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Autant en emporte l'automne
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13 juin 2011

avoir une tête à chapeau

Vous allez finir par le comprendre, il me semble que la plupart de mes messages dernièrement regroupent soit du C’est dimanche, soit du Oliver + s. … pas bien originale, la madame, mais que voulez-vous, j’aime les valeurs sûres! Ma dernière incartade en date – je suis addict de patrons, pas vous? -  a consisté à envoyer mon chum (comprendre ici l’homme de la maison, pour une fois que j’écris avec l’accent québécois...!) dans l’ouest de la ville acheter le livre des 20 petits accessoires pour enfants by Liesl Gibson, la créatrice de Oliver + s. Il a bravé le rayon des arts de la maison d’une librairie anglophone de l’ouest de Montréal, allant même jusqu’à demander de l’aide à une vendeuse… pour un livre de couture. Et simplement pour ça, c’est un héros!

Alors j’ai déjà envie de tout coudre dans ce livre (sauf le gant de toilette peut-être…). Je suis bluffée par la présentation, par les explications plus que claires du bouquin.  J’ai hâte que la version en français sorte pour qu’on soit encore plus d’addicts à travailler sur ces modèles. Vous aurez probablement l’occasion d’en voir beaucoup ici dans les prochains mois… J’ai commencé avec les bobs, question de temps, je fais mes bagages, nous décollons demain pour la France.

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Un bob pour ma petite de 9 mois, et un pour son cousin 4 semaines plus jeune qu’elle. Extérieur en gabardine kaki (Fabricville) pour les deux et intérieur Amy Butler Midwest Modern  pour la version fille (couleur lime et rose) et Pure, par Sweetwater pour Moda pour la version garçon (couleur splash cocoa). Ces deux tissus de designer américains viennent de Effiloché. (bon à savoir: un fat quarter est suffisant pour doubler les bobs)

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(je dois vous dire que je préfère de beaucoup la version «petit gars», j’y ai ajouté les surpiqûres et le tissu est vraiment chouette, c’est rare de trouver du tissu si garçon)

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Comme d’habitude, j’ai encore appris quelque chose en cousant ce modèle, à savoir qu’il faut cranter la bande avant l’assemblage pour qu’elle s’adapte au fond du chapeau. C’est le genre de détail que j’aurais bien aimé connaître quand l’an dernier je me suis lancée dans la confection de la capeline des Intemporels pour bébés (ce livre, malgré tout ses jolis modèles, est vraiment avare de détails). Donc je vous montre mon «fiasco» de l’an dernier, car le haut du chapeau est quasiment froncé alors qu’il aurait beaucoup plus aisé de cranter le tissu pour qu’il épouse la forme ronde du fond. Bref…

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Je vous laisse sur ces mots... ayez une petite pensée pour la maman que je suis qui s’apprête à faire ce grand voyage seule avec ses deux jeunes filles! On se retrouve à la fin du mois!

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23 janvier 2016

le jour le plus long

Dans l’épisode précédent…

J’ai eu une année 2015 particulièrement chargée. Quatre billets de blogue à mon actif, mention «peut mieux faire». Non pas que je n’ai pas cousu, au contraire, mais l’organisation autour de la publication d’un billet était fastidieuse. J’ai préféré consacrer le peu de temps que j’avais à coudre, quitte à mettre de côté ce blog que j’aime pourtant beaucoup. Les réseaux sociaux m’ont permis de garder contact avec beaucoup d’entre vous, c’est si précieux, cette relation que nous avons bâtie il y plus de 5 ans!

Dans l’épisode d’aujourd’hui, on est en 2016, l’année s’annonce plus légère. J’étrenne le blog avec un projet boulet, bonne résolution de janvier que je viens de réussir à tenir. Je vous présente ma veste Eagle de Vanessa Pouzet.  Commencée en octobre 2014 et finie en janvier 2016. Ça se qualifie dans la catégorie «boulet»?

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Il faut que je vous parle de ce patron et de son exécution. Je fais cette démarche en toute honnêteté, pour donner mon ressenti. Je n’attaque personne, je ne vise personne. Je fais seulement mention de faits qui m’ont déplu. Je couds depuis 8 ans. J’ai cousu autant les patrons indépendants que les mainstream. Et jamais un patron ne m’a fait autant pester. En fait, «pester» n’est pas assez fort. Je pense que ce patron m’a mise en colère. Je me suis remise début janvier 2016 à la couture de ce modèle, parce que j’ai dépensé un beau 55$ en matériel (patron, tissus et mercerie) et qu’il était hors de question que je l’abandonne. Depuis, j’ai lu pas mal d’avis sur cette veste et je vois que je ne suis pas la seule à lui trouver des défauts.

Les explications sont hyper abrégées. Et là, j’ignore la motivation de la marque Vanessa Pouzet à ne pas les détailler: le patron est un PDF, ce n’est pas comme si ajouter une page aurait fait augmenter ses couts de productions. Je remercie infiniment Sandra et Clotilde pour leur Master Class Couture sans lequel je n’aurais pas fini cette veste. Et même si je salue leur initiative, je trouve un peu culoté que de tels tutos aient besoin d’exister, dans la mesure où ces deux couturières très compétentes font bénévolement le travail pour lequel la créatrice qui a vendu le patron a tiré tous les bénéfices financiers.

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Je vous donne des exemples de mon mécontentement en vrac. La veste est entièrement assemblée sur l’envers, doublure oblige. Mais jamais on ne nous dit d’ouvrir nos coutures au fer aux étapes 4, 5, 6, alors que ça garantirait une jolie finition Je l’ai fait spontanément parce que j’ai de bonnes habitudes de couture, mais je trouve que c’est léger pour un  patron.

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Autre exemple: la l0ngueur des manches. Il aurait été TRÈS apprécié d’avoir un rappel à ce sujet dans le patron. Il est indispensable d’effectuer un essai de la veste avant de coudre l’étape 8, au risque de vous retrouver avec des manches trop longues. Dans la mesure où la longueur des manches n’est même pas spécifiée dans le tableau des mensurations, quiconque n’essaiera pas sa veste avant de finir les manches pourra avoir une mauvaise surprise. Et aura à jouer du découd-vite si le cœur y est encore. Tapez «Veste Eagle Vanessa Pouzet» dans Google image et vous verrez que nombre de réalisations sont portée les manches trop longues et/ou retroussées parce qu’il n’y a pas d’avertissement à ce sujet.

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Dernier point, même s’il y en aurait d’autres. Le schéma en 4 est complètement incohérent avec les explications sous ce même schéma. Je ne sais pas si c’est ma variété de français qui est trop éloignée du français de l’auteur des consignes, mais « Repliez l’ourlet du dos sur le dessus. De façon à le remonter à la hauteur de l’ourlet du devant.», ce n’est pas une phrase, ça ne veut rien dire et ça ne correspond pas au schéma, puisqu’il est censé y avoir un pli. Mais nulle mention de ce pli.

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Maintenant: mon avis sur la réalisation de la veste elle-même. C’est un modèle FACILE à coudre. Oui, oui, un modèle sans grosse difficulté technique, vraiment. Pour ma part, même si le modèle se coud tout le long sur l’envers, je le retournais sur l’endroit à chaque étape pour m’assurer du rendu. Ça évite de découvrir une couture mal faite au moment du retournement final. Donc les consignes ont beau être très faibles, il n’en demeure pas moins que c’est un modèle plutôt simple.

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Le rendu me plait beaucoup. J’ai choisi la version longue (à porter avec des talons pour me grandir un peu). Sinon, ça fait robe de chambre. La coupe est bonne, le mouvement est joli. J’ai bien choisi mes tissus (Fabricville): pour l’extérieur c’est un genre de lainage un peu extensible, dans les tons brun-mauve; pour les épaules, un similicuir bleu jean; pour la doublure, une vraie doublure en satin de polyester couleur nacre.

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Pour une allure un peu western, à porter avec les bottillons les plus vieux du monde, ceux dont on ne peut pas se débarrasser même si on sait qu'ils ont un peu trop vécu.

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5 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 2

Comme promis, avoir vous avoir parlé de ma 1ère Mini Perle, je vous présente la seconde. Pour ma plus jeune, j’ai choisi la version B (avec le volant péplum). Ivanne vient juste de publier un billet à ce sujet, courez le lire après avoir vu ma version (si ce n’est déjà fait)!

Le côté plutôt original de cette expérience de couture en tant que testeuse, c’est que je n’avais aucune idée du résultat final ou du tomber de cette version B. Ivanne avait simplement envoyé le patron avec les instructions de montage et le dessin ci-dessous était la seule idée que je pouvais me faire du modèle…

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illustration du patron – Extrait de http://www.ivanne-s.fr/jupe-mini-perle/

 

Ma bientôt-plus-dernière a 4 ans –> je lui ai cousu du 4 ans. Elle est si fluette que je pense bien qu’elle portera la jupe au moins cette année et la prochaine. Et pas de règlement d’école pour la longueur pour le moment: ici, ça commence à 5 ans. Cousue cette fois dans un lainage gris récupéré du stock de ma maman, et agrémenté de liberty capel rose pour la doublure du volant péplum et la ceinture (rose + gris –> combinaison gagnante).

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Comme je n’avais plus d’élastique à boutonnières, j’ai glissé un élastique «non twistable» dans la ceinture, et je l’ai ajusté à la taille de la demoiselle.

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Mon volant péplum aurait pu un chouïa mieux tomber, mais mon lainage gris manquait de souplesse. C’est moins gracieux sur cintre. Par contre, une fois portée, on ne voit plus ce défaut.

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Je n’ai pas fait d’ourlet rapporté, pour gagner du temps, mais j’ai quand même soigné au maximum la piqure machine et les remplis.

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Dire que c’était une version test… franchement, c’est trop aux petits oignons pour encore considérer cette jupe comme un essai ;] Quelques photos sur le mannequin directement.

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Voilà, je craque, elle n’a plus l’air de mon petit bébé comme ça… et ça me convient tout à fait!

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Photos non contractuelles, on ne sort plus en tee-shirt depuis quelques semaines!

Cette version a été ma plus grande surprise, parce que je n’étais pas influencée par d’autres versions cousues, vues çà et là. Coudre à l’aveugle (bon, pas totalement, j’avais quand même la coupe de la première version en tête) était grisant! Et aussitôt que j’ai pu enfiler la jupe à ma fille, j’ai été charmée du résultat. Je trouve les versions A et B si différentes l’une de l’autre, même si elles sont bâties sur la même base, que ça permet de rentabiliser facilement son patron en jouant avec les possibilités sans avoir l’impression de coudre deux fois la même chose.

Et maintenant, j’ai hâte de voir vos versions de Mini-Perle fleurir sur la Toile!

 

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

 

5 août 2014

Chevronnée

J’ai appris à nager dans l’océan Atlantique, à La Turballe pour tout vous dire, pas loin de Guérande et de La Baule. Quand je suis venue vivre au Québec, un constat s’imposait: bien que le Canada soit bordé par trois océans, les distances à parcourir sont tellement grandes qu’on ne s’offre pas tous les étés des baignades en eaux salines (et un des trois océans est tout de même l'océan Arctique...) L’eau douce ne manquant pas, c’est vers les lacs que nous nous tournons. J’aurais sincèrement aimé vous présenter des photos prises au Lac Huron, un des cinq grands lacs, que nous avons visité à la mi-juillet. À ce jour, nous en avons vu trois sur les cinq et le Lac Huron est de loin notre préféré: eau limpide et chaude dans des baies baignées de soleil, plages de sable fin. Rien à envier à la mer, si ce n’est le petit gout salé qui est absent. Mais le maillot n’était pas prêt pour le photos.

À la place, ces clichés ont été pris au lac Écho, joli lac de légère altitude, situé à la limite de l’Outaouais et des Laurentides (nord-ouest de Montréal), dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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Voici donc un maillot de bain d’eau douce, pour les baignades dans nos lacs. Modèle Poopoopidoo dep&m. Très facile à coudre, même s’il faut aimer froncer ;-] J’ai cousu la culotte en 6 ans et le haut en 8 ans, car ma fille de 6 ans et demi est assez costaude des épaules, génétique de bucheronne oblige.

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Tissu coup de cœur, trouvé à Effiloché: chevrons oranges d’une collection de Tamara Kate pour Michaël Miller, intitulée Les Monsieurs. C’est joli et vitaminé. Ça aurait pu finir en n’importe quelle couture d’été, c’est en maillot de bain que je l’ai vu. Il m’en reste d’ailleurs.

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Rarement modèle aura si porté son nom, pose poopoopidoo de rigueur!

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Ça m’a pris quelques essais pour arriver à l’ajustement optimal des bretelles pour qu’elles ne glissent pas sur les épaules. Mais une fois l’ajustement trouvé, elles sont restées bien en place toute la journée.

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Je vais radoter sur les patrons p&m, tant pis, j’assume. Je trouve que ce maillot est parfaitement taillé, la culotte plus particulièrement. Elle a exactement le bon «niveau» d’échancrure pour un maillot enfant. Ça me donne maintenant envie d’essayer le modèle Dune...

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Et vous, êtes-vous plutôt piscine, lac, mer ou océan?

 

28 juin 2012

suivre le fil

Plusieurs bloggeuses (je ne donnerai pas de noms, non, non) décrivent leur stock gigantesque de tissus et leur irrépressible envie d’en acheter toujours plus. Allez savoir pourquoi, pour ma part, je n’achète jamais de tissu sans avoir un projet en tête. Comme si j’avais l’impression que j’arrêterai de coudre demain, que la passion s’en ira. Je préfère ne pas stocker, au cas où je n’aurais pas le temps ou l’envie de coudre un coupon. Alors je vais de coupon en chute, et quand mes chutes sont finies, je retourne me fournir selon les goûts du moment. Mon étagère à tissu de résume à un unique étage.

Cette habitude me mène généralement à suivre un fil, à récupérer les derniers centimètres carrés de mon coupon, avant de m’autoriser à en acheter d’autres. Mon dernier morceau de plumetis du Fabricville a réussi à se caser adroitement dans mon patron fétiche du moment, Blue Princess. Après l’avoir décliné en robe pour mon aînée, il me la fallait en top pour la plus jeune.

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Le bon prétexte, c’est que mon amie Amélie est venue passer une journée chez moi pour que nous cousions en duo une Blue Princess, chacune pour nos filles. C’était trèèèès agréable de coudre en même temps, même si je ne vous cache pas qu’entre le placotage («papotage» en français québécois) et son adorable bébé-fille à câliner, ça n’a pas avancé aussi vite que nous l’aurions imaginé. Qu’importe, nous nous sommes bien amusées.

Les bretelles sont en liberty Sarah’s secret garden. Je les ai entoilées, car le plumetis étant hyper transparent, je voulais vraiment qu’on voie les deux faces, pour le contraste. Petit bouton de nacre du Fabricville et ruban découpé sur un cardigan.

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Pour aller avec ce top, j’aurais bien vu le short Ella, forcément. Mais je n’ai pas le patron, j’attends une occasion spéciale pour me l’offrir (et vu que je suis née en automne… je coudrai des shorts d’hiver à mes filles, il faut croire!) Donc j’ai fait le Puppet show shorts de Oliver + S, à la place. Un modèle ultra rapide à coudre, à mi-chemin entre le bloomer et le short. Il est en gabardine kaki ou marron, j’hésite. En tout cas, tellement épaisse que j’ai eu beaucoup de difficulté à froncer le tissu et à faire de jolis arrondis.

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Et si on allait voir l’ensemble porté par ma micropuce de 21 mois?

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Et puisque je suis enfin en vacances, je vais aller me coudre une robe, là. J’ai un coupon tout neuf qui m’attend!

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13 mai 2011

Un charme désuet

Un charme désuet… c’est comme ça que je qualifierais la collection de tissus La Petite École de French General pour Moda. Même pas vintage, juste désuet, suranné…

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Je voulais m’en procurer, juste parce que je trouve cette collection si jolie. Mais que voulez-vous, je n’ai encore jamais commandé de tissu par internet, je veux toucher et voir. Alors quand je suis passée cette semaine à la boutique Effiloché sur la rue Saint-Hubert et que j’ai vu qu’ils avaient une partie de la collection, j’ai pris un petit mètre de ce tissu imagier taupe, sans avoir de projet en tête.

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Un mot d’abord pour mes lectrices québécoises: si vous ne connaissez pas la boutique Effiloché, foncez, c’est du bonbon pour les yeux. De la laine superbe pour les tricoteuses et du tissu de designers américains (entre autres Amy Butler, Moda, Alexander Henry) et japonais (Kokka) pour les couseuses et les quilteuses (une tonne de fat quarter magnifiques).

Un mot ensuite à propos de ce tissu, s’il vous tape aussi dans l’œil, sachez qu’il tient toutes ses promesses. La qualité d’impression du tissu est incroyable (les détails sont précis et d’une grande finesse), le coton se tient parfaitement bien (c’est une popeline de très bonne qualité) et l’imprimé est génial, car les motifs ne se répètent que très peu, alors quelqu’un qui aurait un projet de grande envergure comme une paire de rideaux trouverait ici un tissu vraiment original.

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(deux autres tissus de la collection que j’ai achetés)

Alors, qu’ai-je fait de ce coupon imagier dont je suis folle? Une jupette à volants en 100 cm pour ma grande de 3 ans! Pas fan des jupettes à volants habituellement, j’ai quand même un énorme coup de cœur pour celle de la Souris, Castille que vous pouvez acheter dans son e-shop!

Pourquoi j’aime Castille plus qu’une autre jupette à volants? Parce qu’elle n’a que 2 volants et pas 3, comme on voit généralement. Donc dans ma collec’ de patrons, j’ai trouvé une jupette pour fille à deux volants dans le Sewing Pochée, vol 7 (référencé 189 chez les JCA).

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En une demi-journée, le compte de mon coupon était réglé. Verdict: jupette à volant génialissime, tissu génialissime, je suis vendue. Place aux photos! (je vous bombarde de photos, mais c’est pour que vous voyez les jolis dessins!)

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Devant

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Dos

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Et portée, avec godillots bruns et t-shirt débraillé, pour un look grunge.

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Et voilà, le printemps est arrivé à Montréal!

14 avril 2011

où il est question de Jacques Cartier

Je voulais une Saint-Malo pour aller lancer des cailloux cet été dans le Saint-Laurent, qui coule à 10 minutes à pied de chez nous. Saint-Malo, parce que c’est la ville de Jacques Cartier. Jacques Cartier qui a remonté le Saint-Laurent… et ma grande qui aime tant jeter des cailloux dans ce fleuve quand les journées d’été sont trop chaudes et qu’il n’y a plus que  l’air du fleuve qui nous rafraîchit.

Une Saint-Malo toute légère en coton blanc (de chez Fabricville), presque transparent, et pas facile à travailler tant il est fin. Un merveilleux patron C’est dimanche. La magie a opéré, comme toujours, avec ce patron.

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Le col est passepoilé avec du Liberty si frais, si printanier, Sarah’ secret garden.

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Un système d’attache terriblement ingénieux (et même pas honte, je vous le présente ouvert et en gros plan, pour que vous voyez comme je fais pitié sans surjeteuse).

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Mon Fabricville du coin a, comme souvent, des problèmes d’approvisionnement, alors j’ai dû improviser les boucles dans un gros élastique rond, pas du tout celui recommandé pour ce patron. Ça va faire l’affaire, mais disons qu’on a déjà vu plus raffiné. Les boutons sont en métal vieilli.

Portée par mon petit mannequin préféré (je la trouve encore un poil trop grande, cette liquette, taillée en 4 ans pour ma fille de 3 ans et 3 mois), avec une Philadephia:

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Mademoiselle louche devant nos semis de courgettes et de tomates!

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Prochaine escale, Victoria street.

13 mars 2011

Celle qui ne voulait vraiment pas apprendre à tricoter

Pendant que la Poule tricote une marinière, qu’on nous montre partout que la rayure et le thème marin font leur grand retour (… mais soit dit entre nous, ce thème marin fait son grand retour quasiment un été sur deux, si ce n’est tous les étés…), celle qui ne veut toujours pas apprendre à tricoter a dégoté au Fabricville du coin un jersey biface, rayé framboise et gris d’un côté et uni gris de l’autre. Très très beau tissu, mais vraiment pénible à coudre, puisque sur l’envers gris, on n’a aucune idée si on suit bien la ligne de l’autre côté… Aussi, ce jersey était si élastique que j’ai manqué la correspondance de mes rayures, qui sont décalées de quelques millimètres.

On ressort le patron de la vareuse Dublin de C’est dimanche pour l’occasion (pendant que je trépigne patiente devant ma boîte aux lettres pour les nouveaux patrons), en 4 ans pour une grande-petite de 3 ans.

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Ce qui a été génial avec ce tissu, c’était de jouer avec les deux côtés… dans un instant de folie (!), j’ai failli faire une manche rayée et l’autre unie, mais mon côté sage et classique a pris le dessus…

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J’ai zappé la boutonnière sur la patte de boutonnage, le tissu étant largement assez extensible pour laisser passer la tête de la demoiselle. Les boutons sont donc directement cousus.

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Seule modification au patron, j’ai fait des bracelets de manche plutôt que des revers de manche, car je voulais les manches un peu plus longues (j’ai coupé en double sur la pliure le revers normal du patron, puis je l’ai cousu endroit contre endroit avec la manche et je l’ai replié en cousant à points glissés sur la couture intérieure.)

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Et porté, ça donne un super petit pull, pour les nulles qui ne savent pas tricoter!

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Allez, la prochaine fois, je devrais être capable de vous  montrer du printanier avec une petite robe pour cette grande-petite de 3 ans!

À bientôt!

17 février 2011

The cutest thing ever

Connaissez-vous les patrons Heidi and Finn? C’est une «compatriote» qui les crée, elle réside à Toronto et vend ses patrons sur Etsy, en format .pdf. Elle a vraiment de jolis modèles, dont ce cardigan pour petite fille à tomber, réalisé tout récemment par Mamalouga.

Tout est parti du boléro, quand j’ai voulu coudre un haut printanier en 12 mois pour ma dernière de 5 mois. DSC_1480

 

Comme je trouvais le modèle quand même facile à dessiner et à coudre sans le patron officiel, je suis partie de Oslo de C’est dimanche. Je m’excuse auprès de la créatrice de Heidi and Finn, qui ne doit pas parler français, donc qui ne comprendra rien à mes excuses. J’adore vos patrons, ce n’est pas bien de copier…  J’ai raccourci les manches pour qu’elles soient 3/4. J’ai coupé le dos en un morceau et le devant en deux morceaux en supprimant bien sûr le pli. Et j’ai raccourci et arrondi le bas.

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Le boléro se ferme avec un bouton à l’intérieur et un petit lien cousu dans la doublure. Il est en coton brun, assez épais et doublé dans un tissu beige avec des arbres silhouettes, dans le style des imprimés japonais., le tout de chez Fabricville.

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Pour aller sous ce boléro, une plus que classique brassière Oslo en 12 mois aussi, en popeline blanche, revers de manche en liberty Sarah’s secret garden vert  et petits boutons fleurs glanés dans mon stock de boutons dépareillés.

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Et porté, ça donne ça (les manches sont encore bien trop longues):

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À bientôt!

4 février 2011

On se calme!

bon… j’ai été un peu trop enthousiaste dans mon dernier billet, à vous proposer une tenue estivale… Mère Nature s’est déchaînée pour me punir… il nous est tombé une belle tempête sur la tête, cette photo de mon arrière-cour en faisant foi! DSC_1342

Pour faire amende honorable, j’ai promis à Mère Nature que je coudrais des choses de SAI-SON. D’où ce petit gilet de berger en poils de mammouth pour ma grande, taille 4 ans, des Intemporels pour enfants d’Astrid Le Provost.

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Fourrure marron glacé achetée l’an dernier au Fabricville et nœud en liberty meadow.

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Doublure en popeline stretch cappuccino et fleurs en ombres chinoises, du Fabricvile aussi, collection été 2010.

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Hyper facile et rapide à coudre, tout se fait à la machine sauf la petite entrée à refermer à fin. On omettra de dire que le mammouth perd ses poils et que ma salle de couture cuisine a réclamé un grand nettoyage, suite à cette opération…

Les explications du livre n’étant pas hyper claires, j’ai simplement utilisé le tuto de S. Alma pour le gilet de berge gratuit C’est dimanche.

Seul problème de ce gilet: la destinataire refuse de l’enfiler!!!!!!!! comme tout nouveau vêtement qui atterri dans sa penderie, d’ailleurs, la demoiselle ayant une aversion pour les vêtements inconnus. Ma stratégie qui fonctionne: lui faire croire qu’il s’agit d’un déguisement . Que vais-je encore devoir inventer pour le lui enfiler?

20 décembre 2010

Deux Sofia plutôt qu’une!

Cette année, je ne passerai pas Noël au Québec et j’aurai le plaisir de vivre les fêtes de fin d’année en France. L’occasion pour moi de retrouver les gens que j’aime. Et beaucoup plus superficiellement, de retourner dans ce pays qui me manque parfois et ses incroyables boutiques qui me manquent tout le temps!

Cette année, donc, point de cadeaux commandés à la dernière minute sur Amazon.fr ou Fnac.com pour les membres de ma famille (quoi de plus impersonnel, me direz-vous!).

Pour mes sœurettes, deux Sofia de C’est dimanche. Mes deux petites sœurs sont nées à un an d’intervalle et je voulais leur faire un clin d’œil en leur offrant (presque) le même cadeau. Une Sofia bleu marine pour l’une, une Sofia marron chocolat pour l’autre, toutes deux en drap de laine (les mêmes que ceux utilisés pour les deux robes dans mon billet précédent).

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La bleu marine a un col en Liberty vintage (utilisé par maman il y a hum…une vingtaine d’années… pour me faire une jupe). Chères maman d’aujourd’hui, faites exprès d’oublier un coupon de Liberty dans votre placard et priez bien fort pour qu’une de vos filles se mette à la couture dans vingt ans! La découverte d’un tel trésor ne pourra que la ravir!

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Aucune modification au patron, mis à part un col à gauche plutôt qu’à droite: je me suis trompée au moment de la coupe…

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La marron a un col en coton imprimé style japonais blanc sur beige de chez Fabricville. Comme l’imprimé a un «sens», les petits arbres dans le col sont à l'envers. Ils sont bien droit sur le revers, par contre.

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Porté par moi, avec un T-shirt à col roulé noir… mes sœurs ayant à peu près ma carrure, ça devrait leur convenir

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En passant, il y avait eu un post sur le col de Sofia chez les fans de C’est dimancheici, et je pense avoir la réponse  pour celles qui ont trouvé le col trop court par rapport à l’encolure… En fait, ayant coupé mes deux Sofia en même temps, j’ai aussi coupé mes deux cols de façon identique. Or le col sur la version bleu marine était beaucoup trop court (d’environ 5 cm !!!)… alors qu’il convenait parfaitement à la version marron!!!! Après l’arrachage de cheveux en règle, j’ai réalisé que mon tissu bleu marine était un peu plus souple que le marron. Donc en étirant millimètre par millimètre le col (c’est-à-dire en lui appliquant une certaine tension au moment de la pose des épingles), j’ai réussi à rattraper les 5 cm de trop et c’est parfait!

C’est le premier Noël de mon blog! Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année, remplies d’amour et de retrouvailles. À l’année prochaine!

3 novembre 2014

chercher (et trouver) la perle rare || 1

Vous n’avez pas pu manquer la nouvelle du jour  n’est-ce pas?

Ivanne.S a sorti son tout premier patron!

À défaut de m’être cousu une Perle de nacre pour moi (un petit locataire me faisant prendre quelques tailles de plus), c’est avec une joie difficilement dissimulable que j’ai reçu la proposition d’Ivanne de coudre la Mini Perle pour mes filles.

La première (version A, avec les plis) est en velours jaune pas tout à fait moutarde, plutôt soleil d’automne (Fabricville), pour ma plus grande. À presque 7 ans, je lui ai cousu le modèle 8 ans. Pour la carrure, c’est impeccable, mon ainée étant quand même assez costaude. Pour la longueur, je me suis résignée à la taille préconisée pour le 8 ans à cause du règlement de son école. Mais mon coup de cœur aurait été de l’avoir un brin plus courte, entre le 6 ans et le 8 ans (en même temps, coudre une jupe qui ne serait portable que les samedi-dimanche ne fait pas partie des choses que je juge acceptables).

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J’ai effectué une grande partie des «Finitions +» proposées dans le patron. Ce sont des détails facultatifs à réaliser qui donnent un petit look travaillé au vêtement: surpiqures, passepoil et ourlet rapportés, par exemple.

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Sous-piqure à la ceinture et élastique réglable.

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Voici donc une petite  jupe facile à vivre et originale, qu’on peut confectionner pour toutes les saisons et pour toutes les occasions. J’ai pu tester le succès du design de la jupe auprès d’amies ayant des filles, et 100% d’entre elles étaient conquises! Ça fait 3 semaines qu’elle est portée et reportée, j’ai eu le temps de lui chercher des défauts, mais je ne lui en ai pas trouvé (à part peut-être celui de rendre jalouses les mamans de mon entourage qui voudraient bien que leur fille ait la même!) J’aime vraiment beaucoup le résultat. J’ai trouvé une concurrente sérieuse à mon patron fétiche, la Sailboat skirt de Oliver + S (présentée ici, ici, ici et ici!), restée jusqu’ici indétrônée. Deux patrons qui s’équivalent, tant dans la précision et le soin des explications que dans la coupe du vêtement.

PS: La version B vous sera présentée dans mon prochain billet. Autre style, autre look. Je l’aime autant.

 

Note: Je N’ai PAS été rémunérée pour cet article (comme mentionné ICI). Cette jupe a été cousue dans le cadre d’un TEST technique pour vérifier les tailles, les instructions et autres éléments associés au patron dessiné par la créatrice Ivanne. S. Elle ne m’a pas demandé de publier un billet à la suite de ce test. Je le fais parce que le modèle me plait et que mes filles le portent très bien. Les opinions dans ce billet sont donc les miennes et reflètent mon ressenti au plus juste.

 

12 mai 2013

le tour du chapeau

S’il y a bien une chose que j’ai remarquée depuis que je vis au Québec – et que j’y suis maman – c’est que les enfants portent toujours quelque chose sur la tête. L’hiver, c’est la tuque qui les protège du froid. En automne et et au printemps, ce sont de petits chapeaux de mi-saison, moins chauds que la tuque, mais qui protègent tout de même des températures plus fraîches. Et en été, ce sont des casquettes ou des chapeaux à larges bords qui cachent un peu le soleil. Les enfants portent tellement souvent des chapeaux ici, que ma fromagère – salut, Francine! – a remarqué pour la première fois la semaine dernière que j’avais une fille blonde et une autre, châtain (et pourtant, vous imaginez bien qu’une Française immigrée va plus que souvent à sa fromagerie).

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Je ne me souviens pas, de mon enfance en France, y avoir porté autant de couvre-chefs. Mais peut-être est-ce parce que je suis d’une autre époque. Donc, question à mes lectrices françaises, qui vivent dans la France du 21e siècle: vos enfants ont-il la tête habillée à chaque sortie à l’extérieur?    

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Ce que vous voyez ici, c’est un bob, réversible. C’est dans mon karma, cette saison-ci,le réversible. Un côté kaki et un côté en liberty Fairford bleu. Les deux tissus ont été choisis par ma fille. Je trouve qu’elle a bon goût, à 5 ans.

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Bonne nouvelle si vous voulez le même: le patron du bob est gratuit,ici. J’ai simplement augmenté la taille de la visière en ajoutant 3 cm au pourtour du patron, comme vu ici et .

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La petit déco sur le côté, bonne nouvelle encore une fois: le patron gratuit est disponibleici.

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Il s’agit d’un genre de nœud pap’ accordéoné.

C’est premièrement du plus bel effet. Et deuxièmement, c’est original, ça change du traditionnel nœud en carré, juste resserré dans le milieu.

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J’ai dissimulé un bouton pression de chaque côté du bob pour pouvoir mettre le nœud pap’ sur un côté comme sur l’autre.

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Et l’idée d’ajouter un nœud pour décorer, c’est encore de ma grande.  Je crois bien que je vais désormais la laisser participer à la création de ses vêtements.

2 juin 2011

Quand Liesl Gibson rencontre sœur Alma, en passant par chez Ivanne

Pour comprendre le titre de ce billet, vous devez être un minimum initié à la blogo couturesque!!

Liesl Gibson, la créatrice des patrons pour enfants Oliver+ s, a ouvert une ligne de patrons Lisette, distribuée par Simplicity. J’en ai déjà parlé ici, quand j’avais cousu la Traveler dress et j’en avais été ravie. Je me suis procuré les 3 autres patrons de la ligne un jour où mon Fabricville les soldait à 99 sous, sans pour autant être convaincue de les utiliser (autant vous dire que j’ai allègrement découpé directement le patron, chose que je ne fais jamais, mais à ce prix-là, je n’aurai qu’à racheter le patron si j ai besoin d’une autre taille la prochaine fois!)

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Finalement, quand la talentueuse propriétaire du blog des Grains de maïs a proposé sa version de New Orleans de  C’est dimanche, j’ai eu très envie d’en avoir une pareille! Et j’ai le droit, moi aussi j’allaite encore :) N’ayant pas le patron de New Orleans, j’ai réalisé dans un premier temps la tunique  du patron 2221 (Market dress) qui partage avec le patron New Orleans les manches ballons. La Market dress a par contre des pinces, une encolure plus large, pas de fentes en bas et un genre de bande d’encolure décorative (ça m’a permis d’apprendre la technique de la sous-piqûre qui me sera bien utile désormais pour fixer les parements…). Une fois la tunique terminée, j’ai donné un grand coup de ciseaux dans l’encolure pour obtenir une patte polo (et en prenant une grande inspiration), et voilà!

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Coton blanc (Fabricville) et liberty fairford sous-bois (La Droguerie)

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J’ai utilisé ce tuto-vidéo pour la patte polo. Comme j’avais mal calculé mes affaires, j’ai dû retailler la patte blanche pour qu’elle recouvre totalement la largeur de la fente, donc la patte blanche fait 1 cm de plus que la patte en liberty. D’où cette légère asymétrie, qui n’est ma foi pas vilaine!

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J’ai utilisé de l’entoilage thermocollant pour les pattes, pour les bracelets de manche et pour la bande d’encolure, afin de donner plus de tenue à ces tissus un peu trop fins.

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Portée, je suis ravie du résultat, la tunique a la transparence et la légèreté parfaite pour l’été, avec un petit débardeur en dessous. Vous excuserez mes photos légèrement floues, on dirait que j’ai choisi la journée la moins lumineuse de la semaine pour me photographier (mais c’est aussi parce que je couds généralement plus quand il fait mauvais!)

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Mariage réussi entre C’est dimanche et Lisette (mais quand on a deux créatrices aussi soigneuses et attentives dans la réalisation de leurs patrons, il aurait été étrange que le mariage soit un échec!)

31 janvier 2011

Une petite saucette dans l’été

Non pas que  l’été soit proche – on va d’abord attendre que le soleil arrête de se coucher à 17h- mais j’avais envie de coudre de l’été. Il faut dire que mes filles n’ont besoin de RIEN pour terminer cette saison, les tiroirs et leurs penderies dé-bordent.

Et puis, il faut dire que je me suis offert les Intemporels pour enfants d’Astrid Le Provost (ça m’a pris 2 ans avant de me décider à l’acheter, c’est dire comme j’étais convaincue de l’utilité d’avoir un énième livre de couture dans ma bibliothèque…) Bref, dans ce livre, beaucoup de modèles estivaux, alors autant s’y mettre maintenant.

Pour ma grande de 3 ans, un ensemble en 4 ans bloomer + haut à bretelles nouées sur les épaules. Le but étant d’avoir quelque chose de simple et rapide à enfiler quand on va à la pataugeoire à la fin d’une chaude journée.

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Attention: sur les prochaines photos, autant de soleil en plein hiver peut piquer les yeux!

Pas de modification au haut à bretelles. Sauf que quand j’ai réalisé qu’il était si peu froncé (je ne sais pas pourquoi je m’étais mis en tête qu’il serait hyper froufrouteux, ce top…), j’ai décidé de finir l’ourlet avec de la dentelle, pour que ce soit un peu plus girly.

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Petite déception aussi avec les bretelles qui sont rectangulaires: si je le refais, les bouts des bretelles seront biseautés.

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Pour le bloomer, j’ai ajouté 2 ou 3 cm de long et j’ai froufrouté à la façon du bloomer des Intemporels pour bébés.

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Le haut de la poche est fini avec un petit peu de dentelle, histoire de rappeler le haut et 3 surpiqûres décoratives.

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Les tissus viennent tous de Fabricville et la dentelle vient… hum hum… du Dollarama! (pour les visiteurs français de mon blog, Dollarama, c’est un magasin cheap où tout coûte 1$ ou 2$).

À bientôt!

29 mars 2011

Je récidive…

…avec un patron de Liesl Gibson, mais cette fois pour enfant, chez oliver + s, avec encore la photo school dress (normal, je ne possède que ce patron pour l’instant!) pour ma grande de 3 ans, en 4 ans.

Au risque de me répéter, ce patron est parfait et les explications sont tellement claires que c’est difficile de rater le modèle!  Je la voulais en chambray, mais n’en ayant pas sous la main, je me suis rabattue sur du lin bleu, mélangé avec un peu de rayone pour qu’il se froisse moins (Fabricville).

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Les revers de manche et la poche kangourou, parfaite pour ranger le meilleur ami de ma grande,  sont en Liberty Eloise bleu. J’ai fait les piqûres en fil «rouille» pour donner un petit effet «jeans», et comme il y a un peu de «rouille» dans ce Liberty, la combinaison est bien jolie.

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La robe est entièrement doublée  dans un imprimé de Fabricville.

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Cette fois, j’ai bien acheté une fermeture-éclair invisible et après avoir suivi les instructions à la lettre, la fermeture est effectivement invisible!

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Portée… ben… ça donne ça! (ces photos prouvent que cette petite robe qui paraît si stricte est parfaite pour jouer!)

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Je mets cette robe dans le concours des fans des patrons oliver + s, en espérant gagner un nouveau patron de leur collection été!

19 avril 2011

La petite veste qui fait du bien

Et voilà ma première version de Victoria street, patron de la dernière collection C’est dimanche. C’est une version entièrement doublée et je ne suis pas peu fière du résultat!

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Les tissus viennent comme d’habitude de Fabricville. L’extérieur vient de leur collection jeaniscious. C’est un genre de tweed en coton couleur jean (pas facile à photographier). Le droit fil n’était pas toujours évident à trouver, mais ça donne un super effet sur les volants!

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La doublure – mmmh, parlons-en de la doublure – est en coton fleuri de la collection Black N’ White. Donc, doublure-maison. J’ai observé des vestes de ma penderie, et j’ai reproduit leur façon de faire. Donc doublure en deux tissus, et petit angle dans le bas qui fait super fini. Pas mal de couture à la main pour refermer le tout. Mais au final, ça fait quand même une doublure très pro, et j’en suis bien satisfaite!

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Elle est en taille 38 pour moi qui fait du 38. C’est vrai qu’elle est ajustée, mais ce n’est pas trop serré non plus. Elle se marie bien avec un petit top à bretelle, comme avec un col roulé noir (quoi??? un col roulé noir? en avril?). Et mon pantalon blanc l’adore!

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Après avoir regardé moult versions de Victoria street sur la blogo, je me permets de glisser deux astuces pour aider les couseuses pas très à l’aise avec le montage des manches et les pinces (je n’ai rien inventé, ce sont des astuces trouvées dans un des patrons Lisette (par la créatrice des patrons oliver + s), de la marque Simplicity) que j’ai acquis (et présenté ici).

  • les pinces: pour éviter un pli disgracieux aux extrémités de la pince, on ne fait pas des allers-retours à la machine pour bloquer la couture. À la place, on laisse pendre les fils de la bobine et de la cannette et on fait 2 ou 3 petits nœuds avec ces fils, puis on les coupe.
  • les manches montées: comme il est bien précisé sur la feuille d’instruction, les fils de fronce pour le montage de la manche servent à donner la forme à la tête de manche et non à faire des manches froncées. Si malgré tous vos efforts au cours de la couture vous avec laissé quelques petits plis, pas de panique, vous n’avez pas à défaire votre manche! Recousez simplement la manche 1 ou 2 mm sous la première couture en étirant bien aux endroits où vous aviez des plis. Attention, cette méthode ne fonctionne que si vous avez des tout petits plis. SI votre pli est trop important, il vaut mieux défaire et recommencer!

J’ai un cadeau de naissance à coudre, alors à bientôt, avec de la couture bébé!

27 octobre 2010

Halloween 2010

L’an dernier, j’avais cousu cette robe de sorcière pour ma fille, alors âgée de 18 mois. Un patron Oslo de C'est dimanche, version robe avec une bande décorative en bas et aux manches.

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Cette année, j’ai bien sûr voulu récidiver. Puisqu’elle n’a pas encore 3 ans, je profite du fait qu’elle n’ait pas encore trop d’envies de rose, de princesse et de robe de bal… En ce moment, c’est plutôt la peur des monstres, des fantômes et autres créatures féroces qui la rend heureuse (!) Donc, autant se jeter dans la gueule du loup et se lancer dans une tenue de Petit Chaperon rouge. J’ai hésité quant à la forme que devait prendre ce costume: une robe rouge avec un tablier blanc? une jupe avec un chemisier?  Finalement, c’est la jupe qui l’a emporté!

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Alors la jupe vient de ce livre (Girly style wardrobe). Il s’agit  du modèle d en taille 100 avec marges de couture, pour une (presque) petite fille de 33 mois!

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Grosse cotonnade rouge et biais vichy de chez Fabricville.

Le pantalon vient du même livre, c’est simplement le modèle k/n un peu raccourci pour l’effet bloomer long, avec élastique aux chevilles.

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Broderie anglaise écrue de chez Fabricville.

La cape est  faite maison. Il suffit de prendre un pull allant à l’enfant et de détourner grossièrement les épaules. On obtient un genre de demi-lune plus arrondi d’un côté qu’on reporte une fois en double sur la pliure (on obtient le dos) et qu’on coupe deux fois (on obtient 2 devants). On assemble la cape par ses grands côtés. La capuche est tracée selon l’envie (ici, elle est pointue). On calcule la taille de l’encolure en divisant par deux l’encolure totale de la cape. Pour les finitions, j’ai fait un simple ourlet en bas et j’ai bordé les côtés et le bord de la cape avec une bande de vichy de 6 cm de large (marges de couture incluses). On termine en cousant deux liens de chaque côté.

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Cape en velours milleraies rouge de chez Fabricville et vichy rouge (stock familial) – panier du Dollarama (1$) – chemisier mousquetaire Mexx

Y’a plus qu’à attendre au 31 octobre!

31 mai 2014

Comme des enfants *

* je remercie Coeur de patate, comme on l’appelle à la maison, pour ce joli titre.

S’il y a une chose que je suis assidument, en plus de la sortie des nouveaux patrons de designer indies, c’est la sortie de nouveaux tissus. En 2011, j’avais craqué sur le fameux Children at play on parade, par Sarah Jane pour Michael Miller. Donc j’en avais commandé 1,5 yards verges à sa sortie (pour une bouchée de pain, en plus, l’avantage de vivre en Amérique du Nord pour ces tissus américains). Sauf que… on a vu fleurir ce tissu un peu partout sur la blogo (et malheureusement pas toujours de façon heureuse) alors ça m’a complètement coupé l’inspiration pour l’utiliser. Je me trouve ultra snob en disant cela et peut-être vais-je perdre une partie de mon lectorat, mais j’ai tourné 7 fois mes doigts dans mes mains avant de l’écrire. Il fallait que ça sorte. Rassurez-moi: ça vous arrive de ne plus aimer un truc juste parce que vous l’avez trop vu?

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Ce tissu, il est joli et fillettes à souhait, mais 1) c’est un tissu pour le quilting (pas destiné aux vêtements) et 2) il est hyper chargé donc pas la peine d’en faire des tonnes avec un patron plein de détails fifilles (froufrous et compagnie). Devant ce constat, j’ai pris le coupon une bonne vingtaine de fois dans ma pile en concluant à chaque fois qu’il allait finir en cadeau/vente de liquidation sur mon blog ou en bas de rideau/coussins dans la chambre des filles.

Trois ans se sont écoulés.

On est en 2014, j’ai ressorti le coupon pour lui donner une ultime chance. Et voilà ce que ça donne. J’aime. Fiou.

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Patron Library dress de Oliver + S en 6 ans (déjà cousue en version automne) pour une 6 ans. Tissus Children at play on parade de chez Fabric.com; ceinture en voile de coton framboise (Fabricville), passepoil plat en velours milleraies brun (Fabricville); petits rubans en liberty Margaret Annie et coton lie-de-vin. Boutons de nacre (Fabricville).

Seul point négatif à cette robe: je trouve qu’elle fait très habillée. Mais ça n’a pas l’air de déranger sa propriétaire, qui en a profité pour nous faire une démonstration de mini yoga. Zen.

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11 mars 2017

#février

Ma création pour le défi #jecoudsmagarderobecapsule2017 de février: un jean (ou des jeans, on peut dire les deux, même si au bout du compte on a bel et bien un seul vêtement). Je sais, ma publication est en mars, mais le jean était prêt le 28 février comme en font foi les photos sur IG. J'ai tardé à publier, parce que nous étions déconnectés du monde, en vacances dans une tente à -17°C (la bonne excuse :))

Pourquoi le jean, ou en fait, pourquoi pas? D'abord, le jean comme vêtement est ma bête noire depuis toujours. Il y avait un magasin, à Orléans, à l'entrée de la Place d'Arc (j'ai oublié son nom, si quelqu'un peut me rafraichir la mémoire...) dans lequel on ne vendait que des jeans. Il y en avait pour tous les gouts, toutes les coupes, toutes les couleurs, toutes les marques. Sans compter la diversité des tailles parce que telle marque est américaine, telle autre est expagnole, etc. Il fallait vraiment en essayer beaucoup avant de tomber sur le bon. Et je n'aime pas les cabines d'essayage (voir mon billet sur le maillot de bain pour rappel). Mon rêve était d'avoir un Levi's, j'avais mis tous les sous nécessaires de côté pour enfin avoir un 501. Mais, à l'essayage, misère! Quelle horreur, cette coupe ne convenait pas du tout à ma morphologie (pendant qu'elle allait si bien à celle de mes copines). Depuis, quand j'ai à acheter un jean, c'est un peu la panique, je repousse l'idée, jusqu'à ce que je n'en puisse plus de porter seulement des pantalons noirs. Mon dernier achat de jean date de 2011, et celui-ci a fini par trouer au genou, classique, en novembre 2016. Depuis, j'étais dans le déni. Non, je ne retournerai pas passer une heure ou plus dans des cabines d'essayage de plusieurs magasins, à finalement trouver le bon, mais, oups, il coute 250$, à en acheter un par dépit, finalement pas confortable après l'avoir porté deux heures. Donc l'idée m'est venue du jean comme couture, du jean sur-mesure, qui me ferait parfaitement, et juste à moi. Mon Levi's version Autant en emporte l'automne, non pas celui que tout le monde s'arracherait, mais celui qui serait MA seconde peau.

Est venu le moment du choix du patron. Je n'ai pas voulu trop me casser la tête, je possède le patron Jalie 2908 depuis deux ans, la pochette était encore intacte. Parenthèse sur le choix du patron. D'abord, peu de marques mettent dans leur gamme un patron de jean. Et c'est compréhensible, c'est un modèle long à coudre et plutôt technique, quand on pense à la braguette, à la ceinture et aux nombreuses surpiqures, sans compter que plusieurs machines à coudre ne sont pas assez robustes pour en coudre·. Les marques de patrons - on les comprend - veulent ratisser le plus large possible, elles feraient toutes faillite si elles vendaient uniquement des patrons de niveau intermédiaire-avancé! Le problème du patron Jalie, c'est la coupe de la jambe, qui est sérieusement démodée (mais cette coupe reviendra, patience, mon patron sera alors plus actuel que jamais), à la limite entre le bootcut et le patte d'éléphant. Il y avait bien Safran de Deer & Doe, dont la jambe est plus actuelle. Mais je suis complètement allergique à la taille haute sur un pantalon (que quelqu'un me réveille quand cette mode sera passée). Comme avec un patron ou l'autre, j'avais du travail de dessin à faire, je me suis dit que ce serait plus simple de redessiner la jambe du Jalie que de redessiner une taille basse à Safran. Il faut aussi dire que Jalie est une marque québécoise (achat local, on aime ça) qui existe depuis très longtemps et qui est reconnue pour ses patrons de grande qualité (explications, schémas, coupe). Ce sont des modèles très très de base pour la plupart, donc on peut s'amuser énormément avec la personnalisation. Et ce patron de jean a même reçu le prix du meilleur patron de pantalon en 2016 sur patternreview.com!

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Pour ce modèle, il est recommandé d'utiliser un denim ou un velours avec 20% d'élasticité. Qu'est-ce que j'en ai bavé pour trouver LE tissu pour ce projet! Des denims trop bleus (tu sais, le genre de bleu jean trop parfait, qui fait pas assez usé), des denims de la bonne couleur mais sans élasticité... J'ai fini par me rendre en ligne commander un denim Robert Kaufman parfaitement parfait, jusqu'à ce que je le mette dans mon panier et que je constate que mon jean allait presque me couter 100$ en tissu, patron, mercerie. Faut pas exagérer, il y a des limites à tout. Donc je me suis rendue dans le quartier montréalais soi disant nommé la cité de la mode (un quartier qui tarde à se revitaliser). Et après avoir arpenté plusieurs entrepôts de tissus (du choix, il n'en manque pas, mais il faut être patient et aimer fouiller), j'ai finalement trouvé mon bonheur chez Tonitex. Mon denim n'a que 10% d'élasticité, par contre. Ça a donc été un facteur important à considérer au moment du dessin de la jambe.

Je n'ai pas fait de toile, parce que je n'avais aucun tissu qui aurait pu s'approcher du tissu jean pour ce modèle. Mais, sans faire de toile, j'ai quand même procédé à des étapes qui s'apparentent à ça. Après avoir pris mes mensurations et identifié ma taille dans le tableau (taille U, c'est ce que j'aime chez Jalie, les tailles sont identifiées avec des lettres donc aucune chance de se complexer avec les tailles du commerce!!), j'ai recopié les pièces et je les ai superposées sur 3 paires de mes pantalons ayant une coupe et un tissu similaire. Ça m'a permis une première validation de la taille, certes aproximative, mais tout de même rassurante. J'ai ensuite entrepris de redessiner la jambe à partir du genou pour avoir une coupe droite. Je pensais au début faire une coupe regular de jeans. J'ai ensuite coupé mes pièces et commencé l'assemblage. On coud d'abord la fourche, puis les côtés. Après la couture de la fourche, j'ai voulu procéder à un premier essayage. J'ai épinglé les côtés non cousus. Quelle erreur! Je me suis littéralement arraché des bouts de peau de cuisse à l'essayage. Mais ça m'a permis de réaliser que j'allais trop vite et pas méthodiquement dans mon ajustement. J'ai donc bâti les côtés pour un essayage moins violent. J'ai constaté que la coupe droite de la jambe ne me plaisait pas tant que ça, que je préférais une coupe slim (cuisse moulante et mollet moulant, mais droit).  Ça m'a aussi permis de vérifier que, malgré le 10% d'élasticité, le jean s'enfilait très bien (c'était ma plus grande crainte, mais j'étais tombé sur le blog d'une couturière anglophone qui l'avait cousu avec succès dans un denim 0% d'élasticité). J'ai mis des marques un peu partout à la craie tailleur. Et je suis retournée bâtir à la machine. J'ai dû procéder à pas mal d'aller-retour machine-essayage-craie tailleur-fil de bâti. C'est pour ça que je considère avoir à peu près fait une toile, même si ce n'est pas la façon conventionnelle de procéder.

Le reste des étapes est allé comme sur des roulettes, hormis le fait que j'ai réussi à tordre et/ou casser 3 aiguilles jeans dans le processus de couture et de surpiqure de la ceinture et des passants (à certains endroits, ça représente 6 couches de denim...) Ma machine à coudre est assez robuste pour coudre ce genre de choses, ce sont donc les aiguilles qui ont souffert à sa place.

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Les + du patron: Absolument tous les détails qui font qu'un jean est un jean sont là. Il y a les surpiqures, les coutures couchées au bon endroit, la braguette. À mesure que je cousais, je comparais mon jean à un autre du commerce en réalisant à quel point le résultat en serait proche. Et il l'est! J'ai choisi carrément d'utiliser le point triple pour toutes les surpiqures, pour qu'elles soient bien apparentes. Et le résultat est bluffant.

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Les - du patron: On ne nous dit jamais quand finir les coutures. Mon expérience me permet de me passer de ce genre d'indication, mais, dans la précipitation, j'ai omis de faire une belle finition à mes poches devant :( J'ai trouvé un seul défaut au patron: la ceinture. Elle est coupée dans le biais, pour plus de confort, j'imagine. J'ai regardé sur mes jeans du commerce et ce n'est pas ce qu'on fait habituellement. Je trouve que ça enlève de la tenue à la ceinture et qu'elle aurait été de toute façon de la bonne longueur sans être coupée dans le biais.

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Vous remarquerez probablement que la braguette n'est pas parfaitement parfaite et qu'on aperçoit le petit curseur. C'est mon erreur, je m'en suis rendu compte trop tard, elle était déjà assemblée.

Bilan: je suis ravie-ravie de ce vêtement. Je trouve que, sur le plan de ma progression personnelle de couturière, cette couture m'a permis d'aller vraiment plus loin.  Les robes et les jupes, c'est bien, mais ça fait toujours travailler les mêmes parties de l'anatomie (buste et taille, parfois hanches). Ici, j'ai géré l'entrejambe, les cuisses et les mollets! Le denim est un tissu qui se travaille très bien (hormis sur les épaisseurs). Il ne bouge pas pendant la couture, donc si toutes les pièces  sont bien coupées au départ, elles s'emboitent à la perfection. Au total, mon jean sur-mesure m'aura couté 31$. J'ai mis 4 étoiles pour le confort, à cause de la ceinture qui se détend (donc port d'une ceinture quasi-obligatoire). Pour la portabilité, c'est 5/5, car quoi de plus portable qu'un jean bien taillé et dans les teintes foncés? Avec un t-shirt le weekend ou avec un chemisier et une veste au travail, c'est un morceua terriblement polyvalent.

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12 août 2016

le cas du maillot de bain

Je ne pensais pas montrer publiquement des photos de moi en maillot de bain, mais c’est bel et bien ce que vous allez voir ici… Pour moi qui suis assez pudique, la décision de publier ce billet a surtout tenu au fait que je voulais laisser une trace et mes commentaires sur la réalisation d’un maillot de bain en général et sur celui-ci en particulier. Une belle étape dans ma progression de couturière.

D'abord vous parler de mon rapport avec les sous-vêtements/maillots de bain. Je DÉTESTE acheter ce genre de vêtement. Mon côté pingre, premièrement, trouve que ces minuscules vêtements sont affreusement trop chers. L’ambiance de la cabine d’essayage [néons, musique trop forte, miroir qui montre trop de détails, chaussettes aux pieds, pas encore bronzée] deuxièmement, me décourage et j’ai toujours envie d’en finir au plus vite. Sans oublier, finalement, le fameux problème de l’acceptation de soi, qui nous est renvoyé direct, in your face. Ça fait quand même plusieurs années que je tourne autour de l’idée de la couture du maillot de bain pour moi, sans toutefois me lancer.

Il faut dire que l’acceptation de mon corps commence à entrer. J’ai connu des petits problèmes avec l’alimentation au début de ma vie d’adulte, mais on dirait que c’est une autre personne que celle que je suis aujourd’hui qui les a vécus. Je ne m’identifie plus à cette jeune femme et je pense que la route vers l’acceptation de mon corps (je n’en ai qu’un, c’est celui-là, je ne peux pas en changer) est déjà bien parcourue. Et j’en remercie la psychologue qui m’a mise sur cette route. Après 3 grossesses, la trentaine entamée, le fait que je me sois mise au sport de façon régulière (3 sorties de jogging par semaine, été comme hiver + marche à pied de 4 km/jour + grimpette de 7 volées de marches d’escaliers, 5 jours/semaine), une alimentation en fruits et légumes suivant plus que les recommandations : le corps que j’ai me convient. Je n’ai pas maigri d’un iota, je suis toujours un 40 du commerce, de temps en temps un 38 si la marque triche avec les tailles.

La couture d’un maillot de bain m’a ouvert les yeux grands, grands, grands. J’ai taillé une taille 12 chez Butterick (plus grande taille des «petites tailles») et j’ai réalisé que la différence entre la taille 10 et la taille 12 était si petite sur le patron que je me suis même demandé pourquoi je visais absolument le 38, alors que cela me demanderait d’être encore plus active, de ne plus boire de bières et de supprimer pain, charcuteries et fromages de mon alimentation. No way.

Après ce préambule sur la gestion de ma morphologie et libérée de ces préoccupations un peu terre à terre, je peux vous parler de ce fameux maillot de bain. Sa genèse a commencé il y a un an environ, quand, me promenant dans les allées de mon Fabricville, je suis tombée sur un tissu à maillots de bain rayé corail et blanc. Je l’ai acheté sans avoir toutefois de modèle en tête. À vrai dire, je pensais plutôt m’en servir pour mes filles. Le tissu a passé l’été dans un carton, alors que nous rénovions notre cave pour y faire une grande salle familiale et mon atelier de couture. Quand Liesl Gibson a sorti le patron Butterick B6358, ça a été le coup de foudre. J’aime le haut du bikini avec le nœud croisé sur le milieu devant et la culotte taille haut avec reprise du nœud à la chute des reins.

Butterick B6358

Il y a eu un sewalong organisé sur le forum deOliver + S et j’ai embarqué dans ce train, en me procurant les fournitures qui me manquaient. J’ai commencé par coudre le haut du bikini. Je pense que la coupe m’a occupée quasiment plus que l’assemblage, car il y avait une quinzaine de morceaux (le soutien-gorge est entièrement doublé et contient même une pochette dans laquelle glisser un petit coussinet de l’épaisseur de votre choix, pour tricher un peu avec la taille de notre poitrine). Sans compter le nombre de petits repères à reporter. Disons que je comprends maintenant pourquoi les maillots de bain coutent si cher: ce n’est pas tant la quantité de tissu que les heures de couture qui font grimper la facture.

Je n’ai rencontré aucune difficulté pour coudre le haut: les instructions sont claires, les tailles sont exactes. Ça a été l’occasion de travailler avec cette matière extensible – le lycra - un peu différente de celles que je connais. J’ai systématiquement utilisé le genre de point zigzag serré spécial tissus extensibles.

Point stretch

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

Le point droit n’est absolument pas recommandé pour les surpiqures: j’ai donc choisi un point zigzag pointillé pour faire les surpiqures décoratives et c’est plutôt joli.

Point zigzag cousu

(Extrait du manuel de la Bernina B530, page 37)

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La culotte a été toute une autre histoire et elle a été une belle occasion d’apprentissage. Petite parenthèse à ce sujet. Je suis autodidacte, comme bien des couturières de notre génération 2.0. Souvent me fait-on le commentaire sur mon «talent».  Disons-le, le talent en couture n’arrive pas seul. Et l’argent que je n’ai pas dépensé en cours de couture, je l’ai perdu dans des créations importables, qui ont pris le chemin de la poubelle. C’est le cas de la culotte que je vous présente ci-dessous.

Comme telle, sur les photos, vous ne trouverez peut-être pas qu’elle méritait son sort, mais vous allez comprendre. D’abord, elle n’est pas du tout taille haute, comme sur le modèle. Ensuite, elle fait des plis. Le nœud au dos, dans la cambrure, est horrible. Et enfin, elle est inconfortable parce que trop serrée.

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J’ai cherché la réponse au problème, ne voulant pas me garder le popotin engoncé inconfortablement dans une culotte plissée et trop serrée. Ma première hypothèse était forcément que j’avais choisi la mauvaise taille. Mais j’ai vite rejeté cette hypothèse puisque j’avais essayé la culotte (avant de poser la doublure) et que tout allait bien. Ma deuxième hypothèse était que j’avais un problème d’élasticité avec mes tissus. C’est l’hypothèse qui a été retenue après le test que vous pouvez voir sur les photos ci-après.

Laissez-moi vous expliquer maintenant le problème. Quand on travaille sur un maillot de bain, on travaille (et c’est possible seulement avec les tissus stretchs) sur de l’aisance négative. Cela veut dire qu’on coupe un peu plus petit que nos mensurations réelles et qu’on compte sur l’élasticité du tissu pour coller au corps. C’est grâce à ça qu’on ne perd pas sa petite culotte dans la piscine... ouf. Pour ma version1, à gauche, j’ai utilisé de la doublure à maillot… de patinage artistique. La vendeuse m’avait dit que ça fonctionnerait. Ne connaissant rien à ces tissus, j’ai acheté ladite doublure sans trop me poser de question. Je vérifiai simplement qu’elle était extensible dans les deux sens, ce qui était le cas. Là où la doublure a montré ses limites, c’est qu’elle n’a pas le même degré d’extensibilité que le tissu de maillot de bain. Donc elle a empêché le tissu principal d’aller en extension complète, ce qui explique les plis et le fait que la culotte n’arrivait pas à la taille haute.

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Le contraste entre les deux photos ci-dessus indique clairement le rôle néfaste de la doublure (celle qui est couleur chair) dans la sensation de «trop petit» que je sentais. Et qui n’était pas juste le fruit de mon imagination puisqu’on voit bien que la première culotte a l’air plus petite que la seconde (pourtant coupées toutes les deux en taille 12). En bref, la doublure empêchait le tissu extérieur d’arriver à sa pleine extensibilité, et donc d’obtenir l’aisance nécessaire au confort de mon arrière-train.

De dos, c’était encore pire, un peu comme si j’avais une couche-culotte qui débordait – pardon pour l’image. Ça pochait dans l’entrejambe, c’était désagréable. Je ne vous montrerai même pas une photo portée tant c’était moche.

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J’ai donc repris bravement le chemin de mon magasin, sermonnant vertement la gérante pour l’erreur de son employée (naaan, je déconne, je n’ai sermonné personne, je voulais juste placer cette expression sur mon blogue, en espérant que Google la recensera). En l’absence d’autre choix de doublure (faut croire que peu de gens se cousent leur maillot de bain), j’ai prix une doublure à vêtements de sport, qui avait le même pourcentage d’élasticité que le tissu extérieur. J'aurais aussi pu prendre comme doublure le même tissu que le tissu principal: c'est ce qui est recommandé si on a de la difficulté à trouver de la doublure à maillot. La photo ci-dessus illustre la doublure en action: elle ne tire plus sur le tissu extérieur.

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Et constatez maintenant comment elle me colle bien au derrière, sans faire de plis :)

Très grandeDSC_6612

Voyez aussi comme elle est plus «taille haute» que la version 1. La version 2  remonte à 2-3 cm en dessous du nombril, alors que la version 1 était facilement 7-8 cm sous le nombril.

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Je ne vous en montrerai pas plus en photo, l’essentiel est dit.

Je vous laisse quand même sur cette note : je n’ai pas cousu énormément de morceaux cet été, mais il n’y a rien que j’ai cousu qui ait pu l’être en pilote automatique. J’ai relevé des défis que je n’avais jamais pensé relever. Je vous en parle dans un autre billet, probablement dans le courant de l’automne. Mais ça fait vraiment du bien de sortir de sa zone de confort!

À bientôt!

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11 avril 2015

A, b, c, …d?

Les mamans couturières auront certainement toutes croisé en mars la sortie du patron TROP-TOP d’Ivanne.S (et visiblement pas juste les mamans couturières, parce qu’on aimerait toutes avoir un TROP-TOP dans notre garde-robe, voire des dizaines.)

Et ça, c’est la pose TROP-TOP (c’est-à-dire la pose de la jeune fille ravie de son nouveau top et la pose prise par la mère éblouie par le charme du nouveau top).

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Rarement patron n’aura été aussi bienvenu dans une patronthèque. Je ne sais pas si c’est pareil chez vous, mais ici, les petits hauts ont la vie dure. Marques de crayon  (supposément lavables, mais pas toujours), taches de gras ou de sauce tomate, usure aux coudes. Tout cela sans oublier le fait que les matières dont sont faits les vêtements du commerce connaissent souvent une déformation prématurée, soit parce qu’ils n’ont pas été coupés dans le droit fil, soit parce que l’élasticité du tricot est mauvaise, soit parce que la fibre lâche dès le premier passage à la machine…

J’ai des patrons de t-shirt et de blouses dans ma patronthèque, mais c’est la première fois que j’ai un patron aussi polyvalent. Je ne sais pas si Ivanne se reconnaitra dans mes propos, mais je vois un peu la démarche créative qui l’avait habitée lors de ses multiples détournements du patron Oslo/Galway de C’est dimanche, un des premiers patrons indépendants que nous avons eus entre les mains.

Donc à partir de cette base qu’est TROP-TOP [kimono], sky being the limit, j’ai cousu en 8 ans: un t-shirt à manches longues à col bénitier, une blouse d’été à manches courtes et un pull pour l’entre-saison.

Le pull est la version A du patron, à encolure relevée. Dans un tricot biface de Fabricville  (un côté rayé et un côté gris, déjà utilisé ici et ) que j’adore parce que facile à coudre et pour un super effet. Les rayures sont aussi assez larges pour que le raccord se fasse bien.

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L’encolure étant très large, cette version aime la superposition (ici avec un petit chemisier blanc du commerce, mais ça aurait pu être joli par-dessus un autre TROP-TOP ou une blouse Capella).

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La blouse est la version B du patron. Elle est boutonnée dans le dos et a l’option revers de manches. J’ai ajouté l’option «col devant» et «col dos», en insérant un passepoil plat.

J’ai eu un plaisir fou à coudre cette version. On dirait qu’Ivanne a trouvé l’équilibre parfait entre l’originalité, la patte qui la caractérise, et la portabilité du modèle. Les finitions sont magnifiques, quand on prend la peine de faire chaque Finition +. J’aurais pu prendre des photos des détails, mais croyez-moi, rien n’est laissé au hasard. Du genre que ce sera difficile de justifier l’achat de hauts dans le commerce à l’avenir parce que pas grand-chose n’arrive à la cheville de ça!

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Ce col, ah, ce col! J’aurais dû m’y prendre autrement pour obtenir un col parfait, mais j’ai mal réfléchi à mon affaire. Les deux défauts de mon col sont que 1) le passepoil plat ne fait pas tout à fait la même largeur à la jonction de l’épaule et 2) je ne pense pas qu’il soit possible de faire un angle droit avec un passepoil plat, ce qui est un peu disgracieux dans le dos. Dans une version future, je couperai les cols devant et dos en un seul morceau (tout l’avantage d’avoir un patron sans marges de couture) et je stopperai le passepoil avant la pointe dos.

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Je suis particulièrement désolée de ne pas pouvoir vous donner le nom de ce tissu si frais. Tout ce que je sais, c’est que c’est un tissu de designer américain et que je l’ai acheté chez Effiloché. J’ai jeté la facture sur laquelle son joli petit nom était écrit.

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Le t-shirt est la version C du patron, encolure bénitier, avec l’option manches longues.

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Mon choix de matière au départ n’étant pas nécessairement correct par rapport à ce qui est préconisé (cf. p.29 dans les instructions du patron), le col bénitier tombait plutôt mal, comme un col roulé quasiment. Il est cousu dans une chute de jersey 100% coton que j’avais utilisé pour coudreun polo à son papa. Ce jersey n’est pas assez lourd pour réaliser le tombant.

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Qu’à cela ne tienne! J’ai effectué un correctif en le « pinçant » avec un biais de liberty capel turquoise (assorti à la finition intérieure, que je n’ai pas photographiée) tenu par un gros bouton de nacre. Ce t-shirt est devenu un chouchou de ma fille qui l’a déjà pas mal porté. Je l’ai cousu en «7 ans», c’est-à-dire que j’ai tracé un compromis entre le 6 et le 8 ans, mais ça affectait plus la longueur du corps et des manches que la largeur du modèle.

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Le 2e t-shirt est la version D du patron… nahhnn, je rigole, il n’y a pas de version D dans le pack de TROP-TOP. La version D, c’est mon prototype de t-shirt à encolure bateau, à partir de la version A. Je vous en reparle dès que j’en suis satisfaite (si je réussis à en être satisfaite)!

À bientôt!

3 mars 2016

anachronisme saisonnier, ou comment faire sortir l’hiver par la grande porte

Je l’ai souvent dit sur le blog, à mots cachés ou non, une de mes plus grandes souffrances d’immigrante française au Canada est la durée de ses hivers. Ce n’est pas tant la rigueur, la neige, les froids mordants qui me dérangent, mais la durée. Arrive le mois de mars et ses dernières chutes de neige, ses derniers déglaçages de voiture, le traineau pour conduire le petit dernier à la garderie, les bottes, le manteau, les moufles, le bonnet qu’on ne peut plus voir en peinture: trop c’est trop.

Un exemple? La jolie image ci-dessous a été prise dans mon jardin le 4 avril de l’année dernière.  C’est joli, mais pas en avril.

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Depuis que je fréquente les réseaux sociaux, c’est pire. Quand je vois sur Instagram un mimosa en janvier, une jonquille en février, je pleure.

Alors pour inviter l’hiver à ficher son camp de chez moi le plus vite possible, j’ai commencé à coudre de l’estival, et surtout, à rattraper le temps perdu sur l’an dernier. Je n’ai pas pu coudre de petite collection d’été il y a un an, car mon atelier a été en travaux majeurs de juin à novembre, sans compter 5 semaines de vacances en France, pour le plus grand plaisir de la famille.

Je commence donc aujourd’hui avec une robe liquette que j’adore: la Jump rope dress de Oliver + S. Modèle déjà cousu deux fois: ici et (pour le défi Forrest Gump, pour celles qui se souviennent). Toutes les fournitures (tissu + boutons) viennent de Fabricville. Le tissu est une popeline de coton (collection P/É 2015).

Sur cintre, elle n’est pas forcément très impressionnante, limite chemise de nuit.

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Mais portée… elle est ajustée juste ce qu’il faut et elle laisse apparaitre moult détails qui la rendent irrésistible. Je vous les détaille.

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C’est un modèle que j’adore - et je pèse mes mots - parce que la patte de boutonnage représente un chouette défi technique. Mais le patron est si bien fait que le montage est complètement démystifié et qu’on a tôt fait de se trouver la superwoman de la patte – sans grand mérite, finalement  - mais l’égo est flatté. Un peu de patience, de concentration et une aptitude à recopier fidèlement les repères suffisent à réussir ce passage délicat.

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Les petites manches à revers, croquignolettes, sont maintenues par une mini-patte et un bouton. C’est ravissant et raffiné.

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Le col peut être surpiqué ou non. J’ai choisi de ne pas le faire cette fois-ci alors que je l’avais fait dans mes deux précédentes versions. Je voulais retrouver le côté raffiné du cousu main, où les coutures ne sont pas apparentes si possible.

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Le modèle est un  peu juste aux épaules: j’avais taillé mon tissu il y a 9 mois en fonction des mensurations de l’époque (taille 7 ans pour une aujourd’hui 8 ans). Près d’une année s’est écoulée. Avec les enfants, ça ne pardonne pas trop. Ma fille ne la portera que quelques mois: heureusement qu’il y a une petite sœur après elle pour la porter.

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Sur le côté, je ne suis pas raccord avec les pois. J’aurais pu, j’y ai pensé, mais je n’aurais pas eu assez de tissu pour coudre une autre robe promise dans ce même tissu, à ma seconde fille.

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Les petites poches sont incontournables si on veut éviter l’effet chemise de nuit. Elles ne sont pas si faciles à coudre et je ne suis pas complètement satisfaite de leur arrondi. Mais on n’est pas à Cousu main non plus, je chipote.

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À bientôt!

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3 août 2012

Se laisser porter

Ça faisait quelque temps que j’avais des vues sur les patrons Figgy’s, marque de patrons américaine qui a décidé de changer de créneau. Avant, c’était assez conventionnel, à la limite du mémère, du genre survêtement (à gauche). Aujourd'hui, ce sont plutôt des vêtements très modernes et très désignés (à droite.)

Banyan

Pour mon premier essai dans cette marque, je me suis lancée avec la robe scirroco. Je ne savais même pas que d’autres bloggeuses mûrissaient le même projet…

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J’ai littéralement adoré coudre cette robe. Habituellement, avant d’entamer un projet, je lis les instructions plusieurs fois pour être sûre d’avoir tout compris; je veux visualiser les étapes pour ne pas trop me casser la tête durant la confection. Eh bien cette fois-ci, je n’ai RIEN pigé ni à la 1re, ni à la 2e, ni à la 3e lecture…  Je ne comprenais pas comment on allait pouvoir fermer ce dos, ces bretelles après le retournement. Et pourtant, tout s’est bien passé, tout découlait clairement. Bref, je recommande (à condition bien sûr que vous lisiez un peu l’anglais, parce qu’il n’y a pas tant de dessins…)

Le devant a un pli sous lequel on insère la déco que l’on veut: j’ai mis une jolie dentelle moutarde offerte par Karine. Tout le haut de la robe est entièrement doublé. Mon tissu est un chambray un peu rigide de chez Club Tissus.

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Sous la robe, il y a un jupon (qui aide à faire la finition), en broderies anglaises (Fabricville).

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Dans le bas du dos, une coulisse, cachée sous le premier volant, dans laquelle on glisse un élastique.

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Et le fameux dos croisé de la robe, qui fait tout le charme du modèle.

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La robe est encore grande, j’ai fait le 4/5 ans sans modification (mon aînée étant une costaude de 4 ans et demi tout rond). Mais ça tombe bien, parce que je voulais qu’elle soit encore mettable l’an prochain. Voilà quelques photos pour vous convaincre que c’est un modèle très charmant.

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Et quelques autres photos, prises sur les berges du Saint-Laurent, en fin d’après-midi.

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Je suis jalouse de la robe de ma fille, c’est normal?

8 juillet 2014

le papillon et les fleurs des champs

Qu’il est bon de vivre sans rythme, ou presque. De profiter d’une chaleur dont on a cruellement manqué pendant nos longs mois d’hiver. Et d’avoir du temps pour se remettre à la couture.

Badminton dress_8 

Petite robe d’été parfaite: sans système d’ouverture, se glisse ultra rapidement et facilement pour une journée piscine extérieure (en arrière-plan sur la photo ci-dessus).

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Modèle Oliver + S, précisément la Badminton dress. Modèle déjà cousu dans la version top l’an dernier. Taillé cette fois en 7 ans, elle est encore grande, mais le 6 ans aurait été juste pour ma 6-ans-presque-et-demi. Je n’ai pas fait la bordure festonnée prévue dans le patron.

Badminton dress_2

Le système de bretelles est loin d’être simple/marrant à coudre (seule partie un peu délicate du patron) et mes finitions sont un  peu moins jolies que ce que j’aurais voulu. Mais il n’y a que ceux qui y regarderont de (très) près qui s’en rendront compte.

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Pour les tissus, on reconnaitra le liberty meadow pour le nœud du devant. La coulisse du nœud est en chambray rouge (Fabricville). Les bretelles et emmanchures sont dans une batiste à gros pois, France Duval-Stalla. Le corps de la robe est en Flight patterns (pattern dancers), par la designer Tamara Kate pour Michaël Miller, acheté à Effiloché.

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Immortaliser la dent perdue, en attendant que la deuxième tombe ;-]

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