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Autant en emporte l'automne
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28 avril 2013

Vous prendrez bien un peu de pissenlits?

Trop contente de voir les pissenlits ressortir – même si mon voisin les chasse, les déteste, les houspille. On l’a mérité, au Québec, notre printemps.

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On poursuit avec  la couture d’été: un short Ella (p&m) en 2 ans, longueur 3 ans pour ma puce microscopique de  2 ans et demi. En vrai, elle est si menue que les mensurations du 2 ans sont encore trop grandes pour elle, mais j’ai bon espoir que le gavage au barbecue estival lui fasse prendre quelques grammes.

Il est en tissu Grains de maïs, acheté lors de la vente occasionnelle qu’Ivanne a faite de ses tissus. Tissu un peu difficile à travailler, car il s’effiloche beaucoup, mais franchement si beau que ses jolis reflets irisés m’ont vite fait oublier son défaut! La ceinture est en crépon beige, acheté au Fabricville.

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Comme avec ma version précédente, je n’ai posé aucun passepoil. Des surpiqûres font le travail.

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La ceinture intérieure est en popeline orage FDS.

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Pour les observatrices, j’ai sous-piqué l’intérieur de la ceinture, pour une plus jolie finition, d’où les 2 piqûres parallèles (celle en dessous étant celle de l’élastique).

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Petit détail que personne d’autre que moi ne remarquera jamais, je n’ai même pas réussi à le prendre en photo, c’est dire… J’ai surpiqué au point triple le tour de la ceinture, avec deux fils différents. Dans la bobine, j’avais du fil mauve et dans la cannette, du fil gris foncé…

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Séance photo sur le thème de la banane pelée. Eh oui. J’essaie de renouveler mes thématiques. On a déjà fait les pommes une fois, la mandoline deuxfois. Ça me prend des choses qui ne tâchent pas.

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Pour accompagner le short, un chapeau-cloche b du  livre 270 (référenceJCA). À l’intérieur, un lin rose pâle, rescapé d’une tunique Chattawac du siècle dernier (comprendre ici que j’avais cette tunique ado dans les années 1990, mais qu’elle a fait son temps …).

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Ma conscience écolo et ma paresse m’ont même fait récupérer la petite ceinture de la tunique pour faire le lien du chapeau.

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Le printemps semble enfin arrivé à Montréal. On vous offre quelques pissenlits?

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PS: Je suis en feu, y’a jamais eu autant de billets en si peu de temps sur mon blog. Bon, j’avais commencé à coudre pour l’été il y a quelque temps et je prends les photos maintenant. Ceci explique cela.

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21 décembre 2016

voilà l’été, voilà l’été

Coudre du voile de coton, en plein mois de décembre, quelle idée lumineuse! Et la journée du solstice d’hiver, en plus! Certains partent en voyage sous le soleil, d’autres font de la luminothérapie pour contrer les effets des jours raccourcis… moi, j’ai cousu une blouse toute légère, en voile de coton, et très colorée.

Tout l’automne, je me suis habillée exclusivement de noir, de blanc et de gris. Oui, oui, c’est possible. Pourtant, je suis heureuse dans la vie, ça va bien. Mais je ne sais pas pourquoi, j’ai banni toutes couleurs ces 4 derniers mois. Quoi de mieux pour les réintégrer que cette tunique corail et blanc!

Il y a de cela fort fort longtemps, le 11 juin 2014, j’ai encore la facture (je la gardais pour écrire la référence du tissu sur le blog), j’ai acheté 1,75 m de voile de coton Free Spirit, par Valori Welsh. collection Wish voile, coloris passion. Acheté chez Effiloché au rayon des Liberty tana lawn (qualité très très équivalente à du vrai liberty et même légèrement mieux pour la petite brillance du fil).

Ce coupon  a failli vivre plusieurs vies entre 2014 et 2016: petit top à bretelles léger, robette de plage, blouses pour mes filles, j’en passe. Chaque fois que je le voyais, je défaillais et me disais qu’il était trop beau pour être coupé. Mais finalement, après deux ans de gestation, le voilà pour de bon incarné en tunique! Ma facture me dit qu’il m’avait couté 35 $ CA, ce coupon objet de mes envies. Un 35 $ bien investi, tant j’aime la jolie tunique que je vous présente ici.

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Très jolie tunique/liquette créée par Liesl Gibson pour sa marque Liesl and co.et portant le doux nom de Gallery tunic. Il s’agit d’un modèle relativement ample, sans pinces poitrine (sauf pour celles qui auraient plus qu’un bonnet B).

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Ce modèle ne présente pas vraiment de difficultés. Il faut simplement être soigneux aux trois étapes les plus délicates, à savoir:

1) la fente devant.

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Cette fente se monte un peu comme une patte polo, mais se superpose pour créer un pli devant. Ça crée un décolleté discret et sympathique.

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2 ) le col, qui a un  pied de col intégré, et dont les finitions à la main sont d’une propreté absolue.

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On aperçoit en plus le petit pli d’aisance au dos, toujours apprécié quand on porte du tissu chaine et trame.

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3) l’ourlet liquette, qui était un peu ma crainte (parce que c’est la seule technique que je n’avais jamais essayée – en fait, oui, je l’avais essayée, mais ça n’avait pas très bien rendu au bout du compte. Ici, je vois une nette amélioration dans l’arrondi, même si ça a pris du temps pour y arriver).

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Un joli modèle simple que je recommande à celles qui voudraient une tunique (on peut aussi le décliner en robe, mais c’est moins mon truc). Je réduirais (très) légèrement l’ampleur dans une version ultérieure pour mieux accompagner la taille. Mais c’est un modèle hyper confortable, qui redonne ses lettres de noblesse à la tunique, élément des garde-robes pas toujours facile à porter.

Je vous souhaite de bonnes vacances, si vous en avez, et de belles célébrations de fin d’année. En attendant, je file dormir ma nuit la plus longe de l’année.

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5 juillet 2012

pea soup

Après avoir tapé dans des casseroles avec en famille, après avoir appris que la rentrée universitaire serait en août et pas en septembre… vous avez entendu parler de notre «printemps érable»? Question de société  pas futile du tout, qui m’a amenée malgré tout à un problème E-XI-STEN-TI-EL.

Je n’ai pas l’habitude d’enseigner l’été –> donc je n’ai pas vraiment de tenue « université compatible ». (Là, je fais un clin d’œil à notre Mu nationale et ses mini jupettes « école compatible » – ou pas toujours :-)). Vite vite, une robette (j’ai déjà des dizaines de jupes, je fais pitié au rayon robe). Un  patron Lisette 1878, par Madame Oliver +S. On ferme les yeux sur la pochette et on passe directement à ma version, plus sobre, en popeline planche à gros pois cappuccino, duFabricville.

Diplomat Dress Sewing Pattern

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J’ai choisi la version mi-longue à manches longues (surtout parce que les salles de classe sont surclimatisées…). Côté technique, la robe a des pinces dans le dos, une fermeture à glissière, une ouverture en V, un peu travaillée, des surpiqûres décoratives et des manches montées, 3/4 et à ourlet large.

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(détail des pinces dos et de la fermeture quasi-invisible)

Je déteste monter les manches d’adulte, avec la tête de manche à soutenir avec un fil de fronce qui laisse souvent des petits plis grimaçants. Néanmoins, pour une fois ça a marché comme sur des roulettes. J’ai lu que plus on en faisait, plus on y arrivait. J’espère que la technique est donc maintenant acquise.

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Un vrai bonheur de coudre cette robe et un bonheur encore plus grand quand je l’ai essayée. Quand une robe vous dessine une super silhouette, j’achète. Au premier essayage, au beau milieu de l’après-midi, ma fille m’a demandé pourquoi j’étais en chemise de nuit. Aussitôt insultée, aussitôt accessoirisée, d’abord avec un gros collier brun qui rappelle les pois…

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…ensuite avec une petite ceinture tressée.

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Chic, chic, chic, j’ai une nouvelle robe!

22 avril 2011

Prise deux

Totalement enchantée de ma première réalisation de Saint-Malo la semaine dernière, une idée a germé depuis dans ma tête. D’abord, j’ai remarqué que ma fille passait sans problème tête et bras sans le système de fermeture. Ensuite, j’ai «hérité» d’un métrage assez improbable de jersey de coton blanc de très grande qualité (à la fermeture d’une shop de textiles, où l’on cousait des beaux vêtements, made in Québec, mais je ne vous referai pas l’histoire des coûts de fabrication, elle est connue et se répète depuis bien longtemps….).

Vous me voyez venir, j’ai voulu tenter Saint-Malo en t-shirt. C’est donc une version ultra-rapide de Saint-Malo que vous voyez ici (moins de 3h). Plus de système de fermeture, une seule parementure devant. Moi qui appréhendais le jersey sans surjeteuse, ça s’est finalement très bien passé, le zig-zag est même franchement joli. Probablement que la qualité du jersey y est pour quelque chose.

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Le passepoil est fait maison, avec un soupçon de Liberty Wiltshire rouge. Les manches sont raccourcies en 3/4.

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J’avais quelques appréhensions concernant le tombé de la tunique, mais en bout de ligne, ça donne un esprit sport très sympa, très Petit Bateau (et au Québec, Petit Bateau, c’est d’un chic, c’est de l’importation française!).

J’avais dit dans ma précédente version que je trouvais le 4 ans trop grand pour ma grande de 3 ans, mais en jersey, la taille est vraiment parfaite. Comme quoi, le choix du tissu… Je songe déjà à de nouvelles interprétations de Saint-Malo…bref, un patron qui s’annonce riche en jeux de textures et de formes!

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Joyeuses fêtes pascales, que je vous souhaite entourées des personnes qui vous sont chères!

30 octobre 2012

Vintage Snow White

Une cousette qui ne me ressemble pas vraiment beaucoup aujourd’hui, mais après tout, se déguiser, c’est aussi ne pas se ressembler, n’est-ce pas? Même si en cherchant un peu, j’ai fini par me prendre d’affection pour le personnage: Banche Neige est la première, la plus vintage des petites princesses qui nous ont fait chavirer le cœur.

Le choix du personnage est entièrement revenu à ma fille. Elle n’est pas très princesse, réclame rarement du rose, alors Blanche Neige était toute choisie. Ça m’a obligée à travailler avec des couleurs qui ne font ordinairement pas partie de ma mercerie, que je n’enroule d’habitude pas sur mes canettes en forme de bobines de cinéma, le genre de  couleurs qui vous revigorent la pupille.

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Vous n’imaginez pas le temps que j’ai passé sur ce costume, le cal qui s’est formé au bout de mon index et tous les soirs, la pression de ma fille: «Maman, ce soir, je ne te demanderai pas un 17e bisou, un 9e câlin ou un 5e voyage aux toilettes, parce que tu dois te dépêcher de finir mon costume». Quelle brillance dans ses yeux le matin où elle a découvert que, enfin, la jupe jaune avait été montée au corsage!

Alors oui, c’est un peu bling-bling, ce costume. Mais je me revois, au même âge, rêvant d’une telle robe (et étant en fait affublée d’un costume en papier crépon…), et je me dis que le cal de mes doigts valait bien une telle joie,juste pour voir la p’tite brillance dedans ses yeux, un  feu. (si vous êtes curieux du Québec, clic clic sur ce lien, clic clic sur Fred Pellerin)

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Petit tour du côté des détails techniques (tous les tissus et la mercerie viennent duFabricville). Le patron est un Simplicity (toutes les marques génériques de patron ont leur version de Blanche Neige, mais seul celui de Simplicity me semblait tout à fait conforme à l’original). Le costume est en 3 parties. Il y a la robe comme telle, avec ses 18 km de tissus à froncer, pour que ça tourne mieux. Un passepoil jaune pour délimiter le corsage, la fameuse petite pointe du corsage et deux pinces devant, deux pinces dans le dos (les princesses ont toutes un tailleur à domicile). Les manches ont leurs appliqués rouges en forme de goutte. Le dos se ferme avec une fermeture à glissière.

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L’ourlet du bas est très très large, car j’ai choisi la taille 5 ans dans l’espoir que ce costume soit encore mettable l’an prochain.

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La seconde partie, c’est le grand col blanc amovible. J’avoue que c’est mon morceau préféré du costume. Il est en fait Velcro-isé, pour pouvoir s’attacher à l’intérieur de la robe. Un entoilage épais lui permet de tenir.

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Pour finir une cape de superhéros (ça fait vraiment cet effet quand elle n’est pas portée avec le costume!). À l’extérieur en bleu, à l’intérieur en rouge.

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Devant l’incongruité d’être une Blanche Neige blonde, elle m’a réclamé que je lui couse des cheveux noirs. J’ai dit non.

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Donc, voilà le beau costume dont je suis si contente (à cause de la brillance dans les yeux …) Maintenant, la triste nouvelle: je ne verrai pas ma fille parader dans les rues le 31 octobre en début de soirée, parce que je travaille (en même temps, je ne suis pas sûre que la parade saura durer: la fin de Sandy doit nous tomber dessus ce soir-là…). J’espère qu’elle m’aura rapporté un énorme panier rempli de bonbons pour me redonner le sourire, lorsque j’arriverai à la maison, à 22 h 15.

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Ah oui: pas de costume pour la plus jeune, vous vous demandez? Eh bien, elle récupère le costume de souris de l’an dernier. Et il lui va à ravir, moi qui ai peur des souris d’habitude, celle-ci est plutôt à croquer!

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À bientôt pour de vrais vêtements, pour jouer à être un enfant!

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10 mai 2011

et je contemple les bourgeons sortir

C’est simplement dingue, le printemps a l’air d’arriver chez nous, tandis que je reçois des nouvelles de France où les températures sont indécemment élevées. Je vois les blogues des autres, et tout n’est que tissu léger et fin, dentelle, crêpe, aérien…

Alors je fais ma timide et je ne dégaine pas tout de suite mes coupons estivaux, on ne sait jamais…

Tiens, je vais vous raconter une histoire de tissus, il s’agit de jeans si on veut être précis. Dans mon dernier billet, je vous parlais d’un magnifique jersey blanc très épais, récupéré par l’arrière-grand-mère de mes filles, à la fermeture d’une usine de confection. Cette même arrière-grand-mère a travaillé des années comme couturière dans un atelier de confection de jeans. À la fermeture de l’atelier – les jeans coûtent moins chers à produire quand ils sont cousus en Asie, on ne s’en étonnera pas – un encan a été organisé pour vendre l’équipement (machines à coudre et surjeteuses industrielles, fils, boutons, fermeture-éclair, tissus…). Et c’est là que l’arrière-grand-mère bien aimée a acheté pour une misère…. des jambes de jeans déjà découpées!!!! Et ce ne sont que les jambes droites (à moins que ce ne soit des jambes gauches arrière)! Véridique, je vous mets une photo!

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Autant dire qu’avec ce stock de jambes droites, on ne peut pas tailler certains morceaux en un seul, à part si on s’amuse à faire du patchwork avec tout ça... D’ailleurs, il me semble avoir un Marie-Claire Idées qui traitait le sujet de la seconde vie des jeans

Alors dans une jambe, j’ai taillé un chapeau pour protéger ce petite visage des premiers rayons du soleil, taille 12 mois, d’après un patron Simplicity (2905), modèle F.

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Il est doublé en voile de coton  corail (de chez Fabricville) et le petit nœud déco est en Liberty wiltshire. Surpiqûres contrastives. Rien à dire sur ce patron, il est parfait. Ma puce ayant un petit tour de tête pour son âge, j’ajouterai un lien pour ne pas passer l’été à le lui remettre!

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(le verre à vin, comme support à chapeau, on n’a rien vu de mieux)

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Dans ce coupon corail, j’ai réalisé ma première Galway, C’est dimanche, avec le supplément (il n’est jamais trop tard pour bien faire, j’ai finalement craqué pour acheter le patron, après avoir cousu au moins 25 Oslo, je voulais changer un peu mes classiques). Patron parfait, on n’en attend pas moins quand on coud du s. Alma! Je n’ai pas mis de passepoil au col.

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Vous excuserez les gouttes de bave sur la Galway… mademoiselle a sorti sa première dent samedi.

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Et pour compléter la tenue, une mini jupette droite en jeans («patron» maison, comprendre deux rectangles et un élastique), dans deux hauts de cuisse.

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Je conclus ce billet avec une petite question pour vous: imaginez-vous que de façon tout à fait indépendante de ma volonté, mon doigt a insidieusement glissé sur ma souris et cliqué sur RÉSERVER… un billet d’avion pour Paris, au mois de juin!!!!! Donc ma question est: avez-vous des adresses de couturières à me recommander (outre la Droguerie et Lil Weasel, que je connais déjà)? Quitte à être à Paris, autant faire le plein de trucs que je ne trouve pas à Montréal!

19 janvier 2011

Photo de classe ou classe en photo?

Je ne  sais pas trop pourquoi la créatrice des patrons Oliver + s a appelé cette robe la school photo dressmais une chose est sûre, cette robe est très très très classe…

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Je me suis procuré la version du patron qui va de 6 mois à 4 ans et j’ai fait pour mon premier essai la plus petite version (6-12 mois). Elle est en popeline grise, légèrement stretch, achetée chez Fabricville. La couleur ressemble fort à la popeline souris de France Duval-Stalla.

Les revers de manche sont en liberty meadow bordeaux rapporté de  mon périple en France. Quelques détails de la robe…

…une poche kangourou pour ranger quelques trésors…

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… un col montant replié…

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…une doublure intégrale du corps…

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…des revers de manche contrastés (mais le modèle original propose plutôt des revers dans le même tissu que la robe)…

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…et une fermeture-éclair dans le dos (on demandait une fermeture invisible, je me suis trompée à l’achat, donc celle-ci n’est pas invisible et n’est donc pas superbement bien montée et fait des vaguelettes).

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Ma critique: aucune critique, je suis devenue raide dingue des patrons Oliver + s en cousant ce modèle et je vais récidiver sous peu pour ma plus grande. Premièrement, ils sont parfaitement bien coupés et tout tombe à merveille. Deuxièmement, ils ont une approche très pro de la couture. Comme je lisais récemment chez une bloggeuse américaine, coudre du Oliver + s, c’est aussi prendre une leçon de couture à chaque fois. Par exemple, pour faire l’ourlet, elle nous donne un truc que je trouve génial (pas toujours facile de faire des ourlets bien égaux sur des robes ou des jupes): il suffit de bâtir à la machine à coudre une couture une ligne qui représente la longueur voulue de l’ourlet (la machine à coudre à des guides très précis qui nous permettent de coudre précisément  2, 3, 4cm, etc. du bord). Ensuite, il ne reste plus qu’à repasser sur toute la longueur de la ligne et à faire un rentré dans le pli ainsi obtenu. On termine en cousant l’ourlet et en enlevant le fil de bâti!

Première fois que je cousais en anglais, mais ce n’était vraiment pas un obstacle. Seul détail important: toutes les mesures sont en pouces… vivant au Québec, mon matériel de couture est bilingue cm/pouces, il a juste fallu que je change mes réflexes!

Et portée, ça donne quoi, cette robe? (ma puce n’a que 4 mois, donc elle ne remplit pas encore les épaules…)

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Un col délicieux à léchouiller!

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Un tissu doux et stretch à tirer!

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Pardon pour le mitraillage de photos… mais je suis fan de ma puce en school photo dress!

À bientôt!

28 mars 2011

Lisette et Simplicity

Quand j’ai su que Liesl Gibson, la créatrice des patrons pour enfants Oliver + s, sortait une ligne pour femme  pour la marque Simplicity, je suis allée au Fabricville du coin les jours de patrons en promo et j’ai ramassé le patron de la Traveller dress, pour un petit 5$. Contrairement aux patrons Oliver + s, la version française est incluse dans le paquet.

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Le patron se décline en 3 modèles: une robe A, une liquette et une robe plissée C. C’est pour la liquette  que ce patron me plaisait, quoique pas non plus inintéressée par la robe A. On repassera pour le côté mémère des photos de la pochette, je préfère ma version…

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Choix des tissus d’abord, j’ai trouvé une popeline  stretch mauve indescriptible, donc j’ai sorti mon nuancier de couleurs de peinture et je nommerai cette couleur, Amoroso.

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Première fois de ma vie que je cousais un patron Simplicity. Après quelques moments de déroute (les marges de couture sont-elles incluses? que signifient ces petits repères?), j’ai finalement réussi à entamer le montage de la liquette. Le début se fait vraiment tout seul. Les marges de couture sont énormes (1,5 cm)!!!

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Le montage des manches a été un peu cauchemardesque, c’était des vraies manches montées et j’avais beaucoup de mal à éviter les petits plis. Mais la super technique de piquer une première fois et tant pis pour les plis, puis de repiquer à 3mm plus bas pour faire disparaître les plis a super bien marché!

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Portée, cette liquette est une petite merveille! Elle taille hyper bien, a un tombé impeccable. J’ai pris la taille 40 (française), d’après le tableau des mensurations, mais j’aurais aussi bien pu prendre le 38, parce que c’est ainsi que je m’habille d’habitude. Les épaules auraient ainsi été plus ajustées.

Portée, ça donne quoi? Alors tout nu sans rien, ça fait genre que je vais repeindre mon appart.

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Avec une grosse ceinture noire et chèche en liberty wiltshire bleu qui a aussi cette petite teinte d’Amoroso.

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Toujours avec la grosse ceinture noire et le chèche noué en petit foulard.

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Avec une petite ceinture tressée et une jupe courte (je vous rassure, cette photo est de la pure simulation… comme si la chaleur allait revenir un jour, on s’est encore réveillé avec  -6 °C ce matin…)

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À très bientôt, ça ne devrait pas trop prendre de temps pour que je vous mette une nouvelle tenue cette fois!

7 juin 2011

Vintage, vous avez dit vintage?

Quand l’été arrive, on troque le pochon de vêtements de rechange de la garderie de ma grande contre un pochon de vêtements plus légers. Qui dit vêtements de rechange dit vêtements qui ne seront pratiquement jamais portés (peut-être une fois ? ou deux?) D’habitude, je glisse dans ce sac des vêtements que je n’aime pas (ils sont tâchés, la coupe ne va pas à ma fille, c’est un vieux truc informe récupéré d’un autre enfant). Mais cet été, je n’avais aucun bon candidat au pochon de rechange… La maman couseuse que je suis s’est donc dit qu’en prenant quelques chutes de tissu, un patron facile avec un élastique et deux ourlets  pour un pantalon et un rectangle froncé avec 2 bretelles en guise de haut feraient bien l’affaire…

Mais c’est sans compter que je deviens plus exigeante en couture et que ces patrons – qui faisaient mon bonheur quand je débutais – me laissent aujourd’hui un peu sur ma faim…

Voici donc l’ensemble que j’ai cousu pour ma grande en 3-4 ans.

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Quand j’ai acheté de seconde main le meuble de couture qui me permet de stocker en toute discrétion mes tissus et ma machine à coudre au beau milieu de ma cuisine, la dame avait laissé sur une tablette du meuble quelques patrons pour enfants, d’une autre époque. N’ayant jamais cousu de Burda de ma vie, je me suis lancée avec un pantalon que je pensais d’après le dessin être un genre de carott pant (patron 6936). Ça ne produit pas du tout l’effet escompté, mais on obtient un genre de pantacourt battle dont j’adore tous les petits détails (réalisé ici en grosse gabardine kaki, Fabricville):

… les poches et leurs surpiqûres…

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…les petits plis creux sur le devant…

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…la ceinture élastiquée au dos et celle du devant…

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J’ai ajouté simplement les petits boutons en  plasticos vichy, tout à fait tendance vintage et un petit nœud en bas, pour faire plus fille.

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Et pour le haut, j’ai ressorti un vieux livre japonais (le Girly style wardrobe, référencé 08 chez les JCA), livre auquel je tiens beaucoup, car c’est mon premier livre japonais et en plus, je l’ai acheté à San Francisco – mon amour, ma ville rêvée. Vichy rouge et imprimé à petites fraises (donnés par ma maman, donc ces coupons ont environ 20 ans, je vous disais que c’était vintage).

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Ajout de la petite poche du haut vichy des Intemporels pour bébés.

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Et là, vous me voyez venir, j’ai mis tant d’efforts (mais franchement pas beaucoup de temps, 2h pour le pantalon et 1 heure pour le haut) dans cette tenue du pochon de rechange que je n’accepterai pas que ma grande ne la porte qu’une fois ou deux. Donc tout est à refaire, je garde cette tenue et je me lance dans un vrai ensemble cheap (que je ne montrerai pas sur ce blog, ça sera vraiment du très moche).

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(et je passerai le commentaire du papa qui pense que je devrais classer ce billet dans la catégorie déguisements, car, selon lui, on dirait une nappe de restaurant italien, mais le malheureux n’a rien compris au vintage…)

9 octobre 2011

Petit précis de linguistique

Mitaine: L'emploi de mitaine au sens de « moufle » est attesté en français général jusqu'au milieu du XXe siècle, période à partir de laquelle il est considéré comme vieux en France (c'est le mot moufle qui prévaut désormais). Ce sens s'est quand même maintenu dans divers parlers régionaux (dans le Centre-Ouest, le Haut-Jura, etc.) et dans le français de la Suisse romande; il domine également au Québec et dans le reste du Canada francophone. En France, dans la langue générale, et dans plusieurs autres pays francophones, le terme mitaine désigne maintenant un gant qui ne recouvre pas les deux dernières phalanges (gant aussi appelé gant sans doigts).

Source: Grand dictionnaire terminologique

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J’espère que vous en m’en voudrez pas de vous avoir fait déplacer pour deux paires de «mitaines» ou de «moufles», selon votre dialecte…  c’est qu’il commence à faire frais de ce côté-ci de l’océan!

Petit patron bien pratique à avoir sous le coude, encore une réussite du livre Little things to sew (Oliver + S). Une paire en taille S pour la grande, une paire en taille XS pour la petite. Le plus long a été de couper 4 fois les 3 morceaux. Il ne me restera plus qu’à coudre un lien pour passer dans les manches et ne pas perdre les précieuses mitaines!

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Les mitaines sont en polaire taupe, celles en taille XS ont un biais en batiste étoilée France Duval-Stala, celles en taille S ont un biais en vichy rouge, Fabricville.

Le plus génial dans tout ça? C’est tellement rapide et facile à coudre qu’on peut en faire des tonnes pour assortir à toutes les tenues! De quoi rendre l’hiver beaucoup plus doux (surtout dans un pays où l’hiver finit en avril…)!

24 avril 2013

Épreuve d’argumentation

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un patron de jupe qui est pour moi un vrai coup de cœur. J’espère que vous serez aussi convaincue que moi à la fin de la lecture de ce billet. J’ai des arguments imbattables. Laissez-vous faire, je veux tester mes capacités de persuasion.Qui sait, un jour je serai peut-être politicienne. oUaCh.

Vous avez une fille? Elle aime les jupes? C’est bien, continuez à lire.

La Hula Hoop skirtest une jupe courte, mais pas trop.

Elle tourne.

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Et très bien.

Elle se coud en moins de 2 h.

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Elle ne demande pas de finitions (votre surjet’/pied zigzag reste au placard).

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Aucune couture à la main.

Le patron est un Oliver + S, de la collection des singles. Ça veut dire que 1) pas de mauvaises surprises, la coupe et les explications sont impeccables, 2) il coûte moins de 10 $ et 3) il est envoyé en PDF, donc pas d’attente pour s’y mettre.

Et surtout.

Elle est réversible.

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Et ça, chère lectrice, ça vaut de l’or. Je vous t’explique (on se tutoie, rendu là, non?)

Ta fille, le matin, elle part à l’école/la garderie/un pique-nique de fin d’année. Le soir, tu la retrouves chiffonnée/tâchée. Et c’est normal, on ne s’en offusquera pas. Ça montre qu’elle a joué, qu’elle est heureuse. Et ça te ravit, ton cœur de maman se remémore ces belles journées d’été de ton enfance, attendri. Mais tout de même, la tâche de ketchup, le vert du gazon sur le postérieur, ça te chicote. Alors ni vu ni connu, tu retournes la jupe. Et tu es soudain rassurée. Ta progéniture a l’air fraîche comme la rosée du matin.

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Autre avantage de la jupe réversible. Tu as un conflit de couleurs avec ta fille. Elle n’aime que le rose. Tu peux faire la jupe avec un côté rose et un côté « autre»», selon la couleur de l’année. Ensuite, tu négocies avec elle. Un jour elle la porte côté rose, le lendemain, couleur de ton choix (pour que ça marche, tu t’assures qu’elle soit tâchée sur le côté rose, quitte à faire la tâche toi-même).

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Et regarde: tu peux même coudre les élastiques assortis (réversibles, eux aussi, on reste dans le thème). On trouvele patron gratuit ici (parfait pour liquider tes chutes).

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Du coup, comme j’avais trouvé la première trop facile à coudre – et que ma fille est en pâmoison devant ce modèle – je me suis lancée dans  une version plus élaborée, mettant à l"épreuve les capacités de brodeuse de ma machine. J’avais beaucoup aimé les lignes de broderie en bas d’une jupe vue chez Grains de Maïs (le modèle 22, si vous le cherchez dans son post à  rallonge!), idée reprise plus tard parMme des Étoiles et des Pois (et peut-être chez d’autres, je n’ai pas beaucoup navigué sur la blogo ces derniers mois…)

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J’en ai profité aussi pour passer un coupon de liberty capel bleu ciel dont je ne savais que faire. Il attendait depuis plus de 2 ans dans mon placard. Je l’avais acheté parce qu’il était à 50 %, mais bien franchement, le capel en pastel, c’est trop romantique à mon goût.

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Et portée, est-elle jolie, cette Hula hoop? Pour ma part, je trouve qu’elle tombe vraiment bien et qu’elle a juste ce petit degré de «travaillé» qui fait qu’elle est un peu plus complexe qu’un rectangle élastiqué, mais qu’elle garde tout ce côté épuré et moderne. Bref, un coup de cœur.

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Dernier argument, et non des moindres. Dans ce billet, tu as vu 4 jupes, mais je n’en ai cousu que 2. Et quand on court après le temps, c’est tout de même un joli pied de nez  à nos vies un peu folles.

Alors, convaincue?

30 janvier 2016

la cour d’école

Ma fille ainée a eu 8 ans il y a peu. Une évolution vestimentaire s’est amorcée à son entrée à l’école il y a 2 ans et demi et force est de constater que je dois suivre cette évolution si je ne veux pas que mes coutures se voient opposer une fin de non recevoir. Aussi, quand elle m’a annoncé que les filles les mieux habillées de son école étaient F., R. et S., un petit «gloups» a traversé ma gorge. Je me berçais de l’illusion que ma fille se trouvait bien habillée parce que je mettais beaucoup de soin à la confection de ses vêtements. Grosse remise en question de mon style, donc, peut-être trop sobre, trop épuré.

Je vois bien comment sont habillées les fillettes susmentionnées. Je connais les «codes» de désign des marques qu’elles portent. C’est coloré, plein de détails, avec des mélanges de matières, des appliqués. C’est plutôt moderne dans les coupes, sans froufrou, sans volants, sans trop de rose. Ça ne joue pas non plus dans le «sexy»  prématuré. On peut aussi sentir dans ce style la tendance très nord-américaine du pratique à vivre et à entretenir. Il n’est souvent pas question de demander aux parents débordés de jouer du fer à repasser, mais il faut que ça ait plus d’allure qu’un t-shirt. Les mailles sont les matières de prédilection. Dans un sens, après avoir étudié le style en question, je me suis trouvée chanceuse que ma fille juge cette façon de s’habiller la meilleure. J’aurais pu avoir à vivre avec une Reine des neiges, froufroutée et permanentée, mais non.

Voici donc une petite robe respectant en tous points les codes énumérés ci-dessus, et qui reste conforme à mon style aussi.

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Pour le modèle de base, il s’agit du t-shirt Sailboat top de Oliver + S en taille 8 ans. C’est la dernière taille du patron. J’en pleure déjà, je l’aime d’amour, ce patron. J’avais déjà vu sur Pinterest un détournement de ce patron de t-shirt en robe. L’idée m’avait plu, et, comme souvent, plusieurs années se sont écoulées avant que je ne la mette en pratique.

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J’ai gardé la base du modèle, c’est-à-dire la carrure générale avec son joli boutonnage (faux) aux épaules. Boutons de la jolie boutique Rix Rax. Je ne me suis pas privée des surpiqures facultatives, elles finissent le vêtement de façon très pro.

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J’ai fini les manches avec un point «sablier» plutôt que d’utiliser l’aiguille double. C’est assez joli, même si je pense préférer la piqure double.

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Parlant des manches, je les ai repatronnées en-dessous de l’emmanchure, car ce sont des manches très droites, qui finissent un peu trop larges au poignet. Pour un résultat plus proche de la perfection, il aurait fallu que je repatronne les emmanchures aussi, mais j’ai décidé de faire cette modification à postériori, donc tout était déjà assemblé, il était un peu tard.

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Après avoir allongé le t-shirt, j’ai ajouté un empiècement en jersey matellassé encreFrance Duval-Stalla. Pour couper l’effet «chemise de nuit» que ce genre de robe peut rapidement avoir, j’ai inséré deux rabats de poches pour poches fictives. J’ai gansé ces deux rabats de passepoil lurex, acheté chez France aussi, lors de ma visite l’été dernier. J’avais l’air un peu folle, il faisait 41°C en pleine canicule parisienne et j’achetais lainages et matelassés. J’ai décliné mon identité, expliquant que, vivant dans un pays où l’hiver dure 6 mois, on s’équipait comme on pouvait de tissus doudous.

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Le bas arrondi de la robe a été reporté à partir du bas arrondi prévu dans le patron original.

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Parlons raccords. Quand j’ai acheté ce jersey flammé à rayures au Fabricville l’été dernier, la vendeuse a un peu ri et m’a demandé si j’étais quelqu’un qui aime les défis. Avec de si fines rayures, le risque de décalage était grand. La vendeuse avait bien raison. En réalité, pour des raccords presque impeccables, j’ai dû 1) compter le nombre de rayures sur chaque panneau au moment de la découpe puis de l’assemblage et 2) placer des épingles toutes les 3 rayures pour que ça ne se décale pas. C’est là où on voit la différence entre la confection maison où une simple couture de côté peut prendre 30 minutes et la confection fast fashion. Ça me motive encore plus pour coudre mes t-shirts, du coup.

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Sans trucage, les raccords côté gauche et côté droit.

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Et donc LA touche pour respecter le style commandé, c’était la déco en plus: étoiles en flex sur le devant.

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Petit faon en strass dans le dos (cadeau de Gaëlle, merci très chère).

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Il parait que les copines étaient épatées et avaient toutes des questions à poser sur tels et tels détails.

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Je vous laisse avec THE pose de «maintenant, c’est moi qui dirige la séance photo». À bientôt!

30 octobre 2011

Halloween 2.0

Cette année, je dois vous dire que je me suis vraiment amusée à coudre mes costumes d’Halloween. Enfin, ceux de mes filles. Ça aurait pu être un joyeux fiasco, en fait. J’avais acheté il y a 6 mois un patron pour un costume de princesse, mais j’ai encore essuyé un refus catégorique de ma grande, qui voulait être une citrouille. Son papa vient à ma rescousse, en lui proposant de l’entourer d’un sac plastique orange rembourré… quasi-évanouissement de mon côté à cette idée, franchement, comment vous présenter une telle horreur sur mon blogue…?!? Bref, j’ai dû changer mon concept d’Halloween, en trouvant le compromis parfait entre la robe de princesse et le sac poubelle (si je vous dis que j’ai même été jusqu’à lui proposer un costume de Cendrillon en guenilles, vous savez, la robe toute déchirée par les méchantes Javotte et Anastasie… hum hum, mère indigne…)

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Nouveau concept, un seul mot d’ordre: coudre des vêtements qui soient re-portables après le 31 octobre. Ce qui veut dire que l’accessoirisation est primordiale. Alors vous verrez ici: un costume de souris… et un costume de chaperon rouge (comment ça, j’ai déjà fait un costume de chaperon rouge l’an dernier??!!??)!

Pour le costume de souris, j’ai lourdement copié celui du Marie Claire Idées (20e anniversaire). Vraiment joli et facile à faire, j’ai bien sûr fait quelques éléments à ma façon. Ma souris est dans un gris chiné. un peu plus clair que le modèle original.

Donc ce costume est composé d’un sailboat top  d’Oliver + S  (s’il n’y a qu’un seul patron de t-shirt à avoir dans une collection de couturière, c’est bien celui-là). Le gros nœud rose en velours milleraies est cousu seulement pour la journée d’Halloween, cela fera un beau t-shirt pour passer le reste de l’automne.

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Les petites oreilles de souris sont juchées sur un serre-tête (feutrine rose et grise Eurodif, importation française, merci maman :)). Pas ma plus grande réussite dans ce costume, j’ai toujours autant de difficulté à coudre des cercles…

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La queue de la souris, en jersey gris et ruban en gros grain noir,  est rembourrée et soutenue par un cintre tordu (merci mon chéri :))

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Un tutu en tulle gris (je vous avais dit qu’octobre serait le mois du tulle ici). Très rallongé par rapport au modèle original, je trouvais qu’il ne faisait pas assez «petite fille».

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Une souris fatiguée

Pour la plus jeune, j’avoue que je n’ai pas voulu me casser la tête, en récupérant simplement la cape de chaperon rouge confectionnée il y a un an… Mais le reste du costume étant bien trop grand, j’ai décidé de refaire le «dessous». J’avais aimé l’idée de Roxane de faire une robe gris foncé, c’est vrai, qui a dit que le chaperon rouge devait être habillée toute de rouge?

Alors C’est dimanche est venu à ma rescousse, avec un joyeux mélange de Galway (pour le haut), son supplément (pour le col) et le supplément de Saint-Petersbourg (pour le bas des manches), ainsi que ma touche personnelle pour le volume de l’ensemble. Un résultat bien heureux, puisque cette robe est plus que portable en dehors d’Halloween.

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(robe en velours milleraies du Fabricville , dans un coloris indéfinissable, entre le bleu, le gris et le noir, accompagné d’un passepoil en vichy rouge)

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Le Petit Chaperon Rouge incognito

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Et je conclus en vous rappelant  (si vous n’avez pas encore participé) que le petit concours pour gagner un patron (billet précédent) se termine ce soir (le 31)!

15 avril 2012

Début des festivités!

Dans ce billet, vous trouverez, en vrac:

  • de la dentelle ;
  • Kurt Cobain jouant de la mandoline ;
  • une fille qui a retrouvé le goût de la couture.

J’ai officiellement rangé la couture hivernale, il est plus que temps que je me lance dans le plus léger. Ce n’est pas parce que les feuilles ne sont pas encore sorties des bourgeons qu’il faudrait que je me laisse surprendre bêtement avec des garde-robes à sec. Au Québec, le printemps arrive du jour au lendemain: tenons-nous prêtes!

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Pour étoffer la collection de mon aînée, un premier ensemble romantico-grunge – un peu, mais pas trop, on n’a que 4 ans. La jupe est une Philadelphie (en 4 ans), sous laquelle s’est glissé un jupon en broderie anglaise bordé d’une charmante dentelle. J’avoue avoir été inspirée sur ce coup-là par la douce Luce, que sœur Alma se plaît à habiller d’un jupon de tulle pour mettre en valeursesjoliestenues.

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C’est la très fantastique Karine de Papillon et Mandarine que je dois remercier pour cette jupe: dans un généreux échange de ce qu’on trouve de chaque côté de l’Atlantique, elle m’a offert cette adorable dentelle (et beaucoup d’autres, je lui en avais passé commande, car je n’en trouve pas d’aussi jolie chez moi). Non contente de m’envoyer de telles merveilles, elle m’avait aussi glissé deux coupons deFrance Duval-Stalla.

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Pattes de boutonnage en pointe plutôt qu’arrondies, pas de passepoil.

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Gros bouton en métal de chez Rix Rax, payé un bras chaque.

Le top est une Alioth,* du toujours aussi formidable Grains de couture, qui a subi une cure d’amaigrissement et un lifting des dessous de bras (je parle d’Alioth, là, pas du livre!). J’ai retiré un bon 6 cm de chaque côté pour une perte finale de 12 cm de largeur. J’ai remonté de 4,5 cm les côtés pour rétrécir l’emmanchure. Le dos nageur s’en est retrouvé redessiné, un peu plus creux que sur le modèle original. Note pour celles qui voudraient faire maigrir Alioth: ne faites ces modifications draconiennes que si vous utilisez du jersey, si vous voulez qu’il s’enfile facilement. Le biais est un biais étroit, acheté au Fabricville.

Et dans ce creux, se sont glissés deux petits bouts de dentelle. Merci Karine, again.

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Je n’ai pas fait l’ourlet rapporté en bas, mais plutôt un ourlet-parementure (comme sur le t-shirt duSailboat top d’Oliver + S, si certaines connaissent). Si vous voulez en savoir plus sur cette technique, dites-le-moi, je ferai un petit tuto pour vous l’expliquer.

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Je ne suis pas hyper fière de mon boutonnage. Il faut dire que ma machine a avalé le tissu au moment de coudre la boutonnière. Et c’est de ma faute, j’avais oublié de mettre une aiguille à pointe bille.

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Quelques photos portées (on a fait 2 séances photos, une dedans, une dehors, c’est le gros gros luxe en avril…)

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Sur ce coup-là,Tourisme Québec a intérêt à me verser une part, je fais la publicité gratuitement que c’est la canicule dans la Belle Province, et ce ne sont même pas des mensonges! À quand des Club Med à Montréal?

9 novembre 2013

le petit rat de bibliothèque

Porter des robes, l’été, c’est naturel, on aime la liberté qu’elles procurent, on aime leur légèreté, on aime qu’elles tournent. Et puis, quand l’automne arrive, je ne sais pas trop, la robe disparait de la garde-robe, remplacée par la jupe, le short, ou plus facile encore, le pantalon.

Des patrons de robe d’hiver, je n’en connais pas tant que ça. Je veux dire, la robe chasuble est toujours une option, mais ce n’est pas pareil, elle réclame un t-shirt/sous-pull/col roulé. Quand Oliver + S a sorti la Library dress, ça a été un entichement instantané.

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Et l’idylle a duré tout le temps de la couture. Je l’ai cousue en 3 soirs (ce que je considère rapide vu ma lenteur en couture). Et j’ai savouré, je dis bien savouré, chaque point que ma machine a réalisé. Je m’arrêtais même pour regarder à quel point les finitions étaient impeccables. En partie grâce à ma Bernique, mais surtout grâce aux instructions du patron. C’est limite si je ne ferais pas porter la robe sur l’envers tant les finitions sont soignées.

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La vilaine – je vous fais commencer par les détails avant de vous montrer la robe dans son ensemble.

Taillée dans un joli velours je-ne-sais-combien-de-raies-mais-certainement-plus-de-mille, d’une couleur les-feuilles-mortes-se-ramassent-à-la-pelle (velours du Fabricville). Je ne pouvais résister à l’association avec le liberty Margaret Annie, déjà utiliséici. Un fin biais de velours charbon souligne la ceinture. Trois plis de chaque côté valorisent la taille.

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Le patron propose deux encolures: une avec un revers et l’autre, droite. J’ai choisi de réaliser ma première version avec l’encolure simple. Ça donne un effet  très épuré, moderne, simple. J’aime.

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Coupée en 6 ans, pour ma 5 ans 3/4, elle ira tout l’hiver. C’est ce que j’aime aussi des Oliver+ S, on a rarement de mauvaises surprise de taille!

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Et comme cette robe s’inscrit dans un défi que j’avais lancé, relevé par toutes les fanas des patrons Oliver + S et qui consistait à prendre au moins une photo dans une bibliothèque, voilà les miennes! J'ai retravaillé le plus possible mes photos pour que la lumière des néons ne vous effraie pas, mais bon, ça n'a pas donné l'effet escompté. J'ai pris de nouvelles résolutions photographiques avec mon reflex: à partir de maintenant, toutes mes photos seront prises en RAW.

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Pour voir toutes nos futures bibliothécaires en action (et surtout si vous avez des livres en retard!!!), je vous invite à vous présenter au comptoir de notre blog collectif!

17 septembre 2016

Choisir ses bases

Coudre. Et faire le choix de confectionner des vêtements de base. C’est, à vrai dire, ce que je préfère. Partir d’un socle et aboutir à un vêtement original à chaque fois. Cette idée est d’autant plus séduisante qu’on croule désormais sous l’offre de patrons. Cette offre, très (trop?) riche, me rebute, je la vois comme un piège. Acheter un patron trop unique, trop spécifique, non déclinable à moins d’avoir de solides notions de modélisme. Je me sens encarcanée, et je n’aime pas ça. Pourquoi me suis-je mise à coudre? Pour reproduire des patrons ou pour laisser libre cours à ma créativité?

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(il est possible que cette photo soit la plus belle et la plus forte que je publierai jamais sur ce blog)

Donc aujourd’hui, ce sera un simple t-shirt. Mais alors je l’appellerai LE t-shirt. Ah oui, aussi: on aime beaucoup le bleu, ici, si vous trouvez ce billet «bleu».

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J’ai acheté il y a 3 ans le modèle de t-shirt «Family pack»de Oliver + S. Dans le pack, j’avais tous les modèles (bébé, garçon, fille, femme, homme, du 6 mois au …) pour LE t-shirt de base. On a tous besoin d’un modèle de base pour coudre un t-shirt (du genre qu’on trouverait dans n’importe quel magasin qui fait produire ses vêtements en Asie). Je suis certaine qu’il existe des équivalents ailleurs, mais je suis tellement confiante quand j’achète du Oliver + S que c’est ce patron que je me suis procuré.

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Mon homme a eu droit à son t-shirt de fête des pères à partir de ce patron (je ne l’avais pas blogué, mais simplement montré sur IG). C’est un incontournable de sa garde-robe, jour après jour.

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J’ai recousu une version très actuelle (et un peu sport) de ce patron pour ma grande de 8 ans et demi et je trouvais que ça valait vraiment la peine que je vous montre cette version (même si c’est un patron que j’ai cousu et recousu durant les 3 dernières années, sans juger bon d’en faire un billet de blog.)

D’abord, j’ai entièrement cousu ce t-shirt à la machine à coudre, bien que je possède une surjeteuse. J’avais envie de me (re)mettre dans la peau de celle qui coud avec l’appareillage minimal. Et je n’ai rencontré aucune difficulté! Il a simplement fallu que je sois équipée en aiguille jersey et en aiguille double. Il a aussi fallu, bien entendu, que j’aie recours aux bons points et aux bons réglages de tension, mais mon manuel de machine à coudre m’a bien guidée à chaque fois.

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Ensuite, le corps du t-shirt est en coton + viscose du Fabricville. Il n’y a pas à dire, mais le petit plus de viscose fait toute la différence dans le tomber du t-shirt. Je n’aurais pas utilisé cela pour un t-shirt pour homme, mais ça convient tout particulièrement à un t-shirt «jeune fille», qui se doit d’avoir un joli mouvement sans être trop près du corps. Les manches sont dans un jersey bleu marine 100% coton.

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La petite poche, en liberty City poplin «Leo Scarlet», est un hommage direct à cette marque de t-shirts montréalaise  Poches et fils qui ajoute une poche distinctive à des t-shirts de  base.

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Enfin, les bas de manches sont en bord-côte, provenant de chez Effiloché. L’idée vient ici directement d’une vieille collection (au moins 15 ans) de Comptoir des cotonniers. Je possède un très beau pull en jersey assez fin avec de gros poignets en bord-côte, l'idée du contraste de texture et d'épaisseur me plait encore et encore.

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C’est juste un t-shirt, mais c’est LE t-shirt.

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Et vous, quel est votre patron de LE t-shirt?

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23 avril 2016

Upside down

Je vous avais laissé dans mon dernier billet avec une robe pour faire venir le printemps. Et, croyez-le ou non, le printemps est là – bien que j’aie rêvé qu’il neigeait cette nuit – et on a rangé les manteaux et bottes d’hiver. Je viens donc officiellement de vaincre mon 14e hiver québécois !

Comme promis à la petite sœur, j’ai pris la fin de mon joli coupon de coton blanc à pois multicolores [provenance: Fabricville, collection P/É 2015] et je lui ai cousu une robe à elle aussi. Toujours chez Oliver + S, j’ai jeté mon dévolu sur la Roller Skate dress, patron que j’avais dans mes tiroirs depuis quelques mois sans l’avoir encore essayé.

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Pour éviter l’effet «jumelles» que mon ainée déteste, j’ai pris le coupon dans l’autre sens: les gros pois en haut, les petits pois en bas. Je l’ai taillée en 5 ans pour ma 5 ans et demi qui est assez petite pour son âge, il faut dire. J’ai raccourci la longueur d’1 pouce (3 cm) pour qu’elle soit un peu moins longue.

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C’est une robe entièrement doublée. On coupe donc en tout 6 morceaux (2 devants et 4 dos). L’élastique sous-poitrine sert à cintrer le modèle et à créer un discret jeu de fronces.

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Il n’y a pas de manches à monter puisque ce sont de jolis petits mancherons intégrés. C’est un passage de couture assez délicat, car la courbe est très prononcée. J’ai donc dessiné la ligne de piqure à la craie pour la suivre bien précisément. J’ai aussi suivi le conseil judicieux du patron – conseil que je reprendrai pour d’autres modèles, c’est sûr – consistant à réduire la longueur du point dans les parties les plus courbées.

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Au dos, il y a une fente. J’ai trouvé ce passage un peu compliqué et j’ai dû m’y reprendre pour obtenir quelques chose d’assez net à mon gout.  La fente est fermée par un bouton qui s’attache dans une ravissante petite bride. Mon choix de bouton est vraiment concept, dans le genre que j’ai pris un risque total pour casser les conventions: un bouton carré sur les bulles rondes :-]

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Je n’ai pas fait le raccord pour les pois, pour la même raison que la robe précédente: la taille de mon coupon était limite.

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Pour la première fois depuis que je les couds, j’ai trouvé un défaut à un patron Oliver + S. Je le note ici, parce que je veux m’en souvenir pour les versions que je ferai ultérieurement (et peut-être avertir celles qui seraient tentées de coudre ce modèle). Il est indiqué de finir les coutures de la robe et de la doublure une fois que celles-ci sont assemblées. J’aurais préféré préparer les panneaux en les surjetant/surfilant AVANT leur assemblage.

J’adore l’encolure un peu large qui dévoile le cou. Un modèle tout en simplicité dans sa ligne qui permet vraiment de mettre le tissu choisi en valeur. Un vrai coup de cœur. La version tunique pour sa sœur ainée devrait suivre très vite.

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À bientôt!

15 septembre 2015

en bonne et due forme

 

Un peu de couture qui sort du schéma habituel de ce blog, un billet un peu plus «technique», un peu moins léché, mais que je tiens à immortaliser parce qu’il est très cohérent dans mon parcours de couturière du dimanche.

 

J’ai la chance immense d’appartenir à l’équipe de testeuse d’Ivanne.S. C’est un vrai boulot – limite je le mettrais sur mon CV – à temps TRÈÈÈÈS partiel, certes, mais qui demande de la rigueur et de la concentration une fois la période de test entamée. Et donc quand Ivanne a lancé le test deTROP-TOP [femme] et surtout quand elle a mentionné la gradation en grande taille, la flamme couturesque  un peu en pilote automatique qui m’habite s’est ravivée considérablement.

Je fais une taille somme toute assez standard, quelque part entre le 38 et le 40, ça dépend des marques et je n’ai jamais eu de problème pour m’habiller dans le prêt-à-porter, ni pour trouver des patrons nécessitant peu d’ajustements (à part les tops japonais, j’y reviendrai). Mais je peux aussi aisément concevoir que les personnes s’habillant dans les grandes tailles, qui trouvent l’offre du prêt-à-porter limitée soit dans le style, soit dans le nombre de boutiques, puissent avoir envie de confectionner leur propre garde-robe. C’est en toute logique, donc, que j’ai proposé à Ivanne de coudre une taille plus pour le test. J’avais alors en tête une amie particulièrement jolie, qui sait se mettre en valeur et qui avait des mensurations de rêve, soit celles de la taille 52.

 

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Après la partie  «états d’âme de la fille qui coud depuis longtemps et qui se cherche des défis», j’ai demandé à Ivanne de m’imposer la version de son choix et c’est donc la version B avec dos boutonné et manches longues sur laquelle j’ai dû plancher. Je me suis déplacée avec mon ruban à mesurer et ma fiche mensurations chez mon amie. Puis je suis rentrée chez moi et je me suis attelée à l’épineuse question du choix de taille et des ajustements. À vrai dire, mon mannequin étant une vraie de vraie humaine, il m’a fallu procéder à quelques ajustements du patron d’une part avec un compromis de taille et d’autre part un agrandissement de la largeur de manche (imposant du même coup un agrandissement du buste devant). J’ai fini avec un ajustement de la longueur de manche. Tout est indiqué dans le patron, c'est hyper simple, il suffit de se laisser guider. Une fois ce travail réalisé en amont, je pouvais m’atteler à la réalisation de mon modèle. Vous pouvez le voir ici cousu.

 

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Je vous mentionnais plus haut les patrons japonais. J’en parlais surtout parce qu’ils ont été mon premier contact avec la couture femme et ils m’ont déçue comme pas possible. Ce n’est pas de leur faute, non, mais c’est de la faute de ma première expérience de la couture, celle destinée aux enfants. Je n’ai pas souvent du tout connu de la déception avec la couture enfantine parce qu’on ne s’attend pas à voir les enfants dans des tenues ajustées: il n’y a pas de pinces, la ligne de taille est à peine définie avant l’âge de 6 ans, les enfants n’ont pas vraiment de hanches… Le pire qui peut arriver avec un mauvais choix de taille dans la couture enfant, c’est que le vêtement soit trop petit ou trop grand. Et s’il est trop grand, pas grave, il le mettra l’an prochain (et s’il est trop petit, c’est le moment de songer à lui faire un petit frère ou une petite sœur). Donc quand j’ai embarqué dans la couture adulte, en plus de ne rien comprendre au japonais (les livres n’étaient pas traduits à l’époque), je n’avais pas idée qu’il fallait procéder à des ajustements pour ma morphologie. Et comme je suis loin d’être une Japonaise, plusieurs projets ont été cousus… et jamais portés.

 

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Tout ça pour dire que je comprends désormais la nécessité de passer du temps sur la planche patron avant de se lancer. Ça évite les déceptions et on se sent un peu plus comme le tailleur italien, ruban autour du cou, qu’on engage pour un costume sur-mesure. Car après tout, à quoi servirait de savoir coudre si ce n’est pas pour s’offrir du sur-mesure? Pourquoi voudrait-on imiter les tailles des marques de prêt-à-porter? Et pourquoi se laisserait-on complexer par des numéros 46 ou des lettres XL alors qu’on ne se coud même pas une étiquette au dos de nos fringues pour nous rappeler quel format on est? Profitons des bienfaits du sur-mesure.

 

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Le côté très intéressant de ma petite expérience est que je n’ai pas revu mon amie entre la prise des mesures et l’essayage final. Donc seules mes mesures initiales me guidaient. Et j’ai trouvé, sans flagornerie aucune, que le patron TROP-TOP [Femme] nous invite particulièrement à penser ajustements, à ne pas négliger ce moment crucial où les quelques centimètres non ajoutés pourraient nous faire pleurer parce que le bras ne passe pas.

 

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Le tissu choisi pour cette version est un crêpe de polyester noir à pois blancs acheté dans une petite boutique de mon quartier (et là j’ouvre une parenthèse parce que j’ai complètement honte, mais j’ai découvert il y a quelques mois à peine que j’ai une boutique de tissus à prix très doux et aux imprimés plutôt dans mon style à 5 minutes 23 secondes à pied de chez moi. Sachant que j’habite ce quartier depuis depuis 6 ans… eh oui, la honte.) Je pense que le crêpe est tout indiqué pour ce style de vêtement, c’est fluide, confortable et ça ne se froisse pas. Les gens ne sont pas ben ben forts sur le repassage au Québec. Si j’avais offert une version en coton à mon amie, pas sûre qu’elle l’aurait portée.

J’ai utilisé la finition avec biais plutôt qu’avec parementure. Ça a globalement bien marché à part quelques microplissages, mais je pense que la parementure n’aurait pas été adaptée avec ce tissu. Six larges boutons de nacre ferment le dos.

Mon amie a vraiment aimé le résultat (et moi aussi, mais je connais l’univers d’Ivanne qui correspond tout à fait à mes gouts).  À mon retour de la séance photo, je me suis précipitée sur l’ordinateur pour écrire à Ivanne combien je trouvais que son patron fonctionnait bien sur des tailles plus. Et je me suis fait plaisir au passage, parce que j’adore coudre pour les autres (oui, ça semble altruiste, mais en vrai c’est égoïste, j’aime voir mes coutures et c’est plus facile de les regarder sur les autres que sur moi).

 

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Voilà!

 

 

19 octobre 2017

#octobre

La mode grunge est pas mal de retour en 2017: Doc Martens, jeans troué et chemises à carreaux ont gagné les cours d’école. Tout ça parce que nous, cœur de cible, avons maintenant des enfants ados ou préados, et qu’il faut bien nous vendre la nostalgie de nos belles années boutonneuses, années durant lesquelles nos seuls soucis étaient de savoir si B. avait embrassé M. et si A. avait cassé avec J.

Je vous présente aujourd’hui la jolie chemise Lilaëlle, patron faichement sorti de l’atelier de Viguialca, qui m’a permis d’assouvir mon fantasme de chemise à carreaux.DSC_7305

Ce modèle a un look très actuel. Il se porte non rentré dans le pantalon et peut laisser entrevoir un ourlet rapporté (ici, j’ai choisi un petit biais fleuri bleu pour contraster avec les carreaux plus masculins).

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Le pli creux dans le dos apporte aisance et raffinement. Vous pouvez voir que j’ai coupé l’empiècement dos dans le biais pour contourner l’impossibilité du raccord des carreaux.

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Deux cols sont proposés (pointu ou arrondi). Pour rester dans mon thème de départ, j’ai cousu le col pointu. Monter un col de chemise est une chose que j’ai faite à maintes reprises depuis que je couds. La technique proposée dans le patron Lilaëlle est celle qui, à ce jour, m’a apporté le plus de satisfaction tant du point de vue de la facilité d’exécution que de la propreté de la finition.

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Lilaëlle, c’est vraiment la petite chemise qui a tout d’une grande: les poches, les fentes au poignet, le poignet, le pied de col. Rien a envier aux chemises du commerce.

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En bref, un patron que je recommande vivement, particulièrement à celles qui n’ont pas encore de chemise à leur actif.  C’est une très belle introduction à ce style vestimentaire. Et c’est un vêtement qui procure une grande satisfaction, car il représente en soi un défi que l’on n’ose pas toujours aborder.

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Merci, Marie-Laure pour ta belle confiance. C’est un plaisir renouvelé de tester tes créations si soignées.

                                                          ˜                           

Tranche de vie, je m’ouvre, je m’ouvre: Je n’ai pas fait de billet pour l’annoncer, mais j’ai dû abandonner le défi #jecoudsmagarderobecapsule pour des raisons bien indépendantes de ma volonté. Je me suis fait une entorse (à la cheville) assez grave en mars qui m’a transformée en larve de canapé. Ça m’a fait prendre du poids, je n’avais plus envie de me coudre quoi que ce soit. Je n’ai repris la couture qu’en juin et je me suis lancée dans la couture pour les enfants cet été (shorts, t-shirts et blouses), et je n’ai rien posté, car tout a filé directement dans la valise alors qu’on partait un mois en France. Là, je manque de temps pour coudre, car je suis en surtâche au travail, mais, au moins, j’ai perdu mon poids de larve de canapé et je me sens prête à me recoudre des affaires.

2 février 2017

#janvier

Et c’est parti pour #janvier2017, je vous présente le premier vêtement du défi:

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Pour toutes les infos concernant mon programme de ce défi, je vous invite à lire ce billet (désolée de publier en février, mon ordinateur m’a lâchée à la fin de janvier, le traitre).

Quand on travaille à l’université ET qu’on a des enfants d’âge scolaire, deux mois sont particulièrement éprouvants: janvier et septembre. C’est la mise en place des nouvelles routines scolaire non seulement pour les enfants, mais aussi pour la maman, les demandes en tout genre, la paperasse qui s’amoncèle… alors ce n’est pas pour rien que, dans mon défi, j’ai mis le top en extensible et le top en chaine et trame respectivement pour janvier et septembre, ça se coud vite et il y a peu de chance de se tromper.

Je vous présente aujourd’hui un petit nouveau:le t-shirt WANTED de Vanessa Pouzet.

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Je l’ai coupé en 40, dans un jersey mélangé coton-viscose du Fabricville. Je fais exactement les mensurations prévues pour le 40 à la poitrine et aux hanches donc je n’ai rien ajusté. Ma taille est moins définie que ce qui est prévu, mais je ne l’ai pas retouchée non plus. Je verrai si je le fais pour une autre version.

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Pour que vous voyiez la vraie couleur du t-shirt (trop dur à photographier!), je me suis prise à côté d’une reproduction des nymphéas de Monet. Cette série de tableaux étant plus célèbre que mon t-shirt, ça devrait vous donner une bonne idée de la couleur.

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Je le porte avec un soutien-gorge à balconnet, comme recommandé, pour un joli décolleté.

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Les manches longues sont un peu trop courtes à mon gout. Pour moi, des manches longues doivent arriver au niveau de l’os du poignet. Je n’ai pas pensé à vérifier cette mesure avant de couper.

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Mon bilan sur le modèle comme tel:

Très très joli modèle, très bien coupé. Il faut être à l’aide pour porter des t-shirts près du corps (j’entends là que ce n’est pas un modèle qui pardonne trop les formes  qu’on voudrait cacher). Mais je me dis aussi que ça ne serait pas bien difficile de mixer Plantain de Deer & Doe pour le buste avec l’encolure de Wanted, pour avoir un t-shirt évasé en bas tout en gardant le joli décolleté carré.

Je  trouve qu’il taille bien,  je n’ai pas observé d’écart entre le tableau des mensurations et le produit fini. Il va falloir que je laisse un peu plus de place aux épaules pour une prochaine version, mais c’est un problème récurrent chez moi. Je suis tout le temps en train de tirer sur les manches pour rabaisser les épaules qui remontent.

Mon bilan sur le patron :

Les planches sont claires, les instructions le sont aussi. J’avais une certaine appréhension après avoir pesté surla veste Eagle. Mais tout a bien été. C’est sûr que les instructions sont brèves, mais étant donné le petit nombre d’étapes, on peut considérer qu’elles sont assez détaillées. L’encolure demande du soin. Mais rien d’impossible. Les manches ont pas mal d’embu (pour un t-shirt) d’où son look assez habillé. Mais comme il faut résorber l’embu sur du jersey, ça se passe plutôt bien. Petit détail, je n’ai pas mis de photo sur cintre, parce que l’encolure gondole tant qu’elle n’est pas en extension. Donc pas de panique au montage, vous n’avez pas fait d’erreur si ça gondole, tout disparaitra au moment où vous l’enfilerez.

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Pour conclure, un modèle vraiment bien à posséder dans une garde-robe. Très portable, très confortable. Le mien ne demande même pas de repassage. J’ai mis 4/5 pour la facilité d’exécution, mais ça s’applique à moi comme couturière intermédiaire avancée. Je suis bien consciente que quelqu’un qui n’a jamais cousu de jersey trouvera ça plus difficile.

On se retrouve fin février!

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25 mars 2015

un, deux, trois

Depuis janvier, je  multiplie tout par trois.
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Non, non, non, je n’ai pas cousu une MINI-PERLE en 3 mois pour mon garçon de 10 semaines, rassurez-vous! (mais je vais vous avouer qu’il porte de temps en temps un body à col claudine rose de ses sœurs, et je le trouve craquant, pas question d’en faire un mini macho!)

Ce trio de MINI-PERLES n’est pas destiné à mes enfants, donc. C’est un cadeau pour remercier un très gentil couple d’amis avec qui on a lié connaissance l’an dernier. Ce sont eux qui ont gardé au pied levé mes deux filles pendant que monsieur leur frère naissait. Et ce sont eux qui ont eu le très délicate attention de nous offrir un précieux cadeau de naissance: une foultitude de petits plats maison préparés par leurs soins puis congelés. À utiliser quand maman et papa sont crevés, que le frigo est vide et que les autres enfants ont quand même besoin de manger. Je peux vous dire que ces petits plats nous ont rendu service lorsque les microbes et les 40°C de fièvre ont envahi la maison alors que bébé n’avait que 3 semaines.

Et donc ces amis ont trois filles. Puisqu’ils nous avaient offert un cadeau maison, j’ai décidé de faire de même en retour.

L’idée de base était d’offrir le même cadeau aux trois filles. Oui, le même,  mais sans être le même.  Je sais assez par ma propre expérience (j’ai deux sœurs, j’ai deux filles aussi) qu’on n’aime pas trop avoir le même vêtement que sa sœur. MINI-PERLE s’est imposé comme un incontournable avec ses différentes versions sur une base commune.

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Pour le choix du tissu de base, c’est un chambray de la collection denim du Fabricville qui s’est imposé. Deux raisons à ça: je voulais n’avoir aucune difficulté à l’associer avec des tissus accent une fois de retour à la maison. Et quelle couleur est plus facile à associer que le bleu de Nîmes? L’autre raison, c’est que je voulais faciliter les associations pour la maman, qui trouvera certainement des petits hauts unis à assortir, sans avoir à se casser la tête. Et qui sait, peut-être leur coudre un TROP-TOP assorti un peu plus tard!

Version 2 ans. Sans plis, sans péplum, avec poches et ceinture passepoilées. Passepoil et ceinture en chevrons orange (tissu Les monsieurs de Tamara Kate, acheté chez Effiloché). Piqure double à l’ourlet, pour un effet jean.

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Version 4 ans. Passepoil aux poches et volant péplum en liberty Eloïse bleu.

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Version 8 ans. Passepoil plat aux poches et plis. Ceinture en liberty dont j’ignore le nom.

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Voilà! Et que tournent les jupettes!

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17 février 2013

voir double

non, non, mis à part ma myopie héréditaire, je ne suis pas atteinte d’un trouble de la vue. Et pour tester la vôtre, de vue, je me suis dit qu’un jeu des différences serait un bon test. Deux robes, pour deux petites filles, deux petits bébés d’amour nées dans les derniers mois. La première, ma nièce, est née à la mi-octobre. La seconde, une presque nièce (parce que c’est la fille de ma grande amie), est née à la mi-janvier.

Deux robes, parce que ce sera bientôt le printemps. Deux robes, parce que j’aime les plastrons – ma lubie du moment. Deux robes, parce que ce sont de si belles filles qu’elles le méritent bien. Deux robes, pour que cet exemplaire unique existe, vive des deux côtés de l’océan.

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Le modèle: Playdate dress, de Oliver + S, une merveille de patron. Le tissu: daisy flowers, de la collection Citron Grey de chez Michael Miller, acheté chez Fabric.com, avec un service à la clientèle incroyable dont je vous reparlerai. Le plastron est en broderie anglaise de chez Fabricville et le passepoil plat gris (utilisé aussi pour l’ourlet-parementure) vient aussi du Fabricville.

La présentation de ce modèle aux détails raffinés tient de l’inventaire de Prévert:

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Trois petits boutons carrés, bien alignés, pour dire qu’il n’y a pas que les marguerites dans la vie.

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Un beau pli creux pour flatter le bedon rebondissant de ces bébés.

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Un passepoil plat pour mettre en valeur le plastron, deux têtes de manche froncées.

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Des manches trois quart pour que la petite peau fragile ne prenne pas trop le soleil, des petits plis creux pour féminiser le bras.

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Une boutonnière en bride, qui ferme le dos du plastron.

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Un bouton tiré de ma collection de boutons vintage, pour la demoiselle E.

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Un bouton aussi tiré de ma collection de boutons vintage, pour la demoiselle; on dirait une galette au beurre, dorée, qui sort tout juste du four.

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Un ourlet-parementure, sous-piqué et fini à la main.

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Voilà. Pas trop envie de m’en débarrasser, ça fait 10 jours que ces robes trônent dans ma cuisine et que je les regarde. Mais elles ne sont vraiment pas de la taille de mes filles. Alors je vais les laisser s’envoler (littéralement) jusqu’à leur propriétaire…

Édit: une petite propriétaire bien heureuse dans sa robe. La seule critique du modèle: la robe n'étant pas extensible et l'ouverture du plastron étant petite, les mamans se sont plains qu'elle est difficile à enfiler...

18 février 2014

où il sera question de résolution, de haut, de changement

Que je suis contente de vous retrouver!!! J’ai cru ne jamais revenir sur ce blog, que j’aime pourtant beaucoup, beaucoup. Je me suis connectée de temps en temps, pour voir si j’avais encore de la visite… j’ai même eu de nouveaux abonnés pendant les 3 derniers mois, malgré le vide intersidéral. Alors, merci de votre patience et de votre présence, je suis tellement heureuse de revenir sur la blogo.

J’ai dû m’absenter pour cause de grand changement: à la mi-novembre, nous sommes devenus propriétaires de notre chez-nous, à Montréal. Plus proche de l’école, plus proche du fleuve, moins proche de l’autoroute. Ouf! Mais nous avons acheté une vieillerie, et il y avait pas mal de trucs à faire avant que ce soit emménageable (d’ailleurs, j’ai un atelier de couture désormais, mais j’hésite à vous le montrer tant il est laid!). Et comme nous aimons décorer, bricoler, retaper, nous avons pris beaucoup des travaux sur nos épaules (et il en reste encore pas mal…). Ce qui fait que la machine à coudre a pris une pause forcée, de même que toute activité en lien avec la couture (genre, aller sur vos blogs, regarder les nouveautés patron ou tissu…) Mais me revoilà, pour de bon, j’espère!

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Pour recommencer l’année couture en beauté, je vous montre 2 hauts pour moi. Mes tenues du jour se suivent et se ressemblent: un pantalon noir ou gris, agrémenté d’un haut un tant soit peu joli, un peu coloré, mais pas trop, sans être guindé. Je porte très peu de chemisiers, parce que 1) je trouve que ça me vieillit et 2) je n’aime pas trop le repassage. Ça fait quelque temps que je cherche des patrons de haut pour femme, correspondant aux critères mentionnés ci-dessus.

J’ai connu plusieurs déceptions de couture femme dans la dernière année, principalement pour des raisons d’ajustement. Je pensais avoir une morphologie «normale» puisque je m’habillais dans des magasins «normaux», mais la couture pour femme m’a fait réaliser que prêt-à-porter féminin et couture féminine ne tirent pas les mêmes «cordes». J’ai lu beaucoup à ce sujet sur des blogs américains. Si ça vous intéresse, j’essaierai de mettre les liens ici si je les retrouve. Tout ça pour dire que j’ai pris de nouvelles (et bonnes) résolutions pour éviter les déceptions: à partir de maintenant, je fais des brouillons avant de passer au propre! En couture, on appelle cela «faire une toile».

Mais pour le premier modèle que je vous présente aujourd’hui, il ne s’agit pas tant d’une toile, car comme me le soulignait la créatrice de ce modèle (la weekend getaway blouse, de Liesl and co.), on ne peut pas réellement faire de toile avec un modèle non ajusté destiné à être coupé dans un tissu fluide et  dont le but est d’obtenir un tomber un peu flou.

Donc j’ai utilisé le tissu le plus cheap que j’ai pu trouver dans mon armoire. C’est un tissu «cadeau» de mon magasin de tissus (Fabricville), d’il y a plus de 5 ans (quand on achetait 1 m, on avait 2 m gratuits). Quand  j’ai commencé à coudre, je ne connaissais pas grand-chose aux matières. Ma mère m’avait tout de même dit que le 100% coton, il n’y a que ça de vrai. Bref, peut-être par esprit de contradiction, je me suis fait refourguer ce tissu 183% synthétique probablement destiné à imiter la soie. Mais c’est stupide d’offrir un coupon de ce genre à la débutante que j’étais, c’est intravaillable (même maintenant que je ne suis plus débutante, je peste).

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Ce qu’on obtient, avec ce patron, c’est un genre de blouse à la croisée d’un chemisier, au tomber un peu flou. Même si ça se voit à peine, on a deux pinces poitrines (pour mensuration de bonnet B). Si vous faites un bonnet plus grand, un pas-à-pas est fourni en début de patron pour l’adapter à votre poitrine.

Petit détail très cool (je trouve), c’est que le décolleté est fermé en toute fin de couture. Ce qui fait que vous pouvez allègrement faire des essais pour laisser votre gorge plus ou moins profondément découverte. Sans être une fille prude, j’aime être féminine, donc en dévoiler un peu, mais pas trop quand même (devant des classes presque entièrement remplies de jeunes femmes dans la vingtaine, je ne souhaite pas entrer en compétition ;-])

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Le haut se porte sorti du pantalon, ou rentré.

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J’ai eu énormément de compliments sur cette blouse depuis que je l’ai cousue. Et même si je pensais qu’elle ne serait qu’un brouillon, au bout du compte, je la porte régulièrement. C’est drôle, parce que je n’aimais pas ce tissu tant que ça, mais finalement, j’ai découvert une équation couturesque:

tissu bof bof +  patron qui lui convient -->bon résultat final.

Deuxième haut. Je n’ai pas fait dans l’original… il faut dire que la tentation de tester Plantain, patron gratuit (ô merci, Éléonore, quel cadeau incroyable que ce patron!) que tout le monde a cousu dans les dernières semaines, était grande! J’avais acheté au Fabricville un jersey de coton très épais (et très cher!) que je trouvais si beau et de si belle qualité que je me suis dit qu’il serait tout à fait boulot-compatible.DSC_2074_corrigé

Ce que j’ai aimé dans la couture de ce modèle: c’est facile et rapide à coudre, j’ai enfin sorti l’aiguille double que j’avais dans mon stock depuis 6 mois.  Aussi, on ne se le cachera pas… le fait que ce soit un t-shirt, qu’il n’y ait pas de pince et que ce soit en jersey évite la question des ajustements et des mauvaises surprises à l’essayage. Un petit conseil (la maniaque is back): bâtissez votre bande d’encolure avant de la coudre pour de bon, c’est plus facile pour rester droit ensuite.

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Des photos prises dans plusieurs pièces de ma nouvelle maison, je teste la lumière et je vous fais visiter par la même occasion ;)

Ce que j’aime du tomber du modèle: il est très féminin et dès lors qu’on choisit un beau tissu, on ne porte plus un simple t-shirt. Il est génial pour les petites poitrines, aussi. Il a un joli décolleté et je l’imagine déjà en encolure V.

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Avec le mur rouge en arrière, dans la salle à manger, couleur «cocotte Le Creuset», choisi par mon chéri, parce qu’il parait que le rouge dans une salle à manger, ça donne faim.

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Voilà, j’ai repris gout à la couture pour moi! Et il parait qu’un livre de couture pour femme (et homme) d’une certaine Ivanne Soufflet vient de sortir… hum hum…

Allez, je vous laisse avec une photo de la glissade de neige de cette année. À bientôt!

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2 septembre 2012

ces derniers beaux jours

Après l’été époustouflant que nous avons eu ici, j’avoue ne pas être trop triste que celui-ci tire à sa fin. Je dois dire que les coloris automnaux ont toujours eu ma préférence, eux qui se teintent d’un peu de spleen. Un érable de notre quartier a même pris de l’avance en prenant déjà ses habits rouge orangé.

Je  vous reviens avec une petite robe charmante pour mon aînée (4 ans et demi depuis cet été). Le patron est la Sunki de Figgy’s. Sur cintre, elle n’a l’air de rien. Attendez de voir les photos portées.

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Elle est en velours «soyeux» aubergine, acheté chez Club Tissus. Les poches sont en batiste France Duval-Stalla (merci Karine, je ne me lasse pas de ce tissu!). Je l’ai trouvée facile à réaliser, vraiment bien expliquée. Ce patron a plusieurs détails très intéressants qui font qu’elle n’est pas une simple robe trapèze

Le tissu qui sert à faire les poches est aussi utilisé pour faire partie de la robe. C’est un principe un peu différent des poches de la cabane d’Elilou, expliqué dans ce très bon tuto.

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Les épaules ont un petit détail que je trouve charmant, qui ressemble beaucoup à une emmanchure américaine, mais en plus féminine. Et les têtes de manches ont quatre petits plis pour un petit aspect « gigot » très léger.

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Une fermeture éclair invisible dans le dos (pas tout à fait invisible en fait, mais suffisamment pour qu’elle reste discrète!)

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Cette robe est à mi-chemin avec la tunique (j’ai pris la taille 4/5 ans). Il y a encore pas mal de place pour grandir en carrure, j’aime beaucoup l’idée d’une robe évolutive. C'est d'autant plus pratique qu'il faut porter un pantalon de neige l'hiver et que ça s'enfile mieux si la robe est courte.

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Voilà, avec seulement une robe, on est loin de pouvoir affronter l’automne alors je dois filer m’y remettre. Bonne rentrée à toutes!

P.-S.  Amélie, j'ai hâte de voir ta version!

5 juillet 2011

Un marin qui aurait la tête dans les étoiles

Être éloignée de la machine à coudre pendant 2 semaines, profiter de quelques jours en famille, avoir des milliers de trucs en tête et n’en faire que la moitié, revenir chez soi et vouloir commencer par quelque chose de simple…

Pour être sûre de ne pas me tromper, une sailboat skirt assortie de son sailboat top, merveilleux patrons Oliver + s. La sailboat skirt est en coton cerise bien mûre de Fabricville, qui s’accorde parfaitement avec la batiste figue étoilée de France Duval (achetée chez Lil Weasel). Pour celles qui lisent les instructions en anglais, il me semble qu’il manque un détail: à mon avis, il faut surjeter ou surfiler les bords du milieu dos (le genre de U central) avant de commencer à coudre le dos, sinon c’est impossible de finir les coutures correctement.

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Le sailboat top est en popeline de coton blanc (Fabricville). Marquage de la surpiqûre devant à l’aide d’un biais acheté 50 sous dans un panier de biais en soldes, et mal m’en a pris, il a déteint au lavage sur la manche. Donc, poche en batiste étoilée et passepoil blanc, pour camoufler la vilaine trace.

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Petite broderie nullissime de ma machine à coudre qui ne sait vraiment pas broder…

Et quelques photos porté…

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- admirez la technique, que d’élégance pour enfourcher sa bécane en toute féminité -

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Et je conclus ce billet avec un petit teaser de ce qui vous attend dans un prochain billet… mon addiction aux patrons m’a rendue kleptomane… en farfouillant dans la collec’ de ma maman…DSC_3075

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