma machine. J’avais beaucoup aimé les lignes de broderie en bas d’une jupe vue chez Grains de Maïs (le modèle 22, si vous le cherchez dans son post à  rallonge!), idée reprise plus tard parMme des Étoiles et des Pois (et peut-être chez d’autres, je n’ai pas beaucoup navigué sur la blogo ces derniers mois…)

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J’en ai profité aussi pour passer un coupon de liberty capel bleu ciel dont je ne savais que faire. Il attendait depuis plus de 2 ans dans mon placard. Je l’avais acheté parce qu’il était à 50 %, mais bien franchement, le capel en pastel, c’est trop romantique à mon goût.

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Et portée, est-elle jolie, cette Hula hoop? Pour ma part, je trouve qu’elle tombe vraiment bien et qu’elle a juste ce petit degré de «travaillé» qui fait qu’elle est un peu plus complexe qu’un rectangle élastiqué, mais qu’elle garde tout ce côté épuré et moderne. Bref, un coup de cœur.

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Dernier argument, et non des moindres. Dans ce billet, tu as vu 4 jupes, mais je n’en ai cousu que 2. Et quand on court après le temps, c’est tout de même un joli pied de nez  à nos vies un peu folles.

Alors, convaincue?

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08 avril 2013

to-POLO-gique

Quand MuRiel nous a proposé un défi «polo» pour notre homme, je me suis dit que c’était une occasion en or, à ne pas manquer. D’abord parce qu’il s’agit de mon premier défi. Ensuite parce qu’il s’agit de la première couture masculine dans laquelle je me lance (woot-woot, une nouvelle catégorie vient d’apparaître sur mon blog!). Et finalement, parce que coudre un polo => coudre du jersey, textile qui est loin d’être ma matière forte. Donc une bonne occasion de me forcer à élaborer mes techniques quitte à ce que ça implique plus d’utilisation du découd-vite.

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Pour le patron, je savais déjà que j’allais tester celui de Jalie. Tant qu’à être dans les premières fois, autant essayer aussi un patron québécois, pour faire changement. Patron qui m’a coûté un peu cher (une quinzaine d’euros/19$), mais qui contient 27 tailles (du 2 ans à l'homme baraqué): du jamais vu dans ma (courte, mais intense) carrière de couturière du dimanche.

J’ai pris les mesures de mon chum et j’ai taillé dans un restant de jersey gris souris, à son goût. Il trouvait que le col manquait d'envergure, et je l’ai laissé s’amuser à le redimensionner selon ses propres calculs, à l’aide d’un ratio idéal qu’il s’était déterminé, pour donner un petit côté années 70 ou 80, je ne sais plus.

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De mon côté, je me réservais le rôle d’humble exécutrice du patron. Au premier essayage, oups, le polo est malheureusement un peu étroit du ventre, un peu trop « moule bedaine ». Parfait partout ailleurs, cependant: une belle carrure aux épaules. Mais impossible d’élargir les côtés au ventre, les marges de couture sont seulement de 0,75 cm. Puis idée de génie, j’essaie le polo… et il me va super bien! Chéri, je te le pique, on est comme ça chez nous, on fait la même pointure et presque le même poids, il est juste plus grand que moi. Ça arrive assez souvent qu’on s’échange nos fringues.

Je te le contraste de couleur (terme recommandé par l’Office québécois de la langue française, pour parler du color block , héhé), avec une bande jersey corail. Et voilà! Une robe polo pour l’été.

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On excusera la blogueuse couleur blafarde, c'est pas comme si j'avais eu l'occasion de prendre du soleil. Faites un petit effort d'imagination, la robe sera vraiment mieux sur une peau un peu plus dorée... (j’ai bien pensé à m’auto-photoshoper, mais je me suis dis que vous vous en rendriez compte, héhé.)

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Il paraît que je fais 10 ans de moins dans cette robe. Tant mieux. Me manque plus que des petites tennis blanches et des bracelets brésiliens pour compléter mon look de lycéenne.

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Ceci explique cela si vous disiez « Non, mais, elle abuse, elle n’a pas terminé sa patte »: pas de boutons, ni de boutonnière, car la robe n’est pas destinée à être boutonnée.

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Ohhh, mais zut alors, Muriel va me chicaner, je n’ai pas du tout respecté la consigne, on avait dit un polo pour notre homme… et je finis avec une robe pour femme. Retour à la case départ (et au Fabricville pour me réapprovisionner en tissu…), avec quand même en tête maintenant une modification à apporter pour ajuster  le polo. Un simple pli d’aisance au milieu dos règle le problème du polo légèrement trop moulant. Hourra!

C'est lui qui a choisi ses boutons dans ma collections. Et il ne manque pas de goût, ce sont tous des boutons de chez Rix Rax, la boutique où chaque bouton coûte un bras.

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Je ne sais pas trop comment régler ce défaut – surtout que j’ai suivi le mode d’emploi à la lettre – , mais ma machine à coudre a «pincé» les bases des boutonnières. Si vous avez des suggestions... C’est dommage, parce que sinon, les boutonnières sont super bien calibrées, sans aucun défaut.

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J’ai fait pas mal de piqûres doubles, sans avoir d’aiguille double. Et je me dis finalement que ça vaudrait peut-être la peine que j’investisse.

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Petite fente en décalé devant/dos.

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Allez zou, on file dehors, en plein soleil, voir quelques photos sur le mannequin, qui est trop craquant dans son nouveau polo!  Encore une fois, petit effort d'imagination pour l'imaginer sur peau bronzée...

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Et ce polo, il l'aime vraiment! Surtout qu'il a dit, je cite, « qu'[il] le porterait bien sur les terrains de golf, ce qui est tout de même l'occasion la plus classe pour sortir un polo. » Et il l'a même porté la semaine dernière au boulot!

Bien franchement, j’adore ce patron. Le polo est un basique parmi les basiques et quand on possède un modèle parfaitement coupé, il n’y a aucun obstacle à notre créativité pour le décliner en mille versions. C’est un modèle facile, simple, qui a tous les détails qui font de lui un vrai polo: surpiqûres, poches avec ou sans rabats, pied de col, épaulettes. C’est sûr que ça rallonge la durée d’exécution, mais quand on aime, on ne compte pas [son temps]. Je l’ai cousu deux fois de suite, et je ne m’en suis pas lassée: à refaire, et pourquoi pas, dans les plus petites tailles... surtout que de retour d'une visite dans sa famille, je suis revenue avec 2 caisses de jersey (stock perso de sa grand-mère). À suivre...

En attendant, je file regarder les polos que les autres ont cousus, c'est certain que ça va m'inspirer!

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17 février 2013

voir double

non, non, mis à part ma myopie héréditaire, je ne suis pas atteinte d’un trouble de la vue. Et pour tester la vôtre, de vue, je me suis dit qu’un jeu des différences serait un bon test. Deux robes, pour deux petites filles, deux petits bébés d’amour nées dans les derniers mois. La première, ma nièce, est née à la mi-octobre. La seconde, une presque nièce (parce que c’est la fille de ma grande amie), est née à la mi-janvier.

Deux robes, parce que ce sera bientôt le printemps. Deux robes, parce que j’aime les plastrons – ma lubie du moment. Deux robes, parce que ce sont de si belles filles qu’elles le méritent bien. Deux robes, pour que cet exemplaire unique existe, vive des deux côtés de l’océan.

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Le modèle: Playdate dress, de Oliver + S, une merveille de patron. Le tissu: daisy flowers, de la collection Citron Grey de chez Michael Miller, acheté chez Fabric.com, avec un service à la clientèle incroyable dont je vous reparlerai. Le plastron est en broderie anglaise de chez Fabricville et le passepoil plat gris (utilisé aussi pour l’ourlet-parementure) vient aussi du Fabricville.

La présentation de ce modèle aux détails raffinés tient de l’inventaire de Prévert:

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Trois petits boutons carrés, bien alignés, pour dire qu’il n’y a pas que les marguerites dans la vie.

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Un beau pli creux pour flatter le bedon rebondissant de ces bébés.

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Un passepoil plat pour mettre en valeur le plastron, deux têtes de manche froncées.

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Des manches trois quart pour que la petite peau fragile ne prenne pas trop le soleil, des petits plis creux pour féminiser le bras.

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Une boutonnière en bride, qui ferme le dos du plastron.

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Un bouton tiré de ma collection de boutons vintage, pour la demoiselle E.

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Un bouton aussi tiré de ma collection de boutons vintage, pour la demoiselle; on dirait une galette au beurre, dorée, qui sort tout juste du four.

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Un ourlet-parementure, sous-piqué et fini à la main.

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Voilà. Pas trop envie de m’en débarrasser, ça fait 10 jours que ces robes trônent dans ma cuisine et que je les regarde. Mais elles ne sont vraiment pas de la taille de mes filles. Alors je vais les laisser s’envoler (littéralement) jusqu’à leur propriétaire…

Édit: une petite propriétaire bien heureuse dans sa robe. La seule critique du modèle: la robe n'étant pas extensible et l'ouverture du plastron étant petite, les mamans se sont plains qu'elle est difficile à enfiler...

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08 décembre 2012

Où je rêverais d’être néologiste

Un petit ensemble pour ma plus grande, un peu plus BCBG que ce que je couds habituellement. Mais pourquoi pas. J’ai aussi cousu du rose. Il me semble que c’est une couleur bien rare sur ce blog. Il y’a un début à tout. Et ça fera un truc habillé pour Noël.

Beaucoup de plaisir dans cette couture (vous savez, beaucoup de plaisir, c’est quand tout tombe parfaitement, quand toutes les explications sont claires comme de l’eau de roche, c’est aussi quand la couturière ne fait aucune bourde –> donc que je peux apposer fièrement la mention « aucun découd-vite n’a été maltraité durant l’assemblage de ces vêtements, il n’a servi qu’à ouvrir les boutonnières », ainsi qu’un bon point pour «absence totale de noms d’oiseaux»).

C’était l’occasion de travailler avec de nouveaux patrons et de jouer au même jeu que ma «jumelle» américaine, Ana Sofia, en combinant du Oliver + S avec du p&m , pour obtenir un genre de pOliverSm.

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Je vous montre d’abord la jupe, qui n’est en fait pas juste une jupe, mais une jupe-short (Badminton skort d’Oliver + S). Ils appellent ça une skort (skirt+short) en anglais; ils sont trop bons pour former des mots-valises, mes voisins du sud. Pour le coup, ça me donnerait presque envie d’appeler ça une jort ou une shupe. C’est un modèle escalopé (scalloped) dans le bas, très rapide et très facile à coudre (ce bord vous rappellera d’ailleurs peut-être le superbe patron de manteau que Christine vient de sortir! ).

Le rendu est tout à fait ce que j’avais en tête, car l’hiver ici, les enfants enfilent des pantalons de neige par-dessus leurs vêtements, ce qui est inconfortable avec nombre de modèles de jupes (on oublie la jupe d’écolière, qui s’amoncèle a l’entrejambe dudit habit de neige).

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Je trouve ça super d’avoir cousu un tel modèle, parce que maintenant, je peux transformer n’importe quelle jupe en jort (ou en shupe..). Je songe déjà à d’autres versions, éloignées de ce modèle scalloped, en ne conservant que le short et la ceinture; et en variant la jupe (à plis, à froufrous, à fronces, etc.)

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Pour la blouse, vous aurez reconnu Colombine. J’ai utilisé ce tissu rose à pois gris de FDS, que Karine elle-même m’avait offert l’an dernier. Un bien joli coupon, mais que je ne me résignais pas à couper, trouvant qu’il avait un peu trop un air de chemise de nuit. Il ne fallait pas se planter sur ce coup-là. Donc Colombine, romantique juste ce qu’il faut. Et pour le coup, je suis loin d’être originale, parce qu’elle aussi a eu la même idée, avec ce tissu!

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Je l’ai taillée en 6 ans pour une costaude fille de presque 5 ans. J’ai bien fait, les manches sont à peine trop longues, et la carrure est impeccable (merci Karine, pour ce petit conseil).

Première partie de la séance photo: on prend sagement la pose pour maman.

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Deuxième partie de la séance photo: on répète le spectacle de danse de Noël.

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Et voilà!

En préparation pour moi: une PRN de Noël, à saveur ethnique.

Posté par NanouQc à 15:00 - - Commentaires [47] - Permalien [#]
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