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Autant en emporte l'automne
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20 juillet 2012

fare niente

Ahhhh, les vacances… que c’est bon de ne rien faire, ou presque. À part partir en vadrouille avec ma petite tribu, faire des bagages, défaire les bagages, tout laver et repartir. Il faut dire qu’il fait (très) chaud au Québec, quel bonheur de se baigner dans des lacs à la température parfaite.

Vous ne serez donc pas étonné(e) de ne voir ici qu’une mini cousette juilletiste. Unejupe piccadilly de chez p&m, en 2 ans, pour une presque 2 ans. Patron super, bien expliqué, bien taillé, qui donne de belles finitions qui satisfont ma maniaquerie des détails. Décidément, ces patrons m’enchantent et auront rythmé mon été.

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Il fallait que la jupe soit à pois, je la voyais comme ça, à force de zieuter sur les versions des copines. J’ai achevé mon coupon de French General (La petite école) de chez Effiloché. Et la grOSse, que dis-je, l’ÉnOrme originalité de ma version – tellement énorme, j’espère que vous êtes bien assis(e) – c’est la ceinture bicolore/bi-matière. Ça va, vous êtes encore là? Un côté en crépon sable, l’autre en voile de coton corail (les deux viennent du Fabricville). Je voulais absolument « casser » le côté un peu terne du bleu gris, tout en ne jurant pas avec côté «petite fille sage» de la jupe.

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Quelques photos portées, bien sûr, mais elles sont franchement médiocres. Je me suis souvenue avec douleur à quel point c’est difficile de faire entendre raison à une enfant qui entame son terrible two.

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Message à mes  lectrices de France: si vous habitez au nord de la Loire, je vous envoie tout le soleil que je peux pour que vous aussi, vous passiez un bel été!

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17 mars 2012

Le sac du cocher

Aujourd’hui, je reviens avec un presque mini projet de rien du tout, pas du tout le projet que j’avais au départ d’où le titre. En bref, je planche depuis janvier sur une vareuse de cocher, pour moi. Tant que je n’aurai pas réussi, je vous laisse sur votre faim, vous ne saurez pas ce qu’est une vareuse de cocher. Vous ne pouvez pas savoir combien je peste contre moi-même, mes multiples erreurs, mes multiples ratés: on dirait qu’une vilaine fée s’est penchée sur ma machine à coudre pour être sûre que les maigres heures que j’ai pour coudre m’enragent. Ça y est, j’ai un projet-boulet, il fallait bien que ça m’arrive un jour.

Alors pour virer la vilaine fée, j’ai pensé qu’un petit quelque chose pour moi me ferait le plus grand bien, histoire d’oublier ces déconvenues couturesques. Et comme la mode est aux besaces, et que je craque tout autant sur celles tout liberty de Thaïs et Tibère que sur celle plus sobre de Froufrou et capucine, j’ai décidé que c’était mon tour de me gâter.

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Pour le patron, j’ai choisi le messenger bag taille large du livre Little things to sew (Oliver + s), que je ne présente plus. Un chouette modèle qui inclut une grande poche, et tout plein de petites poches, pour mettre tout et rien. Rien à dire sur ce patron, ni sur le montage, mis à part que j’ai développé de la corne sur les doigts, en bâtissant à la main mon biais au travers les 4 épaisseurs au minimum, 8 au maximum.

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Pour les tissus: le fameux liberty Wiltshire rouge (La Droguerie) qui couvre le devant, le dos et les rabats de poches, ainsi qu’un petit biais sur les côtés; une gabardine de coton kaki (Fabricville) pour la doublure et le fond du sac; du biais bleu nuit pour le tour (c’est dommage, les photos ne lui rendent pas justice, à ce biais, qui a beaucoup plus de gris que de bleu) et des attaches pour régler la bandoulière (Fabricville aussi).

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Petit bouton purement décoratif, une étoile avec un M (pour maman?), dénichée chez Rix Rax.

La forme courbée en haut du panneau de côté est en fait un soufflet qui permet que le sac soit complètement fermé une fois le devant rabattu. Très ingénieux.

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Ce que vous ne voyez pas, c’est «l’entoilage» dont j’ai usé pour tonifier la besace (rien de moins réjouissant qu’un sac mou-mou qui n’a pas de tenue). J’ai coupé dans le restant de la toile de peintre qui avait servi de fond au théâtre de marionnettes.

Et c’est avec cette même toile de peintre que j’ai fait la bandoulière. Comme Mamoizelle K, j’ai utilisé la technique du tissu vieilli à la teinture au thé noir. Je trouvais que la version blanche faisait style qu’elle n’avait pas vécu… un petit bain dans un thé noir aux fraises des bois lui a donné cette jolie patine. Ce n’est encore une fois pas très visible sur les photos… bon.

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Si je vous montre le contenu de ma besace, vous comprenez ce qui dévore mon temps ?

17 décembre 2011

Parce que Noël est à nos portes

Il est rare que je me lance dans des projet de grande envergure en couture. Manque de temps, manque de patience. Il y a un mois, ma blondinette nous a conviés – son père, sa sœur et moi – à un spectacle de son cru. Elle avait tendu une couverture entre deux bacs de Duplo, qui étaient tellement bas qu’elle se couchait sur le dos pour se cacher et faire bouger sa marionnette. Son spectacle était fort drôle, mais son équipement n’était pas tout à fait au point.

D’où le projet d’envergure, tiré du toujours aussi fabuleux livreLittle things to sew, de Liesl Gibson (il vient d’ailleurs de sortir en français, Éditions de Saxe!). Je dis projet d’envergure non pas par sa complexité (que des coutures droites, on a vu pire), mais pour toutes les étapes par lesquelles il a fallu passer: courir deux quincailleries, un premier, puis un deuxième magasin de tissus, puis retour au premier magasin, car je n’avais plus de ruban; ensuite couper des rectangles et des rectangles et des rubans; puis entoiler; puis coudre (enfin!); puis vérifier toutes les mesures pour que ça ne soit pas de travers. J’ai arrêté de compter les heures à un moment donné, mais je pense bien en avoir mis une bonne quinzaine.

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Petit récapitulatif des fournitures:

- drap de peintre et baguettes en bois, ainsi que tringle à rideau de douche ajustable (quincailleries québécoises).

- tissu du fond de la maison, toit en velours milleraies brun (pour le toit) et rouge (pour la porte), popeline blanche des fenêtres, ruban gros grain brun : Fabricville.

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- rideaux des fenêtres: chutes de liberty de mon stock (meadow en bas, capel rose et bleu en haut, et tatum au centre). On dirait presque qu’ils volent au vent!

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- petit chat un peu moche, en feutrine grise de mon stock (restant du déguisement de souris d’Halloween).

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- rideaux du théâtre en twill: It’s a hoot, by MoMo, for Moda: Effiloché. Et là, je lâche le scoop du siècle. Si vous êtes Montréalaise, sachez qu’Effiloché vient de recevoir une douzaine de rouleaux de liberty!!!! En exclusivité, on peut acheter du liberty au Québec (40$ le mètre avant taxe, quand même…). Ça peut sembler fou, cette excitation, pour mes lectrices françaises, mais c’est à peu près la même excitation que j’ai ressentie cette semaine en tombant sur un présentoir de bonbons Haribo… On se console comme on peut, quand on est une expatriée.

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Mon impression générale: j’adore ce petit théâtre et j’ai hâte de jouer avec ma grande à nous raconter de belles histoires. Par contre, je trouve que c’est un projet complexe et malgré tout le soin que j’ai pu y mettre, il n’est pas tout à fait droit, il plisse un peu partout. Donc même si dans l’ensemble je suis fière de mon travail, je suis un peu déçue de ne pas avoir obtenu un théâtre parfait. Mais j’imagine que le mieux est que je laisse mon orgueil de couturière de côté et que je savoure la joie de ma grande dans une semaine!

Allez, je cours emballer ce paquet avant qu'elle ne se réveille de sa sieste!

15 octobre 2011

Premiers pas

Une surprise au réveil pour ma grande… pour l’accompagner à ses premiers cours de danse.

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Je voyais un peu de la petite danseuse de 14 ans , de Degas pour sa tenue, mais pas trop encore, elle n’a que 3 ans et demi (et le petit bedon de bébé encore présent, les pas un peu maladroits, pas encore très gracieux). Je voulais le ruban de satin, les longueurs de tulle, et la couleur, un peu jaune, un peu beige, un peu vieux rose.

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Alors voilà ma version, d’après le livre Little things to sew, d’Oliver + S. Cinq épaisseurs de tulles, superposées dans un dégradé : une épaisseur de bronze, une épaisseur de rose, une épaisseur de beige et deux épaisseurs de jaune.

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(et là, je me rends compte que j’ai oublié de finir le ruban…)

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En plus du ravissement de ma poupée à la découverte de son tutu, j’ai aussi fait des jalouses (parmi les mamans!!!) quand ma fille a tournoyé à son arrivée au cours. J’espère simplement ne pas trop me faire remarquer, sinon, ce qui me pend au nez, c”est de devoir coudre 20 tutus pour le spectacle de fin d’année!

Sans vouloir vous vendre la mèche, j’ai commencé les costumes d’Halloween, et tout ce que je peux vous dire, c’est qu’octobre sera le mois du tulle!

16 mai 2012

papillonner dans les fleurs

Je ne suis pas la seule à avoir craqué pour lespatrons p&m, de notre chère Madame Papillon et Mandarine. Pour mon premier essai, j’ai jeté mon dévolu sur une robe Blue Princess. Pendant que je patientais le temps que mes patrons traversent l’Atlantique, j’ai fait venir de la côte Pacifique un coupon d’un yard – le dernier, l’ultime et rarissime – d’un tissu que je zieutais depuis un bon 18 mois. Il s’agit d’un lin japonais, mélangé avec du coton (45%) répondant au nom de Ecrulat- La vie Lycéenne, par Kiyohara. La couleur décrite sur le site disait grey. Alors, oui, c’est presque grey sur les photos que je vous présente, mais en fait, c’est plutôt café-au-lait-dans-lequel-j’aurais-mis-trop-de-lait. Donc, beige.

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Les bretelles sont doublées en lin bleu nuit (Fabricville), c’est le côté blue de la princess. Le point de bourdon de ma machine de grande surface n’est pas au point (pas régulier du tout). Je suis à deux doigts d’en acheter une nouvelle… on ne s’entend plus très bien, elle et moi. Pour mon prochain essai, ce sera un ourlet roulotté à la surjeteuse...

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Bouton «cuivré» du Fabricville, et petit lien en cuir marron de chez Rix Rax.

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Pas de bande dans le bas, je trouvais que le tissu se suffisait à lui-même.

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J’ai bien fait de suivre à la lettre les mensurations sur le patron: ma fille de 4 ans fait plutôt du 6 ans en carrure,  donc l’empiècement du haut est en 6 ans et les autres pièces sont en 4 ans.

Vous voulez voir ce que ça donne, porté?

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Ma fille l’adore, elle l’aime à la folie, sa robe qui tourne. Et moi, je suis ravie du résultat. Je valide, j’approuve, je recommande sans réserve ce charmant patron.

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Je vous laisse avec une petite astuce de couturière, que j’ai trouvée bien pratique lors de la couture de cette robe. Peut-être – sûrement, en fait – que vous cousez, comme moi, le soir, quand les enfants sont couchés. Pas pratique pour le choix de la taille, si on n’a pas notre enfant sous la main. Alors j’ai imprimé des petites cartes de mensurations, chez oliver + s, pour noter les mensurations de mes filles une bonne fois pour toutes (enfin, à reprendre dans 2 mois, j’imagine, à la vitesse où les enfants grandissent…) Grâce à ça, fini les choix hasardeux, comme ça, à la va-vite le soir!

crédit photo – oliver +s (un petit clic-clic sur l’image, et vous pourrez télécharger votre measurement chart)

À très très bientôt (avec encore une robe, mais cette fois-ci, une robe à pique-nique…)

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4 mai 2013

Héliothérapie

Un modèle qui me tentait depuis longtemps, parce qu’il laisse un accès des plus attirants à la petite peau toute douce de ma plus jeune. Une Alcyone, deGrains de couture pour enfants en taille 2 ans.

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Plastron en liberty meadow rouge (Marché St-Pierre, il y a 1000 ans), et gabardine de coton entre le kaki et le taupe, coton rouge tissé duFabricville, boutons de chez Rix Rax. Petite modification dans les dimensions: l’empiècement devant est agrandi de 1,5 cm vers le haut. Je trouvais que les bretelles bâillaient sur les photos du bouquin et je me suis dit qu’en remontant le plastron en hauteur, ça laisserait moins de jeu aux bretelles.

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Bretelles bicolores, gros plis plats cousus sur quelques centimètres.

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Toutes les autres photos sont sur mannequin directement.

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C’est bien plus joli qu’à plat, tout le volume apparaît quand Alcyone est portée.

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Crème solaire obligatoire.

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Voilà, encore un coup de cœur.  Un superbe modèle, aussi. Et sa propriétaire l’adore. Que demander de plus?

9 juillet 2013

flavescent

Mon Dieu, ce blog est tout poussiéreux. Entrez, entrez, pas besoin de vous essuyer les pieds, c’est déjà assez laissé à l’abandon comme ça. Vite, un coup de balai, on enlève les toiles d’araignées, quelques passages du plumeau, on ouvre les fenêtres pour aérer. Ouf, ça va un peu mieux. Vous sentez? Ça sent les fleurs!!!

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Donc je disais quoi, déjà? Ah oui, blog à l’abandon, pauvre de lui. Je reviens avec une jupe pour moi. Gracieuseté de ma maman qui est venue me voir avec 3 patronsDeer&Doe dans ses valises. Le ravissement à l’ouverture de cette charmante pochette et à la lecture de ce joli livret m’a parfaitement appâtée – oui, je suis faible devant tout ce soin – si bien qu’aussitôt mes parents partis pour l’aéroport, je me suis mise à la couture d’une Chardon.

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Il est vrai que Chardon est noté débutant, mais rien n’empêche d’y ajouter quelques difficultés, comme le propose Éléonore. Pour ma part, c’est l’ajout d’une doublure pour compenser le côté très très transparent de mon voile de coton. Ma doublure - elle aussi en voile de coton - étant froncée, je crois que ma Chardon est encore plus bouffante que ce qui est prévu. Tissus et mercerie du Fabricville, le tout pour un minuscule 8$.

Devant.

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Dos.

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Bilan des courses: une jupe que je n’avais pas vue venir, me demandant bien comment les patrons Deer&Doe feraient à ma silhouette. Ce qui est bien, c’est que la surprise est très très positive. Sous ses larges plis qui pourraient donner une allure de jeune fille sage ou de grenouille de bénitier, au choix, elle est en fait hyper féminine.

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Comme j’ai fait la version courte, pas sûre qu’elle soit boulot-compatible, par contre (bien que certaines de mes étudiantes soient parfois en micro-short, mais bon, pas la peine de leur faire concurrence).

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Cette jupe a été créée pour aller avec un sautoir arrivé tout droit de L’épicerie de la Sardine. J’ai 3 sautoirs créés pas Nathalie – Nathalie, c’est une ensorceleuse qui a de la poésie qui lui sort non seulement de la bouche, mais aussi des doigts.

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Et parce que noir c’est noir et que j’aime le bleu, pour rendre la tenue un peu moins habillée, portée avec une petite chemise en jean Calvin Klein que j’ai depuis des lustres dans ma garde-robe et qui fait bien le lien avec le sautoir (et la bandoulière de l’appareil photo… hum, hum):

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Merci, Éléonore, pour ce beau patron pour femme. Encore un bon prétexte pour mettre de moins en moins les pieds dans les boutiques de prêt-à-porter.

21 décembre 2011

… et pour conclure

… pour conclure 2011, parce que franchement, je ne pense pas toucher énormément à ma machine (pardon, à mes machines, j’oublie tout le temps ma surjet’) entre Noël et le jour de l’an! Donc, je disais pour conclure une robe Alula*  du fantastique livre Grains de couture pour ma belle grande, à porter pour les festivités de la fin de l’année.

Je vous raconte l’histoire de ce livre et moi (mais si ça ne vous intéresse pas, passez direct au paragraphe suivant et aux photos!) Je ne parlerai pas du contretemps incroyable que j’ai eu à subir entre ma commande et la réception du dit livre (Amazon, douaniers, DHL…) Bref, il a bien fini par arriver un jour. Et là, je l’ouvre et je le lis de la couverture à la couverture; pas une ligne, pas un mot ne m’échappe, comme lorsque je lis n’importe quel billet tant attendu de Grains de maïs. Sauf que cette fois-ci… j’ai tout ce qu’il me faut pour concevoir du Grains de maïs moi-même. Paralysie, trac, je ne sais pas comment appeler ça… peut-être appréhension de m’approprier un style que j’ai vu plusieurs fois copié, mais jamais égalé. Est-ce que je suis la seule à qui ça a fait ça??? Cette impression que oui, ces pattes décoratives sont belles, mais ce n’est pas à moi… que oui, l’ourlet rapporté, c’est génial, mais ce n’est pas ma technique… Bon, ça m’a passé finalement, ça m’a quand même pris une douzaine de jours. Mais j’ai réussi à recopier le patron d’Alula* et la voilà!

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(mes photos portées sont pourries, mais dans le Grand Nord  (oui, oui, Montréal, c’est le Grand Nord), la lumière naturelle en hiver, quand il ne neige pas… c’est entre midi et 15 h, pile les heures de sieste).

La robe est en fin lainage à carreaux (Fabricville). J’ai aussi utilisé un biais noir pour les ourlets rapportés et des boutons en métal, que j’adore  (Fabricville, encore).

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J’ai taillé mon col dans le biais, pour un petit effet graphique intéressant (et aussi parce que c’est ainsi que le col replié se taille dans la School photo dress d’Oliver + S, faite ici et ici).

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Les pattes sont en  popeline grise (pour celle du dessous) et en coton imprimé de la designer Annita Hoey, Sherbet pips, pour Moda (trouvé chez Effiloché). Ce tissu-là, vous allez le revoir, je l'aime d’amour. Les brides sont en lien ciré (Effiloché aussi).

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En taille 6 ans pour une enfant de pas tout à fait 4 ans, ça taille petit aux emmanchures (à cause de nos épaules de bucheronnes héréditaires, je suppose).  J’aime plus ou moins le fait d’avoir à faire un ourlet rapporté aux emmanchures, justement (je trouve que ça plisse, c’est trop arrondi). Donc dans une version printanière ou estivale, je pense élaborer une parmenture qui permettrait l’absence de couture à cet endroit.

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Ce modèle tombe super bien, il a un grand succès auprès de sa destinataire qui trouvait que ses robes ne tournent pas assez. Avec celle-là, elle est servie! J’ai vraiment beaucoup aimé coudre du Grains de maïs. Les explications sont claires et accompagnées de nombreux schémas, c’est probablement avec ce livre que j’aurais voulu commencer… surtout pour le cahier explicatif (et encore plus parce qu’il contient des modèles jamais vus ailleurs).

Et je ne peux pas vous laisser sans vous montrer le bonnet de Noël merveilleusement rasta que la fantastique dame qui garde mes puces a tricoté. Avouez que ça change des bonnets de Noël en feutrine avec étoiles clignotantes…

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Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’années, entourées de tout ceux qui vous sont chers. Et on se retrouve en 2012!

30 avril 2012

Mademoiselle rétro ou Madame mémé …?

À vous de juger! La ligne est fine…

Une petite robe (modèle Puppet show dress, d’Oliver + S, patron qui n’existe plus en papier, mais heureusement disponible en format .pdf), en coton La Petite École, par French General pour Moda (collection de 2010), acheté chez Effiloché. J’avais déjà coupé dans ces coupons pour faire un pochon de rechange pour la garderie.

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Patron impeccable, quand même assez technique: des pinces à coudre (on voit rarement ça sur un vêtement d’enfant), une doublure complète pour l’empiècement, un ourlet rapporté pour le bas avec finitions à la main, 9 boutonnières, des bracelets de manche qui se boutonnent. Rien d’infaisable, mais ça demande un grand nombre de pièces à couper, et donc un certain temps à assembler.

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J’ai ajouté du passepoil au col. J’avais aussi glissé une dentelle entre l’empiècement devant et la jupe, mais ça faisait vraiment trop mémé, ça franchissait la (fameuse, et plus si fine) ligne…

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Du Oliver + S, ça taille l’âge exact. Donc du 2 ans, c’est pour un enfant de 2 ans. Je me doutais bien qu’elle serait trop grande pour ma micro-puce de 19 mois et demi. J’ai raccourci de 2 pouces le bas de la robe, la laissant volontairement longue en espérant que la jeune destinataire s’allongera cet été autant que mes plants de tomates.

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Pour finir, si vous aimez les tissus délicieusement rétros de French General, la collection Petite Odile qui sort ces jours-ci ne vous laissera certainement pas indifférente:

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23 août 2013

La figue et le raisin

Ce photoreportage en banlieue montréalaise est une gracieuseté de Amélie, photographe-amateure, auteure de ces clichés. Merci, Amélie! Je vous plante le décor: une petit rue mignonne bien verdurée à Saint-Bruno-de-Montarville. Un petit air de Wisteria Lane, deux wives, mais pas housewives, et loin d'être desperate. On vient de manger une crêpe, et on a bien chaud –> tenue un peu froissée ;-]

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Et dans ce décor, la robe dos nue que toute femme veut avoir dans sa garde- robe,  Belladone de Deer&Doe.

En chambray rouge (Fabricville) et biais en liberty (Ellie Ruth et l’autre… je ne sais pas, de toute façon, je ne les ai pas photographiés).

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Avec un sautoir de Nathalie, de son Épicerie de Sardine (j’adore les sardines, au barbecue, mais les colliers d’une sardine, c’est encore mieux). Un sautoir Western, parce que Montréal, c’est à l’ouest de Bordeaux, mais c’est aussi à la même latitude. Donc on s’aime (les sardines, les sautoirs, Nathalie, le bordeaux et Bordeaux).

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Alignement impec’ des trois coutures verticales, je m’y suis reprise 2 fois.

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Bon, je sais, ma poitrine est un peu basse, ou mes pinces sont un peu hautes. C’est comme le verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais mes pinces ne font pas de petites poches au bout, comme montré dans ce tuto.

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Le dos… c’est la partie qui doit faire le show dans ce modèle. Dans mon cas, il fait le show, oui, mais pas tout à fait comme je voudrais… Quand je tiens mes épaules vers l’avant, ça va plutôt bien:

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Quand je mets mes épaules plutôt vers l’arrière, c’est vraiment moins beau.

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Quant au titre… oui, je suis mi-figue, mi-raisin avec Belladone.

Je suis figue

  • la découpe de la robe, hyper flatteuse pour les silhouettes des femmes;
  • la longueur de la jupe, qui fait de belles grandes jambes;
  • le losange dans le dos, quand il ne plisse pas.

    Je suis raisin

  • le fait que le corsage ne soit pas entièrement doublé, les finitions au biais à l’encolure et aux emmanchures n’ont jamais été mon truc, aussi joli le biais soit-il. Vous me direz que je n’avais qu’à le doubler, en suivant le tuto de Wildmary. Je me suis peut-être lancée trop vite dans ce projet.
  • C’est dans le livret d’instruction que je me suis rendu compte que j’aurai pu acheter et poser une fermeture éclair invisible.  Pourquoi n’était-ce pas recommandé sur la pochette?? Dire que j’ai hésité devant le rayon des fermetures….
  • Faire les ajustements pour que la découpe du dos soit jolie/symétrique/ajustée. J’ai bien choisi la taille préconisée, mes mensurations étant pile-poilcelles de la taille 40. Mais j’ai passé beaucoup de temps à modifier le dos, probablement parce que, outre la taille qu’on fait, il y a aussi une question de posture et de carrure des épaules (mesure qui n’est pas fournie au dos de la pochette, mais qui est aussi importante à mes yeux que celle de la taille). Sauf que quand on n’a pas de mannequin à la maison, et que c’est sûr soi-même qu’on fait les ajustements, aller s’autoépingler le dos est une vraie galère. Je remercie mon chéri d’avoir joué aux apprentis couturiers avec moi, ce n’était pas évident. Je peux bien me reprocher de ne pas avoir fait de toile, mais même si j’en avais cousu une, je n’aurais pas plus réussi à m’autoajuster dans le dos. Bref, je ne pense pas refaire une découpe au dos pour une version ultérieure, je pense bien m’en tenir à une simple version avec un dos tout simple, ce qui me conviendra tout aussi bien, parce que j’aime le devant, beaucoup, beaucoup.

    Mes conseils tout de même, si vous la réalisez sans faire de toile et que vous voulez éviter des épisodes fâcheux de découd-vite: 1) ne finissez pas l’encolure avec le biais à l’étape 1 du corsage, attendez à la toute fin et 2) posez votre fermeture-éclair avec un simple fil de bâti pour pouvoir faire l’essayage avant de la coudre définitivement.

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    Au bout du compte, tout de même, je l’aime bien, cette robe, je la vois comme un essai à transformer. Et puis, elle a été un prétexte pour que Amélie et moi nous amusions bien, dans les rues de la banlieue!

25 février 2016

douceur et féminité

C’est l’histoire d’une fille qui voulait se coudre une blouse Camas de Thread Theory. Il s’agit d’une jolie marque canadienne de patrons pour hommes. Je n’en suis pas encore cliente (pourtant, ils ont de beaux vêtements masculins et des mannequins pas mal du tout). Mais ça viendra surement. La créatrice de la marque avait dessiné ce modèle de blouse (qui n’est pas une bonne traduction, je trouve, mais je ne saurais lui donner un autre nom) lors de ses études à l’école de désign où elle a appris à concevoir des patrons. C’est le seul modèle femme de la marque. J’espère que d’autres sont à venir.

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J’ai profité du sewalong de la blouse de la fin janvier-début février pour me lancer dans la couture de ce modèle, dont je possédais le patron depuis quelques mois. C’était mon premier sewalong et je ne voyais pas très bien l’intérêt de la chose, mais j’en ai compris toute la pertinence en y participant. Outre le fait que c’est toujours bien de composer avec un échéancier, ça permet de se poser simultanément toutes les questions qui nous traversent l’esprit durant la confection ( choix du tissu, de la taille, les étapes plus compliquées à détailler) – et d’avoir la réponse sans tarder.

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Il est recommandé de coudre la blouse (au moins les manches) en jersey, car c’est un modèle ajusté. J’ai utilisé un jersey de coton/bambou très très doux, combiné à un petit reste de liberty fairford pour les épaules (qui peuvent être cousues dans n’importe quelle sorte de tissus).

Cette version se voulait une toile portable, dans la mesure où j’avais au départ bien envie de la tester dans un tissu chaine et trame plutôt que dans un tricot. Mais la créatrice prévient bien que ce choix peut être risqué, car le modèle est ajusté et on pourrait ressentir de l’inconfort aux bras notamment, dans la partie du biceps. Donc je me suis lancée dans un jersey pour ma première réalisation du modèle. Pas sure que je vais vouloir le faire en chaine et trame, finalement. Je suis attachée à mon confort.

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Pendant le sewalong, on nous expliquait comment modifier le modèle si on trouvait le décolleté trop plongeant. Je n’ai pas touché à l’encolure pour cette version et le plongeant du décolleté est conforme à ce que je m’autorise.

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J’aurais aimé avoir une meilleure vue du dos à vous montrer, mais, comme je suis mon propre photographe, c’est le mieux que j’ai pu obtenir. L’empiècement dos est aussi en liberty fairford. Le bas du dos est froncé, ce qui ajoute encore à l’aisance et à la féminité du modèle.

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Globalement, le modèle est facile à coudre si on a déjà l’habitude de coudre des mailles. Je trouve que les explications sont bien faites et claires. Mais quelqu’un qui n’a jamais cousu de maille sera peut-être déçu de ne pas trouver de recommandations pour la coudre (nulle mention de l’aiguille double pour l’ourlet, par exemple). Les finitions proposées sont propres, mais ça pourrait encore aller plus loin.

Les mensurations sont bonnes. J’ai pris exactement la taille que mes mensurations de poitrine donnaient et c’est ce qu’il fallait. J’aurais aimé avoir la mesure d’épaules, parce que c’est souvent là que les patrons me posent problème (mes épaules sont plus larges que la moyenne), mais il n’y avait pas d’indications à ce sujet dans le tableau du vêtement fini. Au bout du compte, je pense que les épaules sont plutôt bonnes pour ma carrure, mais j’ajouterais peut-être quelques millimètres pour une prochaine version.

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La patte de boutonnage est clairement la partie la plus technique du patron. Pleine de confiance, je me suis lancée à la coudre avec juste un épinglage, j’ai dû m’y reprendre en la bâtissant à la main pour éviter que le jersey ne tiraille de partout. Ça faisait longtemps que je n’avais pas bâti à la main. Pour celles qui se lanceraient dans ce modèle, sachez qu’on trouve un montage alternatif de la patte sur le site de la marque (dans le sewalong), si la technique proposée dans le patron est plus difficile.

Je n’ai pas fait de boutonnières et j’ai fermé la blouse en cousant directement les boutons. La blouse s’enfile très bien, comme un t-shirt. Je craignais de rater mes boutonnières, car la patte était très épaisse (deux épaisseurs + un entoilage).

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La touche mode: je trouve que ce haut se porte très bien, rentré dans un pantalon taille haute. C’est ainsi que je l’ai porté pour aller travailler l’autre jour (pantalon noir confectionné au Canada, de la marque Tristan. Je le mentionne parce que c’est assez rare d’avoir encore de la couture locale). C’est un look un peu rétro que j’aime bien.

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Sinon, je l’aime beaucoup flottant sur un jean slim. Dans les deux cas, ça donne un haut assez féminin et délicat, sans toutefois avoir la formalité du chemisier. Formalité que j’ai plus de mal à assumer, parce que je ne travaille pas dans un milieu avec un dress code.

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Question confort, c’est parfait. Je suis vraiment bien dedans, je l’ai déjà porté trois fois. Il est très bien accueilli dans ma garde-robe, car il va avec tout. Bref, un coup de cœur que je recommande! Il y a une version cardigan et une version robe cousus dans le cadre du sewalong qui me font les yeux doux.

 

 

9 septembre 2016

Camélice et fleurs des champs

J’ai la grande joie de vous présenter aujourd’hui une blouse/tunique Camélice, cousue parce que choisie comme testeuse par Marie-Laure (Viguialca). Elle et moi faisons partie (avec tant d’autres) de la vieille garde de la blogosphère couture. Nous avons appris à coudre avec les moyens dont nous disposions à l’époque  et cela a imprégné en nous un éternel souci de se mettre dans la peau de la couturière qui débute. Marie-Laure a donc conçu un patron tout en finesse en songeant et en pesant toutes les étapes: les mettre dans un certain ordre, qu’elles suivent une progression logique et rassurante, les décrire avec des schémas d’une grande clarté. Une attention au détail précieuse, une envie de rester concise, mais complète et un processus étalé dans le temps, sans précipitation.

Petite anecdote autour du modèle. Quand on est testeuse, on communique généralement avec la créatrice par courriel. Mais, ayant un boulot qui me fait déjà passer pas mal d'heures à écrire des messages, j'ai proposé à Marie-Laure qu'on se parle sur Skype. Et... quel bonheur! D'abord intimidées un peu, on a tout de suite trouvé des sujets de conversation. Fréquentant principalement la blogo française, je me sens un peu isolée des autres couturières, et cette rencontre par vidéo m'a vraiment fait plaisir.

Je vous montre aujourd’hui la version que j’ai cousue pour ma grande fille de 8 ans et demi. Je vous avertis que je l’ai cousue en 10 ans, ce qui fait qu’elle taille légèrement trop grand (mais à peine). C’est un choix que j’ai fait en partie à cause du fait que ma fille avait tout ce qu’il lui fallait dans sa penderie pour l’été: je voulais donc être certaine qu’elle la porterai longtemps. C’est elle qui a choisi ses tissus et ses boutons = garantie que ça lui plaise!DSC_6300

L'association du gris et du jaune m'a toujours beaucoup plu. Je trouve que ces grosses fleurs ont à la fois un côté ultar rétro, combiné au plus actuel combo gris-jaune.

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Le patron contient plusieurs options de finitions et de manches/mancherons. Ici, j'ai choisi les pétales pour rappeler aux épaules les découpes du devant. J'aime beaucoup les patrons qui ont des découpes, ça permet de jouer sur les contrastes de couleurs ou de motifs, voire de textures. Pour savoir si la combinaison de tissus que vous envisagez de coudre sera heureuse, je vous suggère de faire une capture d'écran du modèle choisi directement sur le dessin technique de votre patron Camélice. Puis, imprimez-le et amusez-vous à imaginer des possibilités. Pour ma part, j'ai laissé ma grande s'amuser une bonne demi-heure à être styliste.

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Les mancherons pétales sont une option que j'ai beaucoup aimée coudre: c'est vraiment le petit plus d'originalité du patron.

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J'ai fait plusieurs surpiqures aux épaules et aux empiècements devants pour un côté plus net et plus pro. J'ai aussi entièrement doublé le corsage.

Tous les tissus proviennent du Fabricville (même le jaune, acheté il y a 8 ans, justement!)

L'ourlet de la «jupette» est roulotté à la surjeteuse.

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J'aime énormément l'amplitude très maitrisée du modèle. C'est important que les enfants aient de l'aisance quand on pense aux milliers de mouvements et de cascades qu'ils ont à faire. Mais je trouve que certains patrons ont justement trop d'aisance et que l'effet mongolfière, très joli en photo, n'est pas nécessairement facile à vivre.

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L'encolure dégage la nuque juste comme il faut. On n'aura pas peur que nos petites prennent froid cet hiver, dans une version en lainage ou en velours.

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Les photos toutes bien repassées ci-dessus datent du 30 juin. Depuis, Camélice a été portée et reportée. Elle sèche sur ma corde à linge au moment où j'écris ces lignes.

Je vous laisse avec une petite série de photos prises cet été, au bord d'un de nos jolis lacs du Québec (en Outaouais, pour être précise). Camélice est froissée, portée en fin de journée, dans la lumière bleutée du lac.

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Encore merci de ta confiance, Marie-Laure, et longue vie à Camélice!

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26 mai 2012

robe de pique-nique

Cela fait un an que mon aînée me réclame une robe avec des cerises, depuis qu’elle en a vu une dans l’Imagier du Père Castor (bonjour les références, habituellement, on cherche l’inspiration dans les magazines de mode). Je lui disais tout le temps: «oui, oui, ce sera fait pour le printemps prochain». Je magasinais parallèlement les boutiques de tissu en ligne, en espérant trouver la perle rare.

On est finalement allées fouiller avec la demoiselle en question à la jolie boutique Effiloché, où elle a décidé que ce serait un tissu édité par Moda: Rural Americana… 1913-1935, par Polly Minick et Lauri Simpson. Ça fait nappe de pique-nique, je le concède, à cause des carreaux. Mais ça reste dans l’air du temps, avec ces fameuses couleurs de rouge, un soupçon orangé, sur fond écru.

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Il fallait bien choisir un patron pour faire un sort à ce coupon. Dans ma minuscule collection de patrons, ma fille (encore elle!) a retenu le patron Petit Faune n°76 bis (patron acheté par maman, il y a … quelques années :)) J’ai approuvé ce choix, car j’adorais le fait qu’il y ait du passepoil partout! Passepoil aux emmanchures, passepoil au col, passepoil à la ceinture. Mais autant le dire tout de suite: j’ai détesté coudre ce patron.

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Ça commence super mal. On nous dit de faire une fente dans le dos, sans nous expliquer vraiment quoi que ce soit (merci Coupe Couture pour ses tutos, sans ça, j’aurais bidouillé une fente ridicule…). Puis, il faut coudre le passepoil d’une façon pas très catholique ou orthodoxe, peu importe. Je ne sais pas si vous voyez bien sur l’emmanchure: c’est une surpiqûre qui tient en sandwich le passepoil.

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On continue en nous disant de poser des élastiques sur la doublure, sur les repères sur les côtés. Mais point de repères sur le patron. Merci. J’ai zappé les élastiques. J’aurais dû écouter ma maman qui me disait que ce patron était arrache-cheveux.

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Vous allez me trouver dure ou têteuse (en français québécois: «maniaque pour des détails»), mais moi, l’amoureuse de la finition, j’ai fait un travail de cochon. Voilà, c’est dit. Le passepoil est mal posé à la ceinture et les carreaux ne sont pas raccord.

Là ça va (presque).

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Là, ça ne va plus.

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Portée, la robe est quand même très jolie, elle tombe à merveille, tourne juste ce qu’il faut et je sais que ma puce l’aime beaucoup. C’est ce qui compte, non? (mais je trouve ça toujours dommage quand mon passe-temps favori devient source de frustration…faudrait peut-être que je me soigne, avec ma maniaquerie des détails…)

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À bientôt, avec de la couture plaisir!

5 juin 2011

La plus belle pour aller patauger

Faustine disait que dans son incroyable collec’ de patrons japonais, elle n’avait pas trouvé de patrons de maillot de bain pour petite fille, et je lui donne presque raison, car il existe en fait… un patron de petite culotte dans ce livre (référencé 72 chez les JCA)!!!! Il n’y a qu’un pas entre la petite culotte et le maillot de bain, soyons réalistes!

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Bon, et quand la Souris nous a fait découvrir la marque Mercredi, j’ai simplement craqué, je voulais les mêmes pour aller crâner à la pataugeoire du quartier (pas moi, crâner, hein! ma fille):

Au début, j’ai taillé la taille 100 en pensant qu’il serait pour ma grande. Et elle a refusé tout net, pas question d’être en culotte, elle veut un vrai maillot de femme qui couvre les seins, parce que bien sûr elle a des seins à 3 ans, vu qu’elle allaite ses deux bébés... Un peu déconcertée par cette réponse (j’ai quand même utilisé du liberty, ça serait triste de gâcher ce maillot), je l’ai essayé à mon bébé (9 mois) et puisqu’elle porte des couches lavable qu’on garde quand on est dans la piscine, la taille 100 est simplement parfaite!!!! (et comme elle ne parle pas, aucune chance pour qu’elle me demande un maillot de bain de femme qui couvre les seins). Donc pendant qu’on sera à la pataugeoire du quartier, ma grande sera en maillot fluo rose qui couvre les seins et ma petite sera en chicissime liberty Eloise.

Place aux photos, et aux petits bras et petites jambes tout potelés… Attention: irrésistible envie de croquer !

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(vrai fond de culotte en jersey de coton blanc)

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(et la couche qui déborde du maillot, une taille 110 aurait peut-être été encore plus adaptée!)

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Regardez si ce n’est pas tendance, la pin-up sur sa serviette de bain color block

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Non, s’il vous plaît, on arrête les photos! Le mannequin est fatigué!

2 août 2011

Pour la rentrée de garderie

Je ne devrais pas me plaindre…

… parce qu’il fait beau et chaud depuis plus d’un mois… mais ça me tient éloignée de ma machine à coudre

…parce que j’aurai eu presque 12 mois de congé de maternité… mais ça me rend triste de laisser mon bébé de 11 mois commencer la garderie

Pour recommencer tout doucement la couture et pour accompagner ma petite dans ses premières journées sans moi (mais avec sa sœur aînée, qui va à la même garderie), un petit sac/pochon pour ranger son linge de rechange. C’est récurrent, ici, les histoires de pochon de rechange pour la garderie… Petit patron formidable tiré de Little things to sew (le livre deOliver + S ), côté « un ciseau », donc ultra facile!

Les tissus sont tous de la collection La Petite École par French General pour Moda, ce qui explique qu’il se marient si bien (et qu’accessoirement je n’aie pas eu à me casser la tête pour les agencer…). Le tissu à pois est le Red on stone dots. Le tissu fleuri est le Dark denim simple flower. Et le genre de médaillon est une image découpée dans le tissu imagier que j’avais déjà utilisé ici et ici. La doublure est en broderie anglaise écrue. Le lien est une dentelle achetée au Dollarama.

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Poupon de style waldorf, de chez Papoum papoum(artisanat québécois).

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Et voilà pour ma première cousette de rentrée!

4 janvier 2017

Motivation extrinsèque

2016 est finie, c’est le temps du bilan créatif et, plus généralement, du bilan de ce blog.

9 billets de blog en 2016, 4 modèles féminins et 5 modèles enfants, c’est peu, j’ai déjà été plus productive. J’ai bien cousu d’autres modèles, mais je ne les ai pas présentés (une série de 1001 Perles de Ivanne. S et la robe Karri de Megan Nielsen, notamment). Je ne visite plus trop les blogs des autres, je comprends que le mien soit peu visité aussi, au moment de la publication des billets. Étrangement, mon blog reçoit encore beaucoup de visites, la plupart arrivant chez moi par Pinterest ou Google images. Quand je sais que mes tutos ont été épinglés des milliers de fois (pas trop fan des stats, mais celle-ci m’impressionne, parce qu’elle me dit que mon blog continue de vivre sans moi: Internet est décidément une drôle de bestiole sur laquelle on n’a pas le contrôle.)

Je salue chaleureusement toutes les personnes encore abonnées au blog, et tout particulièrement mes 22 nouveaux (nouvelles?) abonnés de 2016.

Comme j’aime peu Instagram comme médium pour présenter la couture, je tiens à faire vivre mon blog. Il demeure pour moi le meilleur moyen de garder une trace de ce que j’ai fait (motivation intrinsèque) et de rester en contact-couture avec une certaine communauté (motivation extrinsèque).

Ma motivation intrinsèque étant encore bien vivante, c’est la motivation extrinsèque qu’il me faut aller chercher. J’ai donc décidé de participer au défi lancé par Clotilde, consistant à coudre 12 patrons sur les 12 mois de 2017 (cliquer sur l’image ci-dessous pour le billet original de Clotilde). Pour moi qui n’ai quasiment jamais participé à un défi du temps où ça existait encore… quelle ironie!

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Pour réussir ce défi, il faut respecter les critères suivants:

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Clotilde mentionne quand même la possibilité d’une certaine souplesse, et c’est ce qui me décide à participer à ce projet. J’ai déjà décidé que je ne ferai que 10 morceaux et qu’il n’y aura donc pas de modèles présentés en juillet et en aout. J’ai trop d’engagements familiaux pour ces deux mois, ce ne serait pas raisonnable d’y ajouter de la couture.

Voilà en quelques phrases ma démarche de choix de modèles. J’ai choisi les modèles en fonction de mon degré de confiance par rapport au modèle à coudre: pas de grosse prise de risque, toutes les marques choisies sont des marques que je connais autant pour leur façon de tailler que pour la clarté des explications. Vous verrez qu’il n’y a pas vraiment de nouvelles marques dans mes choix. Je ne possède pas tous les patrons que je propose, il faudra que j’en achète 4 si je veux respecter mon tableau. Ça ne me dérange pas tant dans la mesure où je n’ai acheté qu’un nouveau patron en 2016. Pour ce qui est des tissus, je vais avoir à faire quelques achats. Je n’ai par exemple pas les tissus pour le manteau, la veste et pour le pantalon (jean stretch idéalement). Mais comme je ne stocke pas beaucoup de tissus, c’était attendu.

Voici donc ma liste de 10 patrons pour 10 mois de 2017:


JANVIER: un haut en jersey

patrons envisagés: Trop-top d’Ivanne.S, Plantain de Deer & Doe ou  le Sointu kimono tee de Named (affichés respectivement ci-dessous)

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FÉVRIER : un pantalon

patron envisagé: le 2908 de Jalie (avec modification de la jambe)


MARS: un manteau

patron envisagé: le B6423 de Lisette, pour Butterick


AVRIL: une chemise

patron envisagé: la chemise Granville de Sewaholic


MAI: une jupe

patrons envisagés: 1001 Perles d’Ivanne.S avec pose d’une fermeture éclair au lieu d’un élastique au dos, ou toute autre jupe du livre japonais Skirt à la carte.


JUIN: un short

patron envisagé: le souvenir shorts de Lisette, pour Simplicity (discontinué).


SEPTEMBRE: un haut chaine et trame

patrons envisagés: la blouse weekend getaway  ou la tunique gallery de Liesl and co.


OCTOBRE: une veste

patron envisagé: la Pavot de Deer and Doe.


NOVEMBRE: un vêtement de sport

patrons envisagés: la collection Vancouver de Sewaholic


DÉCEMBRE: une robe

patrons envisagés: je prendrai l’année pour choisir le modèle, je porte si peu de robes que je connais peu les patrons. Mais j’aimerais bien une robe en jersey noire, toute simple, qui peut s’accessoiriser facilement pour des looks très différents.


Pendant ce défi, je prendrai aussi en note autant que possible les couts engendrés par la production de cette garde-robe 2017, ainsi que la quantité de fois que j’ai le potentiel de porter chaque vêtement en fonction du contexte (travail, vacances, mou du weekend, sorties). Ça me permettra de voir combien d’argent j’ai dépensé en fonction de mes besoins. Pour tout dire, je ne suis même pas sure d’ajouter en temps normal 10 vêtements à ma garde-robe par année (j’exclus les chaussettes et les sous-vêtements, ainsi que les chaussures). Si je ne me trompe pas, j’ai acheté une blouse, une jupe-culotte et un chandail en 2016. Si j’ajoute les 6 coutures que j’ai faites en 2016, j’arrive à 9 nouveaux morceaux dans ma garde-robe en 2016.

Je dépense très peu en vêtements par année parce que je porte très longtemps mes vêtements, que ce soit ceux du prêt-à-porter ou ceux que je couds. Je fais attention à l’entretien, je fais sécher à l’air libre le plus souvent, je choisis aussi des marques un peu plus chères, mais qui utilisent des matériaux de plus grande qualité, et je répare les vêtements au moins une fois avant de m’en débarrasser pour de bon. J’avais lu que pour justifier son existence, un vêtement devait être porté au moins 40 fois (je ne me souviens plus du nombre exact, je l’avais lu dans La bible du shopping intelligent de Laurence Bareil).

Voilà! J’aurai certainement d’autres réflexions à partager ici, à mesure que le défi se déroulera. Merci de me soutenir et de me pousser dans le dos: vous êtes ma motivation extrinsèque!

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17 août 2013

la rentrée des classes, part two

Toujours dans mes préparatifs scolaires, c’est la « boîte à lunch » qui est l’honneur aujourd’hui. Quèsaco, pour mes lectrices de France? À Montréal – et dans la plupart des villes du Québec, si j’ai bien compris – les écoles primaires n’ont pas de cantine. Quand l’enfant a des parents qui travaillent, la seule possibilité est alors de fournir chaque jour un repas, que l’on range dans une boîte à lunch.

Autant vous dire que c’est ce que je trouve le plus effrayant de cette première rentrée scolaire. Vous imaginez: c’est comme préparer 5 pique-niques par semaine… Mais comme je ne peux pas donner 5 sandwichs à ma grande sous peine d’une écœurantite rapide assurée, il faut que je cogite sur les divers plats que je lui glisserai chaque matin avant de la laisser à la porte de l’école. J’ai déjà commencé à préparer des plats que je congèle en petites portions au fur et à mesure. Mais bon, on n’est pas sur un blog culinaire ici, alors je vous épargnerai les photos de ma lasagne aux légumes grillés et du chili aux légumes de saison.

Alors aujourd’hui, je vous présente des coutures très accessoires, mais ô combien pratiques. Je ne sais pas encore si elle voudra les utiliser, parce que ce ne sont pas des accessoires que l’on trouve habituellement dans la salle à manger de l’école (d’après un rapide sondage que j’ai fait auprès de mamans plus expérimentées que moi). Alors j’ai choisi mes tissus préférés. Et si elle n’ose dégainer ses accessoires devant les amis, je les garderai pour moi. C’est dit.

Voici l’étui à couverts/set de table. Il est très fortement copié de quelques idées que j’avais pinnées ici.

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Mais ça reste un patron perso, avec ma petite touche bien pensée.

Un rabat en liberty Wiltshire pour empêcher les couverts de se faire la malle.

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Une pochette à couverts, avec 3 compartiments (on attendra un peu encore pour le couteau).

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Un emplacement pour le verre (en vrai, ce sera une petite gourde en plastique).

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Des rubans très longs pour fermer l'étui/set de table, pratiques quand on ne sait pas trop encore comment faire les nœuds avec des boucles…

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Côté face: assortiment de tissus France Duval-Stalla.

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De dos, liberty + tissu Grains de maïs (vente ponctuelle).

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Et pour essuyer la bouche, j’ai cousu deux serviettes de table rapidement. Je ne me voyais pas glisser une serviette en papier tous les jours, ma grande ayant été traitée aux couches lavables et tutti quanti. Je ne voulais pas non plus lui mettre un bavoir pour avoir l’air d’un (grand) bébé. Donc de petites serviettes carrées feront très bien le travail.

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Chacune a sa petite broderie, pour maintenir les deux épaisseurs.

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Au cours de l’année, j’ajouterai certainement des petites pochettes à sandwich comme celles-ci ou celles-là.   Et je coudrai probablement d’autres serviettes de table. Mais on ira, une étape à la fois, selon les envies de ma grande, dans ce nouvel univers que nous apprivoiserons dans 1 semaine et demie.

 

J'édite ce message (29 septembre 2013) pour vous offrir le tuto pour réaliser votre propre napperon de voyage. Bon, ça ne casse pas 3 pattes à un canard, mais ça peut être utile. Si l'envie vous prend de vouloir écouler des chutes de tissu, c'est un projet tout à fait adapté! N'hésitez pas non plus à vous en servir pour toute vente solidaire (comme Bik Nok ou autres). Je demande simplement de ne pas vous en servir à des fins commerciales.

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30 janvier 2013

intermède

Désolée d’avance pour celles qui venaient ici pour de la couture… mais souvent, sur les blogs que je lis, ça parle de météo, et comme notre météo, au Québec, est… comment dire… spéciale… je me disais que vous étiez peut-être curieux/curieuse de savoir ce qu’on pouvait bien faire pour s’occuper quand il fait - 8000°C…

Fabriquer sa propre glissade privative est une tâche de grande ampleur. Ça demande une série d’événements climatiques très particuliers: une forte chute de neige, un redoux pour faire fondre la neige un peu, une période de grand froid pour transformer en glace toute la neige, et surtout, un Papa très très motivé, qui prend sa pelle et qui modèle patiemment la piste, semaines après semaines. Et zou!

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On accède à la glissade par des escaliers sculptés dans la glace.

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Arrivé en haut, on se place sur une plateforme et on s’installe sur la traîne sauvage.

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On aurait aimé faire la glissade plus longue, mais que voulez-vous, il aurait fallu faire un trou dans la clôture de notre voisin: pas sûr qu’il aurait accepté. Donc on a surélevé un petit rebord pour ralentir la luge.

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On se casse la binette un petit peu, parce qu’on est mal accroché, mais c’est aussi ça qui est drôle!

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Et se dire qu’on peut profiter des joies de l’hiver, alors qu’on vit en ville, même pas à la montagne ou à la campagne, c’est du pur plaisir!

17 juillet 2013

En pincer pour elles

Aujourd’hui, petit cours pour réaliser des pinces parfaites. Si vous googlez (ou googlisez pour les Françaises, si j’ai bien suivi la dernière mise à jour du Petit Larousse 2014) des tutos pour coudre les pinces, vous allez voir qu’il n’en manque pas sur la Toile. Alors pourquoi faire un énième tuto à ce sujet? Eh bien après avoir cousu plusieurs patrons d’origines différentes, j’ai récupéré dans chacun des astuces qu’il me semble pratique de mettre en commun dans un seul et même tuto, assorti de mes propres astuces. Il est très important de bien positionner ses pinces, car ce sont elles qui font passer le tissu, matériau en 2 dimensions à un vêtement en 3 dimensions, qui épouse votre corps. Et si vous voulez sourire un peu [et comprendre l’importance de la réussite des pinces], quand j’ai débuté la couture, j’ai mal positionné les pinces sur un vêtement, ce qui a fait que j’avais clairement l’air d’avoir un sein 5 cm plus haut que l’autre…

Ce tuto ne concerne pas le patronage, je NE parlerai PAS des modifications de position des pinces (plus haut ou plus bas), ni de l’agrandissement ou du rétrécissement de la pince, selon votre bonnet. C’est simplement un tuto pour coudre de jolies pinces.

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Les illustrations d’aujourd’hui sont faites à partir de la robe Belladonede Deer&Doe, patron qui regroupe à lui seul 8 pinces.

Commençons par la première étape: le report des marques de pince.

IMPORTANT: on reporte toujours les pinces sur l’envers du tissu.

Je vous présente 2 techniques (mais il en existe d’autres, notamment celle du poinçon/alène). La première consiste à acheter une petite roulette (comme celle présentée ci dessous) et du papier carbone à votre mercerie. Vous placez votre feuille de papier carbone entre le tissu et le patron et vous reportez ainsi les marques qu’il y a à reporter. Cette solution est pratique, nette et précise, en particulier pour les pinces de taille (qui sont en losange). Elle permet aussi de reporter les marques sur les deux épaisseurs de tissu en même temps ==>parfait pour la couturière pressée. Elle coûte un peu cher en matériel, mais votre feuille de papier carbone est réutilisable plusieurs fois.

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Ma technique est à peine plus longue et requiert des outils que toute couturière doit normalement avoir, c’est-à-dire une règle et une craie tailleur/crayon à encre soluble. Une fois que vous avez découpé les pièces de votre patron, attachez deux-trois épingles le long de l’un des côtés de la pince. Détachez toutes les autres épingles qui sont sur le bord de votre pièce.

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Pliez ensuite votre patron sur la ligne du côté que vous venez d’épingler.

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Avec votre règle et votre craie tailleur, tracez la ligne en suivant le pli du papier.

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Dépliez votre papier et pliez cette fois-ci sur l’autre ligne. Tracez de la même façon votre deuxième ligne de pince.

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Voilà, votre pince est tracée (et parfaitement identique à celle sur papier)!

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La seconde étape consiste à former la pince. Vous allez peut-être me trouver hyper maniaque , mais qu’importe ;-] On s’en va à la planche à repasser, avec une épingle. Là, on plie la pince endroit contre endroit de manière à ce que les deux lignes que l’on vient de tracer soit parfaitement superposées. Mon astuce pour vérifier que les deux lignes sont bien alignées consiste à piquer une épingle dans une des lignes et à vérifier que de l’autre côté l’épingle suit bien l’autre ligne.

Épingle placée sur l’endroit, qui suit la ligne.

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Épingle mal placée sur l’envers –> pince mal formée

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Épingle bien placée sur l’envers –> pince bien formée

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Une fois que vous êtes satisfaite de votre pince, donnez-lui un bon coup de fer à repasser et maintenez-la avec deux ou trois épingles, perpendiculaires à la pliure.

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À la troisième étape, nous procédons à la couture de la pince. Pour ce faire, on commence TOUJOURS par la base du triangle; jamais, jamais, jamais par la pointe. Donc on commence notre couture avec un aller-retour sur la base du triangle et on suit tranquillement la ligne que l’on a tracée.

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Quand on arrive à la pointe, on ne fait PAS d’aller-retour avec la machine: on laisse pendre les fils de la bobine et de la canette. Pour les besoins de l’illustration, mon fil de bobine est rouge et mon fil de canette est beige.

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On prend nos deux fils et on fait 3-4 nœuds simples pour terminer la couture. Cette technique permet d’éviter que de petites poches n’apparaissent au bout de la pince.

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Pour fins de comparaison, regardons la jolie pince sans petite poche, réalisée avec la technique des 3-4 petits nœuds (en rouge) et celle d’une chemise du commerce de mon Monsieur (en marron), réalisée avec la technique de l’aller-retour à la pointe. Y’a pas photo!

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Pour terminer, on donne un coup de fer à la pince pour bien lui donner sa forme (notez que le pli de la pince poitrine va toujours vers le bas).

Alors, à vos pinces!

23 juillet 2012

La SOUS-PIQÛRE, ou comment faciliter le retournement

Voici le premier billet d’une petite série que je nourrirai au fur et à mesure, selon le temps dont je dispose.  Dans cette rubrique «technique», je vous présenterai quelques astuces qu’on ne trouve pas toujours dans les patrons, et que je n’ai pas trouvées ailleurs, en français, sur la Toile. Quand je couds, j’ajoute souvent des étapes aux instructions originales, ces étapes me permettant d’avoir, immédiatement ou à long terme, des finitions impeccables. J’espère que ça vous rendra service autant qu’à moi!

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Aujourd’hui, je vous présente la technique de la sous-piqûre.C’est une technique qu’on utilise lorsqu’on coud une parmenture/une ceinture/un biais. Vous la connaissez peut-être déjà si vous avez  remarqué, en observant dans vos jupes ou pantalons du commerce, une piqûre qui apparaît dans le haut de la ceinture sur l’envers, mais pas sur l’endroit.

Alors, pourquoi met-on cette piqûre? Elle présente deux avantages:

  • elle vous aide lors du retournement de votre parementure/ceinture;
  • elle maintient le tissu de la parementure/ceinture, lavage après lavage, bien à l’intérieur. 

Habituellement, quand on veut des coutures nettes, on les ouvre au fer. Vous avez sûrement déjà constaté, surtout avec une parementure arrondie, qu’il est difficile de la retourner impeccablement, justement à cause de l’arrondi. On se brûle les doigts au fer ou bien on laisse apparaître de la parementure. La photo ci-dessous présente une Oslo de C’est dimanche, faite avant que j’utilise la technique de la sous-piqûre. On voit bien que la parementure (en coton chocolat) a tendance à vouloir aller vers l’extérieur, malgré le repassage à pleine vapeur.

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Pour éviter ce désagrément, je vous recommande de faire une sous-piqûre,une toute petite étape de rien du tout qui fait toute la différence. D’abord, vous cousez normalement votre parmenture, comme demandé dans les instructions de montage de votre patron. Les photos ci-dessous illustrent une Galway de C’est dimanche.

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Une fois que votre parementure est assemblée au vêtement, vous pouvez réduire la marge de couture ou la cranter, selon ce qui est recommandé (ici, je l’ai réduite à 0,5 cm). Puis, vous ouvrez à la main (pas besoin du fer à repasser) la couture que vous venez de faire, de sorte que la marge de couture va se superposer à la parementure (ici, la marge de couture est rabattue à gauche sur la parementure). Il ne vous reste plus qu’à faire une simple couture au point droit qui prend ensemble la parementure et la marge de couture, le long de la couture d’assemblage.

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Coudre ensemble la parementure et la marge de couture a pour effet de « contrarier » la parementure et de l’attirer irrésistiblement vers l’intérieur. Sur l’endroit, on voit bien que la couture restera invisible et qu’elle n’est présente que sur l’envers. Notez que cette couture n’a pas besoin d’être parfaitement droite, à 3 mm de l’autre couture, par exemple. Ce qui est important, c’est que la parementure soit assemblée à la marge de couture.

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On reprend ensuite les explications du patron, en retournant la parementure sur l’envers au fer à repasser. Normalement, vous devriez remarquer que le repassage est 10 fois plus facile et que le bord obtenu est on ne peut plus net.

Sur l’endroit, aucune piqûre apparente…

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… sur l’envers, la sous-piqûre.

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Si le patron vous demande de fixer la parmenture par quelques points discrets, c’est le moment de le faire. Et vous voilà avec une parementure très nette, très propre, qui ne vous embêtera plus jamais, lavage après lavage, au moment du repassage.

Notez que je n’ai présenté dans ce billet que la sous-piqûre pour une parementure de col. Mais vous pourriez vouloir faire une sous-piqûre en cousant une ceinture (je l’ai fait dernièrement avec la jupe Piccadilly de p&m). Elle peut aussi vous être très utile dans le cas où vous posez un biais, par exemple en faisant un ourlet rapporté (comme dans les modèles de Grains de couture).

J’espère que cette technique vous sera utile, donnez-m’en des nouvelles!

16 novembre 2013

La première séance, revoir toutes les scènes

Voilà, l’aventure Forrest Gump est terminée.

Individuellement, je vous remercie pour l’accueil extraordinaire que vous avez fait à ma photo, aux vêtements cousus pour l’occasion. Je n’ai pu répondre à tous vos messages, mais chacun a été lu et accueilli avec tellement de joie… chacun est venu consolider, rétribuer l’effort fourni pour mettre ce projet sur pied. Alors merci, merci très sincèrement.

Collectivement, toutes les participantes à ce projet vous remercient de l’avoir suivi aussi assidument et enthousiastement (bon, je ne sais pas si cet adverbe existe, mais pourquoi pas)!

Alors pour vous remercier et pour garder un souvenir de toute cette histoire, voilà pour vous le blog sur lequel vous retrouverez toutes les scènes, regroupées chronologiquement, tel un album photo. À feuilleter sans modération.

 

La première séance6

25 février 2012

(Ré)création

Notre petite dernière est née à midi, après avoir été conçue durant la nuit même. Un bon poids, tout de même. On a rarement vu ça de mémoire d’homme. On l’a appelée Germaine, c’est mignon, non?

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Germaine a les mêmes yeux charmeurs et rieurs que son père.

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Par contre, son nez – vu sa longueur – doit certainement venir de sa mère. Désolée, Germaine. Son sourire, je crois que c’est le même que celui de sa sœur.

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Germaine fait connaissance avec les membres de la maisonnée.

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On l’a bien habillée, on ne peut pas laisser un nouveau-né, nu, dans le froid. Mission moufles sur ses petits doigts tout fins.DSC_5404

Un chicissime sac Paris acheté dans un aéroport par une gentille amie de la famille, porté avec un ceinturon Naf Naf du temps où j’y ai été vendeuse.

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Chèche en liberty wiltshire et petits boutons création exclusive de chez Rix Rax.

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Joyeuse fin d’hiver!

6 novembre 2011

Les p’tits papiers

Ce matin, j’ai enfin pu procéder au tirage au sort du petit concours pour le premier anniversaire de mon blogue! Je vous remercie d’avoir participé… et puisqu’il ne peut y avoir que deux gagnantes, je vous révèle tout de suite le tirage de la petite main innocente! Je l’ai fait «à l’ancienne» en inscrivant le pseudo de chaque participante sur un petit papier.

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Le premier prix, comportant le patron Lisette 2059 et le ruban à mesurer «bilingue» revient à …

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Le deuxième prix, soit le patron Lisette 2211 revient à…

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Félicitations à vous (j’attends vos adresses!) et merci à toutes les participantes!

30 octobre 2010

L’hiver en automne (2)

Après le manteau d’hiver pour l’automne de mon bébé de 7 semaines vu dans ce billet, voilà le manteau d’hiver de l’automne de ma grande de bientôt 3 ans. C’est un manteau Venezia de C'est dimanche, en taille 4 ans. J’ai toujours craqué pour la version originale de ce modèle: les couleurs flamboyantes choisies par s. Alma m’avaient tapé dans l’œil. Je n’ai pas fait de modifications au modèle original, hormis l’ajout du col de la vareuse Dublin, ainsi qu’une triplure en gros coton bouclettes.

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Tous les tissus viennent de chez Fabricville, sauf la triplure en bouclette qu'on ne voit pas (cadeau issu d'un destockage)

Je recherchai donc des tissus qui produiraient le même effet que la version d'Alma. J’ai passé beaucoup de temps à choisir les tissus et à rechercher l’agencement qui me plairait. Tout est parti autour d’un velours milleraies chocolat à pois rouge cramoisi. J’ai ensuite fait le plastron dans ce même rouge cramoisi (qui, seul, est tellement années 70-80, quand on portait ces salopettes). Pour le revers des manches, j’ai sorti un tissu que je gardais depuis longtemps dans mon stock, attendant l’occasion parfaite: c’est un fin coton légèrement stretch, avec des fleurs en ombres chinoises. Je l’ai repris pour faire l’envers du col.

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Les brandebourgs du plastron ont été pour moi l’occasion de visiter une boutique assez improbable… au début, j’avais choisi un ruban brun et des boutons de bottine argentés. C’était très joli, mais… ça n’était pas assez «riche» à mon goût, ça ternissait et rendait ce manteau juste un poil trop classique.

Donc, après quelques recherches sur la toile, j’ai atterri sur le site de la boutique Rix Rax, à Montréal. Ce n’est pas une mercerie, mais une boutonnerie! La propriétaire, Juliette, prétend avoir un milliard de boutons! Elle a ouvert en 1987 et parcourt depuis ce temps divers pays pour former une collection incroyable de boutons. N’essayez même pas de chercher vos boutons vous-mêmes, c’est Juliette qui connaît le mieux sa caverne aux trésors. Comme elle est styliste de formation, elle aide principalement les clients à customiser des vêtements du commerce avec des petits clous, des plumes, des boutons formidables, des transferts vintage… Je me suis tout de suite sentie bien dans cette boutique, où je retrouvai l’esprit cultivé dans les collections C’est dimanche. Après avoir essayé divers brandebourgs tout faits et très jolis (en cuir, en lacet, en ruban, etc.), nous sommes revenues à l’idée originale d’Alma en essayant ce ruban doré avec ces boutons en bois, si rustiques. Coup de foudre total. Je vous le dis: je l’aime d’amour, ce manteau!

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Que dire de plus, à part que je suis extrêmement satisfaite du résultat? Le plastron fait tout le travail dans ce modèle, encore une grande réussite de s. Alma!

Pour compléter le manteau, j’ai ajouté une casquette gavroche (à découdre complètement, car bien trop grande) issue de ce livre japonais et une écharpe assortie.

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Voilà, nous sommes prêtes pour le froid (enfin, pas moi, mais je ne suis pas sûre d’avoir le temps de me lancer dans la confection d’un manteau adulte!)

À bientôt!

14 octobre 2012

Entracter

«Entracter»: v. 2012. Verbe du 1er groupe. Action de faire une entracte entre deux billets de couture.

Allez, un petit néologisme, parce que je le vaux bien, je baigne dedans (Muriel, tu vois ce que je veux dire? )

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Alors, on joue? Sans plus attendre, voilà le résultat du tirage au sort pour le patron Lisette 1879. Pour le matériel, un pack de bière compartimenté en deux, à gauche pour la pochette 1 et à droite pour la pochette 2.

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Pour la pochette 1, c’est…

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Bravo,madame Loumatha!

Pour la pochette 2, nous avons…

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Bravo, madame Les p’tits Pots!

J’attends donc vos adresses pour vous faire parvenir votre patron!

J’en profite pour vous remercier plus qu’infiniment pour vos adorables commentaires au sujet de ma tenue précédente. J’ai terriblement manqué de temps dans les dernières semaines pour répondre à mes messages, donc je crois n’avoir répondu qu’à 15% d’entre eux. Et j’en suis désolée, parce que je les lis tous et je les apprécie énormément. Alors tout simplement, merci.

Et ne partez pas: un billet de couture tout beau, tout chaud, tout neuf débarque à l’instant sur mon blog !

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